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וְאִי אִתְּמַר בְּהָא: בְּהָא קָאָמַר רַבָּה, אֲבָל בְּהָא – אֵימָא מוֹדֵי לֵיהּ לְרַב הוּנָא, צְרִיכָא.
Et si leur différend a été énoncé seulement au sujet de ce cas, lorsqu’un tiers est sorti par la paroi de l’utérus, on aurait pu penser que ce n’est que dans ce cas que Rabba dit que l’animal est consacré à partir de ce moment-là, car cela entraîne une rigueur, c’est-à-dire que le fœtus est soumis au statut de premier-né. Mais dans ce cas, lorsque, après qu’un tiers est sorti, il a été vendu à un gentil, et où statuer que l’animal est consacré à partir de ce moment-là entraîne une indulgence, on pourrait dire que Rabba concède à Rav Huna. Il était donc nécessaire que le différend soit énoncé dans les deux cas.
תְּנַן: הַמְבַכֶּרֶת הַמְקַשָּׁה לֵילֵד – מְחַתֵּךְ אֵבֶר אֵבֶר וּמַשְׁלִיךְ לִכְלָבִים. מַאי לָאו, מְחַתֵּךְ וּמַנִּיחַ? וְאִי אָמְרַתְּ לְמַפְרֵעַ הוּא קָדוֹשׁ – יִקָּבֵר מִיבְּעֵי לֵיהּ!
La Guemara soulève une difficulté à l’égard de l’opinion de Rav Houna. Nous avons appris dans la michna : Si un animal qui mettait bas un premier-né mâle éprouvait des difficultés à mettre bas, et que, pour soulager cette difficulté, on souhaite interrompre la mise bas, il peut découper le fœtus membre par membre et le jeter aux chiens. N’est-ce pas enseigner que l’on coupe chaque membre et on le laisse à l’extérieur du corps, ne jetant les membres aux chiens qu’après avoir déjà extrait la majeure partie de son corps ? Et si tu dis qu’un premier-né est consacré rétroactivement, alors, dès que la majeure partie du fœtus sort de l’utérus, tous les membres seraient consacrés rétroactivement selon Rav Houna. En conséquence, la michna aurait dû dire que les membres doivent être enterrés.
לָא, הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? בִּמְחַתֵּךְ וּמַשְׁלִיךְ.
La Guemara répond : Non, ici il s’agit de quelqu’un qui coupe chaque membre et le jette immédiatement aux chiens, avant que toute consécration ne prenne effet.
אֲבָל מְחַתֵּךְ וּמַנִּיחַ, מַאי יִקָּבֵר? אַדִּתְנָא סֵיפָא: ״יָצָא רוּבּוֹ יִקָּבֵר וְנִפְטְרָה מִן הַבְּכוֹרָה״, לִיפְלוֹג וְלִיתְנֵי בְּדִידֵיהּ: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בִּמְחַתֵּךְ וּמַשְׁלִיךְ אֵבֶר אֵבֶר, אֲבָל מְחַתֵּךְ וּמַנִּיחַ – יִקָּבֵר.
La Guemara demande : Mais selon cela, si quelqu’un coupe les membres et les laisse, quelle est la halakha ? Chacun d’eux doit être enterré. Si tel est le cas, au lieu d’enseigner dans la clause finale de la michna : Si la majorité du fœtus avait déjà émergé, il est considéré comme étant né et dûment consacré, et donc, si quelqu’un l’a découpé en morceaux, il doit être enterré, et toute future progéniture de cet animal est exemptée du statut de premier-né ; que le tanna, à la place, fasse une distinction et enseigne un cas où les membres sont consacrés dans le contexte du premier cas lui-même, de la manière suivante : Dans quel cas cette affirmation est-elle dite, à savoir que les membres peuvent être jetés aux chiens ? Il s’agit de quelqu’un qui coupe des morceaux du fœtus et les jette immédiatement aux chiens membre par membre, avant que la majorité n’ait émergé. Mais si quelqu’un coupe et laisse les membres jusqu’à ce que la majorité ait émergé, chacun d’eux doit être enterré.
הָכִי נָמֵי קָאָמַר: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? בִּמְחַתֵּךְ וּמַשְׁלִיךְ, אֲבָל מְחַתֵּךְ וּמַנִּיחַ – נַעֲשָׂה כְּמִי שֶׁיָּצָא רוּבּוֹ, וְיִקָּבֵר.
La Guemara répond : C’est bien ce que la clause finale de la michna veut dire : Dans quel cas cette déclaration est-elle dite ? Il s’agit de celui qui coupe et jette les membres aux chiens avant qu’une majorité n’émerge. Mais, si quelqu’un coupe et laisse les membres jusqu’à ce qu’une majorité émerge, cela est considéré comme si la majorité avait émergé en une seule fois, et, par conséquent, il doit être enterré.
בָּעֵי רָבָא: הָלְכוּ בְּאֵיבָרִין אַחַר הָרוֹב, אוֹ לֹא הָלְכוּ בְּאֵיבָרִין אַחַר הָרוֹב?
§ Rava soulève un dilemme : suit-on la majorité en ce qui concerne les membres ou ne suit-on pas la majorité en ce qui concerne les membres ?
הֵיכִי דָּמֵי: אִילֵּימָא, כְּגוֹן שֶׁיָּצָא רוֹב בְּמִיעוּט אֵבֶר, וְקָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ: הַאי מִיעוּט דְּבָרַאי, בָּתַר רוֹב דְּאֵבֶר שָׁדֵינַן לֵיהּ, אוֹ בָּתַר רוּבָּא דְּעוּבָּר שָׁדֵינַן לֵיהּ?
La Guemara demande : Quelles sont les circonstances de ce dilemme ; quelle est exactement la question de Rava ? Si l’on dit qu’il s’agit d’un cas la majorité du fœtus a émergé, mais que cette majorité comprend l’émergence de la minorité de l’un de ses membres, alors Rava soulève le dilemme suivant : En ce qui concerne cette minorité d’un membre qui est à l’extérieur de l’utérus, la rattache-t-on, c’est-à-dire la compte-t-on, avec la majorité de ce membre, qui est encore à l’intérieur de l’utérus, comme si le membre entier était encore à l’intérieur de l’utérus ? Si tel est le cas, cela serait considéré comme si la majorité du fœtus n’avait pas encore émergé. Ou, peut-être, la rattache-t-on et la compte-t-on avec la majorité du fœtus qui a déjà émergé, et ainsi cela est considéré comme si la majorité du fœtus avait émergé et qu’il était dûment consacré.
פְּשִׁיטָא דְּלָא שָׁבְקִינַן רוּבָּא דְּעוּבָּר, וְאָזְלִינַן בָּתַר רוֹב אֵבֶר!
La Guemara rejette cette possibilité : Dans ce cas, il est évident que nous ne faisons pas abstraction de la majorité du fœtus et ne suivons pas la majorité du membre. Par conséquent, Rava n’aurait pas soulevé de dilemme à ce sujet.
אֶלָּא, כְּגוֹן שֶׁיָּצָא חֶצְיוֹ בְּרוֹב אֵבֶר, וְקָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ: הָהוּא מִיעוּט דִּבְגַוַּאי, מַהוּ לְמִישְׁדְּיֵיהּ בָּתַר רוֹב אֵבֶר?
Au contraire, le dilemme se rapporte à un cas où la moitié du fœtus a émergé, mais cette moitié comprend la majeure partie d’un certain membre, et Rava soulève le dilemme suivant : En ce qui concerne cette minorité d’un membre qui est à l’intérieur de l’utérus, quelle est la halakha quant à savoir si on l’y associe et si on la compte avec la majeure partie de ce membre, en le considérant comme si ce membre tout entier avait émergé ? Si elle est comptée, cela serait considéré comme si la majeure partie du fœtus avait émergé, et il est dûment consacré.
תָּא שָׁמַע: יָצָא רוּבּוֹ – הֲרֵי זֶה יִקָּבֵר. מַאי רוּבּוֹ? אִילֵּימָא רוּבּוֹ מַמָּשׁ, עַד הַשְׁתָּא לָא אַשְׁמְעִינַן דְּרוּבּוֹ כְּכוּלּוֹ?
La Guemara suggère : Viens et écoute une résolution tirée d'une déclaration de la michna : Si la majorité du fœtus avait déjà émergé, il est considéré comme étant né et dûment consacré, et donc, si on l'a découpé en morceaux, il doit être enterré. La Guemara précise : Que signifie la majorité du fœtus ? Si nous disons que cela signifie littéralement la majorité du fœtus, alors la difficulté suivante surgit : Jusqu'à présent, n'avons-nous pas appris le principe selon lequel la majorité d'un élément est considérée comme la totalité de celui-ci ? C'est un principe bien établi, et il n'est pas nécessaire de l'enseigner à nouveau dans ce contexte.
אֶלָּא לָאו, כְּגוֹן שֶׁיָּצָא חֶצְיוֹ בְּרוֹב אֵבֶר!
Ne s’agit-il pas plutôt dans la michna d’un cas où la moitié du fœtus a émergé, mais où cette moitié comprend la majeure partie d’un membre ? Si tel est le cas, la michna résout directement le dilemme de Rava et enseigne que la partie minoritaire du membre à l’intérieur de l’utérus est considérée comme ayant émergé.
לָא, כְּגוֹן שֶׁיָּצָא רוּבּוֹ בְּמִיעוּט אֵבֶר, וְקָא מַשְׁמַע לַן דְּלָא שָׁבְקִינַן רוּבּוֹ דְּעוּבָּר דִּבְהֵמָה וְאָזְלִינַן בָּתַר אֵבֶר.
La Guemara répond : Non, la michna pourrait faire référence à un cas la majorité du fœtus a émergé, mais cette majorité inclut l’émergence de la minorité d’un membre, et elle nous enseigne que nous ne faisons pas abstraction de la majorité du fœtus pour suivre la majorité du membre.
בָּעֵי רָבָא: כְּרָכוֹ בְּסִיב, מַהוּ? בְּטַלִּיתוֹ, מַהוּ?
§ Un animal premier-né est consacré du fait que sa naissance est la première lors de laquelle la matrice de la mère s’ouvre, comme l’indique le verset : « Consacre-Moi tout premier-né, celui qui ouvre la matrice » (Exode 13:2). Concernant cette condition, Rava soulève un dilemme : Si quelqu’un a enveloppé le fœtus dans le liber d’un palmier alors qu’il était encore dans la matrice, et qu’ainsi il n’est pas entré en contact direct avec l’ouverture de la matrice lorsqu’il est sorti, quelle est la halakha quant à savoir s’il est consacré ? De même, si quelqu’un l’a enveloppé dans son vêtement lorsqu’il est sorti, quelle est la halakha ?
בְּשִׁלְיָתוֹ, מַהוּ? בְּשִׁלְיָתוֹ? אוֹרְחֵיהּ הוּא! אֶלָּא בְּשִׁלְיָא אַחֶרֶת, מַהוּ?
Rava ajoute : S’il est sorti enveloppé dans son placenta, quelle est la halakha ? La Guemara intervient : Comment pourrait-on suggérer qu’être enveloppé dans son placenta poserait un problème ? C’est sa manière naturelle de naître, et le placenta n’est donc pas considéré comme une interposition. En conséquence, on considère que c’est comme s’il avait été en contact direct avec l’ouverture de l’utérus. Plutôt, le dilemme de Rava doit être compris ainsi : S’il est sorti enveloppé dans le placenta d’un autre animal, quelle est la halakha ?
כְּרָכַתּוּ וַאֲחָזַתּוּ וְהוֹצִיאַתּוּ, מַהוּ? הֵיכִי דָמֵי? אִי דִּנְפַק דֶּרֶךְ רֵישֵׁיהּ – פְּטַרְתֵּיהּ! אֶלָּא דִּנְפַק דֶּרֶךְ מַרְגְּלוֹתָיו.
Autre dilemme : si quelqu’un l’enveloppait de ses mains, le tenait et le faisait sortir de cette manière, de sorte que le fœtus n’entre pas en contact direct avec l’ouverture de l’utérus, quelle est la halakha ? À l’égard de tous ces dilemmes, la Guemara demande : Quelles sont les circonstances ? Si le fœtus avait déjà partiellement émergé la tête la première, puis que l’on enveloppait le corps, qui se trouvait encore dans l’utérus, la halakha dans un tel cas est claire : puisque sa tête a émergé, il est déjà considéré comme étant né et comme ayant ouvert l’utérus, et il est dûment consacré. Au contraire, le dilemme concerne un cas où il a partiellement émergé les pattes arrière en premier, et la majeure partie du corps, qui se trouvait encore dans l’utérus, a été enveloppée avant d’émerger.
בְּלָעַתְהוּ חוּלְדָּה וְהוֹצִיאַתּוּ, מַהוּ? הוֹצִיאַתּוּ? הָא אַפֵּיקְתֵּיהּ! אֶלָּא, בְּלָעַתּוּ וְהוֹצִיאַתּוּ, וְהִכְנִיסַתּוּ וֶהֱקִיאַתּוּ, וְיָצָא מֵאֵלָיו, מַהוּ?
Rava soulève des dilemmes supplémentaires : Si une belette est entrée dans l’utérus et y a avalé le fœtus, puis est sortie de l’utérus, emportant le fœtus au-dehors dans son estomac, quelle est la halakha ? La Guemara intervient : Y a-t-il le moindre doute dans un cas où la belette a fait sortir le fœtus au-dehors dans son estomac ? Dans un tel cas, c’est la belette qui l’a fait sortir, et cela n’est certainement pas considéré comme si le fœtus avait ouvert l’utérus. Au contraire, le dilemme concerne un cas où la belette a avalé le fœtus et l’a fait sortir, puis l’a ramené dans l’utérus et l’y a vomi alors qu’elle était à l’intérieur de l’utérus, et que le fœtus est ensuite sorti de lui-même. Quelle est la halakha dans ce cas ?
הִדְבִּיק שְׁנֵי רְחָמִים, וְיָצָא מִזֶּה וְנִכְנַס לָזֶה, מַהוּ? דִּידֵיהּ פָּטַר, דְּלָאו דִּידֵיהּ לָא פָּטַר, אוֹ דִלְמָא דְּלָאו דִּידֵיהּ נָמֵי פָּטַר? תֵּיקוּ.
Un autre dilemme : si l’on pressait ensemble les ouvertures de deux matrices de deux animaux mettant bas des premiers-nés, et qu’un fœtus sorte de la matrice de cet animal et entre dans la matrice de cet autre animal, puis qu’il émerge de la matrice du second animal, après quoi le second animal mette bas son propre fœtus, quelle est la halakha quant à savoir si le fœtus du second animal est consacré comme premier-né ? La matrice est-elle considérée comme s’étant ouverte seulement lorsque son propre fœtus en sort, tandis qu’un fœtus qui n’est pas le sien n’est pas considéré, du point de vue de la halakha, comme ayant ouvert la matrice ? Ou peut-être même un fœtus qui n’est pas le sien est-il aussi considéré comme ayant ouvert la matrice ? La Guemara ne fournit pas de résolution à ces dilemmes et conclut : Le dilemme restera sans résolution.
בָּעֵי רַב אַחָא: נִפְתְּחוּ כּוֹתְלֵי בֵּית הָרֶחֶם, מַהוּ? אֲוִיר רֶחֶם מַקְדִּישׁ, וְהָאִיכָּא, אוֹ דִלְמָא נְגִיעַת רֶחֶם מְקַדְּשָׁה, וְהָא לֵיכָּא?
Rav Aḥa soulève un dilemme : Si les parois de l’ouverture de l’utérus se sont ouvertes et élargies au point que, lorsque le fœtus est sorti, il ne les a pas touchées, quelle est la halakha ? Est-ce que l’espace d’air de l’ouverture de l’utérus consacre le fœtus à sa naissance, et cette situation existe ici dans ce cas ; ou peut-être est-ce le contact avec l’ouverture de l’utérus qui le consacre, et cette situation n’existe pas ici dans ce cas ?
בָּעֵי מָר בַּר רַב אָשֵׁי: נֶעְקְרוּ כּוֹתְלֵי בֵּית הָרֶחֶם, מַהוּ? נֶעְקְרוּ – לֵיתַנְהוּ! אֶלָּא נֶעְקְרוּ וְתָלוּ לֵיהּ בְּצַוְּארֵיהּ, מַאי? בִּמְקוֹמָן מְקַדְּשִׁי, שֶׁלֹּא בִּמְקוֹמָן לֹא מְקַדְּשִׁי, אוֹ דִלְמָא שֶׁלֹּא בִּמְקוֹמָן נָמֵי מְקַדְּשִׁי?
Mar bar Rav Ashi soulève un dilemme : Si les parois de l’ouverture de l’utérus ont été retirées, quelle est la halakha ? La Guemara intervient : la halakha dans ce cas est claire, car si elles ont été retirées, elles ne sont pas là pour consacrer le fœtus. Au contraire, le dilemme porte sur un cas où elles ont été déplacées de leur place d’origine, repoussées à l’intérieur de l’utérus, et alors que le fœtus émergeait, les parois reposaient sur son cou. Dans un tel cas, quelle est la halakha ? Les parois de l’ouverture de l’utérus consacrent-elles un fœtus seulement lorsqu’elles sont à leur place naturelle, mais lorsqu’elles ne sont pas à leur place naturelle, elles ne peuvent pas consacrer un fœtus ? Ou peut-être que lorsqu’elles ne sont pas à leur place naturelle, elles consacrent aussi le fœtus ?
בָּעֵי מִינֵּיהּ רַבִּי יִרְמְיָה מֵרַבִּי זֵירָא: נִגְמְמוּ כּוֹתְלֵי בֵּית הָרֶחֶם, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: קָא נָגְעַתְּ בְּבַעְיָא דְּאִיבַּעְיָא לַן, דְּבָעֵי רַבִּי זֵירָא, וְאָמְרִי לַהּ בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי זֵירָא מֵרַבִּי אַסִּי: עוֹמֵד מְרוּבֶּה עַל הַפָּרוּץ וְיָצָא דֶּרֶךְ פָּרוּץ, פָּרוּץ מְרוּבֶּה עַל הָעוֹמֵד וְיָצָא דֶּרֶךְ עוֹמֵד, מַאי?
Rabbi Yirmeya soulève un dilemme devant Rabbi Zeira : Si les parois de l’ouverture de l’utérus ont été amincies [nigmemu] par le retrait de la couche interne, quelle est la halakha ? Si le fœtus émerge ensuite à travers elles, est-il consacré ? Rabbi Zeira lui dit : Tu as touché à un dilemme qui a déjà été soulevé devant nous, et cette discussion fournit la réponse à ton dilemme. Comme Rabbi Zeira a soulevé un dilemme, et certains disent que Rabbi Zeira a soulevé ce dilemme devant Rabbi Asi : Si une section de l’ouverture de l’utérus a été coupée, mais que la section restante, c’est-à-dire la partie qui demeure, est plus grande en taille que la section béante, la section retirée, et le petit a émergé par la section béante ; ou si la section béante est plus grande en taille que la section restante et le petit a émergé par la section restante, quelle est la halakha ?
עַד כָּאן לָא אִיבַּעְיָא לֵיהּ אֶלָּא פָּרוּץ מְרוּבֶּה עַל הָעוֹמֵד, דְּאִיכָּא עוֹמֵד בְּעוֹלָם, אֲבָל נִגְמְמוּ – לָא קָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ.
Rabbi Zeira explique comment ce dilemme peut résoudre le dilemme de Rabbi Yirmeya : Ce dilemme n’a été soulevé qu’à propos d’un cas où la partie ouverte est plus grande que la partie restante, car il y a au moins une partie de l’utérus qui est encore debout, et l’on peut donc envisager la possibilité qu’elle puisse consacrer le fœtus. Mais aucun dilemme n’a été soulevé à propos d’un cas où les parois se sont amincies, car dans ce cas il est évident que le fœtus n’est pas consacré, puisqu’il ne reste rien pour le consacrer.

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