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וְרַבִּי יְהוּדָה – אֲכִילָה כְּתִיבָה בֵּיהּ, וְרַבָּנַן – הַהִיא אֲכִילָה דְּכִי אִית בֵּיהּ אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה זֵיתִים וַאֲכַל חַד כְּזַיִת מִיחַיַּיב.
Et quelle est l’opinion de Rabbi Yehouda ? Il soutient que, puisque le terme : Manger, est écrit au sujet du nerf sciatique, et qu’un acte significatif de manger est généralement défini comme la consommation d’un volume d’olive, on n’est passible que si l’on mange un volume d’olive. Et que déduisent les Sages de ce terme ? Que l’emploi du terme manger indique que, dans un cas où le nerf sciatique contient quatre ou cinq volumes d’olive et où l’on a mangé seulement un volume d’olive, on est passible. Néanmoins, si l’on mange le nerf sciatique entier, on est passible même s’il contient moins d’un volume d’olive.
וְרַבִּי יְהוּדָה, מֵ״אֲשֶׁר עַל כַּף הַיָּרֵךְ״ נָפְקָא.
Et selon Rabbi Yehouda, d’où est-il déduit qu’une personne est passible pour avoir mangé un volume d’olive d’un nerf sciatique plus grand ? Il soutient que cela est déduit de l’expression « qui est sur l’emboîture de la cuisse », qui indique que même si l’on ne mange que la partie du nerf sciatique qui est sur l’emboîture de la cuisse, et non le nerf sciatique entier, on est passible.
וְרַבָּנַן, הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לִכְדִשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא אָסְרָה תּוֹרָה אֶלָּא שֶׁעַל כַּף הַיָּרֵךְ. וְרַבִּי יְהוּדָה – ״הַיָּרֵךְ״ כְּתִיב, דְּכוּלַּהּ יָרֵךְ.
Et comment les Rabbins interprètent-ils cette expression ? Cette expression est nécessaire pour enseigner la halakha énoncée par Shmuel, comme Shmuel l’a dit : La Torah n’interdit que la partie du nerf sciatique qui se trouve sur la protubérance arrondie de chair en forme de cuillère. Et quelle est l’opinion de Rabbi Yehuda concernant la halakha énoncée par Shmuel ? Il déduit du fait qu’il est écrit : « La cuillère de la cuisse, » que le nerf sciatique de toute la cuisse est interdit, et non seulement la partie qui se trouve sur la protubérance arrondie de chair en forme de cuillère.
וְרַבָּנַן, הַהוּא דְּפָשֵׁיט אִיסּוּרֵיהּ בְּכוּלַּיהּ יָרֵךְ, לְאַפּוֹקֵי חִיצוֹן דְּלָא, וּלְעוֹלָם שֶׁעַל הַכַּף.
Et comment les Rabbins interprètent-ils « la cuillère de la cuisse » ? Selon les Rabbins, cette expression indique que l’interdiction du nerf sciatique s’applique au nerf qui s’étend sur toute la cuisse, c’est-à-dire le nerf intérieur, ce qui sert à exclure le nerf extérieur, nerf qui n’est pas interdit par la loi de la Torah ; mais en réalité, seule la partie du nerf intérieur qui se trouve sur la protubérance de chair en forme de cuillère est interdite, et non tout le nerf intérieur.
וְהַאי ״כַּף״ מִיבְּעֵי לֵיהּ לְמַעוֹטֵי עוֹף, דְּלֵית לֵיהּ כַּף! תְּרֵי ״כַּף״ כְּתִיבִי.
La Guemara objecte : Mais ce terme « cuillère » est nécessaire pour exclure le nerf sciatique d’un oiseau, qui n’a pas de protubérance arrondie sur l’os de la cuisse pouvant être décrite comme la cuillère de la cuisse, comme enseigné dans la michna (89b). La Guemara explique : Il y a deux emplois du terme « cuillère » écrits dans le verset, et par conséquent deux halakhot distinctes peuvent être dérivées de ce terme.
מַתְנִי׳ יָרֵךְ שֶׁנִּתְבַּשֵּׁל בָּהּ גִּיד הַנָּשֶׁה, אִם יֵשׁ בָּהּ בְּנוֹתֵן טַעַם – הֲרֵי זוֹ אֲסוּרָה. כֵּיצַד מְשַׁעֲרִין אוֹתָהּ? כְּבָשָׂר בְּלֶפֶת.
MICHNA : Dans le cas d’une cuisse qui a été cuite avec le nerf sciatique à l’intérieur, s’il y a du nerf sciatique en elle en quantité suffisante pour transmettre sa saveur à la cuisse, la cuisse entière est interdite à la consommation. Comment mesure-t-on s’il y a suffisamment de nerf sciatique pour transmettre de la saveur à la viande de toute la cuisse ? On le considère comme si le nerf sciatique était de la viande transmettant de la saveur à un navet. Si de la viande du volume du nerf sciatique transmettait de la saveur à un navet du volume de la cuisse lorsqu’ils étaient cuits ensemble, alors la cuisse entière est interdite.
גִּיד הַנָּשֶׁה שֶׁנִּתְבַּשֵּׁל עִם הַגִּידִים, בִּזְמַן שֶׁמַּכִּירוֹ – בְּנוֹתֵן טַעַם, וְאִם לָאו – כּוּלָּן אֲסוּרִין, וְהָרוֹטֶב בְּנוֹתֵן טַעַם.
En ce qui concerne un nerf sciatique qui a été cuit avec d’autres tendons, lorsqu’on identifie le nerf sciatique et qu’on le retire, les autres tendons sont interdits si le nerf sciatique était assez grand pour donner du goût. Et si on ne l’identifie pas, tous les tendons sont interdits parce que chacun d’eux pourrait être le nerf sciatique ; mais le bouillon n’est interdit que si le nerf sciatique donne du goût au bouillon.
וְכֵן חֲתִיכָה שֶׁל נְבֵלָה, וְכֵן חֲתִיכָה שֶׁל דָּג טָמֵא שֶׁנִּתְבַּשְּׁלָה עִם הַחֲתִיכוֹת, בִּזְמַן שֶׁמַּכִּירָן – בְּנוֹתֵן טַעַם, וְאִם לָאו – כּוּלָּן אֲסוּרוֹת, וְהָרוֹטֶב בְּנוֹתֵן טַעַם.
De même, dans le cas d’un morceau de carcasse animale ou d’un morceau de poisson non casher qui a été cuit avec des morceaux semblables de viande ou de poisson casher, lorsqu’on identifie le morceau interdit et qu’on le retire, le reste de la viande ou du poisson n’est interdit que si le morceau interdit était assez grand pour donner du goût à l’ensemble du mélange. Et si l’on n’identifie pas et ne retire pas le morceau interdit, tous les morceaux sont interdits, en raison de la possibilité que chaque morceau choisi puisse être le morceau interdit ; mais le bouillon n’est interdit que si le morceau interdit donne du goût au bouillon.
גְּמָ׳ אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁנִּתְבַּשֵּׁל בָּהּ, אֲבָל נִצְלָה בָּהּ – קוֹלֵף וְאוֹכֵל עַד שֶׁמַּגִּיעַ לַגִּיד.
GUEMARA : La michna enseigne qu’une cuisse qui a été cuite avec le nerf sciatique est interdite si le nerf transmet du goût à la cuisse. Shmuel dit : Les Sages ont enseigné que la cuisse est entièrement interdite seulement lorsqu’elle a été cuite avec le nerf sciatique à l’intérieur. Mais si le nerf sciatique a été rôti à l’intérieur de la cuisse, on peut peler la viande et la manger jusqu’à ce qu’il atteigne le nerf sciatique, puis retirer le nerf.
אִינִי? וְהָאָמַר רַב הוּנָא: גְּדִי שֶׁצְּלָאוֹ בְּחֶלְבּוֹ – אָסוּר לֶאֱכוֹל אֲפִילּוּ מֵרֹאשׁ אׇזְנוֹ!
La Guemara objecte : Est-ce bien ainsi ? Mais Rav Houna ne dit-il pas : En ce qui concerne un chevreau qui a été rôti avec sa graisse interdite, il est interdit de manger toute partie de l’animal, même le bout de son oreille ? Cela prouve que le rôtissage, comme la cuisson, répand le goût de la graisse interdite dans tout l’animal.

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