הָהוּא, בִּבְשִׁיל וְלָא בְּשִׁיל.
La Guemara répond : Cela fait référence à une betterave qui a été seulement partiellement cuite, ce qui est dangereux.
אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב הַמְנוּנָא: אֵין מְעָרְבִין בִּתְרָדִין חַיִּין, דְּאָמַר רַב חִסְדָּא: סִילְקָא חַיָּיא קָטֵיל גַּבְרָא חַיָּיא. וְהָא קָא חָזֵינַן דְּקָא אָכְלִי וְלָא מָיְיתִי? הָתָם בִּבְשִׁיל וְלָא בְּשִׁיל.
Il y en a qui disent que Rav Hamnuna a dit : On ne peut pas établir un eiruv avec des betteraves crues, comme Rav Ḥisda a dit : La betterave crue tue une personne en bonne santé. La Guemara demande : Ne voyons-nous pas des gens en manger sans mourir ? La Guemara répond : Là-bas, il s’agit d’une betterave qui était seulement partiellement cuite, ce qui est dangereux.
אָמַר רַב חִסְדָּא: תַּבְשִׁיל שֶׁל תְּרָדִין יָפֶה לַלֵּב וְטוֹב לָעֵינַיִם, וְכׇל שֶׁכֵּן לִבְנֵי מֵעַיִים. אָמַר אַבָּיֵי: וְהוּא דְּיָתֵיב אַבֵּי תָפֵי וְעָבֵיד תּוֹךְ תּוֹךְ.
Rav Ḥisda a dit : Un plat cuit de betteraves est bénéfique pour le cœur, bon pour les yeux, et d’autant plus bénéfique pour les intestins. Abaye a dit : Cela est spécifiquement le cas lorsque le plat reste sur le feu et fait un son de tukh tukh, c’est-à-dire qu’il est suffisamment cuit pour produire un son d’ébullition.
אָמַר רָבָא: הֲרֵינִי כְּבֶן עַזַּאי בְּשׁוּקֵי טְבֶרְיָא. אֲמַר לֵיהּ הָהוּא מֵרַבָּנַן לְרָבָא: תַּפּוּחִים בְּכַמָּה? אֲמַר לֵיהּ: וְכִי מְעָרְבִין בְּתַפּוּחִים?
Rava dit un jour, alors qu’il était d’humeur particulièrement joyeuse : Voici, je suis comme le très perspicace ben Azzai, qui avait l’habitude d’enseigner régulièrement sur les marchés de Tibériade. Moi aussi, je suis prêt à répondre à toute question qu’on me poserait. L’un des Sages dit à Rava : Combien de pommes faut-il pour établir un eiruv ? Rava lui dit : Établit-on donc un eiruv avec des pommes ?
וְלָא? וְהָתְנַן: כׇּל הָאוֹכָלִין מִצְטָרְפִין לִפְסוֹל אֶת הַגְּוִויָּה בַּחֲצִי פְרָס, וּבִמְזוֹן שְׁתֵּי סְעוּדוֹת לְעֵירוּב, וּכְבֵיצָה לְטַמֵּא טוּמְאַת אוֹכָלִים!
L’autre Sage répondit : Et n’est-il pas permis d’établir un eiruv avec eux ? N’avons-nous pas appris dans une michna : Tous les aliments se combinent pour disqualifier le corps d’un prêtre qui mange la moitié d’une demi-miche d’aliment rituellement impur, et pour compléter la mesure de nourriture requise pour deux repas aux fins d’un eiruv, et pour compléter la mesure d’un volume d’œuf requise pour qu’un aliment puisse contracter l’impureté rituelle des aliments ? Une pomme est un type d’aliment, elle devrait donc être incluse parmi les éléments qui peuvent être utilisés pour établir un eiruv.
וְהַאי מַאי תְּיוּבְתָּא? אִילֵּימָא מִשּׁוּם דְּקָתָנֵי ״כׇּל הָאוֹכָלִין״, וְהָנֵי בְּנֵי אֲכִילָה נִינְהוּ — וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵין לְמֵדִין מִן הַכְּלָלוֹת וַאֲפִילּוּ בִּמְקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר בּוֹ ״חוּץ״!
La Guemara demande : Et quelle est la réfutation ? Si tu dis que c’est parce qu’il a été enseigné avec le terme tous les aliments, et ces pommes sont propres à la consommation, comment peut-on soulever une objection à partir d’un terme aussi général ? Rabbi Yoḥanan n’a-t-il pas déjà dit : On ne peut pas apprendre d’énoncés généraux utilisant le mot tout, même dans un endroit où il est dit excepté, puisqu’aucune règle n’épuise tous les cas ?
אֶלָּא מִשּׁוּם דְּקָתָנֵי ״וּבִמְזוֹן שְׁתֵּי סְעוּדוֹת לְעֵירוּב וּכְבֵיצָה לְטַמֵּא טוּמְאַת אוֹכָלִין״. וְהָנֵי נָמֵי בְּנֵי טַמּוֹיֵי טוּמְאַת אוֹכָלִין נִינְהוּ.
Au contraire, c’est parce qu’il a enseigné : Et tous les aliments se combinent pour compléter la mesure de nourriture requise pour deux repas aux fins d’un eirouv, et pour compléter la mesure d’un volume d’œuf afin de contracter l’impureté rituelle des aliments ; et ces pommes sont elles aussi susceptibles de l’impureté rituelle des aliments. Par conséquent, il y a une preuve claire que la michna fait également référence aux pommes.
וְכַמָּה? אָמַר רַב נַחְמָן: תַּפּוּחִים בְּקַב.
Ayant établi qu’un eirouv peut être établi avec des pommes, la Guemara revient à la question soulevée plus haut : Combien de pommes faut-il pour établir un eirouv ? Rav Naḥman a dit : La mesure minimale de pommes à utiliser pour un eirouv est un kav.
מֵיתִיבִי, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: עוּכְלָא תַּבְלִין, וְלִיטְרָא יָרָק, וַעֲשָׂרָה אֱגוֹזִין, וַחֲמִשָּׁה אֲפַרְסְקִין, וּשְׁנֵי רִמּוֹנִים, וְאֶתְרוֹג אֶחָד. וְאָמַר גּוּרְסַק בַּר דָּרֵי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב מְנַשְּׁיָא בַּר שְׂגוּבְלִי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב, וְכֵן לְעֵירוּב. וְהָנֵי נָמֵי לִיהְווֹ כִּי אֲפַרְסְקִין!
La Guemara soulève une objection à partir d’une baraita : Rabbi Shimon ben Elazar dit : Lorsqu’on distribue la dîme du pauvre, il faut donner à chaque pauvre individuellement au moins une ukla, soit un huitième de log, d’épices, un litre de légumes, dix noix, cinq pêches, deux grenades, ou un cédrat, car ce sont des quantités dignes d’être distribuées. Et Gursak bar Darei a dit au nom de Rav Menashya bar Sheguvlei, qui a dit au nom de Rav : Et de même, telle est la halakhaen ce qui concerne un eiruv. À présent, on peut demander : Ces pommes devraient elles aussi être comme des pêches, puisqu’elles sont de taille similaire, et il devrait suffire d’utiliser cinq pommes pour un eiruv.
הָנֵי חֲשִׁיבִי, וְהָנֵי לָא חֲשִׁיבִי.
La Guemara répond qu’il y a une distinction entre eux : Ces pêches sont importantes, et par conséquent cinq d’entre elles constituent une quantité significative, mais ces pommes ne sont pas importantes, et il faut donc utiliser la mesure plus grande d’un kav.
אָמַר רַב יוֹסֵף: שְׁרָא לֵיהּ מָרֵיהּ לְרַב מְנַשְּׁיָא בַּר שְׂגוּבְלִי, אֲנָא אַמְרִיתָא נִיהֲלֵיהּ אַמַּתְנִיתִין, וְהוּא אַמְרַהּ אַבָּרַיְיתָא. דִּתְנַן: אֵין פּוֹחֲתִין לְעָנִי בַּגּוֹרֶן מֵחֲצִי קַב חִטִּין וְקַב שְׂעוֹרִין. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: חֲצִי קַב שְׂעוֹרִין. וְקַב וַחֲצִי כוּסְּמִין, וְקַב גְּרוֹגְרוֹת אוֹ מָנֶה דְּבֵילָה. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: פְּרָס. וַחֲצִי לוֹג יַיִן, רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: רְבִיעִית. וּרְבִיעִית שֶׁמֶן, רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: שְׁמִינִית. וּשְׁאָר כׇּל הַפֵּירוֹת, אָמַר אַבָּא שָׁאוּל: כְּדֵי שֶׁיִּמְכְּרֵם וְיִקַּח בָּהֶן מְזוֹן שְׁתֵּי סְעוּדוֹת. וְאָמַר רַב: וְכֵן לְעֵירוּב.
Rav Yosef a dit : Que son Maître, Dieu, pardonne à Rav Menashya bar Sheguvlei, car il s’est trompé et a induit les autres en erreur. J’ai énoncé devant lui une décision au nom de Rav concernant une michna, et lui l’a énoncée concernant la baraita, ce qui a conduit à l’erreur. Comme nous l’avons appris dans une michna : On ne peut pas donner à un pauvre recevant la dîme du pauvre sur l’aire de battage moins d’un demi-kav de blé ou moins d’un kav d’orge. Rabbi Meir dit : Il faut lui donner au moins un demi-kav d’orge. De même, il faut lui donner au moins un kav et demi d’épeautre, un kav de figues sèches, ou un maneh de figues pressées. Rabbi Akiva dit : Non pas un maneh, mais la moitié d’un maneh. Il faut lui donner au moins un demi-log de vin. Rabbi Akiva dit : La moitié de cette quantité, un quartlog. Et, de même, il faut lui donner un quartlog d’huile. Rabbi Akiva dit : La moitié de cette quantité, un huitième de log. Et, en ce qui concerne tous les autres fruits, Abba Shaul a dit : Il faut lui donner assez pour les vendre et acheter de la nourriture suffisante pour deux repas avec le produit de leur vente. Et, au sujet de cette michna, Rav a dit : Et de même, telle est la halakha concernant un eiruv.
וּמַאי אוּלְמֵיהּ דְּהַאי מֵהָךְ? אִילֵּימָא מִשּׁוּם דְּקָא תָּנֵי בְּהָךְ תַּבְלִין, וְתַבְלִין לָאו בְּנֵי אֲכִילָה נִינְהוּ — אַטּוּ הָכָא מִי לָא קָתָנֵי חִטִּין וּשְׂעוֹרִין, וְלָאו בְּנֵי אֲכִילָה נִינְהוּ!
La Guemara soulève une question au sujet de la réaction sévère de Rav Yosef à la déclaration de Rav Menashya bar Sheguvlei : Quelle est la force de celui-ci par rapport à celui-là ? La michna et la baraita semblent partager le même contenu, alors pourquoi la décision de Rav serait-elle plus applicable à l’une qu’à l’autre ? Si vous dites que c’est parce que la halakha concernant les épices a également été enseignée dans cette baraita, et que les épices ne sont pas propres à la consommation seules mais seulement lorsqu’elles sont ajoutées comme assaisonnement à d’autres aliments, et que par conséquent Rav ne pouvait pas faire référence à la baraita lorsqu’il a dit que la même loi s’applique à un eiruv ; n’a-t-on pas enseigné la halakha concernant le blé et l’orge ici dans la michna, et eux non plus ne sont pas immédiatement propres à la consommation tant qu’ils n’ont pas été davantage transformés ?
אֶלָּא מִשּׁוּם דְּקָתָנֵי חֲצִי לוֹג יַיִן, וְאָמַר רַב: מְעָרְבִין בִּשְׁתֵּי רְבִיעִיּוֹת שֶׁל יַיִן. מִדְּבָעִינַן כּוּלֵּי הַאי — שְׁמַע מִינַּהּ כִּי אָמַר רַב ״וְכֵן לְעֵירוּב״ — אַהָא מַתְנִיתִין קָאָמַר. שְׁמַע מִינַּהּ.
Au contraire, c’est parce qu’il a été enseigné dans la michna qu’il faut donner un demi-log de vin. Et Rav a dit : On peut établir un eirouv avec deux quarts d’un log de vin, ce qui équivaut à un demi-log. Puisque nous exigeons une telle quantité de vin, apprends de là que lorsque Rav a dit : Et de même, telle est la halakha concernant un eirouv, il l’a dit à propos de cette michna et des mesures qui y sont mentionnées. La Guemara conclut : En effet, conclus de là que telle est la bonne compréhension de la déclaration de Rav.
אָמַר מָר: וּבִמְזוֹן שְׁתֵּי סְעוּדוֹת לְעֵירוּב. סָבַר רַב יוֹסֵף לְמֵימַר: עַד דְּאִיכָּא סְעוּדָה מֵהַאי וּסְעוּדָה מֵהַאי. אֲמַר לֵיהּ רַבָּה: אֲפִילּוּ לְמֶחֱצָה לִשְׁלִישׁ וְלִרְבִיעַ.
La Guemara examine plus avant la michna citée précédemment. Le Maître a dit : Et tous les aliments se combinent pour compléter la mesure de nourriture requise pour deux repas aux fins d’un eirouv. Rav Yossef pensa dire qu’un eirouv ne peut pas être établi à moins qu’il n’y ait un repas complet de ce type d’aliment et un repas complet de cet autre type d’aliment, ce qui signifie qu’un eirouv ne peut être établi que si chaque repas se compose d’un seul type d’aliment. Rabba lui dit : Un eirouv peut être établi avec la quantité de nourriture requise pour deux repas même si chaque type d’aliment ne constituait que la moitié, un tiers ou un quart d’un repas.
גּוּפָא, אָמַר רַב: מְעָרְבִין בִּשְׁתֵּי רְבִיעִיּוֹת שֶׁל יַיִן. וּמִי בָּעִינַן כּוּלֵּי הַאי? וְהָתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: יַיִן כְּדֵי לֶאֱכוֹל בּוֹ, חוֹמֶץ כְּדֵי לְטַבֵּל בּוֹ, זֵיתִים וּבְצָלִים כְּדֵי לֶאֱכוֹל בָּהֶן שְׁתֵּי סְעוּדוֹת?
La Guemara examine maintenant la déclaration même de Rav elle-même, qui a été citée au cours de la discussion précédente. Rav a dit : On peut établir un eirouv avec deux quarts d’un log de vin. La question suivante peut être soulevée : Avons-nous vraiment besoin d’autant ? N’a-t-il pas été enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon ben Elazar dit : La quantité minimale de vin requise pour un eirouv est suffisante pour manger du pain avec lui, c’est-à-dire assez pour y tremper le pain afin de pouvoir le manger ? De plus, la quantité minimale de vinaigre qui peut être utilisée pour établir un eirouv est suffisante pour y tremper la nourriture, et la quantité minimale d’olives et d’oignons est suffisante pour les manger avec le pain. Toutes ces quantités sont calculées sur la base de deux repas. Cette baraita indique clairement qu’un eirouv peut être établi avec bien moins de deux quarts d’un log de vin.
הָתָם בְּחַמְרָא מְבַשְּׁלָא.
La Guemara répond : Là-bas, la baraita fait référence au vin cuit, qui est très fort, et par conséquent même une petite quantité suffit.
אָמַר מָר: חוֹמֶץ כְּדֵי לְטַבֵּל בּוֹ. אָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: כְּדֵי לְטַבֵּל בּוֹ מְזוֹן שְׁתֵּי סְעוּדוֹת שֶׁל יָרָק. אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: יָרָק הַנֶּאֱכָל בִּשְׁתֵּי סְעוּדוֹת.
Le Maître a dit dans la baraita que la quantité minimale de vinaigre qui peut être utilisée pour un eirouv est suffisante pour y tremper de la nourriture. Rav Giddel a dit que Rav a dit : Suffisamment pour y tremper la nourriture de deux repas composés de légumes. Certains disent que Rav Giddel a dit que Rav a dit : Suffisamment pour y tremper les légumes qui sont mangés au cours de deux repas ordinaires, ce qui est moins que la quantité consommée dans deux repas composés entièrement de légumes.
אָמַר מָר: זֵיתִים וּבְצָלִים כְּדֵי לֶאֱכוֹל בָּהֶן מְזוֹן שְׁתֵּי סְעוּדוֹת. וּבִבְצָלִים מִי מְעָרְבִין? וְהָתַנְיָא: אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר: פַּעַם אַחַת שָׁבַת רַבִּי מֵאִיר בְּעַרְדִּיסְקָא, וּבָא אָדָם אֶחָד לְפָנָיו, אָמַר לוֹ: רַבִּי, עֵירַבְתִּי בִּבְצָלִים לְטִיבְעִין, וְהוֹשִׁיבוֹ רַבִּי מֵאִיר בְּאַרְבַּע אַמּוֹת שֶׁלּוֹ.
Le Maître a aussi dit que la mesure minimale de olives et d’oignons pouvant être utilisée pour un eiruv est suffisante pour les manger avec la nourriture de deux repas. La Guemara demande : Peut-on établir un eiruv avec des oignons ? N’a-t-on pas enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon ben Elazar a dit : Une fois, Rabbi Meir passa Chabbat à la ville d’Ardiska, et une certaine personne se présenta devant lui et lui dit : Rabbi, j’ai fait un eiruv des limites de Chabbat [eiruv teḥumin] avec des oignons, afin de pouvoir marcher jusqu’à la ville de Tiv’in. Ardiska était située entre l’eiruv de l’homme et sa destination, Tiv’in, qui se trouvait au-delà de sa limite de Chabbat mesurée depuis sa ville d’origine. Et Rabbi Meir le fit rester dans ses quatre coudées. Il lui interdit de quitter ses quatre coudées, car il estimait qu’un eiruv fait avec des oignons n’est pas un eiruv, et que, par conséquent, cette personne avait quitté sa limite de Chabbat sans eiruv teḥumin.
לָא קַשְׁיָא: הָא בְּעָלִים, הָא בְּאִימָּהוֹת. דְּתַנְיָא: אָכַל בָּצָל וְהִשְׁכִּים וּמֵת, אֵין אוֹמְרִין מִמָּה מֵת. וְאָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בֶּעָלִים, אֲבָל בְּאִימָּהוֹת — לֵית לַן בַּהּ. וּבְעָלִין נָמֵי לָא אֲמַרַן אֶלָּא
La Guemara répond : Ce n’est pas difficile. Cette décision, qui affirme que les oignons ne peuvent pas être utilisés pour un eiruv, fait référence aux feuilles d’oignon, qui sont nuisibles ; tandis que cette autre décision, qui affirme que les oignons peuvent être utilisés pour un eiruv, fait référence aux bulbes d’oignon, qui sont comestibles. Comme cela a été enseigné dans une baraita : Si quelqu’un a mangé un oignon et est mort tôt le lendemain matin, nous n’avons pas besoin de demander de quoi il est mort, car sa mort a certainement été causée par l’oignon. Et Shmuel a dit : Ils n’ont enseigné cela qu’au sujet des feuilles ; mais au sujet des bulbes d’oignon, nous n’avons pas de problème avec cela. Et même au sujet des feuilles, nous n’avons énoncé cette préoccupation que