Drashot AI Logo
אֲתָאן לְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל דְּאָמַר: פָּחוֹת מֵאַרְבָּעָה לָבוּד. דְּאִי רַבָּנַן: מִשְּׁלֹשָׁה וְעַד אַרְבָּעָה? שְׁלֹשָׁה וְאַרְבָּעָה חַד הוּא.
nous sommes parvenus à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel, qui a dit : En ce qui concerne tout espace de moins de quatre palmes de largeur, le principe de lavud s’applique. Si cela avait été enseigné conformément à l’opinion des Sages, pourquoi la baraita énumère-t-elle de trois à quatre palmes comme une catégorie distincte ? Dans le cas de trois comme de quatre palmes, la halakha est la même : le principe de lavud ne s’applique pas à partir de trois palmes et au-delà.
אָמַר אַבָּיֵי: מִדְּרֵישָׁא רַבָּנַן, סֵיפָא נָמֵי רַבָּנַן, וּמוֹדוּ רַבָּנַן דְּכׇל לְמִישְׁרֵא כְּנֶגְדּוֹ, אִי אִיכָּא מָקוֹם אַרְבָּעָה — חֲשִׁיב, וְאִי לָא — לָא חֲשִׁיב.
Abaye a dit : Du fait que la première clause est conforme à l’opinion des Sages, la dernière clause doit elle aussi être conforme à l’opinion des Sages. Et les Sages concèdent que, en ce qui concerne tout cas où la halakhapermet de semer d’autres espèces dans la zone opposée à la partie restée debout, s’il y a une surface de quatre palmes, elle est considérée comme une séparation significative, ce qui permet de semer ; et sinon, elle n’est pas considérée comme une séparation significative et ne permet pas de semer. En conséquence, il y a une différence entre une clôture de trois palmes et une de quatre palmes, car même les Sages concèdent qu’une clôture de quatre palmes est plus significative.
רָבָא אָמַר: מִדְּסֵיפָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, רֵישָׁא נָמֵי רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל. וְכִי אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אָמְרִינַן לָבוּד — הָנֵי מִילֵּי לְמַעְלָה, אֲבָל לְמַטָּה, הָוֵה לֵיהּ כִּמְחִיצָה שֶׁהַגְּדָיִים בּוֹקְעִין בָּהּ — לָא אָמְרִינַן: לָבוּד.
Rava dit : Du fait que la clause finale est conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel, la première clause doit elle aussi être conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel. Et lorsque Rabban Shimon ben Gamliel a dit que nous appliquons le principe de lavud dans le cas d’un espace allant jusqu’à quatre palmes de largeur, cela s’applique en haut, au-dessus du sol, par exemple dans le cas d’une poutre transversale suspendue à une certaine distance du mur. Cependant, en bas, près du sol, c’est comme une cloison à travers laquelle les chèvres peuvent passer, et par conséquent lui aussi convient que nous n’appliquons pas le principe de lavud dans ce cas.
תָּא שְׁמַע: דְּפָנוֹת הַלָּלוּ שֶׁרוּבָּן פְּתָחִים וְחַלּוֹנוֹת מוּתָּר, וּבִלְבַד שֶׁיְּהֵא עוֹמֵד מְרוּבֶּה עַל הַפָּרוּץ.
La Guemara revient à la controverse concernant une brèche égale aux segments debout d’une cloison et cite une autre preuve. Viens et écoute ce qui a été enseigné dans la baraita suivante : En ce qui concerne une zone entourée par ces murs, dans un cas où la plupart d’entre eux consistent en entrées et fenêtres, il est permis de porter pendant le Chabbat à l’intérieur de la zone, à condition que les segments debout soient plus grands que les segments ouverts.
״שֶׁרוּבָּן״, סָלְקָא דַּעְתָּךְ?! אֶלָּא: שֶׁרִיבָּה בָּהֶן פְּתָחִים וְחַלּוֹנוֹת מוּתָּר, וּבִלְבַד שֶׁיְּהֵא עוֹמֵד מְרוּבֶּה עַל הַפָּרוּץ.
La Guemara analyse la formulation de la baraita : Pourrait-il vous venir à l’esprit que la baraita fait référence à un cas où la majorité des murs sont des entrées et des fenêtres ? Si tel est le cas, les segments debout ne sont certainement pas plus grands que les segments ouverts. Au contraire, corrigez la baraita comme suit : Il est permis de porter dans la zone entourée par ces murs, à laquelle on a ajouté de nombreuses entrées et fenêtres, à condition que les segments debout soient plus grands que les segments ouverts.
הָא כַּפָּרוּץ אָסוּר, תְּיוּבְתָּא דְּרַב פָּפָּא תְּיוּבְתָּא. וְהִילְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב פָּפָּא.
La Guemara tire une déduction : Si les segments debout sont égaux aux segments ouverts, porter des objets est interdit dans cette enceinte. C’est une réfutation concluante de l’opinion de Rav Pappa. La Guemara conclut : En effet, c’est une réfutation concluante. Néanmoins, la halakha est conforme à l’opinion de Rav Pappa.
תְּיוּבְתָּא וְהִילְכְתָא?! אִין, מִשּׁוּם דְּדַיְיקָא מַתְנִיתִין כְּווֹתֵיהּ. דִּתְנַן: לֹא יִהְיוּ פְּרָצוֹת יְתֵירוֹת עַל הַבִּנְיָן. הָא כַּבִּנְיָן מוּתָּר.
La Guemara s’interroge : Une réfutation concluante et la halakha ? La Guemara répond : Oui, c’est bien le cas, car la lecture précise de la michna est conforme à l’opinion de Rav Pappa. Comme nous l’avons appris dans la michna avec la phrase suivante : À condition que…les brèches ne soient pas dans la cloison plus grandes que la partie construite. Cela indique clairement que si les segments ouverts sont égaux aux segments construits, porter est permis, comme l’a soutenu Rav Pappa.
מַתְנִי׳ מַקִּיפִין שְׁלֹשָׁה חֲבָלִים זֶה לְמַעְלָה מִזֶּה, וָזֶה לְמַעְלָה מִזֶּה, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְהוּ בֵּין חֶבֶל לַחֲבֵירוֹ שְׁלֹשָׁה טְפָחִים.
MICHNA : Si une caravane campe dans un champ, et que les voyageurs cherchent à construire des cloisons afin de rendre la zone apte à porter à l’intérieur pendant le Chabbat, on entoure la zone de trois cordes, l’une au-dessus de l’autre, et une troisième au-dessus des deux autres. Il est permis de porter à l’intérieur de la zone délimitée à condition qu’il n’y ait pas un espace de trois palmes entre une corde et la suivante.
שִׁיעוּר חֲבָלִים וְעוֹבְיָין יָתֵר עַל טֶפַח, כְּדֵי שֶׁיְּהֵא הַכֹּל עֲשָׂרָה טְפָחִים.
La mesure des cordes et leur épaisseur combinée doit être supérieure à une palme, afin que toute la cloison, composée de trois cordes et des espaces vides entre elles, atteigne dix palmes de hauteur.
מַקִּיפִין בְּקָנִים, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְהֵא בֵּין קָנֶה לַחֲבֵירוֹ שְׁלֹשָׁה טְפָחִים.
Autrement, on peut entourer la zone avec des planches dressées verticalement, à condition qu’il n’y ait pas un espace de trois palmes entre une planche et la suivante.
בִּשְׁיָירָא דִּבְּרוּ, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹא דִּבְּרוּ בִּשְׁיָירָא, אֶלָּא בַּהוֹוֶה.
Lorsque les Sages ont rendu cette décision, ils ont parlé exclusivement d’une caravane ; c’est l’avis de Rabbi Yehuda, qui soutient qu’une cloison de ce type, composée uniquement d’éléments horizontaux ou verticaux, n’est permise qu’en cas de nécessité pressante. Sinon, des cloisons complètes sont requises. Cependant, les Rabbins disent : Ils ont parlé d’une caravane dans la michna seulement parce qu’ils parlaient du cas courant, en citant le cas le plus typique. Ceux qui voyageaient en caravane ne pouvaient généralement pas ériger de cloisons complètes, et entouraient donc leurs camps de cordes ou de planches. Cependant, la halakha dans la michna s’applique dans tous les cas.
כׇּל מְחִיצָה שֶׁאֵינָהּ שֶׁל שְׁתִי וְשֶׁל עֵרֶב — אֵינָהּ מְחִיצָה, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֶחָד מִשְּׁנֵי דְּבָרִים.
La michna cite un différend supplémentaire : Toute cloison qui n’est pas construite de à la fois chaîne et trame, c’est-à-dire d’éléments verticaux et horizontaux, n’est pas une cloison ; telle est la déclaration de Rabbi Yossei, fils de Rabbi Yehouda. Il soutient que les planches verticales et les cordes horizontales ne sont pas considérées comme une cloison, même dans les circonstances pressantes d’une caravane. Cependant, les Sages disent : Un des deux éléments, vertical ou horizontal, suffit.
גְּמָ׳ אָמַר רַב הַמְנוּנָא אָמַר רַב: הֲרֵי אָמְרוּ, עוֹמֵד מְרוּבֶּה עַל הַפָּרוּץ בִּשְׁתִי — הָוֵי עוֹמֵד. בָּעֵי רַב הַמְנוּנָא: בְּעֵרֶב מַאי?
GUEMARA :Rav Hamnouna a dit que Rav a dit : Il a été conclu dans la michna précédente que les Sages ont dit que dans le cas d’une cloison constituée uniquement de chaîne, c’est-à-dire d’éléments verticaux, si la partie debout de la cloison est plus grande que la partie ouverte, la clôture est considérée comme debout. Rav Hamnouna a soulevé un dilemme : Quelle est la halakha dans le cas d’une cloison constituée uniquement de trame, c’est-à-dire d’éléments horizontaux ? Est-elle également considérée comme debout si la partie debout est plus grande que la partie ouverte, ou non ?
אָמַר אַבָּיֵי, תָּא שְׁמַע: שִׁיעוּר חֲבָלִים וְעוֹבְיָין יָתֵר עַל טֶפַח, שֶׁיְּהוּ הַכֹּל עֲשָׂרָה טְפָחִים. וְאִי אִיתָא — לְמָה לִי יָתֵר עַל טֶפַח?
Abaye a dit : Viens et écoute une résolution à ce dilemme tirée de la michna : La mesure des cordes et leur épaisseur combinée doit être supérieure à un palme, afin que toute la cloison atteigne dix palmes de hauteur. Et s'il en est ainsi que, dans un cas où la partie debout est plus grande que la partie ouverte, la cloison est considérée comme debout même dans le cas d'une clôture composée d'éléments horizontaux, pourquoi ai-je besoin de cordes dont l'épaisseur combinée est supérieure à un palme ?
לֶיעְבֵּיד פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה וְחֶבֶל מַשֶּׁהוּ, פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה וְחֶבֶל מַשֶּׁהוּ, פָּחוֹת מֵאַרְבָּעָה וְחֶבֶל מַשֶּׁהוּ.
Au lieu de cela, qu’on laisse un espace d’un peu moins de trois palmes, et qu’on place une corde de n’importe quelle épaisseur, qu’on laisse un autre espace d’un peu moins de trois palmes, et qu’on place une autre corde de n’importe quelle épaisseur, qu’on laisse un troisième espace d’un peu moins de quatre palmes, et qu’on place une troisième corde de n’importe quelle épaisseur. Les cordes entre lesquelles il y a un espace de moins de trois palmes doivent être considérées comme jointes, sur la base du principe de lavud. Toute la cloison doit être considérée comme tenant debout, car la partie debout, mesurant six palmes, est plus grande que la partie ouverte, qui mesure quatre palmes.
וְתִיסְבְּרָא? הַאי פָּחוֹת מֵאַרְבָּעָה הֵיכָא מוֹקֵים לֵיהּ? אִי מוֹקֵים לֵיהּ תַּתַּאי, הָוֵה לֵיהּ כִּמְחִיצָה שֶׁהַגְּדָיִים בּוֹקְעִין בָּהּ.
La Guemara présente une difficulté : Et comment peux-tu comprendre que cela serait efficace ? Où place-t-il l’espace d’un peu moins de quatre paumes ? S’il le place en bas, son statut juridique est comme celui d’une cloison à travers laquelle passent des chèvres, ce qui n’est pas une cloison valide.
אִי מוֹקֵים לֵיהּ עִילַּאי, אָתֵי אַוֵּירָא דְּהַאי גִּיסָא וּדְהַאי גִּיסָא וּמְבַטֵּל לֵיהּ.
S'il la place en haut, alors l'air de ce côté, au-dessus de la corde la plus haute, et de cet autre côté, au-dessous de cette corde, viennent l'annuler. Comme il y a plus de trois palmes entre elles, la corde supérieure et la corde inférieure, elles ne sont pas jointes ensemble selon le principe de lavud. Les quatre palmes au-dessous de la corde la plus haute et l'espace d'air au-dessus d'elle se combinent pour annuler la connexion.
אִי מוֹקֵים לֵיהּ בְּמִיצְעֵי, הָוֵה לֵיהּ עוֹמֵד מְרוּבֶּה עַל הַפָּרוּץ מִשְׁתֵּי רוּחוֹת. שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ עוֹמֵד מְרוּבֶּה עַל הַפָּרוּץ מִשְׁתֵּי רוּחוֹת הָוֵי עוֹמֵד!
S'il la place au milieu, alors la partie debout de la cloison est plus grande que la brèche, à condition que les parties debout des deux côtés de la brèche soient combinées. Cependant, si chaque côté est considéré séparément, la brèche est plus grande que la partie debout. Si, malgré cela, elle est néanmoins considérée comme une cloison, conclus-en que même si la partie debout est plus grande que la brèche seulement lorsque les parties debout des deux côtés de la brèche sont combinées, la cloison est considérée comme debout. Cependant, ce cas a été soulevé comme un dilemme et est resté sans résolution.
אֶלָּא רַב הַמְנוּנָא הָכִי קָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ: כְּגוֹן דְּאַיְיתִי מַחְצֶלֶת דְּהָוֵי שִׁבְעָה וּמַשֶּׁהוּ, וַחֲקַק בַּהּ שְׁלֹשָׁה, וּשְׁבַק בַּהּ אַרְבָּעָה וּמַשֶּׁהוּ, וְאוֹקְמֵיהּ בְּפָחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה.
Au contraire, Rav Hamnuna a soulevé le dilemme suivant : Quelle est la halakha dans un cas où quelqu’un a apporté une natte de sept palmes et un peu plus, et y a creusé un trou de trois palmes de large, et a laissé quatre palmes au-dessus du trou et un peu plus au-dessous, et a placé la natte à moins de trois palmes du sol ?
רַב אָשֵׁי אָמַר: מְחִיצָה תְּלוּיָה אִיבַּעְיָא לֵיהּ. כְּדִבְעָא מִינֵּיהּ רַבִּי טַבְלָא מֵרַב: מְחִיצָה תְּלוּיָה מַהוּ שֶׁתַּתִּיר בְּחוּרְבָּה? אֲמַר לֵיהּ: אֵין מְחִיצָה תְּלוּיָה מַתֶּרֶת אֶלָּא בַּמַּיִם, קַל הוּא שֶׁהֵקֵלּוּ חֲכָמִים בְּמַיִם.
Rav Ashi a dit : Le dilemme qu’il a soulevé concerne le statut juridique d’une cloison suspendue à dix palmes au-dessus du sol. Ce dilemme est semblable à celui que Rabbi Tavla a soulevé comme question devant Rav : Une cloison suspendue est-elle considérée comme une cloison qui atteint le sol et rend permis de porter dans une ruine ? Rav lui a dit : Une cloison suspendue rend permis de porter seulement lorsqu’elle est suspendue au-dessus de l’eau, car il y a une indulgence introduite par les Sages à l’égard de l’eau.
מַקִּיפִין בְּקָנִים וְכוּ׳. בִּשְׁיָרָא אִין, בְּיָחִיד לָא? וְהָתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כׇּל מְחִיצּוֹת שַׁבָּת לֹא הִתִּירוּ לְיָחִיד יוֹתֵר מִבֵּית סָאתַיִם.
Nous avons appris dans la michna : On peut entourer la zone avec des planches dressées verticalement, à condition qu’il n’y ait pas un espace de trois paumes entre une planche et la suivante. Rabbi Yehouda a dit que cette indulgence, qui permet d’établir une cloison composée exclusivement d’éléments horizontaux ou verticaux, n’a été énoncée qu’à l’égard d’une caravane. La Guemara en déduit : En ce qui concerne une caravane, oui, c’est permis ; en ce qui concerne un individu, non, ce n’est pas permis. N’a-t-on pas enseigné dans une baraita : Rabbi Yehouda dit : En ce qui concerne toutes les cloisons instables de Chabbat, par exemple celles composées exclusivement d’éléments horizontaux ou verticaux, les Sages n’ont pas permis leur usage pour un individu si l’espace qu’elles entourent est supérieur à deux beit se’a ? Cela indique que, pour une surface allant jusqu’à deux beit se’a, Rabbi Yehouda permet ces cloisons même pour un individu.
כִּדְאָמַר רַב נַחְמָן וְאִיתֵּימָא רַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי: לָא נִצְרְכָא אֶלָּא לִיתֵּן לָהֶן כׇּל צָרְכָּן, הָכָא נָמֵי לִיתֵּן לָהֶן כׇּל צָרְכָּן.
La Guemara répond : La déclaration de Rabbi Yehuda dans la michna peut être comprise conformément à ce que Rav Naḥman, et certains disent que c’était Rav Beivai bar Abaye, a dit au sujet d’une autre déclaration : Cette halakhan’était nécessaire que pour fournir à ceux qui voyagent dans la caravane un espace permettant de satisfaire tous leurs besoins. Ici aussi, dans la michna, la déclaration de Rabbi Yehuda peut être comprise comme venant fournir à ceux qui voyagent dans la caravane un espace permettant de satisfaire tous leurs besoins. En d’autres termes, Rabbi Yehuda ne conteste pas l’efficacité fondamentale d’une cloison de ce type, même pour un individu. Lorsqu’il dit que la halakha s’applique uniquement à une caravane, il veut dire qu’elle ne s’applique que dans le cas d’une caravane, quelle que soit la taille de la zone en question. Cependant, dans le cas d’un individu, une cloison de ce type n’est efficace que si elle entoure une surface allant jusqu’à deux beit se’a.
הֵיכָא אִיתְּמַר דְּרַב נַחְמָן וְאִיתֵּימָא רַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי? אַהָא דִּתְנַן: כׇּל מְחִיצָה שֶׁאֵינָהּ שֶׁל שְׁתִי וָעֵרֶב אֵינָהּ מְחִיצָה, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה.
La Guemara demande : Où a été énoncée cette déclaration de Rav Naḥman, et certains disent de Rav Beivai bar Abaye ? Elle a été énoncée au sujet de cette règle à la fin de la michna : Toute cloison qui n’est pas faite d’éléments verticaux et horizontaux n’est pas une cloison ; telle est l’opinion de Rabbi Yossei, fils de Rabbi Yehouda.
וּמִי אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה הָכִי? וְהָתַנְיָא: אֶחָד יָחִיד וְאֶחָד שְׁיָירָא לַחֲבָלִים. וּמָה בֵּין יָחִיד לִשְׁיָירָא? יָחִיד נוֹתְנִין לוֹ בֵּית סָאתַיִם, שְׁנַיִם נוֹתְנִין לָהֶם בֵּית סָאתַיִם, שְׁלֹשָׁה נַעֲשׂוּ שְׁיָירָא וְנוֹתְנִין לָהֶן בֵּית שֵׁשׁ. דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה.
La Guemara demande : Rabbi Yossei, fils de Rabbi Yehouda, a-t-il vraiment dit cela ? N’a-t-on pas enseigné dans une baraita : Pour un individu comme pour une caravane, des cloisons faites de cordes sont valables ? Et quelle, alors, est la différence entre un individu et une caravane ? En ce qui concerne un individu, la halakhalui accorde une surface de deux beit se’a, dans laquelle il peut transporter grâce à des cloisons de ce type. En ce qui concerne deux individus également, la halakhaleur accorde une surface de deux beit se’a. Trois individus prennent le statut juridique d’une caravane, et la halakhaaccorde à chacun d’eux une surface de deux beit se’a, pour un total de six beitse’a. Telle est la déclaration de Rabbi Yossei, fils de Rabbi Yehouda.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֶחָד יָחִיד וְאֶחָד שְׁיָירָא נוֹתְנִין לָהֶן כׇּל צָרְכָּן, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְהֵא בֵּית סָאתַיִם פָּנוּי!
Et les Rabbins disent : En ce qui concerne à la fois un individu et ceux qui voyagent en caravane, on leur accorde un espace pour satisfaire tous leurs besoins, à condition qu’il n’y ait pas un espace inoccupé de deux beit se’a. Ils ne peuvent pas enclore une zone qui soit de deux beit se’a plus grande que l’espace dont ils ont besoin. Apparemment, Rabbi Yossei, fils de Rabbi Yehouda, s’appuie sur la décision selon laquelle des cordes rendent une zone apte à y porter, même pour un individu.
אָמַר רַב נַחְמָן וְאִיתֵּימָא רַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי: לָא נִצְרְכָא, אֶלָּא לִיתֵּן לָהֶן כׇּל צָרְכָּן.
Rav Naḥman, et certains disent que c’était Rav Beivai bar Abaye, qui a dit : L’opinion de Rabbi Yosei, fils de Rabbi Yehuda, dans la michna n’était nécessaire que pour leur fournir l’espace permettant de satisfaire tous leurs besoins dans le cas d’une cloison correctement construite, composée à la fois d’éléments horizontaux et verticaux. Une cloison composée exclusivement d’éléments horizontaux ou verticaux rend une surface de six beit se’a apte à y porter, uniquement dans le cas d’une caravane.
דָּרַשׁ רַב נַחְמָן מִשּׁוּם רַבֵּינוּ שְׁמוּאֵל: יָחִיד — נוֹתְנִין לוֹ בֵּית סָאתַיִם, שְׁנַיִם — נוֹתְנִין לְהוּ בֵּית סָאתַיִם, שְׁלֹשָׁה — נַעֲשׂוּ שְׁיָירָא וְנוֹתְנִין לָהֶן בֵּית שֵׁשׁ.
Rav Naḥman a enseigné au nom de Rabbeinu Shmuel : En ce qui concerne un individu, la halakha lui accorde une superficie de deux beit se’a. En ce qui concerne deux individus, la halakha leur accorde également une superficie de deux beit se’a. Trois individus prennent le statut juridique de caravane, et la halakha accorde à chacun d’eux une superficie de deux beit se’a, pour un total de six beitse’a.
שָׁבַקְתְּ רַבָּנַן וְעָבְדַתְּ כְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה?
On demanda à Rav Naḥman : As-tu abandonné l’opinion majoritaire des Rabbins et agi conformément à l’opinion individuelle de Rabbi Yosei, fils de Rabbi Yehuda ?
הֲדַר אוֹקֵים רַב נַחְמָן אָמוֹרָא עֲלֵיהּ וּדְרַשׁ: דְּבָרִים שֶׁאָמַרְתִּי לִפְנֵיכֶם טָעוּת הֵן בְּיָדִי. בְּרַם כָּךְ אָמְרוּ: יָחִיד — נוֹתְנִין לוֹ בֵּית סָאתַיִם, שְׁנַיִם — נוֹתְנִין לָהֶן בֵּית סָאתַיִם, שְׁלֹשָׁה — נַעֲשׂוּ שְׁיָירָא וְנוֹתְנִין לָהֶן כָּל צָרְכָּן.
Rav Naḥman plaça alors un héraut se tenant au-dessus de lui, et enseigna : Les propos que je vous ai dits auparavant étaient une erreur de ma part. En effet, voici ce que les Sages ont dit : En ce qui concerne un individu, la halakhalui accorde une superficie de deux beit se’a. En ce qui concerne deux individus, la halakhaleur accorde également une superficie de deux beit se’a. Trois individus acquièrent le statut juridique de caravane, et la halakhaleur accorde un espace suffisant pour satisfaire tous leurs besoins.

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria