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בְּאִבֶּיהָ אֲסוּרָה מִשּׁוּם ״הַשֶּׁרֶץ הַשֹּׁרֵץ עַל הָאָרֶץ״.
tant qu’il est attaché au sol, cela est interdit, en raison de l’interdiction de : «Toute créature rampante qui rampe sur la terre, » car le concombre était considéré comme faisant partie de la terre lorsque les vers l’ont infesté.
לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ, דְּתָנֵי חֲדָא: ״עַל הָאָרֶץ״ – לְהוֹצִיא אֶת הַזִּיזִין שֶׁבָּעֲדָשִׁים, וְאֶת הַיַּתּוּשִׁים שֶׁבַּכַּלִּיסִים, וְתוֹלַעַת שֶׁבַּתְּמָרִים וְשֶׁבַּגְּרוֹגְרוֹת. וְתַנְיָא אִידַּךְ: ״כׇּל הַשֶּׁרֶץ הַשֹּׁרֵץ עַל הָאָרֶץ״ – לְרַבּוֹת תּוֹלַעַת שֶׁבְּעִיקָּרֵי זֵיתִים וְשֶׁבְּעִיקָּרֵי גְפָנִים.
La Guemara suggère : Disons qu’une comparaison des deux baraitot suivantes appuie l’opinion de Shmuel. Comme il est enseigné dans une baraita : « Toute créature grouillante qui grouille sur la terre” sert à exclure les zizin, un type d’insecte qui se trouve dans les lentilles, et les moustiques qui sont dans les kelisim, un type de haricot, et les vers qui sont dans les dattes et dans les figues sèches. Tous ceux-ci sont permis à la consommation parce qu’ils ne grouillent pas sur la terre elle-même. Et il est enseigné dans une autre baraita que, lorsque le verset déclare : « Toute créature grouillante qui grouille sur la terre, » le mot « toute » sert à inclure comme non casher les vers qui sont dans les racines des oliviers et qui sont dans les racines des vignes.
מַאי לָאו, אִידֵּי וְאִידֵּי בְּפֵירָא, וְהָא בְּאִבֵּיהּ, וְהָא שֶׁלָּא בְּאִבֵּיהּ?
N'est-ce pas que celle-ci comme celle-làbaraita parlent d'insectes qui se trouvent dans le fruit, et celle-ci, la dernière baraita, considère comme interdit un fruit qui est attaché au sol, tandis que celle-là, la première baraita, considère comme permis un fruit qui n'est pas attaché au sol ? Cela appuierait la déclaration de Shmuel selon laquelle les vers dans un concombre attaché au sol sont interdits.
לָא, אִידִי וְאִידִי בְּאִבֵּיהּ, וְלָא קַשְׁיָא: הָא בְּפֵירָא, הָא בְּאִילָנָא גּוּפֵאּ.
La Guemara répond : Non, il est possible que celle-ci comme celle-là, la baraita, parlent d’insectes trouvés dans une végétation attachée au sol ; et la contradiction apparente entre les deux n’est pas difficile. Celle-ci, la première baraita, considère comme permis les insectes trouvés dans le fruit, tandis que celle-là, la dernière baraita, considère comme interdits les insectes trouvés dans l’arbre lui-même. Cette interprétation contredit la déclaration de Shmuel.
דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי ״תּוֹלַעַת שֶׁבְּעִיקָּרֵי זֵיתִים וְשֶׁבְּעִיקָּרֵי גְפָנִים״, שְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara note : Le langage de la dernière baraita est également précis, car elle enseigne : Des vers qui se trouvent dans les racines des oliviers et dans les racines des vignes, se référant clairement à l’arbre lui-même plutôt qu’au fruit. La Guemara conclut : Apprends-en que la seconde interprétation est correcte.
בָּעֵי רַב יוֹסֵף: פְּרָשָׁהּ וּמֵתָה, מַהוּ? מִקְצָתָהּ, מַהוּ? לַאֲוִיר הָעוֹלָם, מַהוּ? תֵּיקוּ.
§ De la discussion ci-dessus, il ressort clairement que les vers qui se développent dans des produits non attachés au sol, et qui ne sont jamais sortis du produit, ne relèvent pas de l’interdiction de : « Toute créature grouillante qui grouille sur la terre », car ils n’ont jamais grouillé sur la terre. Rav Yosef soulève un dilemme : Si un ver est sorti du produit mais est mort avant d’atteindre la terre, quelle est la halakha ? Est-il considéré comme ayant grouillé sur la terre du seul fait d’être sorti ? Si seule une partie de lui est sortie, quelle est la halakha ? S’il est sorti dans l’air du monde et s’est envolé sans se poser, quelle est la halakha ? La Guemara répond à tout ce qui précède : le dilemme restera sans résolution.
בָּעֵי רַב אָשֵׁי: לְגַג תְּמָרָה מַהוּ? לְגַג גַּרְעִינָתָהּ מַהוּ? מִתְּמָרָה לִתְמָרָה מַהוּ? תֵּיקוּ.
Rav Ashi soulève un dilemme : Si un ver a été engendré dans une datte, qu’il en sort et grimpe sur le dessus de la datte, c’est-à-dire sa partie supérieure, quelle est la halakha ? Cela est-il considéré comme le mode normal de croissance du ver, auquel cas cela ne le rend pas interdit, ou bien le dessus de la datte est-il considéré comme une entité distincte, de sorte que ramper là constitue un grouillement sur la terre ? Et si cela est considéré comme une entité distincte, quelle est la halakha si le ver a grimpé sur le dessus du noyau de la datte ? Cela est-il considéré comme le mode normal de croissance du ver ? Si le ver est sorti d’une datte et est entré dans une datte qui lui était attachée, sans être exposé à l’air, quelle alors est la halakha ? La Guemara répond à tout ce qui précède : le dilemme restera sans résolution.
אָמַר רַב שֵׁשֶׁת בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: קוּקְיָאנֵי אֲסִירִי, מַאי טַעְמָא? מֵעָלְמָא אָתוּ.
§ Rav Sheshet, fils de Rav Idi, dit : Kukeyanei, des vers trouvés dans les organes internes des animaux, par exemple dans le poumon et le foie, sont interdits. Quelle en est la raison ? C’est qu’ils viennent du monde extérieur, c’est-à-dire que l’animal a dû les avaler avec la végétation, auquel cas ces vers étaient déjà inclus dans l’interdiction : « Toute créature grouillante qui grouille sur la terre est une chose détestable ; elle ne sera pas mangée. »
מַתְקֵיף לַהּ רַב אָשֵׁי: אִי מֵעָלְמָא אָתוּ, לִישְׁתַּכְחוּ דֶּרֶךְ בֵּית הָרֶיעִי.
Rav Ashi objecte à cela : s’ils venaient du monde extérieur, on devrait aussi les trouver dans le tube digestif. Puisqu’on ne les trouve que dans des organes non digestifs, ils doivent provenir de l’animal lui-même et ne doivent pas être considérés comme des animaux rampants qui pullulent sur la terre.
אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: קוּקְיָאנֵי שְׁרוּ. מַאי טַעְמָא? מִינֵּיהּ גָּבְלִי. אָמַר רַב אָשֵׁי: פְּשִׁיטָא, דְּאִי מֵעָלְמָא קָא אָתוּ – לִישְׁתַּכְחוּ דֶּרֶךְ בֵּית הָרֶיעִי!
Certains rapportent l’échange différemment : Rav Sheisha, fils de Rav Idi, dit : Kukeyanei sont permis. Quelle en est la raison ? C’est qu’ils proviennent de l’intérieur de l’animal. Rav Ashi a dit : Cela est évident, car s’ils venaient du monde extérieur, on devrait les trouver dans le tube digestif.
וְהִלְכְתָא: קוּקְיָאנֵי אֲסִירִי, מַאי טַעְמָא? מֵינָם נָיֵים וְעָיְילִי לֵיהּ בְּאוּסְיֵיהּ תּוֹלָעִים. דַּרְנֵי דְּבִשְׂרָא – אֲסִירִי, דְּכַוְורֵי – שַׁרְיָין.
La Guemara conclut : Et la halakha est la suivante : Kukeyanei sont interdits. Quelle en est la raison ? C’est que l’animal dort, et des vers y entrent par son museau. De là, ils se déplacent vers les organes internes sans passer par le tube digestif. Les vers trouvés dans la viande entre la peau et la chair sont interdits ; ceux trouvés dans les poissons sont permis.
אֲמַר לַהּ רָבִינָא לְאִימֵּיהּ: אַבְלַע לִי וַאֲנָא אֵיכוֹל, אֲמַר לֵיהּ רַב מְשַׁרְשְׁיָא בְּרֵיהּ דְּרַב אַחָא לְרָבִינָא: מַאי שְׁנָא מֵהָא דְּתַנְיָא ״וְאֶת נִבְלָתָם תְּשַׁקֵּצוּ״ לְרַבּוֹת אֶת הַדְּרָנִים שֶׁבַּבְּהֵמָה?
La Guemara raconte : Ravina dit à sa mère : Cache les vers du poisson à l’intérieur afin que je ne les voie pas, et je mangerai le poisson. Rav Mesharshiyya, fils de Rav Aḥa, dit à Ravina : Quelle différence y a-t-il dans ce cas avec ce qui est enseigné dans une baraita, à savoir que le verset : « Leurs carcasses vous seront en horreur » (Lévitique 11:11), sert à inclure les vers qui se trouvent dans les animaux comme interdits ? Pourquoi les vers dans les poissons sont-ils permis ?
אֲמַר לֵיהּ: הָכִי הַשְׁתָּא? בְּהֵמָה בִּשְׁחִיטָה הוּא דְּמִשְׁתַּרְיָא, וְהָנֵי מִדְּלָא קָא מַהְנְיָא לְהוּ שְׁחִיטָה – בְּאִיסּוּרַיְיהוּ קָיְימָן, אֲבָל דָּגִים בַּאֲסִיפָה בְּעָלְמָא מִישְׁתְּרוּ, וְהָנֵי כִּי קָא גָבְלָן – בְּהֶיתֵּרָא קָא גָבְלָן.
Ravina lui dit : Comment peut-on comparer ces cas ? Un animal n’est rendu permis à la consommation que par l’abattage rituel. Avant d’être abattu, lui et tout ce qu’il contient sont considérés comme faisant partie d’un animal vivant et sont interdits par la Torah. Et puisque l’abattage de l’animal n’est pas efficace pour ces vers, ils conservent leur statut interdit. Mais les poissons deviennent permis par le simple fait de les recueillir ; ils ne sont pas inclus dans l’interdiction de manger un membre d’un animal vivant. Et donc, lorsque ces vers apparaissent à l’intérieur du poisson, ils apparaissent dans un état permis.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״הוֹלֵךְ עַל גָּחוֹן״ – זֶה נָחָשׁ, ״כֹּל״ – לְרַבּוֹת הַשִּׁילְשׁוּל וְאֶת הַדּוֹמֶה לְשִׁילְשׁוּל, ״עַל אַרְבַּע״ – זֶה עַקְרָב, ״כֹּל הוֹלֵךְ״ – לְרַבּוֹת אֶת הַחִיפּוּשִׁית וְאֶת הַדּוֹמֶה לְחִיפּוּשִׁית, ״מַרְבֵּה רַגְלַיִם״ – זֶה נָדָל, ״עַד כׇּל״ – לְרַבּוֹת אֶת הַדּוֹמֶה וְאֶת הַדּוֹמֶה לַדּוֹמֶה.
§ Le verset déclare : “Tout ce qui rampe sur le ventre, et tout ce qui marche à quatre pattes, ou tout ce qui a beaucoup de pieds, à savoir toutes les créatures grouillantes qui grouillent sur la terre, vous ne les mangerez pas” (Lévitique 11:42). Les Sages ont enseigné dans une baraita que l’expression “rampe sur le ventre” fait référence au serpent. Le mot précédent “tout ce qui” sert à inclure le ver de terre et les animaux semblables à un ver de terre. L’expression “à quatre pattes” fait référence au scorpion. L’expression précédente “tout ce qui marche” sert à inclure le coléoptère et les animaux semblables à un coléoptère. L’expression “a beaucoup de pieds” fait référence au centipède. L’expression précédente “ou tout ce qui” sert à inclure les animaux semblables à un centipède et les animaux semblables à ceux qui lui sont semblables.
תַּנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי בֶּן דּוֹרְמַסְקִית אוֹמֵר: לִוְיָתָן דָּג טָהוֹר הוּא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״גַּאֲוָה אֲפִיקֵי מָגִנִּים״, ״תַּחְתָּיו חַדּוּדֵי חֶרֶשׂ״; ״אֲפִיקֵי מָגִנִּים״ – אֵלּוּ קַשְׂקַשִּׂים שֶׁבּוֹ, ״תַּחְתָּיו חַדּוּדֵי חֶרֶשׂ״ – אֵלּוּ סְנַפִּירִין שֶׁפּוֹרֵחַ בָּהֶן.
Il est enseigné dans une baraita : Rabbi Yossei ben Durmaskit dit : Le léviathan mentionné dans la Torah est un poisson casher, comme il est dit : « Son armure est sa fierté » (Job 41:7), et : « Des tessons très aigus sont sous lui » (Job 41:22). L’expression « son armure » fait référence à ses écailles, qui le protègent comme une armure. L’expression « des tessons très aigus sont sous lui » fait référence aux nageoires avec lesquelles il nage, qui sont tranchantes et saillent de sa face inférieure.
הֲדַרַן עֲלָךְ אֵלּוּ טְרֵפוֹת.

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