הַבַּכּוּרוֹת וְהַדּוּד הָאֶחָד תְּאֵנִים רָעוֹת מְאֹד אֲשֶׁר לֹא תֵאָכַלְנָה מֵרוֹעַ״ —
qui étaient les premières mûres, et l’autre panier [dud] contenait de très mauvaises figues, si mauvaises qu’on ne pouvait pas les manger” (Jérémie 24:1–2).
תְּאֵנִים הַטּוֹבוֹת — אֵלּוּ צַדִּיקִים גְּמוּרִים. תְּאֵנִים הָרָעוֹת — אֵלּוּ רְשָׁעִים גְּמוּרִים. וְשֶׁמָּא תֹּאמַר אָבַד סִבְרָם וּבָטַל סִיכּוּיָם? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״הַדּוּדָאִים נָתְנוּ רֵיחַ״ — אֵלּוּ וָאֵלּוּ עֲתִידִין שֶׁיִּתְּנוּ רֵיחַ.
Les bonnes figues, ce sont les personnes pleinement justes ; les mauvaises figues, ce sont les personnes pleinement méchantes. Et de peur que tu ne dises que l’espoir des méchants est perdu et que leur avenir est nul, le verset déclare, en interprétant le mot duda’im de manière homilétique : « Les paniers [duda’im] répandent un parfum » (Cantique des Cantiques 7:14), ce qui signifie que tous deux, les justes et les méchants, finiront par répandre un parfum.
דָּרֵשׁ רָבָא, מַאי דִּכְתִיב: ״הַדּוּדָאִים נָתְנוּ רֵיחַ״ — אֵלּוּ בַּחוּרֵי יִשְׂרָאֵל שֶׁלֹּא טָעֲמוּ טַעַם חֵטְא.
Rava a interprété le verset cité ci-dessus de manière homilétique comme suit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Les mandragores [duda’im] répandent leur parfum, et à nos portes se trouvent toutes sortes de fruits exquis, nouveaux et anciens, que j’ai réservés pour toi, mon bien-aimé » (Cantique des Cantiques 7:14) ? « Les mandragores [duda’im] répandent leur parfum », ce sont les jeunes hommes d’Israël qui n’ont jamais goûté au goût du péché.
״וְעַל פְּתָחֵינוּ כׇּל מְגָדִים״ — אֵלּוּ בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל שֶׁמַּגִּידוֹת פִּתְחֵיהֶן לְבַעֲלֵיהֶן. לָשׁוֹן אַחֵר: שֶׁאוֹגְדוֹת פִּתְחֵיהֶן לְבַעֲלֵיהֶן.
« Et à nos portes [petaḥeinu] se trouvent toutes sortes de fruits de choix [megadim], » ce sont les filles d’Israël qui informent [maggidot] leurs maris au sujet de leur passage [pit’ḥeihen], c’est-à-dire qu’elles leur disent quand elles sont menstruées. Une autre version de cette interprétation est : Elles lient [ogedot] leur passage et le réservent à leurs maris, et n’ont pas de relations avec d’autres.
״חֲדָשִׁים גַּם יְשָׁנִים דּוֹדִי צָפַנְתִּי לָךְ״ — אָמְרָה כְּנֶסֶת יִשְׂרָאֵל לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, הַרְבֵּה גְּזֵירוֹת גָּזַרְתִּי עַל עַצְמִי יוֹתֵר מִמַּה שֶּׁגָּזַרְתָּ עָלַי, וְקִיַּימְתִּים.
« Nouvelles et anciennes, que j’ai réservées pour toi, ô mon bien-aimé », dit la Congégation d’Israël devant le Saint, béni soit-Il, et poursuivit : Maître de l’Univers, je me suis imposé de nombreux décrets par les enactments et ordonnances des Sages, plus que ce que Tu m’as décrété dans la Torah, et je les ai accomplis. Ce sont les nouvelles lois qui ont été ajoutées aux anciennes énoncées dans la Torah.
אֲמַר לֵיהּ רַב חִסְדָּא לְהָהוּא מִדְּרַבָּנַן דַּהֲוָה קָא מְסַדַּר אַגָּדָתָא קַמֵּיהּ: מִי שְׁמִיעַ לָךְ ״חֲדָשִׁים גַּם יְשָׁנִים״ מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: אֵלּוּ מִצְוֹת קַלּוֹת וְאֵלּוּ מִצְוֹת חֲמוּרוֹת.
Il a été rapporté que Rav Ḥisda dit à l’un des Sages qui arrangeait les traditions de la aggada devant lui : As-tu entendu quelle est la signification de : Nouvelles et anciennes ? Il lui dit : Celles-ci, les nouvelles, sont les mitzvot plus légères, et celles-ci, les anciennes, sont les mitzvot plus strictes.
אֲמַר לֵיהּ: וְכִי תּוֹרָה פְּעָמִים פְּעָמִים נִיתְּנָה? אֶלָּא — הַלָּלוּ מִדִּבְרֵי תוֹרָה, וְהַלָּלוּ מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים.
Rav Ḥisda lui dit : Cela ne peut pas être ainsi, car la Torah a-t-elle été donnée en deux occasions distinctes, c’est-à-dire les mitzvot plus indulgentes et plus strictes ont-elles été données séparément ? Au contraire, celles-ci, les anciennes, sont des mitzvot de la Torah, et celles-ci, les nouvelles, sont des Sages.
דָּרֵשׁ רָבָא, מַאי דִּכְתִיב: ״וְיוֹתֵר מֵהֵמָּה בְּנִי הִזָּהֵר עֲשׂוֹת סְפָרִים הַרְבֵּה וְגוֹ׳״ — בְּנִי, הִזָּהֵר בְּדִבְרֵי סוֹפְרִים יוֹתֵר מִדִּבְרֵי תוֹרָה. שֶׁדִּבְרֵי תוֹרָה יֵשׁ בָּהֶן עֲשֵׂה וְלֹא תַעֲשֶׂה. וְדִבְרֵי סוֹפְרִים — כׇּל הָעוֹבֵר עַל דִּבְרֵי סוֹפְרִים חַיָּיב מִיתָה.
Rava a interprété un autre verset de manière similaire : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Et plus que ceux-ci, mon fils, prends garde : faire beaucoup de livres [sefarim] n’a pas de fin ; et beaucoup d’étude est une fatigue pour la chair » (Ecclésiaste 12:12) ? Mon fils, prends garde à accomplir les paroles des Sages [soferim] encore plus que les paroles de la Torah. Car les paroles de la Torah comprennent des commandements positifs et négatifs, et même en ce qui concerne les commandements négatifs, la transgression de beaucoup d’entre eux n’est punissable que de flagellation. Tandis que, en ce qui concerne les paroles des Sages, quiconque transgresse les paroles des Sages est passible de la peine de mort, comme il est dit : « Et quiconque perce une clôture, un serpent le mordra » (Ecclésiaste 10:8), les clôtures étant comprises métaphoriquement comme renvoyant à des décrets.
שֶׁמָּא תֹּאמַר: אִם יֵשׁ בָּהֶן מַמָּשׁ, מִפְּנֵי מָה לֹא נִכְתְּבוּ?! אָמַר קְרָא: ״עֲשׂוֹת סְפָרִים הַרְבֵּה אֵין קֵץ״.
De peur que tu ne dises : Si les paroles des Sages ont de la substance et ont une si grande importance, pourquoi n’ont-elles pas été écrites dans la Torah ; c’est pourquoi le verset déclare : « Faire beaucoup de livres n’a pas de fin, » c’est-à-dire qu’il est impossible de consigner pleinement la Torah orale par écrit, car elle est sans limite.
״וְלַהַג הַרְבֵּה יְגִיעַת בָּשָׂר״ — אָמַר רַב פָּפָּא בְּרֵיהּ דְּרַב אַחָא בַּר אַדָּא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אַחָא בַּר עוּלָּא: מְלַמֵּד שֶׁכׇּל הַמַּלְעִיג עַל דִּבְרֵי חֲכָמִים, נִידּוֹן בְּצוֹאָה רוֹתַחַת.
Quel est le sens des mots : « Et beaucoup d’étude [lahag] est une fatigue de la chair » ? Rav Pappa, fils de Rav Aḥa bar Adda, a dit au nom de Rav Aḥa bar Ulla : Cela enseigne que quiconque se moque [malig] des paroles des Sages sera condamné à des excréments bouillants, ce qui résulte de la fatigue de la chair de l’homme.
מַתְקֵיף לַהּ רָבָא: מִי כְּתִיב לַעַג? ״לַהַג״ כְּתִיב! אֶלָּא: כׇּל הַהוֹגֶה בָּהֶן טוֹעֵם טַעַם בָּשָׂר.
Rava s’oppose vivement à cette explication : Est-il écrit : Moquerie [la’ag] ? « Lahag » est le mot qui est écrit. Au contraire, le verset doit être compris de manière opposée : Quiconque médite [hogeh] sur elles, les paroles des Sages, éprouve du plaisir comme si elles avaient le goût de la viande.
תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּרַבִּי עֲקִיבָא שֶׁהָיָה חָבוּשׁ בְּבֵית הָאֲסוּרִין, וְהָיָה רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הַגַּרְסִי מְשָׁרְתוֹ. בְּכׇל יוֹם וָיוֹם הָיוּ מַכְנִיסִין לוֹ מַיִם בְּמִדָּה. יוֹם אֶחָד מְצָאוֹ שׁוֹמֵר בֵּית הָאֲסוּרִין, אָמַר לוֹ: הַיּוֹם מֵימֶךָ מְרוּבִּין, שֶׁמָּא לַחְתּוֹר בֵּית הָאֲסוּרִין אַתָּה צָרִיךְ? שָׁפַךְ חֶצְיָין וְנָתַן לוֹ חֶצְיָין.
Concernant l’importance d’observer les paroles des Sages, la Guemara rapporte : Les Sages ont enseigné dans une baraita : Il arriva une fois que Rabbi Akiva fut incarcéré dans une prison, et Rabbi Yehoshua HaGarsi venait à la prison pour pourvoir à ses besoins. Chaque jour ses disciples lui apportaient de l’eau en quantité mesurée. Un jour, le gardien de la prison rencontra Rabbi Yehoshua HaGarsi et lui dit : La quantité de ton eau aujourd’hui est plus grande que d’habitude ; peut-être en as-tu besoin pour ramollir les murs et ainsi saper la prison. Il versa alors la moitié de l’eau et lui donna l’autre moitié à apporter à Rabbi Akiva.
כְּשֶׁבָּא אֵצֶל רַבִּי עֲקִיבָא, אָמַר לוֹ: יְהוֹשֻׁעַ, אֵין אַתָּה יוֹדֵעַ שֶׁזָּקֵן אֲנִי וְחַיַּי תְּלוּיִין בְּחַיֶּיךָ?
Lorsque le rabbin Yehoshua vint auprès du rabbin Akiva, et que ce dernier vit la petite quantité d’eau qu’il avait apportée, il lui dit : Yehoshua, ne sais-tu pas que je suis vieux, et que ma vie dépend de ta vie ? Personne d’autre ne m’apporte de l’eau, donc si tu m’en apportes moins que ce dont j’ai besoin, ma vie est en danger.
סָח לוֹ כׇּל אוֹתוֹ הַמְאוֹרָע. אָמַר לוֹ: תֵּן לִי מַיִם שֶׁאֶטּוֹל יָדַי, אָמַר לוֹ: לִשְׁתּוֹת אֵין מַגִּיעִין, לִיטּוֹל יָדֶיךָ מַגִּיעִין?! אָמַר לוֹ: מָה אֶעֱשֶׂה שֶׁחַיָּיבִים עֲלֵיהֶן מִיתָה? מוּטָב אָמוּת מִיתַת עַצְמִי, וְלֹא אֶעֱבוֹר עַל דַּעַת חֲבֵירַי!
Après que le rabbin Yehoshua lui eut relaté tout l’incident, le rabbin Akiva lui dit : Donne-moi de l’eau afin que je puisse me laver les mains. Le rabbin Yehoshua lui dit : L’eau que j’ai apportée ne suffira pas pour boire ; comment suffira-t-elle pour te laver les mains ? Il lui dit : Que puis-je faire ? Car transgresser les paroles des Sages et manger sans s’être d’abord lavé les mains rend passible de la peine de mort. Et dans ce cas, il vaut mieux que je meure de ma propre mort de soif, plutôt que de transgresser l’opinion de mes collègues qui ont décrété qu’il faut se laver les mains avant de manger.
אָמְרוּ: לֹא טָעַם כְּלוּם עַד שֶׁהֵבִיא לוֹ מַיִם וְנָטַל יָדָיו, כְּשֶׁשָּׁמְעוּ חֲכָמִים בַּדָּבָר, אָמְרוּ: מָה בְּזִקְנוּתוֹ כָּךְ, בְּיַלְדוּתוֹ עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה. וּמָה בְּבֵית הָאֲסוּרִין כָּךְ, שֶׁלֹּא בְּבֵית הָאֲסוּרִין עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.
Ils dirent qu’il ne goûterait rien jusqu’à ce que le rabbin Yehoshua lui apporte de l’eau et qu’il se lave les mains. Lorsque les Sages entendirent cela, ils dirent : Si dans sa vieillesse et dans son état affaibli il est encore si méticuleux dans l’observance des mitzvot, à plus forte raison devait-il l’être dans sa jeunesse. Et si en prison il est si scrupuleux dans sa conduite, à plus forte raison devait-il l’être lorsqu’il n’était pas en prison.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: בְּשָׁעָה שֶׁתִּיקֵּן שְׁלֹמֹה עֵירוּבִין וּנְטִילַת יָדַיִם, יָצְתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה: ״בְּנִי אִם חָכַם לִבֶּךָ יִשְׂמַח לִבִּי גַּם אָנִי״. וְאוֹמֵר: ״חֲכַם בְּנִי וְשַׂמַּח לִבִּי וְאָשִׁיבָה חֹרְפִי דָבָר״.
Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit : Au moment où le roi Salomon institua les ordonnances de eiruv des cours et du lavage des mains pour les purifier de leur impureté, qui sont des sauvegardes supplémentaires aux paroles de la Torah, une Voix divine sortit et dit à sa louange : « Mon fils, si ton cœur est sage, Mon cœur se réjouira, oui, le Mien » (Proverbes 23:15). Et il est dit à son sujet : « Mon fils, sois sage et réjouis Mon cœur, afin que je puisse répondre à celui qui Me provoque » (Proverbes 27:11).
דָּרֵשׁ רָבָא: מַאי דִּכְתִיב ״לְכָה דוֹדִי נֵצֵא הַשָּׂדֶה נָלִינָה בַּכְּפָרִים נַשְׁכִּימָה לַכְּרָמִים נִרְאֶה אִם פָּרְחָה הַגֶּפֶן פִּתַּח הַסְּמָדַר הֵנֵצוּ הָרִמּוֹנִים שָׁם אֶתֵּן אֶת דּוֹדַי לָךְ״.
La Guemara cite des enseignements supplémentaires que Rava a interprétés de manière homilétique : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Viens, mon bien-aimé, sortons dans les champs ; passons la nuit dans les villages. Levons-nous de bon matin pour aller aux vignes ; voyons si la vigne a fleuri, si les bourgeons de la grappe se sont ouverts, si les grenadiers sont en fleur ; là, je te donnerai mon amour » (Cantique des Cantiques 7:12–13) ?
״לְכָה דוֹדִי נֵצֵא הַשָּׂדֶה״ — אָמְרָה כְּנֶסֶת יִשְׂרָאֵל לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, אַל תְּדִינֵנִי כְּיוֹשְׁבֵי כְרַכִּים שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן גָּזֵל וַעֲרָיוֹת וּשְׁבוּעַת שָׁוְא וּשְׁבוּעַת שֶׁקֶר, ״נֵצֵא הַשָּׂדֶה״ — בֹּא וְאַרְאֲךָ תַּלְמִידֵי חֲכָמִים, שֶׁעוֹסְקִין בַּתּוֹרָה מִתּוֹךְ הַדְּחָק.
Au sujet des paroles : « Viens, mon bien-aimé, sortons dans les champs », la Congrégation d’Israël dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître de l’Univers, ne me juge pas comme ceux qui résident dans les grandes villes, où il y a vol et débauche, et serments vains et faux serments, mais plutôt : « Sortons dans les champs », viens et je Te montrerai des érudits de la Torah qui travaillent la terre mais néanmoins s’adonnent à l’étude de la Torah, dans la pauvreté et dans la détresse.
״נָלִינָה בַּכְּפָרִים״ — אַל תִּקְרֵי בַּכְּפָרִים אֶלָּא בַּכּוֹפְרִים: בֹּא וְאַרְאֲךָ אוֹתָם שֶׁהִשְׁפַּעְתָּ לָהֶן טוֹבָה וְהֵן כָּפְרוּ בְּךָ.
En ce qui concerne les mots, « Logeons dans les villages », ne lis pas l’expression comme : Dans les villages [bakefarim], mais plutôt comme : Parmi les négateurs [bakoferim], c’est-à-dire : viens, et Je te montrerai les nations du monde, que Tu as comblées de bienfaits, mais pourtant elles T’ont renié.
״נַשְׁכִּימָה לַכְּרָמִים״ — אֵלּוּ בָּתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּבָתֵּי מִדְרָשׁוֹת. ״נִרְאֶה אִם פָּרְחָה הַגֶּפֶן״ — אֵלּוּ בַּעֲלֵי מִקְרָא. ״פִּתַּח הַסְּמָדַר״ — אֵלּוּ בַּעֲלֵי מִשְׁנָה. ״הֵנֵצוּ הָרִמּוֹנִים״ — אֵלּוּ בַּעֲלֵי גְמָרָא. ״שָׁם אֶתֵּן אֶת דּוֹדַי לָךְ״ — אַרְאֲךָ כְּבוֹדִי וְגוֹדְלִי שֶׁבַח בָּנַי וּבְנוֹתַי.
« Levons-nous tôt pour aller aux vignobles », ce sont les synagogues et les maisons d’étude. « Voyons si la vigne a fleuri », ce sont les maîtres de la Torah, qui maîtrisent la première étape de l’étude de la Torah. « Si les bourgeons de la vigne se sont ouverts », ce sont les maîtres de la Michna. « Si les grenadiers sont en fleur », ce sont les maîtres de la Guemara. « Là, je te donnerai mes amours », signifie Je te montrerai Ma gloire et Ma grandeur, la louange de mes fils et de mes filles, comment ils s’attachent à la sainteté.
אָמַר רַב הַמְנוּנָא, מַאי דִּכְתִיב: ״וַיְדַבֵּר שְׁלֹשֶׁת אֲלָפִים מָשָׁל וַיְהִי שִׁירוֹ חֲמִשָּׁה וָאָלֶף״ — מְלַמֵּד שֶׁאָמַר שְׁלֹמֹה עַל כׇּל דָּבָר וְדָבָר שֶׁל תּוֹרָה שְׁלֹשֶׁת אֲלָפִים מָשָׁל, עַל כׇּל דָּבָר וְדָבָר שֶׁל סוֹפְרִים חֲמִשָּׁה וְאֶלֶף טְעָמִים.
La Guemara développe davantage au sujet du roi Salomon. Rav Hamnuna a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Et il prononça trois mille proverbes, et ses chants furent au nombre de mille cinq » (I Rois 5:12) ? Cela enseigne que Salomon a énoncé trois mille proverbes pour chaque mot de la Torah, et mille cinq raisons pour chaque mot des Scribes.
דָּרֵשׁ רָבָא, מַאי דִּכְתִיב: ״וְיוֹתֵר שֶׁהָיָה קֹהֶלֶת חָכָם עוֹד לִימַּד דַּעַת אֶת הָעָם [וְ]אִיזֵּן וְחִקֵּר תִּיקֵּן מְשָׁלִים הַרְבֵּה״. ״לִימַּד דַּעַת אֶת הָעָם״ — דְּאַגְמְרַיהּ בְּסִימָנֵי טְעָמִים, וְאַסְבְּרַהּ בְּמַאי דְּדָמֵי לַיהּ.
Rava a aussi enseigné : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Et outre le fait que Qohélet était sage, il a aussi enseigné la connaissance au peuple ; il a pesé, recherché et mis en ordre de nombreux proverbes » (Ecclésiaste 12:9). Rava l’a interprété de manière homilétique : Il a enseigné la connaissance au peuple, c’est-à-dire qu’il l’a enseignée avec les signes de cantillation dans la Torah, et il a expliqué chaque sujet au moyen de quelque chose de semblable à lui.
״[וְ]אִיזֵּן וְחִקֵּר תִּיקֵּן מְשָׁלִים הַרְבֵּה״ — אָמַר עוּלָּא אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: בַּתְּחִילָּה הָיְתָה תּוֹרָה דּוֹמָה לִכְפִיפָה שֶׁאֵין לָהּ אׇזְנַיִם, עַד שֶׁבָּא שְׁלֹמֹה וְעָשָׂה לָהּ אׇזְנַיִם.
En ce qui concerne : « Et il a pesé [izzen], et recherché, et mis en ordre de nombreux proverbes », Ulla a dit que Rabbi Eliezer a dit : Au début, la Torah était comme un panier sans poignées [oznayim], jusqu’à ce que Salomon vienne et lui fasse des poignées. Au moyen de ses explications et de ses proverbes, il a permis à chacun de comprendre et de saisir la Torah, d’accomplir ses mitzvot et de se tenir à distance des transgressions.
״קְווּצּוֹתָיו תַּלְתַּלִּים״, אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר מָר עוּקְבָא: מְלַמֵּד שֶׁיֵּשׁ לִדְרוֹשׁ עַל כׇּל קוֹץ וָקוֹץ תִּילֵּי תִּילִּים שֶׁל הֲלָכוֹת.
Au sujet du verset : « Sa tête est comme l’or le plus fin, ses boucles [kevutzotav] sont ondulées [taltalim], et noires comme le corbeau » (Cantique des Cantiques 5:11), Rav Ḥisda a dit que Mar Ukva a dit : Cela enseigne qu’il est possible de tirer, de chaque et de tout trait [kotz] des lettres de la Torah, des monceaux sur des monceaux [tilei tilim] de lois.
״שְׁחוֹרוֹת כָּעוֹרֵב״: בְּמִי אַתָּה מוֹצְאָן — בְּמִי
Noires [sheḥorot] comme un corbeau [orev] signifie : Chez qui trouves-tu les paroles de la Torah ? Chez lui