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דְּלָא אִבְּצִיל זִירְתָּא, אֲבָל אִבְּצִיל זִירְתָּא — לֵית לַן בַּהּ.
dans un cas où le bulbe n’a pas grandi jusqu’à la taille d’un empan, la distance entre le pouce et le petit doigt d’une main écartée, parce qu’à ce stade les feuilles sont très toxiques ; cependant, s’il a grandi jusqu’à la taille d’un empan, nous n’avons pas de problème avec lui.
אָמַר רַב פָּפָּא: לָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא אִישְׁתִּי שִׁיכְרָא, אֲבָל אִישְׁתִּי שִׁיכְרָא לֵית לַן בַּהּ.
Rav Pappa a dit : Nous n’avons énoncé cette préoccupation au sujet de la consommation de feuilles d’oignon que dans un cas où il n’a pas bu de bière ensuite ; cependant, s’il a bu de la bière ensuite, nous n’avons aucun problème avec cela.
תָּנוּ רַבָּנַן: לֹא יֹאכַל אָדָם בָּצָל, מִפְּנֵי נָחָשׁ שֶׁבּוֹ. וּמַעֲשֶׂה בְּרַבִּי חֲנִינָא שֶׁאָכַל חֲצִי בָצָל וַחֲצִי נָחָשׁ שֶׁבּוֹ וְחָלָה וְנָטָה לָמוּת, וּבִקְּשׁוּ חֲבֵירָיו רַחֲמִים עָלָיו וְחָיָה, מִפְּנֵי שֶׁהַשָּׁעָה צְרִיכָה לוֹ.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Une personne ne doit pas manger d’oignon à cause des toxines qu’il contient. Il y eut un incident avec Rabbi Ḥanina, qui mangea un demi-oignon et la moitié de ses toxines, tomba gravement malade, et ses collègues prièrent pour qu’il obtienne miséricorde, et il survécut. Il ne fut sauvé que parce que l’époque avait besoin de lui, car sa génération avait besoin de son enseignement, mais autrement il ne se serait pas rétabli.
אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר שְׁמוּאֵל: שֵׁכָר מְעָרְבִין בּוֹ, וּפוֹסֵל אֶת הַמִּקְוֶה בִּשְׁלֹשֶׁת לוּגִּין. מַתְקֵיף לַהּ רַב כָּהֲנָא: פְּשִׁיטָא, וְכִי מָה בֵּין זֶה לְמֵי צֶבַע? דִּתְנַן: רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: מֵי צֶבַע פּוֹסְלִין אֶת הַמִּקְוֶה בִּשְׁלֹשֶׁת לוּגִּין. אָמְרִי: הָתָם מַיָּא דְצִבְעָא מִיקְּרֵי, הָכָא שִׁיכְרָא אִיקְּרִי.
Rabbi Zeira a dit que Shmuel a dit : On peut établir un eiruv avec de la bière, et elle invalide un bain rituel avec une mesure de trois log, de manière semblable à l’eau puisée. Rav Kahana objecte vivement à cela : Cela est évident, car quelle différence y a-t-il entre cela et l’eau de teinture ? Comme nous l’avons appris dans une michna où Rabbi Yossei dit : L’eau de teinture invalide un bain rituel avec une mesure de trois log, comme l’eau puisée ordinaire. Ils ont dit : Il y a une différence entre les deux cas, car là-bas, le liquide est appelé eau de teinture ; ici, il est appelé bière. Par conséquent, on aurait pu soutenir que la bière n’est pas du tout considérée comme de l’eau, auquel cas elle n’invaliderait un bain rituel que si elle changeait la couleur de l’eau, et c’est pourquoi l’enseignement novateur de Shmuel était nécessaire.
וּבְכַמָּה מְעָרְבִין? סָבַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף קַמֵּיהּ דְּרַב יוֹסֵף לְמֵימַר: בִּתְרֵין רִבְעֵי שִׁכְרָא, כְּדִתְנַן: הַמּוֹצִיא יַיִן, כְּדֵי מְזִיגַת הַכּוֹס. וְתָנֵי עֲלַהּ: כְּדֵי מְזִיגַת כּוֹס יָפֶה. מַאי כּוֹס יָפֶה? כּוֹס שֶׁל בְּרָכָה. וְאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: כּוֹס שֶׁל בְּרָכָה צָרִיךְ שֶׁיְּהֵא בּוֹ רוֹבַע רְבִיעִית, כְּדֵי שֶׁיִּמְזְגֶנּוּ וְיַעֲמוֹד עַל רְבִיעִית. וְכִדְרָבָא, דְּאָמַר רָבָא: כֹּל חַמְרָא דְּלָא דָּרֵי עַל חַד תְּלָת מַיָּא — לָאו חַמְרָא הוּא.
La Guemara demande : Et quelle quantité de bière est nécessaire pour établir un eirouv ? Rav Aḥa, fils de Rav Yosef, pensa dire devant Rav Yosef ce qui suit : Deux quarts d’un log de bière. Le raisonnement de Rav Aḥa est maintenant expliqué en détail. Comme nous l’avons appris dans une michna : si quelqu’un transporte du vin pendant Chabbat d’un domaine privé à un domaine public, il est passible s’il transporte une quantité suffisante de vin pour diluer une coupe, c’est-à-dire assez de vin non dilué pour remplir une coupe après dilution avec de l’eau. Et une baraita a été enseignée au sujet de cette michna : Une quantité suffisante de vin pour diluer une belle coupe. Ils demandèrent : Qu’entend-on par une belle coupe ? Ils répondirent : Une coupe de bénédiction. Et Rav Naḥman a dit que Rabba bar Avuh a dit : Une coupe de bénédiction doit contenir un quart d’un quart de log de vin, afin qu’après avoir dilué le vin avec de l’eau, cela atteigne un plein quart de log. Et cette mesure est conforme à la déclaration de Rava concernant la force du vin, car Rava a dit : Tout vin qui n’est pas assez fort pour devoir être dilué avec trois parts d’eau pour une part de vin n’est pas un vin approprié.
וְקָתָנֵי סֵיפָא: וּשְׁאָר כׇּל הַמַּשְׁקִין בִּרְבִיעִית, וְכׇל הַשּׁוֹפְכִין בִּרְבִיעִית. מִדְּהָתָם עַל חַד אַרְבַּע — הָכָא נָמֵי עַל חַד אַרְבַּע.
Et nous avons appris dans la clause finale de la michna susmentionnée : Et on est passible pour le fait de transporter tous les autres liquides, et de même toutes les eaux usées, dans la mesure d’un quart delog. À présent, Rav Aḥa soutient ce qui suit : Puisque là-bas, en ce qui concerne la responsabilité pour le transport pendant le Chabbat, le rapport est de un à quatre, car on est passible pour le transport d’un quart d’un quart de log de vin, et l’on n’est passible pour le transport des autres liquides que si l’on transporte un quart de log ; ici aussi, en ce qui concerne l’établissement d’un eirouv, le rapport de un à quatre doit être maintenu. Par conséquent, puisque Rav a dit que deux quarts d’un log de vin sont requis pour un eirouv, la quantité minimale de bière que l’on peut utiliser doit être de deux log entiers.
וְלָא הִיא, הָתָם הוּא דִּבְצִיר מֵהֲכִי לָא חֲשִׁיב, אֲבָל הָכָא — לָא. דַּעֲבִידִי אִינָשֵׁי דְּשָׁתוּ כָּסָא בְּצַפְרָא וְכָסָא בְּפַנְיָא, וְסָמְכִי עִילָּוַיְהוּ.
La Guemara rejette cet argument : Et il n’en est pas ainsi. Là-bas, en ce qui concerne le transport pendant Chabbat, nous exigeons quatre fois plus de bière que de vin, car moins que cela, c’est-à-dire moins d’un quart de log de bière, est insignifiant. Cependant, ici, en ce qui concerne l’établissement d’un eiruv, cela n’est pas pertinent, car il est courant que les gens boivent une coupe de bière le matin et une coupe de bière le soir, et s’y fient comme à leurs repas, car la bière rassasie même en de telles quantités. Par conséquent, nous ne devrions exiger que deux quarts de log de bière pour un eiruv.
תְּמָרִים בְּכַמָּה? אָמַר רַב יוֹסֵף: תְּמָרִים בְּקַב. אָמַר רַב יוֹסֵף: מְנָא אָמֵינָא לַהּ? דְּתַנְיָא: אָכַל גְּרוֹגְרוֹת וְשִׁילֵּם תְּמָרִים — תָּבוֹא עָלָיו בְּרָכָה.
La Guemara demande : Combien de dattes sont nécessaires pour établir un eiruv ? Rav Yosef a dit : la quantité minimale de dattes que l’on peut utiliser est un kav. Rav Yosef a dit : D’où dis-je cette halakha ? Comme cela a été enseigné dans une baraita : si quelqu’un a par inadvertance mangé des figues sèches de terouma, et a payé avec des dattes en compensation, qu’une bénédiction vienne sur lui.
הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא לְפִי דָמִים, דַּאֲכַל מִינֵּיהּ בְּזוּזָא וְקָא מְשַׁלֵּם לֵיהּ בְּזוּזָא — מַאי ״תָּבֹא עָלָיו בְּרָכָה״? בְּזוּזָא אֲכַל, בְּזוּזָא קָא מְשַׁלֵּם! אֶלָּא לָאו, לְפִי מִדָּה, דַּאֲכַל מִינֵּיהּ גְּרִיוָא דִּגְרוֹגְרוֹת דְּשָׁוְיָא זוּזָא, וְקָא מְשַׁלֵּם לֵיהּ גְּרִיוָא דִתְמָרִים דְּשָׁוֵי אַרְבְּעָה — וְקָתָנֵי: ״תָּבֹא עָלָיו בְּרָכָה״, אַלְמָא: תְּמָרִים עֲדִיפִי.
La Guemara poursuit en clarifiant cette décision : Quelles sont les circonstances de ce cas ? Si vous dites que quelqu’un a payé selon la valeur des figues qu’il a mangées, par exemple, il a mangé des figues d’une valeur d’un zuz et il a payé des dattes d’une valeur d’un zuz, quelle est la raison pour laquelle il est dit : Qu’une bénédiction vienne sur lui ? Il a mangé un zuz et a payé un zuz. N’est-ce pas plutôt qu’il a payé conformément à la mesure des figues mangées, par exemple, qu’il a mangé une se’a de figues sèches valant un zuz, et a payé une se’a de dattes valant quatrezuz. Et il est dit : Qu’une bénédiction vienne sur lui. Apparemment, les dattes sont supérieures aux figues sèches. En conséquence, puisque nous avons appris plus haut que l’on peut établir un eiruv avec un kav de figues sèches, un kav de dattes devrait certainement suffire pour l’objectif d’un eiruv.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: לְעוֹלָם דַּאֲכַל מִינֵּיהּ בְּזוּזָא, וְקָא מְשַׁלֵּם בְּזוּזָא. וּמַאי ״תָּבֹא עָלָיו בְּרָכָה״? דַּאֲכַל מִינֵּיהּ מִידֵּי דְּלָא קָפֵיץ עֲלֵיהּ זָבֵינָא, וְקָא מְשַׁלֵּם לֵיהּ מִידֵּי דְּקָפֵיץ עֲלֵיהּ זָבֵינָא.
Abaye dit à Rav Yosef : On ne peut apporter aucune preuve d’ici. On peut soutenir que il a effectivement mangé pour la valeur d’un zuz de figues et il a payé pour la valeur d’un zuz de dattes. Et quelle est la raison pour laquelle il est dit : Qu’une bénédiction vienne sur lui ? Car il a mangé quelque chose que les acheteurs ne sont pas empressés d’acheter, et il l’a payé avec quelque chose que les acheteurs sont empressés d’acheter. Bien qu’ils aient la même valeur, le prêtre en tire profit, car il lui est plus facile de vendre des dattes que des figues sèches.
שְׁתִיתָא — אָמַר רַב אַחָא בַּר פִּנְחָס: תְּרֵי שַׁרְגּוּשֵׁי. כִּיסָאנֵי — אָמַר אַבָּיֵי: תְּרֵי בוּנֵי דְּפוּמְבְּדִיתָא.
En ce qui concerne la shetita, un plat fait de farine grillée et de miel, Rav Aḥa bar Pineḥas a dit : deux grandes cuillerées sont nécessaires pour un eiruv. En ce qui concerne les kisanei, un type de grain grillé, Abaye a dit : deux bunei de Poumbedita, le nom d’une mesure particulière.
אָמַר אַבָּיֵי, אֲמַרָה לִי אֵם: הָנֵי כִּסָאנֵי מְעַלּוּ לְלִיבָּא, וּמְבַטְּלִי מַחְשְׁבָתָא.
Ayant mentionné les grains grillés, la Guemara rapporte incidemment que Abaye a dit : Ma mère, en réalité sa mère nourricière, m’a dit : Ces grains grillés sont bons pour le cœur et chassent les pensées inquiétantes.
וְאָמַר אַבָּיֵי, אֲמַרָה לִי אֵם: הַאי מַאן דְּאִית לֵיהּ חוּלְשָׁא דְּלִיבָּא, לַיְיתֵי בִּישְׂרָא דְּאַטְמָא יַמִּינָא דְּדִיכְרָא, וְלַיְיתֵי כַּבּוּיֵי דְרֵעִיתָא דְּנִיסָן, וְאִי לֵיכָּא כַּבּוּיֵי דְרֵעִיתָא — לַיְיתֵי סוּגְיָינֵי דַעֲרַבְתָּא, וְנִיכַבְּבֵיהּ וְנֵיכוּל, וְנִשְׁתֵּי בָּתְרֵיהּ חַמְרָא מַרְקָא.
Et Abaye dit : Ma mère m'a dit un autre remède. Celui qui souffre d'une faiblesse du cœur doit aller et apporter la viande de la cuisse droite d'un bélier, et aussi apporter la bouse de bétail au pâturage du mois de Nissan, et s'il n'y a pas de bouse de bétail, qu'il apporte des branches de saule, et ensuite faire rôtir la viande sur un feu fait avec la bouse ou les branches, et la manger, et boire ensuite un peu de vin coupé d'eau. Cela améliorera son état.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל שֶׁהוּא לִיפְתָּן, כְּדֵי לֶאֱכוֹל בּוֹ. כֹּל שֶׁאֵינוֹ לִיפְתָּן, כְּדֵי לֶאֱכוֹל הֵימֶנּוּ. בָּשָׂר חַי — כְּדֵי לֶאֱכוֹל הֵימֶנּוּ. בָּשָׂר צָלִי, רַבָּה אָמַר: כְּדֵי לֶאֱכוֹל בּוֹ, וְרַב יוֹסֵף אָמַר: כְּדֵי לֶאֱכוֹל הֵימֶנּוּ.
Revenant à la question des quantités de nourriture requises pour un eiruv, Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit : La quantité minimale pour tout ce qui sert de condiment est suffisante pour manger deux repas avec cela, c’est-à-dire assez pour servir de condiment au pain mangé lors de deux repas. Et en ce qui concerne tout ce qui n’est pas un condiment, mais plutôt un aliment à part entière, il faut utiliser suffisamment pour manger deux repas de cela. La quantité minimale de viande crue est suffisante pour manger deux repas de cela. La viande rôtie fait l’objet d’un différend : Rabba a dit : Assez pour manger le pain de deux repas avec cela. Autrement dit, la viande rôtie n’est pas un aliment en soi, mais elle sert de condiment pour d’autres aliments. Et Rav Yosef a dit : Assez pour manger deux repas de cela, car c’est un aliment à part entière.
אָמַר רַב יוֹסֵף: מְנָא אָמֵינָא לַהּ — דְּהָנֵי פָּרְסָאֵי אָכְלִי טַבְהָקִי בְּלָא נַהֲמָא! אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וּפָרְסָאֵי הֲווֹ רוּבָּא דְעָלְמָא?! וְהָתְנַן: בִּגְדֵי עֲנִיִּים לַעֲנִיִּים, בִּגְדֵי עֲשִׁירִים לַעֲשִׁירִים.
Rav Yosef dit : D’où dis-je cettehalakha ? Car ces Perses mangent des morceaux de viande rôtie [tabahakki] sans pain, ce qui montre que la viande elle-même est un aliment. Abaye lui dit : Mais les Perses constituent-ils la majorité du monde ? La halakha suit la pratique coutumière de la plus grande partie du monde, et non celle de lieux particuliers. N’avons-nous pas appris ce qui suit dans une baraita ? Les vêtements des pauvres, c’est-à-dire des morceaux de tissu mesurant trois sur trois doigts, contractent l’impureté lorsqu’ils sont en possession de pauvres, car les pauvres attachent de l’importance même à des chutes de tissu d’une si petite taille. Les vêtements des riches mesurant au moins trois sur trois palmes contractent l’impureté dans tous les cas, qu’ils appartiennent ou non aux riches.

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