״אִם מִחוּט וְעַד שְׂרוֹךְ נַעַל״, זָכוּ בָּנָיו לִשְׁתֵּי מִצְוֹת: לְחוּט שֶׁל תְּכֵלֶת, וּרְצוּעָה שֶׁל תְּפִילִּין.
« Cela » que je ne prendrai ni un fil ni une courroie de sandale ni quoi que ce soit qui soit à toi » (Genèse 14:23), se tenant à l’écart de tout ce qui ne lui appartenait pas de droit, ses enfants méritèrent deux mitsvot : le fil de laine bleu azur porté sur les franges rituelles et la lanière des phylactères.
בִּשְׁלָמָא רְצוּעָה שֶׁל תְּפִילִּין, כְּתִיב: ״וְרָאוּ כׇּל עַמֵּי הָאָרֶץ כִּי שֵׁם ה׳ נִקְרָא עָלֶיךָ״, וְתַנְיָא: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הַגָּדוֹל אוֹמֵר: אֵלּוּ תְּפִילִּין שֶׁבָּרֹאשׁ, אֶלָּא חוּט שֶׁל תְּכֵלֶת מַאי הִיא?
La Guemara demande : Soit, la lanière des phylactères procure un bénéfice, comme il est écrit : « Et tous les peuples de la terre verront que le nom du Seigneur est invoqué sur toi ; et ils te craindront » (Deutéronome 28:10). Et il est enseigné dans une baraita que Rabbi Eliezer le Grand dit : Cela fait référence aux phylactères de la tête, sur lesquels le nom de Dieu est écrit. Les phylactères confèrent donc la splendeur et la grandeur de Dieu et constituent une récompense appropriée. Mais quel est le bénéfice procuré par le fil de laine bleu azur ?
דְּתַנְיָא, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מָה נִשְׁתַּנָּה תְּכֵלֶת מִכׇּל הַצִּבְעוֹנִין? מִפְּנֵי שֶׁתְּכֵלֶת דּוֹמֶה לַיָּם, וְיָם דּוֹמֶה לָרָקִיעַ, וְרָקִיעַ דּוֹמֶה לְאֶבֶן סַפִּיר, וְאֶבֶן סַפִּיר דּוֹמֶה לְכִסֵּא הַכָּבוֹד, דִּכְתִיב: ״וַיִּרְאוּ אֵת אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל וְתַחַת רַגְלָיו וְגוֹ׳״, וּכְתִיב: ״כְּמַרְאֵה אֶבֶן סַפִּיר דְּמוּת כִּסֵּא״.
La Guemara répond : Comme il est enseigné dans une baraita que Rabbi Meir avait l’habitude de dire : Qu’est-ce qui distingue le bleu azur de toutes les autres couleurs pour qu’il ait été spécifié pour la mitsva des franges rituelles ? C’est parce que le bleu azur, par sa couleur, ressemble à la mer, et la mer ressemble au ciel, et le ciel ressemble à la pierre de saphir, et la pierre de saphir ressemble au Trône de Gloire, comme il est dit : « Ils virent le Dieu d’Israël ; et sous Ses pieds il y avait comme un ouvrage pavé de pierre de saphir, et comme le ciel lui-même dans sa pureté » (Exode 24:10). Ce verset montre que les cieux ressemblent au saphir, et il est écrit : « Et au-dessus du firmament qui était au-dessus de leurs têtes se trouvait la ressemblance d’un trône, ayant l’apparence d’une pierre de saphir » (Ézéchiel 1:26). Par conséquent, le trône ressemble aux cieux. La couleur du colorant bleu azur agit comme une indication du lien entre le peuple juif et la Présence divine.
אָמַר רַבִּי אַבָּא: קָשֶׁה גָּזֵל הַנֶּאֱכָל, שֶׁאֲפִילּוּ צַדִּיקִים גְּמוּרִים אֵינָן יְכוֹלִין לְהַחְזִירוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בִּלְעָדַי רַק אֲשֶׁר אָכְלוּ הַנְּעָרִים״.
La Guemara ci-dessus a mentionné qu’Abraham a refusé d’accepter un bien qui ne lui appartenait pas. À ce sujet, Rabbi Abba dit : Difficile est la restitution d’un vol qui a été consommé, car même les parfaitement justes sont incapables de le restituer, comme il est dit : « Je ne prendrai ni un fil, ni une courroie de sandale, ni quoi que ce soit qui soit à toi…sauf seulement ce que les jeunes hommes ont mangé avec moi » (Torah 14:23–24). Même le juste Abraham était incapable de restituer ce que les jeunes hommes avaient déjà consommé.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן: כׇּל מָקוֹם שֶׁאַתָּה מוֹצֵא דְּבָרָיו שֶׁל רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי בַּהַגָּדָה – עֲשֵׂה אׇזְנֶיךָ כַּאֲפַרְכֶּסֶת. ״לֹא מֵרֻבְּכֶם מִכׇּל הָעַמִּים חָשַׁק ה׳ בָּכֶם וְגוֹ׳״ – אָמַר לָהֶם הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְיִשְׂרָאֵל: חוֹשְׁקַנִי בָּכֶם, שֶׁאֲפִילּוּ בְּשָׁעָה שֶׁאֲנִי מַשְׁפִּיעַ לָכֶם גְּדוּלָּה – אַתֶּם מְמַעֲטִין עַצְמְכֶם לְפָנַי.
§ Rabbi Yoḥanan dit au nom de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon : Tout endroit où tu trouves les paroles de Rabbi Eliezer, fils de Rabbi Yosei HaGelili, en référence à la aggada, fais de tes oreilles un entonnoir [ka’afarkeset], c’est-à-dire sois réceptif à ses paroles. Comme Rabbi Eliezer a interprété le verset : « Ce n’est pas parce que vous êtes plus nombreux que tous les peuples que le Seigneur vous a désirés et vous a choisis, car vous étiez le plus petit de tous les peuples » (Deutéronome 7:7), de la manière suivante : Le Saint, béni soit-Il, a dit au peuple juif : Je vous désire, car même au moment où J’accorde la grandeur à vous, vous vous diminuez, c’est-à-dire vous vous humiliez devant Moi.
נָתַתִּי גְּדוּלָּה לְאַבְרָהָם – אָמַר לְפָנַי: ״וְאָנֹכִי עָפָר וָאֵפֶר״, לְמֹשֶׁה וְאַהֲרֹן – אָמַר: ״וְנַחְנוּ מָה״, לְדָוִד – אָמַר: ״וְאָנֹכִי תוֹלַעַת וְלֹא אִישׁ״.
J’ai accordé la grandeur à Abraham, pourtant il a dit devant Moi : « Je ne suis que poussière et cendre » (Genèse 18:27). J’ai accordé la grandeur à Moïse et à Aaron, pourtant Moïse a dit à leur sujet à tous deux : « Et que sommes-nous ? » (Exode 16:7). J’ai accordé la grandeur à David, pourtant il a dit : « Mais je suis un ver, et non un homme » (Psaumes 22:7).
אֲבָל אוּמּוֹת הָעוֹלָם אֵינָן כֵּן, נָתַתִּי גְּדוּלָּה לְנִמְרוֹד – אָמַר: ״הָבָה נִבְנֶה לָּנוּ עִיר״, לְפַרְעֹה – אָמַר: ״מִי ה׳״, לְסַנְחֵרִיב – אָמַר: ״מִי בְּכׇל אֱלֹהֵי הָאֲרָצוֹת וְגוֹ׳״, לִנְבוּכַדְנֶצַּר – אָמַר: ״אֶעֱלֶה עַל בָּמֳתֵי עָב״, לְחִירָם מֶלֶךְ צוֹר – אָמַר: ״מוֹשַׁב אֱלֹהִים יָשַׁבְתִּי בְּלֵב יַמִּים״.
Mais les nations païennes du monde ne sont pas ainsi. J’ai accordé la grandeur à Nimrod, pourtant il a dit : « Allons, bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet soit dans les cieux, et faisons-nous un nom » (Genèse 11:4). J’ai accordé la grandeur à Pharaon, pourtant il a dit : « Qui est le Seigneur » (Exode 5:2). J’ai accordé la grandeur à Sennachérib, pourtant il a dit : « Qui sont-ils parmi tous les dieux des pays qui ont délivré leur pays de ma main, pour que le Seigneur délivre Jérusalem de ma main » (II Rois 18:35). J’ai accordé la grandeur à Nabuchodonosor, pourtant il a dit : « Je monterai au-dessus des hauteurs des nuées » (Isaïe 14:14). J’ai accordé la grandeur à Hiram, roi de Tyr, pourtant il a dit : « Je siège sur le siège de Dieu, au cœur des mers » (Ézéchiel 28:2).
אָמַר רָבָא, וְאִיתֵּימָא רַבִּי יוֹחָנָן: גָּדוֹל שֶׁנֶּאֱמַר בְּמֹשֶׁה וְאַהֲרֹן יוֹתֵר מִמַּה שֶּׁנֶּאֱמַר בְּאַבְרָהָם, דְּאִילּוּ בְּאַבְרָהָם כְּתִיב: ״וְאָנֹכִי עָפָר וָאֵפֶר״, וְאִילּוּ בְּמֹשֶׁה וְאַהֲרֹן כְּתִיב: ״וְנַחְנוּ מָה״. וְאָמַר רָבָא, וְאִיתֵּימָא רַבִּי יוֹחָנָן: אֵין הָעוֹלָם מִתְקַיֵּים אֶלָּא בִּשְׁבִיל מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן, כְּתִיב הָכָא: ״וְנַחְנוּ מָה״, וּכְתִיב הָתָם: ״תּוֹלֶה אָרֶץ עַל בְּלִימָה״.
La Guemara rapporte : Rava dit, et certains disent Rabbi Yoḥanan dit : Plus grande est ce qui est dit au sujet de Moïse et d’Aaron que ce qui est dit au sujet d’Abraham. Car au sujet d’Abraham il est écrit : « Et je ne suis que poussière et cendre », tandis qu’au sujet de Moïse et d’Aaron il est écrit : « Et que sommes-nous », c’est-à-dire que nous ne sommes même pas poussière et cendre. Et Rava dit, et certains disent Rabbi Yoḥanan dit : Le monde ne subsiste que par le mérite de Moïse et d’Aaron. Il est écrit ici : « Et que sommes-nous », et il est écrit ailleurs : « Il suspend la terre sur le néant » (Job 26:7). C’est-à-dire que la terre subsiste par le mérite de ceux qui ont dit d’eux-mêmes qu’ils ne sont rien, c’est-à-dire Moïse et Aaron.
אָמַר רַבִּי אִילְעָא: אֵין הָעוֹלָם מִתְקַיֵּים אֶלָּא בִּשְׁבִיל מִי שֶׁבּוֹלֵם אֶת עַצְמוֹ בִּשְׁעַת מְרִיבָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״תּוֹלֶה אֶרֶץ עַל בְּלִימָה״. רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר: מִי שֶׁמֵּשִׂים עַצְמוֹ כְּמִי שֶׁאֵינוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּמִתַּחַת זְרוֹעוֹת עוֹלָם״.
À propos de ce verset, Rabbi Ile’a dit : Le monde ne subsiste que par le mérite de celui qui se retient [shebolem] pendant une querelle, comme il est dit : « Il suspend la terre sur le néant [belima]. Rabbi Abbahu dit : Le monde ne subsiste que par le mérite de celui qui se rend comme s’il n’existait pas, comme il est dit : « Et au-dessous sont les bras éternels » (Deutéronome 33:27), c’est-à-dire que celui qui se considère comme étant au-dessous de tout le reste est le bras éternel qui soutient le monde.
אָמַר רַבִּי יִצְחָק: מַאי דִּכְתִיב ״הַאֻמְנָם אֵלֶם צֶדֶק תְּדַבֵּרוּן מֵישָׁרִים תִּשְׁפְּטוּ בְּנֵי אָדָם״? מָה אוּמָּנוּתוֹ שֶׁל אָדָם בָּעוֹלָם הַזֶּה – יָשִׂים עַצְמוֹ כְּאִלֵּם. יָכוֹל אַף לְדִבְרֵי תוֹרָה? תַּלְמוּד לוֹמַר ״צֶדֶק תְּדַבֵּרוּן״. יָכוֹל יָגִיס דַּעְתּוֹ? תַּלְמוּד לוֹמַר ״מֵישָׁרִים תִּשְׁפְּטוּ בְּנֵי אָדָם״.
Rabbi Yitzḥak dit : Que signifie ce qui est écrit : « Est-ce vraiment [ha’umnam] que vous parlez comme une assemblée juste [elem] ? Jugez-vous avec droiture [meisharim] les fils des hommes » (Psaumes 58:2) ? Le verset est interprété ainsi : Quelle doit être l’occupation [umanut] d’une personne dans ce monde ? Elle doit se rendre silencieuse comme un muet [ilem]. Si tel est le cas, on pourrait penser qu’elle doit se rendre muette même en ce qui concerne les paroles de la Torah. C’est pourquoi le verset déclare : « Parlez comme une assemblée juste », indiquant qu’il faut prononcer les paroles justes de la Torah. Si tel est le cas, on pourrait penser que celui qui prononce des paroles de Torah a le droit de devenir arrogant. C’est pourquoi le verset déclare : « Jugez avec droiture [meisharim] les fils des hommes. » Même un juge érudit doit prendre un soin particulier à juger avec droiture et à ne pas présumer qu’il parviendra immédiatement à la compréhension correcte.
אָמַר רַבִּי זְעֵירָא, וְאִיתֵּימָא רַבָּה בַּר יִרְמְיָה: מְכַסִּין בַּעֲפַר עִיר הַנִּדַּחַת. וְאַמַּאי? אִיסּוּרֵי הֲנָאָה הוּא!
§ La Guemara revient pour discuter de la mitsva de couvrir le sang : Rabbi Zeira dit, et certains disent que Rabba bar Yirmeya dit : On peut couvrir le sang d’un animal non domestiqué ou d’un oiseau avec la poussière d’une ville idolâtre. La Torah déclare que la ville et tout ce qu’elle contient doivent être brûlés (voir Deutéronome 13:17). La Guemara, en supposant que la déclaration de Rabbi Zeira fait référence aux cendres d’une ville idolâtre brûlée, demande : Mais pourquoi peut-on utiliser ces cendres pour couvrir le sang ? Ces cendres sont des éléments dont il est interdit de tirer profit, comme le dit le verset : « Et rien de ce qui est voué à l’interdit ne s’attachera à ta main » (Deutéronome 13:18).
אָמַר זְעֵירִי: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לַעֲפַר עֲפָרָהּ, דִּכְתִיב: ״וְאֶת כׇּל שְׁלָלָהּ תִּקְבֹּץ אֶל תּוֹךְ רְחֹבָהּ וְשָׂרַפְתָּ״, מִי שֶׁאֵינוֹ מְחוּסָּר אֶלָּא קְבִיצָה וּשְׂרֵפָה, יָצָא זֶה שֶׁמְחוּסָּר תְּלִישָׁה, קְבִיצָה וּשְׂרֵפָה.
Ze’eiri a dit : Rabbi Zeira ne fait pas référence aux cendres de la ville brûlée, dont on ne peut tirer aucun profit. Au contraire, sa déclaration est nécessaire uniquement en ce qui concerne la poussière de sa poussière, c’est-à-dire la poussière du sol de la ville idolâtre, dont il n’est pas interdit de tirer profit, comme il est écrit : « Tu rassembleras tout son butin au milieu de sa place, et tu brûleras par le feu la ville » (Deutéronome 13:17). En conséquence, les objets auxquels il ne manque que les actes de rassemblement et de combustion doivent être brûlés. Cela vient exclure cette poussière du sol, à laquelle il manque les actes de retrait du sol, de rassemblement et de combustion. La poussière doit également être retirée du sol avant de pouvoir être rassemblée et brûlée.
וְרָבָא אָמַר: מִצְוֹת לָאו לֵיהָנוֹת נִיתְּנוּ.
Et Rava dit : On peut même utiliser les cendres de la ville idolâtre pour couvrir le sang, malgré le fait qu’il soit interdit d’en tirer le moindre bénéfice. Cela s’explique par le fait que les mitsvot n’ont pas été données pour en tirer un bénéfice, c’est-à-dire que l’accomplissement d’une mitsva n’est pas considéré comme le fait d’en tirer un bénéfice, mais comme l’accomplissement d’un décret divin.
יָתֵיב רָבִינָא וְקָאָמַר לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא, אֵיתִיבֵיהּ רַב רְחוּמִי לְרָבִינָא: שׁוֹפָר שֶׁל עֲבוֹדָה זָרָה לֹא יִתְקַע בּוֹ. מַאי לָאו, אִם תָּקַע לֹא יָצָא? לָא, אִם תָּקַע יָצָא.
La Guemara rapporte que Ravina était assis et énonçait cette halakha, selon laquelle on peut utiliser les cendres d’une ville idolâtre pour couvrir le sang. Rav Reḥoumi souleva une objection à Ravina à partir d’une baraita : En ce qui concerne un shofar d’idolâtrie, dont il est interdit de tirer profit, on ne peut pas en sonner. N’est-ce pas que la baraita veut dire que si quelqu’un en a sonné, il ne s’est pas acquitté de son obligation ? La Guemara répond : Non, la baraita veut dire qu’on ne doit pas utiliser un tel shofar ab initio, mais si quelqu’un en a sonné, il s’est acquitté de son obligation.
לוּלָב שֶׁל עֲבוֹדָה זָרָה לֹא יִטּוֹל. מַאי לָאו, אִם נָטַל לֹא יָצָא? לָא, אִם נָטַל יָצָא. וְהָתַנְיָא: תָּקַע לֹא יָצָא, נָטַל לֹא יָצָא!
Rav Reḥumi persiste : Il est enseigné dans une autre baraita que, concernant un loulav d’idolâtrie, on ne peut pas le prendre pour accomplir la mitsva. Quoi, n’est-ce pas que la baraita veut dire que si quelqu’un a pris un tel loulav, il ne s’est pas acquitté de son obligation ? La Guemara répond : Non, la baraita veut dire qu’on ne doit pas utiliser un tel loulav ab initio, mais si quelqu’un l’a pris, il s’est acquitté de son obligation. La Guemara demande : Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita que si quelqu’un a sonné d’un shofar d’idolâtrie, il ne s’est pas acquitté de son obligation ? Et n’est-il pas enseigné dans une autre baraita que si quelqu’un a pris un loulav d’idolâtrie pour accomplir la mitsva, il ne s’est pas acquitté de son obligation ?
אָמַר רַב אָשֵׁי: הָכִי הַשְׁתָּא? הָתָם
Rav Ashi dit en réponse : Comment peut-on comparer ces cas au cas de la couverture du sang ? Là-bas, en ce qui concerne un shofar et un loulav d’idolâtrie, bien que l’usage de tels objets pour une mitsva ne constitue pas un bénéfice, on ne peut pas s’acquitter de son obligation avec eux, parce que