Drashot AI Logo
רֵישָׁא רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה וְסֵיפָא רַבָּנַן?!
La Guemara demande : Cela veut-il dire que la première clause de la décision de Rav Naḥman est conforme à l’opinion de Rabbi Yossei, fils de Rabbi Yehouda, et que la dernière clause est conforme à l’opinion des Sages ?
אִין, מִשּׁוּם דְּקָאֵי אֲבוּהּ בְּשִׁיטְתֵיהּ.
La Guemara répond : Oui, parce que son père, Rabbi Yehouda, soutient conformément à son opinion en ce qui concerne les zones encloses pour le besoin d’un individu. Cela étant, leur opinion sur cette question est celle de la majorité.
אָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: שְׁלֹשָׁה בְּחָמֵשׁ — אֲסוּרִין, בְּשֶׁבַע מוּתָּרִין. אֲמַרוּ לֵיהּ: אֲמַר רַב הָכִי? אֲמַר לְהוּ: אוֹרָיְיתָא נְבִיאֵי וּכְתִיבֵי דַּאֲמַר רַב הָכִי!
Rav Giddel a dit que Rav a dit : Parfois, pour trois personnes, il est interdit de porter même dans une zone de cinq beit se’a ; parfois, il leur est permis de porter même dans une zone de sept beit se’a. Ces déclarations semblent inconciliables, et ses collègues lui dirent : Rav a-t-il vraiment dit cela ? Il leur répondit : Je jure par la Torah, les Prophètes et les Écrits, que Rav a dit cela.
אָמַר רַב אָשֵׁי: מַאי קַשְׁיָא? דִּילְמָא הָכִי קָאָמַר: הוּצְרְכוּ לְשֵׁשׁ וְהִקִּיפוּ בְּשֶׁבַע — אֲפִילּוּ בְּשֶׁבַע מוּתָּרִין. לֹא הוּצְרְכוּ אֶלָּא לְחָמֵשׁ וְהִקִּיפוּ בְּשֶׁבַע — אֲפִילּוּ בְּחָמֵשׁ אֲסוּרִין.
Rav Ashi a dit : Quelle est la difficulté ici ? Peut-être est-ce là ce qu’il veut dire : S’ils avaient besoin de sixbeit se’a, et qu’ils en ont entouré sept, il leur est permis de porter même dans les sept en totalité, car un beit se’a vide ne rend pas interdit le fait de porter dans le reste de la zone. En revanche, s’ils n’avaient besoin que de cinqbeit se’a, et qu’ils en ont entouré sept, porter même dans cinq est interdit, car il y a un espace inoccupé de deux beit se’a.
וְאֶלָּא הָא דְּקָתָנֵי: ״וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְהֵא בֵּית סָאתַיִם פָּנוּי״ — מַאי לָאו, פָּנוּי מֵאָדָם? לָא, פָּנוּי מִכֵּלִים.
La Guemara demande : Cependant, en ce qui concerne ce que la baraita enseigne, à savoir que la cloison rend la zone apte au transport en son sein à condition qu’il n’y ait pas un espace inoccupé de deux beit se’a, quoi, n’est-ce pas en réalité une référence à un espace inoccupé par des personnes ? En d’autres termes, la baraita n’enseigne-t-elle pas que la zone enclavée ne peut pas dépasser de deux beit se’a une mesure de deux beit se’a par personne ? En conséquence, si trois personnes ont enclavé une zone de sept beit se’a, il devrait toujours leur être permis d’y transporter, puisqu’elles ont droit à six beit se’a et qu’un seul beit se’a est inoccupé. La Guemara répond : Non, cela signifie inoccupé par des ustensiles. Bien qu’elles aient droit à six beit se’a si nécessaire, puisqu’en pratique elles n’en ont besoin que de cinq et qu’un espace de deux beit se’a reste inoccupé, l’efficacité des cloisons est annulée et il est interdit d’y transporter.
אִיתְּמַר: שְׁלֹשָׁה וּמֵת אֶחָד מֵהֶן, שְׁנַיִם וְנִתּוֹסְפוּ עֲלֵיהֶן — רַב הוּנָא וְרַבִּי יִצְחָק, חַד אָמַר: שַׁבָּת גּוֹרֶמֶת, וְחַד אָמַר: דָּיוֹרִין גּוֹרְמִין.
Il est énoncé : S’il y avait trois personnes dans une caravane et que l’une d’elles mourait pendant Chabbat, ou s’il y avait deux personnes, et que d’autres se joignaient à elles pendant Chabbat, Rav Houna et Rabbi Yitzḥak sont en désaccord au sujet de la zone dans laquelle il leur est permis de porter pendant Chabbat. L’un a dit : Chabbat détermine le statut de la zone. La halakha est déterminée conformément à la situation qui prévaut à l’entrée de Chabbat. Et l’un a dit que les résidents, c’est-à-dire le nombre réel de personnes présentes à un moment donné, déterminent le statut.
תִּסְתַּיֵּים דְּרַב הוּנָא הוּא דְּאָמַר שַׁבָּת גּוֹרֶמֶת. דְּאָמַר רַבָּה: בְּעַאי מֵרַב הוּנָא, וּבְעַאי מֵרַב יְהוּדָה: עֵירַב דֶּרֶךְ הַפֶּתַח וְנִסְתַּם הַפֶּתַח, דֶּרֶךְ הַחַלּוֹן וְנִסְתַּם הַחַלּוֹן, מַהוּ? וְאָמַר לִי: שַׁבָּת הוֹאִיל וְהוּתְרָה — הוּתְּרָה. תִּסְתַּיֵּים.
La Guemara commente : Concluez que c’est Rav Houna qui a dit que Chabbat détermine le statut, car Rabba a dit : J’ai soumis un dilemme devant Rav Houna, et j’ai soumis un dilemme devant Rav Yehouda au sujet du cas suivant : si quelqu’un a établi un eirouv pour joindre une cour à une autre par une certaine ouverture et que cette ouverture a été scellée pendant Chabbat, ou si quelqu’un a établi un eirouv par une certaine fenêtre et que cette fenêtre a été scellée pendant Chabbat, quelle est la halakha ? Peut-on continuer à se fier à cet eirouv et porter d’une cour à l’autre par d’autres entrées ? Et il m’a dit : Puisque cela était permis de porter d’une cour à l’autre au début de Chabbat, cela était permis et le demeure jusqu’à la fin de Chabbat. La Guemara commente : En effet, concluez que c’est Rav Houna qui soutient que le facteur déterminant est Chabbat, et non les résidents.
לֵימָא רַב הוּנָא וְרַבִּי יִצְחָק בִּפְלוּגְתָּא דְּרַבִּי יוֹסֵי וְרַבִּי יְהוּדָה קָמִיפַּלְגִי? דִּתְנַן: חָצֵר שֶׁנִּפְרְצָה מִשְׁתֵּי רוּחוֹתֶיהָ, וְכֵן בַּיִת שֶׁנִּפְרַץ מִשְׁתֵּי רוּחוֹתָיו, וְכֵן מָבוֹי שֶׁנִּיטְּלוּ קוֹרוֹתָיו אוֹ לְחָיָיו — מוּתָּרִין לְאוֹתָהּ שַׁבָּת וַאֲסוּרִין לֶעָתִיד לָבֹא, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.
La Guemara demande : Disons que Rav Houna et Rabbi Yitzḥak sont en désaccord dans la dispute antérieure entre les tanna’im, Rabbi Yossei et Rabbi Yehouda. Comme nous l’avons appris dans une michna : Si pendant Chabbat une cour a été percée sur deux de ses côtés, ou si une maison a été percée sur deux de ses côtés, ou si les poutres transversales ou les poteaux latéraux d’une ruelle ont été retirés, il est permis d’y porter pendant ce Chabbat, mais il est interdit de le faire à l’avenir ; telle est la déclaration de Rabbi Yehouda.
רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אִם מוּתָּרִין לְאוֹתָהּ שַׁבָּת — מוּתָּרִין לֶעָתִיד לָבֹא, וְאִם אֲסוּרִין לֶעָתִיד לָבֹא — אֲסוּרִין לְאוֹתָהּ שַׁבָּת.
Rabbi Yossei dit : Si il est permis de porter là-bas pendant ce Chabbat, il est aussi permis de le faire à l’avenir. Cependant, si il est interdit de porter là-bas à l’avenir, il est aussi interdit de le faire pendant ce Chabbat. Puisqu’il est interdit de porter là-bas à l’avenir, il est aussi interdit de porter là-bas pendant ce Chabbat. Cette opinion conteste le principe selon lequel, puisque cela était permis au début de Chabbat, cela reste permis.
לֵימָא רַב הוּנָא דְּאָמַר כְּרַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי יִצְחָק דְּאָמַר כְּרַבִּי יוֹסֵי?
Disons que c’est Rav Houna qui a exprimé son opinion conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda, et il soutenait que la situation au début du Chabbat détermine le statut halakhique. Et c’est Rabbi Yitzḥak qui a exprimé son opinion conformément à l’opinion de Rabbi Yossei.
אָמַר לְךָ רַב הוּנָא: אֲנָא דַּאֲמַרִי אֲפִילּוּ לְרַבִּי יוֹסֵי, עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יוֹסֵי הָתָם — אֶלָּא דְּלֵיתַנְהוּ לִמְחִיצוֹת, הָכָא — אִיתַנְהוּ לִמְחִיצוֹת.
La Guemara rejette cette explication. Rav Huna aurait pu te dire : C’est moi qui ai énoncé mon opinion même conformément à l’opinion de Rabbi Yosei. Rabbi Yosei a énoncé son opinion seulement là-bas, dans un cas où il n’y a plus de cloisons intactes ; cependant, ici il y a des cloisons intactes. Puisque le statut de la zone dépend de l’existence de cloisons, lui aussi conviendrait qu’il est permis d’y transporter.
וְרַבִּי יִצְחָק אָמַר: אֲנָא דַּאֲמַרִי אֲפִילּוּ לְרַבִּי יְהוּדָה, עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יְהוּדָה הָתָם — אֶלָּא דְּאִיתַנְהוּ לְדָיוֹרִין, הָכָא — לֵיתַנְהוּ לְדָיוֹרִין.
Et Rabbi Yitzḥak aurait pu te dire : c’est moi qui ai énoncé mon opinion même conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda. Rabbi Yehouda a énoncé son opinion seulement là-bas, dans un cas où il y a des résidents. Cependant, ici, il n’y a pas de résidents restants en vie, et donc lui aussi interdirait de porter.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים אֶחָד מִשְּׁנֵי דְּבָרִים. הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא?
Nous avons appris dans la michna : Cependant, les Sages disent : Un des deux éléments, soit vertical soit horizontal, suffit. La Guemara demande : Cela est identique à l’opinion du premier tanna de la michna. Qu’ont ajouté les Sages ?
אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ יָחִיד בַּיִּישּׁוּב.
La Guemara répond : Il existe une différence halakhique pratique entre eux concernant un individu dans un établissement. Le premier tanna ne permet pas de se fier à une cloison de ce type a priori, tandis que les Sages le permettent dans tous les cas.
מַתְנִי׳ אַרְבָּעָה דְּבָרִים פָּטְרוּ בַּמַּחֲנֶה: מְבִיאִין עֵצִים מִכׇּל מָקוֹם, וּפְטוּרִין מֵרְחִיצַת יָדַיִם, וּמִדְּמַאי, וּמִלְּעָרֵב.
MICHNA : Les Sages ont exempté un soldat dans un camp militaire de quatre choses : On peut apporter du bois pour allumer un feu de n’importe quel endroit sans craindre qu’il vole du bois à ses propriétaires ; et l’on est exempté du lavage rituel des mains avant de manger ; et l’on est exempté de la séparation des dîmes sur des produits au statut de dîme douteux [demai], c’est-à-dire des produits achetés à un am ha’aretz, quelqu’un qui n’est pas scrupuleux dans la séparation des dîmes ; et l’on est exempté d’établir un eiruv.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: מַחֲנֶה הַיּוֹצֵאת לְמִלְחֶמֶת הָרְשׁוּת מוּתָּרִין בְּגֶזֶל עֵצִים יְבֵשִׁים. רַבִּי יְהוּדָה בֶּן תֵּימָא אוֹמֵר: אַף חוֹנִין בְּכׇל מָקוֹם. וּבִמְקוֹם שֶׁנֶּהֶרְגוּ שָׁם נִקְבָּרִין.
GUEMARA :Les Sages ont enseigné dans une Tosefta : En ce qui concerne un camp militaire qui part pour mener une guerre facultative, il est permis aux soldats de voler du bois sec. Rabbi Yehouda ben Teima dit : Ils peuvent aussi camper en tout lieu, même s’ils endommagent le champ dans lequel ils campent. Et à l’endroit où ils ont été tués, là ils sont enterrés, et le propriétaire du lieu ne peut pas s’y opposer, car déplacer le corps pour l’enterrer ailleurs déshonore le mort.
מוּתָּרִין בְּגֶזֶל עֵצִים יְבֵשִׁים. הַאי תַּקַּנְתָּא דִּיהוֹשֻׁעַ הֲוָה? דְּאָמַר מָר, עֲשָׂרָה תְּנָאִים הִתְנָה יְהוֹשֻׁעַ: שֶׁיְּהוּ מַרְעִין בָּחוֹרָשִׁין, וּמְלַקְּטִין עֵצִים מִשְּׂדוֹתֵיהֶן!
La Guemara analyse cette Tosefta. Quelle est la nouveauté dans l’énoncé suivant : Il leur est permis de voler du bois sec ? C’était une ordonnance promulguée par Josué, comme le Maître l’a dit dans une baraita : Il existe une tradition selon laquelle Josué a stipulé dix conditions avec le peuple juif lorsqu’ils sont entrés en Eretz Yisrael, parmi lesquelles qu’on peut faire paître ses animaux dans des bois appartenant à d’autres sans objection, et on peut ramasser du bois pour son propre usage dans leurs champs.
הָתָם — בְּהִיזְמֵי וְהִיגֵי, הָכָא — בִּשְׁאָר עֵצִים.
La Guemara répond : Là-bas, l’ordonnance de Josué permettait de ramasser divers types de buissons [hizmei] et d’épines [higei], au sujet desquels les gens ne sont pas pointilleux ; ici, l’ordonnance dans la michna concernant un camp militaire fait référence à d’autres types de bois.
אִי נָמֵי: הָתָם — בִּמְחוּבָּרִין, הָכָא — בִּתְלוּשִׁין.
Autrement dit : là-bas, l’ordonnance de Josué faisait référence au ramassage d’épines encore attachées au sol, car enlever ces épines profite au propriétaire du champ. Ici, en revanche, la michna fait référence au ramassage d’épines déjà détachées.
אִי נָמֵי: הָתָם — בְּלַחִין, הָכָא — בִּיבֵשִׁים.
Autrement dit : là-bas, l’ordonnance de Josué faisait référence au ramassage d’épines humides. Les propriétaires n’y prêtent pas attention, car elles ne conviennent pas immédiatement pour allumer un feu. Ici, la michna parle même d’épines sèches.
רַבִּי יְהוּדָה בֶּן תֵּימָא אוֹמֵר: אַף חוֹנִין בְּכׇל מָקוֹם, וּבִמְקוֹם שֶׁנֶּהֱרָגִים שָׁם נִקְבָּרִים. פְּשִׁיטָא, מֵת מִצְוָה הוּא, וּמֵת מִצְוָה קוֹנֶה מְקוֹמוֹ!
Il a été enseigné dans la Tosefta que Rabbi Yehouda ben Teima dit : Ils peuvent aussi camper en tout lieu, et à l’endroit où ils ont été tués, là ils sont enterrés. La Guemara soulève une difficulté : Cela est évident, car le corps d’un soldat mort est considéré comme un mort sans personne pour l’enterrer [met mitzva], et le principe est qu’un met mitzva acquiert son lieu. En d’autres termes, le corps doit être enterré à l’endroit où il est trouvé, et le propriétaire du champ ne peut pas empêcher l’inhumation.
לָא צְרִיכָא, אַף עַל גַּב
La Guemara répond : Non, cette affirmation apparemment évidente est en effet nécessaire pour enseigner que ce principe s’applique dans le cas d’un camp militaire, bien que

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria