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אִי דַּעֲבִידָא כִּי אַכְסַדְרָה הָכִי נָמֵי. הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, דְּעַבְדַהּ כִּי אוּרְזִילָא.
La Guemara rejette cet argument : Si le toit dans la section couverte du karpef était fait comme une véranda fermée dont le toit est plat, en effet, aussi bien Rava que Rabbi Zeira conviendraient que le bord du toit descend jusqu’au sol et ferme la zone. De quoi s’agit-il ici ? Il s’agit d’un cas où le toit est fait comme un hamac, c’est-à-dire incliné, et l’on ne peut donc pas dire que le bord du toit descend jusqu’au sol et enclôt la zone.
אָמַר רַבִּי זֵירָא: וּמוֹדֵינָא בְּקַרְפֵּף שֶׁנִּפְרַץ בִּמְלוֹאוֹ לֶחָצֵר שֶׁאָסוּר. מַאי טַעְמָא? הוֹאִיל וַאֲוִיר חָצֵר מְיַיתְּרוֹ.
Rabbi Zeira a dit : Je suis d’accord avec Rava en ce qui concerne un karpef entièrement ouvert sur une cour, c’est-à-dire que tout le mur entre eux est percé, qu’il est interdit d’y porter. Quelle en est la raison ? Parce que l’espace supplémentaire de la cour s’ajoute au karpef et le rend supérieur à deux beit se’a. Par conséquent, il est interdit d’y porter.
מַתְקֵיף לַהּ רַב יוֹסֵף: וְכִי אֲוִיר הַמּוּתָּר לוֹ אוֹסְרוֹ?
Rav Yosef s’oppose vivement à cette explication : Un espace dans lequel il est permis de porter, la cour, rend-il le karpef interdit ? Étant donné qu’auparavant il était permis de porter de la cour au karpef, pourquoi dire que maintenant que la cloison entre eux est rompue, l’espace supplémentaire, qui était lui-même permis, devrait rendre interdit le fait de porter dans le karpef ?
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: כְּמַאן, כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן? לְרַבִּי שִׁמְעוֹן נָמֵי, הָא אִיכָּא אֲוִיר מְקוֹם מְחִיצוֹת.
Abaye lui dit : Selon l’opinion de qui dis-tu cela ? Apparemment, c’est conformément à l’opinion de Rabbi Shimon, qui soutient qu’il est permis de transporter d’une cour à un karpef. Mais même selon Rabbi Shimon, il y a l’espace où se trouvaient les murs qui sont maintenant ouverts par une brèche. Cet espace n’avait pas été apte au transport dès le départ, même selon Rabbi Shimon ; par conséquent, si le karpef avait eu au départ exactement la superficie de deux beit se’a, il serait interdit de transporter dans tout le karpef en raison de l’espace supplémentaire des murs tombés.
דְּאָמַר רַב חִסְדָּא: קַרְפֵּף שֶׁנִּפְרַץ בִּמְלוֹאוֹ לְחָצֵר — חָצֵר מוּתֶּרֶת וְקַרְפֵּף אָסוּר.
C’est ce que Rav Ḥisda a dit au sujet de un karpef entièrement ouvert sur une cour : Dans la cour, il est permis de porter et dans le karpef, il est interdit de porter.
חָצֵר מַאי טַעְמָא? דְּאִית לֵיהּ גִּיפּוּפֵי? וְהָא זִמְנִין דְּמַשְׁכַּחַתְּ לַהּ אִיפְּכָא.
La Guemara demande : En ce qui concerne la cour, quelle est la raison pour laquelle cela est permis ? Est-ce parce qu’elle a les vestiges des murs d’origine des deux côtés de la brèche, ce qui permet de traiter la brèche comme une entrée ? Mais parfois, on trouve exactement le contraire ; si la cour était plus étroite que le karpef et que la cloison entre eux était entièrement rompue, c’est le karpef qui conserve les vestiges des murs d’origine des deux côtés de la brèche, tandis que la cour est entièrement ouverte.
אֶלָּא, מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן: זֶה — אֲוִיר מְחִיצוֹת מְיַיתְּרוֹ, וְזֶה — אֵין אֲוִיר מְחִיצוֹת מְיַיתְּרוֹ.
Au contraire, c’est parce que nous disons qu’en ce qui concerne celui-ci, le karpef, qui n’a pas été entouré à des fins d’habitation et où il n’est permis de porter que s’il ne dépasse pas deux beit se’a, l’espace des murs tombés le fait dépasser deux beit se’a. Cependant, en ce qui concerne celui-là, la cour, qui a été entourée à des fins d’habitation et où il n’y a pas de limite de taille au-delà de laquelle il est interdit de porter, l’espace des murs tombés ne le fait pas dépasser une quelconque limite.
הָהוּא בּוּסְתָּנָא דַּהֲוָה סְמִיךְ לְגוּדָּא דְּאַפַּדְנָא. נְפַל אֲשִׁיתָא בָּרַיְיתָא דְּאַפַּדְנָא. סָבַר רַב בִּיבִי לְמֵימַר לִיסְמוֹךְ אַגּוּדָּא גַוּוֹיָאתָא.
La Guemara cite un incident connexe : Un certain verger [bustana] était adjacent au mur d’un manoir [apadna]. Le verger était plus grand que deux beit se’a et était entouré, à des fins de résidence, par un mur, dont une partie était le mur du manoir. Un jour, le mur extérieur du manoir, qui servait aussi de mur pour le verger, s’effondra. Rav Beivai pensa dire que nous pouvons nous appuyer sur l’un des murs intérieurs du manoir pour servir de cloison au verger et permettre ainsi d’y porter également à l’avenir.
אֲמַר לֵיהּ רַב פַּפִּי: מִשּׁוּם דְּאַתּוּ מִמּוּלָאֵי אָמְרִיתוּ מִילֵּי מוּלְיָיאתָא. הָנָךְ מְחִיצוֹת, לְגַוַּאי — עֲבִידָן, לְבָרַאי — לָא עֲבִידָן.
Rav Pappi lui dit : Parce que tu viens de gens tronqués [mula’ei], car la famille de Rav Beivai faisait remonter sa lignée à la maison d’Éli, dont tous les descendants étaient destinés à avoir une vie brève (voir I Samuel 2:31), tu dis des choses tronquées [mulayata], car on ne peut pas du tout se fier au mur intérieur. C’est parce que ces murs ont été faits pour l’intérieur du manoir, et ils n’ont pas été faits pour l’extérieur ; c’est-à-dire qu’ils n’ont pas été conçus dès le départ pour servir de cloisons pour le verger.
הָהִיא אַבְּווֹרַנְקָא דַּהֲוָה לֵיהּ לְרֵישׁ גָּלוּתָא בְּבוּסְתָּנֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ לְרַב הוּנָא בַּר חִינָּנָא: לֶיעְבֵּיד מָר תַּקַּנְתָּא, דְּלִמְחַר נֵאכוּל נַהֲמָא הָתָם.
La Guemara raconte : L’Exilarque avait un pavillon de banquet [abvarneka] dans son verger qui était plus grand que deux beit se’a et qui n’avait pas été entouré dès le départ dans un but résidentiel. L’Exilarque dit à Rav Houna bar Ḥinnana : Que le Maître fasse un certain aménagement afin que demain, pendant le Chabbat, nous puissions y manger du pain, c’est-à-dire afin qu’il nous soit permis de transporter de la nourriture et des ustensiles de la maison au pavillon à travers le verger.
אֲזַל עֲבַד קָנֶה קָנֶה פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה, אֲזַל רָבָא
Rav Houna bar Ḥinnana alla et érigea une clôture de roseaux, chaque roseau étant séparé du suivant par moins de trois palmes. Autrement dit, il érigea deux telles cloisons entre la maison et le pavillon, avec un passage entre elles, par lequel l’Exilarque et ses hommes pouvaient transporter tout ce dont ils avaient besoin, car les cloisons avaient été construites de la manière appropriée à un usage résidentiel. Rava, cependant, alla

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