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הָרוֹצֶה שֶׁיִּתְעַשֵּׁר יַעֲסוֹק בִּבְהֵמָה דַּקָּה. אָמַר רַב חִסְדָּא, מַאי דִּכְתִיב: ״וְעַשְׁתְּרֹת צֹאנְךָ״ – שֶׁמְּעַשְּׁרוֹת אֶת בַּעֲלֵיהֶן.
Celui qui souhaite s’enrichir doit s’adonner à l’élevage de petits animaux domestiques. Rav Ḥisda a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Et les troupeaux [ve’ashterot] de tes brebis » (Deutéronome 7:13) ? Cela signifie que les brebis enrichissent [me’ashrot] leurs propriétaires.
וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כָּסָא דְּחָרָשִׁין, וְלָא כָּסָא דְּפוֹשְׁרִין. וְהָנֵי מִילֵּי בִּכְלִי מַתָּכוֹת, אֲבָל בִּכְלִי חֶרֶשׂ לֵית לַן בַּהּ. וּבִכְלֵי מַתָּכוֹת נָמֵי לָא אֲמַרַן, אֶלָּא דְּלָא שָׁדֵי בְּהוּ צִיבַיָּא, אֲבָל שָׁדֵי בְּהוּ צִיבַיָּא לֵית לַן בַּהּ. וְכִי לָא שָׁדֵי בְּהוּ צִיבַיָּא נָמֵי לָא אֲמַרַן, אֶלָּא דְּלָא צִיץ, אֲבָל צִיץ לֵית לַן בַּהּ.
La Guemara cite d’autres déclarations de Rabbi Yoḥanan donnant un conseil pratique. Rabbi Yoḥanan dit : Il est préférable de boire d’une coupe de sorcières et non de boire d’une coupe d’eau tiède, qui est extrêmement mauvaise pour la santé. Rabbi Yoḥanan nuance sa déclaration : Nous avons dit cela seulement à propos de l’eau tiède dans des récipients en métal, mais dans des récipients en terre cuite nous n’avons pas de problème avec cela. Et même dans des récipients en métal, nous avons dit que l’eau tiède est mauvaise seulement dans un cas où on n’a pas ajouté d’aromates dans l’eau, mais s’il a ajouté des aromates dans l’eau nous n’avons pas de problème avec cela. Et même si quelqu’un a ajouté des aromates dans l’eau, nous avons dit cela seulement dans un cas l’eau n’avait pas été bouillie [tzeyatz], mais si l’eau avait été bouillie nous n’avons pas de problème avec cela.
וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִי שֶׁהִנִּיחַ לוֹ אָבִיו מָעוֹת וְרוֹצֶה לְאַבְּדָן – יִלְבַּשׁ כְּלֵי פִשְׁתָּן, וְיִשְׁתַּמֵּשׁ בִּכְלֵי זְכוּכִית, וְיִשְׂכּוֹר פּוֹעֲלִים וְאַל יֵשֵׁב עִמָּהֶן. יִלְבּוֹשׁ כְּלֵי פִשְׁתָּן – בְּכִיתָּנָא רוֹמִיתָא. וְיִשְׁתַּמֵּשׁ בִּכְלֵי זְכוּכִית – בְּזוּגִּיתָא חִיוָּרְתָּא. וְיִשְׂכּוֹר פּוֹעֲלִים וְאַל יָשַׁב עִמָּהֶן – בְּתוֹרֵי דִּנְפִישׁ פְּסֵידַיְיהוּ.
Et Rabbi Yoḥanan dit : Dans le cas de quelqu’un dont le père lui a légué une grande somme d’argent et qui cherche à la perdre, il doit porter des vêtements de lin, utiliser des récipients en verre et embaucher des ouvriers sans s’asseoir avec eux pour les surveiller. La Guemara précise : Il doit porter des vêtements de lin ; cela est dit au sujet du lin romain, qui s’use rapidement. Il doit utiliser des récipients en verre ; cela est dit au sujet de verre blanc coûteux. Et il doit embaucher des ouvriers sans s’asseoir avec eux ; cela s’applique à des ouvriers qui travaillent avec des bœufs, dont le potentiel de causer des dégâts est grand s’ils ne sont pas surveillés, car ils piétineront les récoltes.
דָּרֵשׁ רַב עַוִּירָא, זִימְנִין אָמַר לַהּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי, וְזִימְנִין אָמַר לַהּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי אַסִּי: מַאי דִּכְתִיב ״טוֹב אִישׁ חוֹנֵן וּמַלְוֶה יְכַלְכֵּל דְּבָרָיו בְּמִשְׁפָּט״? לְעוֹלָם יֹאכַל אָדָם וְיִשְׁתֶּה פָּחוֹת מִמַּה שֶּׁיֵּשׁ לוֹ, וְיִלְבַּשׁ וְיִתְכַּסֶּה בְּמַה שֶּׁיֵּשׁ לוֹ, וִיכַבֵּד אִשְׁתּוֹ וּבָנָיו יוֹתֵר מִמַּה שֶּׁיֵּשׁ לוֹ, שֶׁהֵן תְּלוּיִין בּוֹ וְהוּא תָּלוּי בְּמִי שֶׁאָמַר וְהָיָה הָעוֹלָם.
Rav Avira a interprété le verset suivant de manière homilétique, mais parfois il disait cette interprétation au nom de Rabbi Ami et parfois il la disait au nom de Rabbi Asi : Que signifie ce qui est écrit : « Bon est l’homme qui fait grâce et prête, qui règle ses affaires avec justice » (Psaumes 112:5) ? Cela vient enseigner qu’une personne doit toujours manger et boire moins que ce qui est à sa portée, et elle doit se vêtir et se couvrir selon ses moyens, et elle doit honorer sa femme et ses enfants plus que ce qui est à sa portée ; car ils dépendent de lui, et lui dépend de Celui qui a parlé et le monde fut créé.
דָּרֵשׁ רַב עֵינָא אַפִּתְחָא דְּבֵי רֵישׁ גָּלוּתָא: הַשּׁוֹחֵט לַחוֹלֶה בְּשַׁבָּת חַיָּיב לְכַסּוֹת. אֲמַר לְהוּ רַבָּה: אֶשְׁתּוֹמָא קָאָמַר, לִישְׁמְטוּהּ לְאָמוֹרֵיהּ מִינֵּיהּ, דְּתַנְיָא: רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: כּוֹי אֵין שׁוֹחֲטִין אוֹתוֹ בְּיוֹם טוֹב, וְאִם שְׁחָטוֹ אֵין מְכַסִּין אֶת דָּמוֹ.
§ La michna enseigne qu’on ne peut pas abattre un koy pendant une fête, puisqu’on ne peut pas couvrir son sang, car il n’est pas clair s’il existe une obligation selon la loi de la Torah de le faire. Mais si quelqu’un a transgressé et a abattu un koy, on ne couvre pas son sang. À ce sujet, Rav Eina enseigna à l’entrée de la maison de l’Exilarque : Celui qui abat un animal sauvage ou un oiseau pour une personne gravement malade le Chabbat, pour laquelle il est permis d’abattre, est tenu de couvrir son sang. Rabba dit aux personnes présentes : Rav Eina dit quelque chose d’étonnant ; retirez son interprète de devant lui. Car il est enseigné dans une baraita que Rabbi Yossei dit : On ne peut pas abattre un koy pendant une fête, mais s’il l’a abattu, on ne couvre pas son sang avant après la fête.
מִקַּל וָחוֹמֶר: וּמָה מִילָה שֶׁוַּדָּאָהּ דּוֹחֶה שַׁבָּת, אֵין סְפֵיקָהּ דּוֹחֶה יוֹם טוֹב, כִּסּוּי שֶׁאֵין וַדָּאוֹ דּוֹחֶה שַׁבָּת, אֵין דִּין שֶׁאֵין סְפֵקוֹ דּוֹחֶה יוֹם טוֹב?
Rabbi Yossei développe : Cela peut être déduit d’une inférence a fortiori : Et si, en ce qui concerne la mitsva de la circoncision, au sujet de laquelle une obligation certaine prime sur le Chabbat, néanmoins son obligation incertaine ne prime pas sur une fête ; alors, en ce qui concerne la mitsva de couvrir le sang, au sujet de laquelle même une obligation certaine ne prime pas sur le Chabbat, n’est-il pas logique que son obligation incertaine, par exemple couvrir le sang d’un koy, ne prime pas sur une fête ? Bien que la circoncision implique un acte de travail interdit, on l’accomplit le Chabbat pour un nourrisson mâle dont le huitième jour après la naissance tombe un Chabbat. Mais dans un cas où l’on ne sait pas avec certitude quand tombe le huitième jour après la naissance, il est interdit de circoncire l’enfant pendant une fête. En revanche, le fait de couvrir le sang n’est jamais accompli le Chabbat.
אָמַר לוֹ: תְּקִיעַת שׁוֹפָר בִּגְבוּלִים תּוֹכִיחַ, שֶׁאֵין וַדָּאָהּ דּוֹחֶה שַׁבָּת, וּסְפֵיקָהּ דּוֹחֶה יוֹם טוֹב!
Les Sages lui dirent en réfutation : La sonnerie du shofar dans les provinces, c’est-à-dire en dehors du Temple, prouvera que cette inférence a fortiori est incorrecte. Cela est ainsi parce que son obligation certaine ne l’emporte pas sur le Chabbat et qu’il est interdit de sonner du shofar à Roch Hachana lorsqu’il tombe un Chabbat ; et pourtant son obligation incertaine l’emporte sur la Fête.
הֵשִׁיב רַבִּי אֶלְעָזָר הַקַּפָּר בְּרִיבִּי תְּשׁוּבָה: מָה לְמִילָה שֶׁכֵּן אֵינָהּ נוֹהֶגֶת בְּלֵילֵי יָמִים טוֹבִים, תֹּאמַר בְּכִסּוּי שֶׁנּוֹהֵג בְּלֵילֵי יָמִים טוֹבִים!
Rabbi Elazar HaKappar le Distingué répondit par une autre réfutation de l’inférence a fortiori : On ne peut pas déduire de la circoncision qu’une obligation incertaine de la mitsva de couvrir le sang ne l’emporte pas sur un Festival. Qu’y a-t-il de remarquable dans la circoncision ? Elle est remarquable en ce qu’elle n’est pas en vigueur les nuits de Festival, mais n’est accomplie que pendant la journée. Diras-tu alors, au sujet de la mitsva de couvrir le sang, qui est en vigueur les nuits de Festival, qu’elle ne l’emporte pas sur un Festival ? Peut-être, puisque la mitsva de couvrir le sang est en vigueur aussi bien le jour que la nuit, son obligation incertaine l’emporte elle aussi sur un Festival.
אָמַר רַבִּי אַבָּא: זֶה אֶחָד מִן הַדְּבָרִים שֶׁאָמַר רַבִּי חִיָּיא ״אֵין לִי עֲלֵיהֶם תְּשׁוּבָה״, וְהֵשִׁיב רַבִּי אֶלְעָזָר הַקַּפָּר בְּרִיבִּי תְּשׁוּבָה.
En référence à la réfutation de Rabbi Elazar HaKappar, Rabbi Abba dit : Cette inférence a fortiori tirée par Rabbi Yosei est l’une des questions au sujet desquelles Rabbi Ḥiyya dit : Je n’ai aucune réfutation contre elles, et Rabbi Elazar HaKappar le Distingué a répondu avec succès par une réfutation.
קָתָנֵי מִיהַת, כִּסּוּי שֶׁאֵין וַדָּאוֹ דּוֹחֶה שַׁבָּת. מַאי וַדָּאוֹ דְּכִסּוּי דְּלָא דָּחֵי שַׁבָּת? לָאו הַשּׁוֹחֵט לְחוֹלֶה בְּשַׁבָּת?
Rabba conclut sa réfutation de la déclaration de Rav Eina : En tout état de cause, la baraita enseigne que les obligations certaines concernant la mitsva de couvrir le sang ne prévalent pas sur le Chabbat. Or, quel est un cas d’obligation certaine de couvrir le sang qui ne prévaut pas sur le Chabbat ? N’est-ce pas un cas où l’on abat un animal non domestiqué ou un oiseau pour une personne gravement malade le Chabbat ? La baraita enseigne néanmoins qu’on ne couvre pas le sang, en contradiction avec la décision de Rav Eina.
וְדִלְמָא דְּעָבַר וְשָׁחַט?
La Guemara demande : Mais peut-être la baraita fait-elle référence à un cas quelqu’un a transgressé le Chabbat et abattu un animal pour une personne en bonne santé. Mais dans un cas où quelqu’un a abattu un animal pour une personne malade, puisqu’il lui était permis d’abattre l’animal, peut-être doit-il aussi couvrir le sang.
דּוּמְיָא דְּמִילָה: מָה מִילָה בִּרְשׁוּת, אַף כִּסּוּי נָמֵי בִּרְשׁוּת.
La Guemara répond : la baraita ne peut pas faire référence à un tel cas, puisque Rabbi Yossei le compare à la circoncision. Par conséquent, cela doit être semblable au cas de la circoncision, en ce que, de même que la circoncision a été effectuée avec permission, puisqu’il s’agit d’une mitsva d’effectuer la circoncision même si le huitième jour tombe un Chabbat, de même, le recouvrement du sang doit faire référence à un cas où l’abattage a été effectué avec permission, c’est-à-dire pour une personne malade. En conséquence, la baraita pose une difficulté à l’affirmation de Rav Eina.
אָמְרוּ לוֹ: תְּקִיעַת שׁוֹפָר בַּגְּבוּלִין תּוֹכִיחַ, שֶׁאֵין וַדָּאָהּ דּוֹחֶה שַׁבָּת, וּסְפֵיקָהּ דּוֹחֶה יוֹם טוֹב.
§ La baraita déclare que les Sages dirent à Rabbi Yosei, pour réfuter son inférence a fortiori : La sonnerie du shofar dans les provinces prouvera que l’inférence est incorrecte, puisque son obligation certaine ne l’emporte pas sur le Chabbat et que son obligation incertaine l’emporte sur une fête.
מַאי סְפֵיקָהּ? אִילֵּימָא סָפֵק חוֹל סָפֵק יוֹם טוֹב – הַשְׁתָּא וַדַּאי יוֹם טוֹב דָּחֲיָא, סָפֵק יוֹם טוֹב סָפֵק חוֹל מִיבַּעְיָא?
La Guemara demande : Quelle est son obligation incertaine qui l’emporte sur un Festival ? Si nous disons qu’il s’agit de l’incertitude quant à savoir si l’un des deux jours de Roch Hachana est un jour ordinaire ou un Festival, cela n’est pas tenable : Maintenant que la sonnerie du shofar l’emporte sur le Festival certain de Roch Hachana, est-il nécessaire d’enseigner qu’elle l’emporte sur un jour dont il est incertain s’il est un Festival ou un jour ordinaire ? Autrement dit, si l’incertitude porte sur le Festival lui-même, alors ce cas ne devrait avoir aucune incidence sur la halakha concernant l’obligation de couvrir le sang d’un koy pendant un Festival, puisque ce dernier cas se produit lors d’un Festival certain.

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