צִיפּוֹרֶת כְּרָמִים.
l’oiseau de la vigne, qui est semblable à l’arbeh en ce que son front n’est pas lisse mais a de petits poils.
אֵין לִי אֶלָּא הַבָּא וְאֵין לוֹ גַּבַּחַת. הַבָּא וְיֵשׁ לוֹ גַּבַּחַת מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״סׇלְעָם״ – זֶה נִיפּוּל, ״לְמִינֵהוּ״ – לְהָבִיא אֶת הָאוּשְׁכָּף.
J’ai déduit seulement qu’une espèce qui vient devant une personne et n’a pas le front lisse est casher. D’où est-il déduit que même une espèce qui vient devant une personne et a le front lisse est casher ? Le verset déclare : « Solam », et c’est le nippul, qui a le front lisse. L’expression « selon ses espèces » qui suit solam est une autre généralisation, qui sert à inclure un cas semblable au détail, à savoir l’ushkaf, qui a le front lisse comme le solam.
וְאֵין לִי אֶלָּא הַבָּא וְאֵין לוֹ גַּבַּחַת. הַבָּא וְיֵשׁ לוֹ גַּבַּחַת, הַבָּא וְאֵין לוֹ זָנָב, הַבָּא וְיֵשׁ לוֹ זָנָב מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״חַרְגֹּל״ – זֶה רָשׁוֹן, ״לְמִינֵהוּ״ – לְהָבִיא אֶת הַכַּרְסֶפֶת וְאֶת הַשַּׁחֲלָנִית.
Et j’ai déduit seulement qu’une espèce qui vient devant une personne et n’a pas le front lisse, comme le arbeh, ou une espèce qui vient devant une personne et a le front lisse, comme le solam, ou une espèce qui vient devant une personne et n’a pas de queue, est kosher, puisqu’aucune des sauterelles mentionnées précédemment n’a de queue. D’où est-il déduit que même une espèce qui vient devant une personne et a une queue est kosher ? Le verset déclare : « Ḥargol », et c’est le rashon, qui a une queue. L’expression « selon ses espèces » qui suit ḥargol est une autre généralisation, et elle sert à inclure le karsefet et la shaḥlanit, qui ont également des queues.
וְאֵין לִי אֶלָּא הַבָּא וְאֵין לוֹ גַּבַּחַת. הַבָּא וְיֵשׁ לוֹ גַּבַּחַת, הַבָּא וְאֵין לוֹ זָנָב, הַבָּא וְיֵשׁ לוֹ זָנָב, הַבָּא וְאֵין רֹאשׁוֹ אָרוֹךְ, הַבָּא וְרֹאשׁוֹ אָרוֹךְ מִנַּיִן?
Et j’ai déduit seulement qu’une espèce qui vient devant une personne et n’a pas le front lisse, ou qui vient devant une personne et a le front lisse, ou qui vient et n’a pas de queue, ou qui vient et a une queue, ou qui vient et sa tête n’est pas longue, est casher, puisque toute sauterelle mentionnée jusqu’à présent n’a pas la tête longue. D’où est-il déduit que même celle qui vient et dont la tête est longue est casher ?
אָמַרְתָּ: הֲרֵי אַתָּה דָן בִּנְיַן אָב מִשְּׁלׇשְׁתָּן, לֹא רְאִי אַרְבֶּה כִּרְאִי חַרְגּוֹל, וְלֹא רְאִי חַרְגּוֹל כִּרְאִי אַרְבֶּה, וְלֹא רְאִי שְׁנֵיהֶם כִּרְאִי סׇלְעָם, וְלֹא רְאִי סׇלְעָם כִּרְאִי שְׁנֵיהֶם. הַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן – שֶׁיֵּשׁ לוֹ אַרְבַּע רַגְלַיִם, וְאַרְבַּע כְּנָפַיִם, וְקַרְצוּלַּיִם, וּכְנָפָיו חוֹפִין אֶת רוּבּוֹ; אַף כֹּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ אַרְבַּע רַגְלַיִם, וְאַרְבַּע כְּנָפַיִם, וְקַרְצוּלַּיִם, וּכְנָפָיו חוֹפִין אֶת רוּבּוֹ.
Tu diras : Tu dérives un paradigme de ces trois-là, comme suit : L’aspect [re’i] de l’arbeh, qui n’a ni front lisse ni queue, n’est pas semblable à l’aspect du ḥargol, qui a les deux ; et l’aspect du ḥargol n’est pas semblable à l’aspect de l’arbeh. Et l’aspect d’aucun d’eux n’est semblable à l’aspect du solam, qui a un front lisse mais pas de queue, et l’aspect du solam n’est semblable à aucun de leurs aspects. La caractéristique qui les rend tous casher ne peut être qu’un aspect commun à tous. Leur dénominateur commun est que chacun a quatre pattes, et quatre ailes, et des pattes de saut, et ses ailes couvrent la majeure partie de son corps. De même, toute autre espèce qui a quatre pattes, et quatre ailes, et des pattes de saut, et dont les ailes couvrent la majeure partie de son corps est casher, même si sa tête est longue.
וַהֲלֹא הַצַּרְצוּר הַזֶּה יֵשׁ לוֹ אַרְבַּע רַגְלַיִם, וְאַרְבַּע כְּנָפַיִם, וְקַרְצוּלַּיִם, וּכְנָפָיו חוֹפִין אֶת רוּבּוֹ, יָכוֹל יְהֵא מוּתָּר? תַּלְמוּד לוֹמַר ״חָגָב״, שֶׁשְּׁמוֹ חָגָב.
On pourrait demander : Mais ce tzartzur n’a-t-il pas quatre pattes, quatre ailes et des pattes sauteuses, et ses ailes ne couvrent-elles pas la majeure partie de son corps ? Par conséquent, on aurait pu penser qu’il devrait être permis. C’est pourquoi le verset déclare : “Ḥagav”, pour indiquer que son nom doit être ḥagav. Cela inclut toutes les espèces mentionnées précédemment, mais non le tzartzur.
אִי שְׁמוֹ חָגָב, יָכוֹל אֵין בּוֹ כׇּל הַסִּימָנִין הַלָּלוּ? תַּלְמוּד לוֹמַר ״לְמִינֵהוּ״ – עַד שֶׁיְּהֵא בּוֹ כׇּל הַסִּימָנִין הַלָּלוּ.
Mais si son nom doit être ḥagav, on aurait pu penser que tout ḥagav est casher, même s’il n’a pas tous ces signes. Par conséquent, le verset déclare : « Selon son espèce », indiquant que, même s’il est appelé ḥagav, il n’est pas casher à moins d’avoir tous ces signes. Cela conclut la baraita de l’école de Rabbi Yishmael.
פָּרֵיךְ רַב אַחַאי: מָה לְהָנָךְ, שֶׁכֵּן אֵין רֹאשָׁן אָרוֹךְ? וְכִי תֵּימָא: כֵּיוָן דְּשָׁווּ בְּאַרְבַּע סִימָנִין מַיְיתִינַן וְלָא פָּרְכִינַן – אִי הָכִי, חַרְגּוֹל נָמֵי דְּשָׁווּ לְהוּ, לָא לִיכְתּוֹב וְתֵיתֵי מֵאַרְבֶּה וְסׇלְעָם!
Rav Aḥai réfute la baraita : Les quatre signes énumérés ne sont pas les seuls dénominateurs communs entre l’arbeh, le ḥargol et le solam. Qu’est-ce qui est aussi unique chez ces sauterelles en plus de ces signes ? Elles sont uniques en ce que leurs têtes ne sont pas longues. Si tel est le cas, des sauterelles à longue tête pourraient ne pas être casher. Et si vous dites : Puisqu’elles partagent ces quatre signes, nous incluons toutes les autres qui ont ces quatre signes et nous ne les réfutons pas, puisque les espèces incluses n’ont pas besoin d’être identiques sous tous leurs aspects, dans ce cas, la Torah ne devrait même pas écrire le ḥargol, qui partage ces quatre signes avec l’arbeh et le solam, et qu’il soit déduit que le ḥargol est casher par inférence à partir des dénominateurs communs entre l’arbeh et le solam.
אֶלָּא, אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְהָנָךְ שֶׁכֵּן אֵין לָהֶן זָנָב. הָכִי נָמֵי אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְהָנָךְ שֶׁכֵּן אֵין רֹאשָׁן אָרוֹךְ?
Au contraire, il était nécessaire que le verset écrive ḥargol, car s’il était omis, son inclusion pourrait être réfutée comme suit : Qu’ont de particulier ceux-ci, le arbeh et le solam ? Ils ont ceci de particulier qu’ils n’ont pas de queue. Puisque le ḥargol a une queue, son statut casher ne peut pas être déduit des leurs. De même, l’inclusion des sauterelles à longue tête peut être réfutée comme suit : Qu’ont de particulier ceux-ci, le arbeh, le ḥargol et le solam ? Ils ont ceci de particulier que leurs têtes ne sont pas longues. Dès lors, les sauterelles à longue tête pourraient ne pas être casher.
אֶלָּא אָמַר רַב אַחַאי: סׇלְעָם יַתִּירָא הוּא, לָא לִיכְתּוֹב רַחֲמָנָא ״סׇלְעָם״, וְתֵיתֵי מֵאַרְבֶּה וּמֵחַרְגּוֹל, דְּמַאי פָּרְכַתְּ? מָה לְאַרְבֶּה דְּאֵין לוֹ גַּבַּחַת – הֲרֵי חַרְגּוֹל דְּיֵשׁ לוֹ גַּבַּחַת, מָה לְחַרְגּוֹל דְּיֵשׁ לוֹ זָנָב – הֲרֵי אַרְבֶּה דְּאֵין לוֹ זָנָב, סׇלְעָם דִּכְתַב רַחֲמָנָא לְמָה לִי? אִם אֵינוֹ עִנְיָן לְגוּפוֹ – תְּנֵהוּ עִנְיָן לְרֹאשׁוֹ אָרוֹךְ.
Au contraire, Rav Aḥai a dit : On peut déduire que les sauterelles à longue tête sont kosher de la manière suivante : le solam mentionné dans le verset est redondant. Comment cela ? Que le Miséricordieux n’écrive pas solam, et qu’à la place cela soit déduit par inférence à partir des dénominateurs communs entre le arbeh et le ḥargol, à savoir qu’ils ont quatre pattes, quatre ailes, des pattes sauteuses, et que leurs ailes couvrent la majeure partie de leur corps. Que pouvez-vous dire pour réfuter cela ? Si vous dites : Que peut-on déduire de l’arbeh, qui, contrairement au solam, n’a pas de front lisse ; on peut répondre : Mais il y a le ḥargol, qui a un front lisse. Et si vous dites : Que peut-on déduire du ḥargol, qui, contrairement au solam, a une queue, on peut répondre : Mais il y a l’arbeh, qui n’a pas de queue. Si tel est le cas, pourquoi ai-je besoin du solam qu’a écrit le Miséricordieux ? Au contraire, si le solamn’est pas nécessaire pour la chose elle-même, appliquez-le au cas d’une sauterelle à longue tête, pour enseigner qu’elle est kosher.