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אָמַר רַבִּי זֵירָא: שָׁאנֵי רֹאשׁ חֹדֶשׁ, מִתּוֹךְ שֶׁכּוֹלֵל לְשַׁחֲרִית וְעַרְבִית, כּוֹלֵל נָמֵי בְּמוּסָפִין.
Rabbi Zeira a dit : La Nouvelle Lune est différente, car, bien qu’elle doive effectivement être mentionnée selon Beit Shammaï, elle ne nécessite pas de bénédiction distincte. Puisque la Nouvelle Lune est incluse dans les prières régulières du matin et du soir sans bénédiction distincte, elle est également incluse dans la prière additionnelle elle aussi sans bénédiction distincte.
וּמִי אִית לְהוּ לְבֵית שַׁמַּאי כּוֹלֵל? וְהָתַנְיָא: רֹאשׁ חֹדֶשׁ שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מִתְפַּלֵּל שְׁמֹנֶה, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מִתְפַּלֵּל שֶׁבַע. קַשְׁיָא.
La Guemara demande : Et Beit Shammai acceptent-ils l’avis selon lequel il faut inclure la nouvelle lune dans la prière ordinaire ? N’a-t-il pas été enseigné dans une baraita qu’en ce qui concerne une nouvelle lune qui tombe un Chabbat, Beit Shammai disent : Il faut réciter une Amida comprenant huit bénédictions dans la prière additionnelle, y compris une bénédiction distincte pour la nouvelle lune ; et Beit Hillel disent : Il faut réciter une Amida comprenant sept bénédictions, puisque le Chabbat et la nouvelle lune sont mentionnés dans la même bénédiction ? Par conséquent, selon Beit Shammai, nous n’incluons pas la nouvelle lune et les autres jours dans la même bénédiction, et le fait que la nouvelle lune n’ait pas sa propre bénédiction à Roch Hachana s’explique par le fait qu’une seule mention du souvenir vaut à la fois pour Roch Hachana et pour la nouvelle lune. La Guemara commente : En effet, cela est difficile.
וְכוֹלֵל עַצְמוֹ — תַּנָּאֵי הִיא, דְּתַנְיָא: שַׁבָּת שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּרֹאשׁ חֹדֶשׁ אוֹ בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד, עַרְבִית שַׁחֲרִית וּמִנְחָה מִתְפַּלֵּל כְּדַרְכּוֹ שֶׁבַע, וְאוֹמֵר מֵעֵין הַמְאוֹרָע בָּעֲבוֹדָה. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: בַּהוֹדָאָה, וְאִם לֹא אָמַר מַחֲזִירִין אוֹתוֹ.
La Guemara commente : La question de savoir s’il faut ou non inclure la mention de la Nouvelle Lune dans la bénédiction relative à la sainteté du jour de Chabbat est elle-même l’objet d’un différend entre les tannaïm, comme cela a été enseigné dans une baraita au sujet d’un Chabbat qui tombe à la Nouvelle Lune ou pendant l’un des jours intermédiaires d’une fête : Pour les prières du soir, du matin et de l’après-midi, on prie de la manière habituelle et on récite sept bénédictions, et l’on dit un passage relatif à l’événement du jour, c’est-à-dire Que monte et vienne [ya’aleh veyavo], pendant la bénédiction du service du Temple. Rabbi Eliezer n’est pas d’accord et dit que ce passage est dit pendant la bénédiction de remerciement. Et s’il ne l’a pas récité, nous exigeons qu’il retourne au début de la prière et qu’il la répète.
וּבְמוּסָפִין מַתְחִיל בְּשֶׁל שַׁבָּת, וּמְסַיֵּים בְּשֶׁל שַׁבָּת, וְאוֹמֵר קְדוּשַּׁת הַיּוֹם בָּאֶמְצַע.
Et dans la prière additionnelle, on commence la quatrième bénédiction, la bénédiction spéciale pour le service additionnel, avec Chabbat, et on la conclut avec Chabbat, et on dit un passage se rapportant à la sainteté du jour de Roch Hodech ou de la Fête au milieu. Par conséquent, ce n’est que dans la prière additionnelle que Roch Hodech est inclus dans la bénédiction de la sainteté du jour.
רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמְרִים: כׇּל מָקוֹם שֶׁזָּקוּק לְשֶׁבַע — מַתְחִיל בְּשֶׁל שַׁבָּת וּמְסַיֵּים בְּשֶׁל שַׁבָּת, וְאוֹמֵר קְדוּשַּׁת הַיּוֹם בָּאֶמְצַע.
D’un autre côté, Rabban Shimon ben Gamliel et Rabbi Yishmael, fils de Rabbi Yoḥanan ben Beroka, disent : Partout où l’on est tenu de réciter sept bénédictions, y compris les prières du soir, du matin et de l’après-midi, on commence la quatrième bénédiction par Shabbat et on la conclut par Shabbat, et l’on dit un passage se rapportant à la sainteté du jour de la nouvelle lune ou de la fête au milieu. Selon eux, la nouvelle lune est incluse dans la bénédiction de la sainteté du jour dans toutes les prières de la journée.
מַאי הֲוָה עֲלַהּ? אָמַר רַב חִסְדָּא: זִכָּרוֹן אֶחָד עוֹלֶה לוֹ לְכָאן וּלְכָאן. וְכֵן אָמַר רַבָּה: זִכָּרוֹן אֶחָד עוֹלֶה לוֹ לְכָאן וּלְכָאן.
Revenant à la question fondamentale de savoir si la Nouvelle Lune doit être mentionnée séparément à Roch Hachana, la Guemara demande : À quelle conclusion est-on parvenu au sujet de cette question ? Rav Ḥisda a dit : Une mention de souvenir vaut pour les deux, ceci et cela. Et de même, Rabba a dit : Une mention de souvenir vaut pour les deux, ceci et cela.
וְאָמַר רַבָּה: כִּי הֲוֵינָא בֵּי רַב הוּנָא, אִיבַּעְיָא לַן: מַהוּ לוֹמַר זְמַן בְּרֹאשׁ הַשָּׁנָה וּבְיוֹם הַכִּפּוּרִים? כֵּיוָן דְּמִזְּמַן לִזְמַן אָתֵי — אָמְרִינַן, אוֹ דִילְמָא כֵּיוָן דְּלֹא אִיקְּרוּ רְגָלִים לָא אָמְרִינַן. לָא הֲוָה בִּידֵיהּ.
Après avoir discuté des prières de Roch HaChana, la Guemara aborde des questions connexes. Rabba a dit : Lorsque j’étais dans la maison d’étude de Rav Houna, nous avons soulevé le dilemme suivant : Quelle est la halakha concernant le fait de dire la bénédiction du temps, c’est-à-dire : Celui qui nous a donné la vie [sheheḥeyanu], à Roch HaChana et à Yom Kippour ? Les deux aspects du dilemme sont les suivants : Disons-nous que, puisque ces fêtes reviennent à des moments fixes de l’année, nous récitons la bénédiction : Celui qui nous a donné la vie, comme nous le ferions pour tout autre événement joyeux qui se produit à intervalles fixes ? Ou disons-nous, peut-être, que, puisque ces fêtes ne sont pas appelées fêtes de pèlerinage [regalim], nous ne récitons pas : Celui qui nous a donné la vie, car la joie qu’elles apportent est insuffisante ? Rav Houna n’avait pas de réponse immédiate.
כִּי אֲתַאי בֵּי רַב יְהוּדָה, אֲמַר: אֲנָא אַקָּרָא חַדְתָּא נָמֵי אָמֵינָא זְמַן. אָמְרִי לֵיהּ: רְשׁוּת לָא קָא מִיבַּעְיָא לִי, כִּי קָא מִיבַּעְיָא לִי חוֹבָה מַאי? אָמַר לִי: רַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַויְיהוּ: אֵין אוֹמֵר זְמַן אֶלָּא בְּשָׁלֹשׁ רְגָלִים.
Lorsque je suis arrivé à la maison d’étude de Rav Yehuda, il a dit : Je récite la bénédiction du temps même sur une nouvelle courge, et je récite certainement la bénédiction à Roch Hachana et à Yom Kippour. Je lui ai dit : Je n’ai aucun doute sur le fait qu’on a la possibilité de réciter la bénédiction du temps ; le doute que j’ai porte sur la question de savoir s’il existe une obligation de réciter la bénédiction. Quelle est la halakha à cet égard ? Rav Yehuda m’a dit que ce sont Rav et Shmuel qui ont tous deux dit : On récite la bénédiction du temps uniquement lors des trois fêtes de pèlerinage.
מֵיתִיבִי: ״תֶּן חֵלֶק לְשִׁבְעָה וְגַם לִשְׁמוֹנָה״, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: ״שִׁבְעָה״ — אֵלּוּ שִׁבְעָה יְמֵי בְּרֵאשִׁית, ״שְׁמוֹנָה״ — אֵלּוּ שְׁמוֹנָה יְמֵי מִילָה. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: ״שִׁבְעָה״ — אֵלּוּ שִׁבְעָה יְמֵי פֶסַח, ״שְׁמוֹנָה״ — אֵלּוּ שְׁמוֹנָה יְמֵי הַחַג. וּכְשֶׁהוּא אוֹמֵר ״וְגַם״ — לְרַבּוֹת עֲצֶרֶת וְרֹאשׁ הַשָּׁנָה וְיוֹם הַכִּפּוּרִים.
La Guemara soulève une objection sur la base de la baraita suivante : Le verset déclare : « Donne une part à sept, et aussi à huit » (Ecclésiaste 11:2). Rabbi Eliezer dit : « Sept », ce sont les sept jours de la Création ; « huit », ce sont les huit jours jusqu’à la circoncision. Rabbi Yehoshua dit : « Sept », ce sont les sept jours de Pessa'h ; « huit », ce sont les huit jours de la fête de Souccot. Et lorsqu’il dit : « Et aussi », comme dans toute autre occurrence du mot « aussi » dans la Torah, cela vient inclure ; ce que cela inclut, c’est Chavouot, et Roch Hachana, et Yom Kippour.
מַאי לָאו לִזְמַן? לֹא, לִבְרָכָה.
Quoi, est-ce que cette exposition ne vient pas nous enseigner qu’en ces jours on est tenu de réciter la bénédiction du temps ? La Guemara répond : Non, il s’agit de la bénédiction récitée au sujet de la sainteté particulière du jour.
הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ לִזְמַן — זְמַן כׇּל שִׁבְעָה מִי אִיכָּא? הָא לָא קַשְׁיָא: דְּאִי לָא מְבָרֵךְ הָאִידָּנָא — מְבָרֵךְ לִמְחַר וּלְיוֹם אוּחְרָא.
La Guemara commente : De même, il est raisonnable d’expliquer, comme s’il te venait à l’esprit de dire que cela fait référence à la bénédiction du temps, existe-t-il une bénédiction du temps qui est récitée pendant les sept jours de la fête ? Elle n’est récitée que le premier jour. La Guemara réfute cet argument : Cela n’est pas difficile, car cela signifie que s’il ne récite pas la bénédiction du temps maintenant, il la récite demain ou le jour suivant, car les sept jours font tous partie de la fête de pèlerinage.
מִכׇּל מָקוֹם — בָּעִינַן כּוֹס? לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַב נַחְמָן. דְּאָמַר רַב נַחְמָן: זְמַן אוֹמְרוֹ אֲפִילּוּ בַּשּׁוּק. הָא לָא קַשְׁיָא, דְּאִיקְּלַע לֵיהּ כּוֹס.
La Guemara demande : En tout état de cause, nous exigeons que cette bénédiction soit récitée sur une coupe de vin, et la plupart des gens n’ont pas de coupes de vin pour les jours intermédiaires d’une fête. Disons que cela confirme Rav Naḥman, car Rav Naḥman a dit : La bénédiction du temps peut être récitée même au marché, sans coupe de vin. La Guemara répond : Ce n’est pas difficile, car le cas est qu’il se trouvait qu’il avait une coupe ; mais sans coupe de vin, la bénédiction ne peut pas être récitée.
הָתִינַח עֲצֶרֶת וְרֹאשׁ הַשָּׁנָה, יוֹם הַכִּפּוּרִים הֵיכִי עָבֵיד? אִי מְבָרֵךְ עֲלֵיהּ וְשָׁתֵי לֵיהּ — כֵּיוָן דְּאָמַר זְמַן, קַבְּלֵיהּ עֲלֵיהּ וַאֲסִר לֵיהּ.
La Guemara demande : Soit, on peut réciter la bénédiction sur une coupe de vin à Chavouot et à Roch Hachana ; mais que fait-on à Yom Kippour ? Si vous dites qu'il doit réciter la bénédiction sur une coupe de vin avant le commencement effectif de Yom Kippour et la boire, il y a une difficulté : Puisqu'il a récité la bénédiction du temps, il a accepté sur lui la sainteté du jour et, par conséquent, a eu pour effet de rendre le vin interdit pour lui selon les lois de Yom Kippour.
דְּהָאֲמַר לֵיהּ רַב יִרְמְיָה בַּר אַבָּא לְרַב: מִי בָּדְלַתְּ? וַאֲמַר לֵיהּ: אִין, בָּדֵילְנָא.
Rav Yirmeya bar Abba n’a-t-il pas dit ce qui suit à Rav, en le voyant réciter le kiddouch avant le commencement effectif du Chabbat : As-tu donc accepté l’obligation de t’abstenir de travailler à partir de maintenant ? Et il lui dit : Oui, j’ai accepté l’obligation de m’abstenir de travailler. Cela indique que, dès lors qu’une personne récite le kiddouch et accepte sur elle la sainteté du jour, toutes les lois du jour s’appliquent à elle. En conséquence, si quelqu’un a récité la bénédiction du temps pour Yom Kippour, il ne peut plus ni manger ni boire.
לִבְרוֹךְ עֲלֵיהּ וְלַנְּחֵיהּ — הַמְבָרֵךְ צָרִיךְ שֶׁיִּטְעוֹם! לִיתְּבֵיהּ לְיָנוֹקָא — לֵית הִלְכְתָא כְּרַב אַחָא, דִּילְמָא אָתֵי לְמִסְרַךְ.
Et si tu dis qu’il devrait réciter la bénédiction sur une coupe de vin et la laisser pour ne la boire qu’après la fin de Yom Kippour, cela aussi est difficile, car le principe est que celui qui récite une bénédiction sur une coupe de vin doit en goûter. Si tu dis qu’il devrait la donner à un enfant, qui n’est pas tenu de jeûner, cela aussi n’est pas faisable, parce que la halakha n’est pas conforme à l’opinion de Rav Aḥa, qui a fait une suggestion semblable à propos d’une autre question, en raison de la crainte que peut-être l’enfant en vienne à être attiré par cela. L’enfant pourrait en venir à boire du vin à Yom Kippour même dans les années futures, après être devenu majeur, et nous n’instituons pas une pratique qui pourrait se transformer en pierre d’achoppement.
מַאי הָוֵי עֲלַהּ? שַׁדְּרוּהּ רַבָּנַן לְרַב יֵימַר סָבָא קַמֵּיהּ דְּרַב חִסְדָּא בְּמַעֲלֵי יוֹמָא דְּרֵישׁ שַׁתָּא, אֲמַרוּ לֵיהּ: זִיל חֲזִי הֵיכִי עָבֵיד עוֹבָדָא, תָּא אֵימָא לַן. כִּי חַזְיֵיהּ אֲמַר לֵיהּ: דַּלְיוּהּ לִרְטִיבָה רָפְסָא לֵיהּ בְּדוּכְתֵּיהּ. אַיְיתוֹ לֵיהּ כָּסָא דְחַמְרָא, קַדֵּישׁ וַאֲמַר זְמַן.
La Guemara demande : Quelle conclusion a été tirée à ce sujet ? Faut-il réciter la bénédiction : Celui qui nous a donné la vie, à Roch Hachana et à Yom Kippour ? Les Sages envoyèrent Rav Yeimar l’Ancien auprès de Rav Ḥisda la veille de Roch Hachana. Ils lui dirent : Va, vois comment il agit à cet égard, puis viens et raconte-nous. Lorsque Rav Ḥisda vit Rav Yeimar, il lui dit selon les termes d’un proverbe populaire : Celui qui ramasse une bûche humide, qui n’est pas propre au bois de chauffage, doit vouloir faire quelque chose sur-le-champ. En d’autres termes, tu es certainement venu me voir avec une intention précise, et non simplement pour une visite. On lui apporta une coupe de vin, et il récita le kiddush et la bénédiction du temps.
וְהִלְכְתָא: אוֹמֵר זְמַן בְּרֹאשׁ הַשָּׁנָה וְיוֹם הַכִּפּוּרִים. וְהִלְכְתָא: זְמַן — אוֹמְרוֹ אֲפִילּוּ בַּשּׁוּק.
La Guemara conclut : La halakha est que l’on récite la bénédiction du temps à Roch Hachana et à Yom Kippour, et la halakha est que l’on peut réciter la bénédiction du temps même au marché, car elle ne nécessite pas de coupe de vin.
וְאָמַר רַבָּה, כִּי הֲוֵינַן בֵּי רַב הוּנָא אִיבַּעְיָא לַן: בַּר בֵּי רַב דְּיָתֵיב בְּתַעֲנִיתָא בְּמַעֲלֵי שַׁבְּתָא, מַהוּ לְאַשְׁלוֹמֵי? לָא הֲוָה בִּידֵיהּ. אֲתַאי לְקַמֵּיהּ דְּרַב יְהוּדָה וְלָא הֲוָה בִּידֵיהּ.
Après avoir discuté d’une question qui fut soulevée durant les années d’étude de Rabba, la Guemara rapporte maintenant une autre question de ce type. Et Rabba aussi a dit : Lorsque nous étions dans la maison d’étude de Rav Houna, nous avons soulevé le dilemme suivant : Un élève dans la maison de son maître qui jeûne la veille de Chabbat, quelle est la halakha quant à savoir s’il doit compléter le jeûne jusqu’à la fin de la journée ? Peut-être dirons-nous qu’il doit cesser de jeûner avant Chabbat, afin de ne pas entrer dans Chabbat fatigué par son jeûne ? Rav Houna n’avait pas de réponse immédiate. Je suis ensuite venu devant Rav Yehouda, et lui non plus n’avait pas de réponse immédiate.
אָמַר רָבָא: נֶחְזְיֵיהּ אֲנַן, דְּתַנְיָא: תִּשְׁעָה בְּאָב שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת
Rava dit : Examinons nous-mêmes une réponse tirée des sources. Comme cela a été enseigné dans une baraita au sujet du Neuf Av qui tombe un Chabbat,

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