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לְאוֹבָלִין וּמְצָאוֹ שֶׁיּוֹשֵׁב בְּמָבוֹי שֶׁאֵין לוֹ אֶלָּא לֶחִי אֶחָד. אָמַר לוֹ: בְּנִי, עֲשֵׂה לֶחִי אַחֵר. אָמַר לוֹ: וְכִי לְסוֹתְמוֹ אֲנִי צָרִיךְ? אָמַר לוֹ יִסָּתֵם, וּמָה בְּכָךְ.
dans la ville d'Ovelin, et il le trouva demeurant dans une ruelle qui n'avait qu'un seul poteau latéral. Il lui dit : Mon fils, installe un autre poteau latéral. Rabbi Yossei lui dit : Suis-je tenu de la fermer ? Rabbi Eliezer lui dit : Qu'elle soit fermée ; quelle importance ?
אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: לֹא נֶחְלְקוּ בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל עַל מָבוֹי שֶׁהוּא פָּחוֹת מֵאַרְבַּע אַמּוֹת שֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ כְּלוּם, עַל מָה נֶחְלְקוּ, עַל רָחָב מֵאַרְבַּע אַמּוֹת וְעַד עֶשֶׂר. שֶׁבֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: לֶחִי וְקוֹרָה, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אוֹ לֶחִי אוֹ קוֹרָה.
Nous avons appris dans cette même Tosefta : Rabban Shimon ben Gamliel a dit : Beit Shammai et Beit Hillel n’étaient pas en désaccord au sujet d’une ruelle dont la largeur est inférieure à quatre coudées, car ils conviennent tous deux que cette ruelle ne nécessite rien pour permettre à quelqu’un d’y porter. À propos de quoi étaient-ils en désaccord ? À propos d’une ruelle qui est plus large que quatre coudées, et jusqu’à dix coudées ; car Beit Shammai disent : Il est permis d’y porter seulement s’il y a à la fois un poteau latéral et une poutre transversale, et Beit Hillel disent : Elle nécessite soit un poteau latéral soit une poutre transversale.
קָתָנֵי מִיהַת ״וְכִי לְסוֹתְמוֹ אֲנִי צָרִיךְ״, אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא לְחָיַיִן וְקוֹרָה — מִשּׁוּם הָכִי אָמַר ״וְכִי לְסוֹתְמוֹ אֲנִי צָרִיךְ״. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ לְחָיַיִן בְּלֹא קוֹרָה — מַאי לְסוֹתְמוֹ?
La Guemara explique la preuve tirée de cette Tosefta. En tout cas, elle enseigne : Rabbi Yosei ben Perida dit à Rabbi Eliezer : Suis-je tenu de la sceller ? Certes, si vous dites que Rabbi Eliezer exige deux poteaux latéraux et une poutre transversale, pour cette raison le disciple a dit : Suis-je tenu de la sceller ? Cependant, si vous dites qu’il exige des poteaux latéraux sans poutre transversale, quel est le sens de la sceller ? L’entrée de la ruelle reste ouverte par le haut.
הָכִי קָאָמַר: וְכִי לְסוֹתְמוֹ בִּלְחָיַיִן אֲנִי צָרִיךְ?
La Guemara rejette cet argument : On ne peut tirer d’ici aucune preuve absolue, car peut-être voici ce qu’il dit : Suis-je tenu de la sceller avec des montants latéraux ?
אָמַר מָר: אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: לֹא נֶחְלְקוּ בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל עַל מָבוֹי שֶׁפָּחוֹת מֵאַרְבַּע אַמּוֹת שֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ כְּלוּם. וְהָא אֲנַן תְּנַן: מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אָמַר תַּלְמִיד אֶחָד לִפְנֵי רַבִּי עֲקִיבָא: לֹא נֶחְלְקוּ בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל עַל מָבוֹי שֶׁהוּא פָּחוֹת מֵאַרְבַּע אַמּוֹת שֶׁהוּא נִיתָּר אוֹ בְּלֶחִי אוֹ בְּקוֹרָה!
Le Maître a dit dans la Tosefta : Rabban Shimon ben Gamliel a dit que Beit Shammai et Beit Hillel ne sont pas en désaccord au sujet d’une ruelle dont la largeur est inférieure à quatre coudées, car ils conviennent tous deux qu’elle ne nécessite rien pour qu’il soit permis d’y porter. Mais n’avons-nous pas appris dans la michna : Un certain disciple a dit devant Rabbi Akiva au nom de Rabbi Yishmael : Beit Shammai et Beit Hillel n’étaient pas en désaccord au sujet d’une ruelle dont la largeur est inférieure à quatre coudées, car ils conviennent tous deux que porter dans une ruelle de ce type est permis au moyen d’un poteau latéral ou d’une poutre transversale. Comment Rabban Shimon ben Gamliel a-t-il pu dire que, selon Beit Shammai et Beit Hillel, même cette action minimale est inutile ?
אָמַר רַב אָשֵׁי, הָכִי קָאָמַר: אֵינוֹ צָרִיךְ לֶחִי וְקוֹרָה כְּבֵית שַׁמַּאי, וְלֹא לְחָיַיִן כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, אֶלָּא: אוֹ לֶחִי אוֹ קוֹרָה, כְּבֵית הִלֵּל.
Rav Ashi a dit : Voici ce que Rabban Shimon ben Gamliel est en train de dire. Il n’exige ni un montant latéral ni une poutre transversale, conformément à l’opinion de Beit Shammai, ni n’exige deux montants latéraux, conformément à l’opinion de Rabbi Eliezer ; plutôt, il exige soit un montant latéral soit une poutre transversale, conformément à l’affirmation de Beit Hillel concernant une grande ruelle. Lorsqu’il a été dit que Rabban Shimon ben Gamliel n’exige rien, cela signifiait rien de plus que ce qui est exigé par Beit Hillel.
וְכַמָּה? אָמַר רַב אַחְלַי: וְאִיתֵּימָא רַב יְחִיאֵל: עַד אַרְבָּעָה.
La Guemara demande : Et à quel point une ruelle doit-elle être étroite pour qu’elle ne nécessite même pas de poteau latéral, selon tous les avis ? Rav Aḥlei a dit, et certains disent que c’était Rav Yeḥiel qui l’a dit : Jusqu’à une largeur de quatre palmes, la ruelle ne nécessite rien pour qu’il soit permis d’y porter.
אָמַר רַב שֵׁשֶׁת אָמַר רַב יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אָמַר רַב: מוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּפַסֵּי חָצֵר. וְרַב נַחְמָן אָמַר: הֲלָכָה כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּפַסֵּי חָצֵר.
Rav Sheshet a dit que Rav Yirmeya bar Abba a dit que Rav a dit : Les Sages concèdent à Rabbi Eliezer en ce qui concerne les planches verticales d’une cour. C’est-à-dire que les Sages ne sont en désaccord avec Rabbi Eliezer qu’au sujet du nombre de poteaux latéraux nécessaires pour permettre de porter dans une ruelle. Cependant, ils conviennent que, si une cour a été ouverte sur le domaine public, elle ne peut être considérée comme fermée que si des planches verticales de mur, semblables à des poteaux latéraux, restent des deux côtés de la brèche. Mais Rav Naḥman a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Eliezer en ce qui concerne les planches verticales de mur requises dans une cour.
אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מַאן מוֹדִים? — רַבִּי. הֲלָכָה מִכְּלָל דִּפְלִיגִי, [מַאן פְּלִיג עֲלֵיהּ] — רַבָּנַן. דְּתַנְיָא: חָצֵר נִיתֶּרֶת בְּפַס אֶחָד. רַבִּי אוֹמֵר: בִּשְׁנֵי פַסִּין.
Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Qui sont les Sages auxquels Rav faisait référence lorsqu’il a déclaré qu’ils concèdent à Rabbi Eliezer ? Il faisait référence à Rabbi Yehuda HaNasi. En outre, puisque Rav Naḥman a dit que la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Eliezer, on peut apprendre par inférence que les Sages contestent également cette question. Qui sont ceux qui ne sont pas d’accord avec Rabbi Yehuda HaNasi ? Ce sont les Sages, comme cela a été enseigné dans une baraita : Dans une cour qui a été ouverte sur le domaine public, la largeur de l’ouverture n’excédant pas dix coudées, il est permis de porter si une planche verticale reste d’un côté de l’ouverture. Rabbi Yehuda HaNasi dit : Cela n’est permis que s’il reste deux planches verticales, une de chaque côté de l’ouverture.
אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: חָצֵר צְרִיכָה שְׁנֵי פַסִּין. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי זֵירָא לְרַבִּי אַסִּי: מִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן הָכִי? וְהָא אַתְּ הוּא דְּאָמְרַתְּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: פַּסֵּי חָצֵר צְרִיכִין שֶׁיְּהֵא בָּהֶן אַרְבָּעָה. וְכִי תֵּימָא: אַרְבָּעָה מִכָּאן וְאַרְבָּעָה מִכָּאן —
Rabbi Assi a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Une cour qui a été percée nécessite deux planches verticales de mur de chaque côté de la brèche, conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi. Rabbi Zeira dit à Rabbi Assi : Rabbi Yoḥanan a-t-il vraiment dit cela ? Mais n’est-ce pas toi qui as dit au nom de Rabbi Yoḥanan : Les planches verticales dans une cour doivent avoir quatre palmes de largeur ? Cela indique qu’une seule planche est nécessaire. Et si tu dis que Rabbi Yoḥanan exige une planche verticale de quatre palmes d’ici, d’un côté de la brèche, et une planche verticale de quatre palmes de là, de l’autre côté de la brèche, cela est difficile.
וְהָתָנֵי רַב אַדָּא בַּר אֲבִימִי קַמֵּיהּ דְּרַבִּי חֲנִינָא, וְאָמְרִי לַהּ קַמֵּיהּ דְּרַבִּי חֲנִינָא בַּר פַּפִּי: קְטַנָּה בְּעֶשֶׂר, וּגְדוֹלָה בְּאַחַת עֶשְׂרֵה!
Mais Rav Adda bar Avimi n’a-t-il pas enseigné la baraita suivante devant Rabbi Ḥanina, et certains disent que c’était devant Rabbi Ḥanina bar Pappi, au sujet de la halakha régissant une petite cour qui a été ouverte sur toute sa longueur vers une grande cour. La baraita enseigne que les habitants de la grande cour peuvent utiliser leur cour même si la petite cour a une largeur de dix coudées, et la grande une largeur de onze coudées. Dans ce cas, la différence entre la longueur de la petite cour et celle de la grande cour n’est que d’une coudée, c’est-à-dire six palmes. Par conséquent, il ne peut pas y avoir de planches verticales de quatre palmes de chaque côté, car ensemble elles représenteraient plus d’une coudée.
כִּי סָלֵיק רַבִּי זֵירָא מִיַּמֵּי פָּרְשַׁהּ: בָּרוּחַ אַחַת בְּאַרְבָּעָה, מִשְׁתֵּי רוּחוֹת — מַשֶּׁהוּ לְכָאן וּמַשֶּׁהוּ לְכָאן.
La Guemara résout cette difficulté : Lorsque Rabbi Zeira remonta de ses voyages en mer, il expliqua la contradiction entre les déclarations de Rav Yoḥanan de la manière suivante : S’il y a une planche verticale dans une seule direction, elle doit mesurer quatre palmes ; cependant, s’il y a des planches verticales de deux directions, il suffit qu’il y ait une quelconque quantité ici, d’un côté, et une quelconque quantité là, de l’autre côté.
וְהָדְתָנֵי אַדָּא בַּר אֲבִימִי — רַבִּי הִיא, וְסָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי.
Et ce qu’a enseigné Adda bar Avimi au sujet de la différence de taille entre les deux cours n’est pas universellement accepté, car, selon Rabbi Zeira, il suffit qu’une cour soit plus grande que l’autre de quatre palmes. Au contraire, cela est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi, qui exige deux planches verticales de mur dans une cour percée. En outre, Rabbi Yehouda HaNassi soutient conformément à l’opinion de Rabbi Yossei, qui dit qu’un poteau latéral doit avoir au moins trois palmes de largeur. Par conséquent, les deux planches verticales ensemble doivent mesurer au moins six palmes, c’est pourquoi la différence minimale entre la plus petite et la plus grande des cours est d’une coudée.
אָמַר רַב יוֹסֵף אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: חָצֵר נִיתֶּרֶת בְּפַס אֶחָד. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: מִי אָמַר שְׁמוּאֵל הָכִי? וְהָא אֲמַר לֵיהּ שְׁמוּאֵל לְרַב חֲנַנְיָה בַּר שֵׁילָא: אַתְּ לָא תַּעֲבֵיד עוֹבָדָא אֶלָּא אוֹ בְּרוֹב דּוֹפֶן אוֹ בִּשְׁנֵי פַסִּין!
Rav Yosef a dit que Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit : Une cour avec une brèche est permise si une planche verticale du mur reste debout d’un côté de la brèche. Abaye dit à Rav Yosef : Shmuel a-t-il vraiment dit cela ? Mais Shmuel n’a-t-il pas dit à Rav Ḥananya bar Sheila : Tu ne dois pas agir, c’est-à-dire rendre une décision permettant de porter dans une cour avec une brèche, à moins qu’il ne reste debout soit la majorité du mur, soit deux planches verticales des deux côtés de la brèche.
אֲמַר לֵיהּ: וַאֲנָא לָא יָדַעְנָא, דְּעוֹבָדָא הֲוָה בְּדוּרָה דִרְעוּתָא, לְשׁוֹן יָם הַנִּכְנָס לְחָצֵר הֲוָה. וַאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב יְהוּדָה, וְלָא אַצְרְכֵיהּ אֶלָּא פַּס אֶחָד.
Rav Yosef dit à Abaye : Je ne sais pas comment résoudre cette contradiction. Tout ce que je sais, c’est qu’il y a eu un incident dans un village de bergers concernant une étroite crique de la mer qui pénétrait dans une cour, faisant une brèche complète dans l’un de ses murs, et l’affaire fut portée devant Rav Yehuda, et il n’exigea qu’une seule planche verticale de mur pour rester en place afin de le permettre.
אֲמַר לֵיהּ: לְשׁוֹן יָם קָאָמְרַתְּ, קַל הוּא שֶׁהֵקֵלּוּ חֲכָמִים בְּמַיִם.
Abaye dit à Rav Yosef : Tu parles d’un étroit bras de mer, mais un bras de mer est différent et rien ne peut être déduit de ce cas, car nous savons que c’est une indulgence dans laquelle les Sages ont allégé les exigences dans les cas impliquant de l’eau. Dans ces cas, les Sages n’ont pas exigé de cloisons correctement construites, mais se sont contentés de cloisons inférieures.
כְּדִבְעָא מִינֵּיהּ רַבִּי טַבְלָא מֵרַב: מְחִיצָה תְּלוּיָה, מַהוּ שֶׁתַּתִּיר בְּחוּרְבָּה? אֲמַר לֵיהּ: אֵין מְחִיצָה תְּלוּיָה מַתֶּרֶת אֶלָּא בְּמַיִם, קַל הוּא שֶׁהֵקֵלּוּ חֲכָמִים בְּמַיִם.
La Guemara appuie l’affirmation selon laquelle les Sages ont été plus indulgents à l’égard de l’eau à partir du dilemme suivant que Rabbi Tavla souleva devant Rav : une cloison suspendue permet-elle de transporter dans une ruine ? Disons-nous que les vestiges des murs suspendus dans l’air sont considérés comme s’ils descendaient jusqu’au sol, fermant la zone de sorte qu’elle soit considérée comme un domaine privé ? Rav lui dit : une cloison suspendue de ce type permet de transporter seulement dans le cas de l’eau ; c’est une indulgence dans laquelle les Sages ont allégé les exigences dans les cas impliquant l’eau.
מִכׇּל מָקוֹם קַשְׁיָא.
La Guemara continue : Quoi qu’il en soit, cela est difficile. La contradiction entre les déclarations contradictoires de Shmuel reste sans résolution.
כִּי אֲתוֹ רַב פָּפָּא וְרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ מִבֵּי רַב פֵּירְשׁוּהָ: מֵרוּחַ אַחַת — בְּאַרְבָּעָה, מִשְׁתֵּי רוּחוֹת — מַשֶּׁהוּ לְכָאן וּמַשֶּׁהוּ לְכָאן.
La Guemara résout la difficulté : Lorsque Rav Pappa et Rav Houna, fils de Rav Yehoshua, revinrent de la maison de leur maître, ils expliquèrent la contradiction de la manière suivante : S’il y a une planche verticale d’une seule direction, elle doit avoir quatre palmes ; mais s’il y a des planches verticales de deux directions, c’est-à-dire des deux côtés de la brèche, il suffit qu’il y ait un peu ici, d’un côté, et un peu ici, de l’autre côté.
אָמַר רַב פָּפָּא: אִי קַשְׁיָא לִי — הָא קַשְׁיָא לִי, דַּאֲמַר לֵיהּ שְׁמוּאֵל לְרַב חֲנַנְיָה בַּר שֵׁילָא: אַתְּ לָא תַּעֲבֵיד עוֹבָדָא אֶלָּא אוֹ בְּרוֹב דּוֹפֶן אוֹ בִּשְׁנֵי פַסִּין.
Rav Pappa a dit : Si cette question m’est difficile à comprendre, voici ma difficulté : car Shmuel a dit à Rav Ḥananya bar Sheila : Tu ne dois pas agir, c’est-à-dire rendre une décision permettant de porter dans une cour percée, à moins qu’il ne reste debout soit la majeure partie du mur, soit deux planches dressées de part et d’autre de la brèche.
לְמָה לִי רוֹב דּוֹפֶן? בְּפַס אַרְבָּעָה סַגִּי! וְכִי תֵּימָא מַאי בְּרוֹב דּוֹפֶן בְּדוֹפֶן שִׁבְעָה, דִּבְאַרְבְּעָה הֲוָה לֵיהּ רוֹב דּוֹפֶן, לְמָה לִי אַרְבָּעָה? בִּשְׁלֹשָׁה וּמַשֶּׁהוּ סַגִּי! דְּהָא אָמַר רַב אַחְלַי וְאִיתֵּימָא רַב יְחִיאֵל: עַד אַרְבָּעָה!
La Guemara demande : Pourquoi ai-je besoin de la majeure partie du mur ? Une planche verticale de quatre paumes devrait suffire. La Guemara explique davantage la difficulté : Et si tu dis, quel est le sens de la majeure partie du mur mentionnée ici ? Cela renvoie au cas particulier où le mur a une largeur de sept paumes, de sorte que quatre paumes constituent la majeure partie du mur, cela aussi est difficile. Même si le mur a une largeur de sept paumes, pourquoi ai-je besoin d'une planche verticale de quatre paumes pour fermer ? Trois paumes et n'importe quelle quantité devraient suffire, comme Rav Aḥlei, et certains disent que c'est Rav Yeḥiel qui a dit : Une ruelle étroite d'une largeur allant jusqu'à quatre paumes ne nécessite absolument rien. Ici aussi, après avoir fermé un peu plus de trois paumes, l'ouverture restante est inférieure à quatre paumes, donc rien de plus ne devrait être requis.
אִיבָּעֵית אֵימָא: כָּאן — בְּחָצֵר, כָּאן — בְּמָבוֹי, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: דְּרַב אַחְלַי גּוּפֵיהּ תַּנָּאֵי הִיא.
La Guemara répond : Si tu veux, dis qu’ici, la déclaration de Shmuel se rapporte à une cour, où même une brèche de moins de quatre paumes nécessite une intervention. Là-bas, la déclaration de Rav Aḥlei se rapporte à une ruelle. Et si tu veux, dis que la déclaration de Rav Aḥlei elle-même fait l’objet d’un débat entre les tannaïm.
תָּנוּ רַבָּנַן: לְשׁוֹן יָם הַנִּכְנָס לְחָצֵר — אֵין מְמַלְּאִין הֵימֶנּוּ בְּשַׁבָּת אֶלָּא אִם כֵּן יֵשׁ לוֹ מְחִיצָה גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה טְפָחִים. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — שֶׁפִּירְצָתוֹ בְּיוֹתֵר מֵעֲשָׂרָה, אֲבָל עֲשָׂרָה — אֵין צָרִיךְ כְּלוּם.
Les Sages ont enseigné la baraita suivante : En ce qui concerne un étroit bras de mer qui entre dans une cour, en ouvrant partiellement une brèche dans l’un de ses murs, on ne peut pas puiser de l’eau de celui-ci pendant Chabbat. Ce bras de mer est un karmelit, depuis lequel il est interdit de transporter vers un domaine privé, par exemple une cour. Telle est la halakha, à moins qu’il n’y ait une cloison de dix palmes de hauteur sur un côté de la brèche du mur, ce qui intégrerait le bras de mer comme faisant partie de la cour. Dans quel cas cette affirmation a-t-elle été dite ? Lorsque la brèche par laquelle l’eau entre fait plus de dix coudées de large ; mais si elle ne fait que dix coudées de large, rien n’est requis.
מִמְלָא הוּא דְּלָא מְמַלְּאִינַן, הָא טַלְטוֹלֵי מְטַלְטְלִינַן. וְהָא נִפְרְצָה חָצֵר בִּמְלוֹאָהּ לְמָקוֹם הָאָסוּר לָהּ!
La Guemara demande : La baraita indique que l’on ne peut pas puiser de l’eau depuis l’anse, car cela impliquerait de transporter d’un karmelit vers un domaine privé, mais dans la cour elle-même, on peut effectivement porter. Mais la cour n’est-elle pas ouverte sur toute sa longueur, c’est-à-dire sur plus de dix coudées, vers un endroit qui lui est interdit ? Puisqu’il est interdit de porter vers l’anse ou depuis celle-ci, il devrait aussi être interdit de porter à l’intérieur même de la cour.

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