בְּתַרְתֵּי תֵּיבוֹת, שְׁמַע מִינַּהּ תְּרֵי שֵׁמוֹת נִינְהוּ.
en deux mots, conclus-en que ce sont deux noms, interdisant aussi l'œuf.
אֶלָּא מֵעַתָּה ״אֶת כְּדׇר לָעֹמֶר״ דְּפָסֵק לְהוּ סָפְרָא בִּתְרֵי, הָכִי נָמֵי דִּתְרֵי שְׁמֵי נִינְהוּ? אָמְרִי: הָתָם בִּשְׁתֵּי תֵּיבוֹת פָּסֵיק לְהוּ, בִּשְׁנֵי שִׁיטִין לָא פָּסֵיק לְהוּ, אֲבָל הָכָא אֲפִילּוּ בִּשְׁנֵי שִׁיטִין נָמֵי פָּסֵיק לְהוּ.
La Guemara demande : Si c’est le cas, qu’en est-il du nom : « Kedorlaomer » (Genèse 14:4), que le scribe divise en deux de sorte qu’il apparaît ainsi : Kedor Laomer ? Est-il également vrai là-bas qu’il s’agit de deux noms ? Le verset fait clairement référence à une seule personne. Ils répondent : Là-bas, en ce qui concerne Kedor Laomer, le scribe divise le nom en deux mots, mais il ne peut pas le diviser sur deux lignes si la première moitié approche de la fin d’une ligne. Mais ici, il peut diviser le nom bat ya’anamême sur deux lignes, ce qui indique qu’ils sont complètement distincts.
אֲבָל אָמְרוּ חֲכָמִים: כׇּל עוֹף. תַּנְיָא, רַבָּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: דּוֹרֵס וְאוֹכֵל – בְּיָדוּעַ שֶׁהוּא טָמֵא, יֵשׁ לוֹ אֶצְבַּע יְתֵירָה וְזֶפֶק וְקֻרְקְבָנוֹ נִקְלָף – בְּיָדוּעַ שֶׁהוּא טָהוֹר. רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי צָדוֹק אוֹמֵר: מוֹתְחִין לוֹ חוּט שֶׁל מְשִׁיחָה, אִם חוֹלֵק אֶת רַגְלָיו, שְׁתַּיִם לְכָאן וּשְׁתַּיִם לְכָאן – טָמֵא, שָׁלֹשׁ לְכָאן וְאַחַת לְכָאן – טָהוֹר. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: כׇּל עוֹף הַקּוֹלֵט מִן הָאֲוִיר – טָמֵא.
§ La michna énonce : Mais les Sages ont déclaré que tout oiseau qui serre sa proie de ses griffes et la mange n’est pas casher. Il est enseigné dans une baraita : Rabban Gamliel dit : Un oiseau qui serre sa proie et la mange est certainement non casher. S’il a un doigt supplémentaire et un jabot, et que son gésier peut être pelé, il est certainement casher. Rabbi Elazar, fils de Rabbi Tzadok, dit : On tend une corde, et l’oiseau s’y perche. S’il écarte ses pattes sur la corde, avec deux doigts ici et deux là, il est non casher. S’il place trois doigts ici et un là, il est peut-être casher. Rabbi Shimon ben Elazar dit : Tout oiseau qui attrape de la nourriture dans l’air est non casher.
צִיפַּרְתָּא נָמֵי מִקְלָט קָלְטָה! אָמַר אַבָּיֵי: ״קוֹלֵט וְאוֹכֵל״ קָאָמְרִי.
La Guemara objecte : Mais la tziparta aussi attrape de la nourriture en plein air, et elle est casher. Abaye a dit : Nous disons cela uniquement pour un oiseau qui à la fois attrape et mange sa nourriture dans les airs. La tziparta se pose avant de manger ce qu’elle a attrapé.
אֲחֵרִים אוֹמְרִים: שָׁכֵן עִם טְמֵאִים – טָמֵא, עִם טְהוֹרִים – טָהוֹר.
La baraita conclut : D'autres disent : Si un oiseau vit avec des oiseaux non casher, il est non casher ; s'il vit avec des oiseaux casher, il est casher.
כְּמַאן? כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, דְּתַנְיָא: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: לֹא לְחִנָּם הָלַךְ זַרְזִיר אֵצֶל עוֹרֵב, אֶלָּא מִפְּנֵי שֶׁהוּא מִינוֹ. אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן, שָׁכֵן וְנִדְמֶה קָאָמְרִינַן.
La Guemara demande : Selon l’opinion de qui est cette dernière déclaration ? Peut-être est-elle conforme à l’opinion de Rabbi Eliezer, comme il est enseigné dans une baraita : Rabbi Eliezer dit : Ce n’est pas pour rien que le zarzir est allé demeurer avec le corbeau, mais parce qu’il est de la même espèce. La Guemara rejette cela : Vous pouvez même dire que l’opinion introduite par les mots : D’autres disent, est comme celle des Sages, qui sont en désaccord avec Rabbi Eliezer et considèrent le zarzir comme casher. La déclaration introduite par les mots : D’autres disent, se comprend ainsi : Nous disons qu’un oiseau est non casher chaque fois qu’il demeure avec un oiseau non casher et lui ressemble. Le zarzir, cependant, ne ressemble pas au corbeau.
וּבַחֲגָבִים, כֹּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ כּוּ׳. מַאי רוּבּוֹ? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: רוֹב אׇרְכּוֹ, וְאָמְרִי לַהּ: רוֹב הֶקֵּיפוֹ. אָמַר רַב פָּפָּא: הִלְכָּךְ בָּעֵינַן רוֹב אׇרְכּוֹ, וּבָעֵינַן רוֹב הֶקֵּיפוֹ.
§ La michna énonce : Et en ce qui concerne les sauterelles, toute sauterelle qui a quatre pattes, et quatre ailes, et deux pattes supplémentaires pour sauter, et dont les ailes couvrent la majeure partie de son corps, est casher. La Guemara demande : Qu’est-ce qui est considéré comme la majeure partie de son corps ? Rav Yehouda a dit que Rav a dit : La majeure partie de sa longueur. Et certains disent qu’il a dit : La majeure partie de sa circonférence. Rav Pappa a dit : Par conséquent, il faut satisfaire aux deux versions de cette déclaration. Nous exigeons que les ailes couvrent la majeure partie de sa longueur, et nous exigeons aussi qu’elles couvrent la majeure partie de sa circonférence.
תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין לוֹ עַכְשָׁיו וְעָתִיד לְגַדֵּל לְאַחַר זְמַן, כְּגוֹן הַזַּחַל – מוּתָּר. רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: ״אֲשֶׁר לֹא כְרָעַיִם״ – אַף עַל פִּי שֶׁאֵין לוֹ עַכְשָׁיו וְעָתִיד לְגַדֵּל לְאַחַר זְמַן. מַאי זַחַל? אָמַר אַבָּיֵי: אַסְקְרָא.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Une sauterelle qui n’a pas d’ailes maintenant mais en développera plus tard, par exemple le zaḥal, est permise. Rabbi Elazar, fils de Rabbi Yossei, dit : Le verset déclare : « Toutefois, vous pourrez manger ceux-ci parmi tous les êtres ailés grouillants qui marchent sur quatre pattes, qui ont [lo] des pattes articulées au-dessus de leurs pieds, pour sauter avec elles sur la terre » (Lévitique 11:21). Le mot lo est écrit avec la lettre alef, signifiant la négation, de sorte qu’on peut le comprendre ainsi : n’ont pas de pattes articulées. Cela enseigne que même s’il n’a pas de pattes articulées maintenant mais en développera plus tard, il reste quand même casher. La Guemara demande : Qu’est-ce que le zaḥal ? Abaye a dit : En araméen, on l’appelle askarin.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״אֶת אֵלֶּה מֵהֶם תֹּאכֵלוּ אֶת הָאַרְבֶּה וְגוֹ׳״. אַרְבֶּה – זֶה גּוֹבַאי, סַלְעָם – זֶה רָשׁוֹן, חַרְגּוֹל – זֶה נִיפּוּל, חָגָב – זֶה נַדְיָאן. מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״לְמִינוֹ״ ״לְמִינֵהוּ״ ״לְמִינֵהוּ״ ״לְמִינֵהוּ״ אַרְבַּע פְּעָמִים? לְהָבִיא צִיפּוֹרֶת כְּרָמִים, וְיוֹחָנָא יְרוּשַׁלְמִית, וְהָעַרְצוּבְיָא, וְהָרַזְבָּנִית.
Les Sages ont enseigné dans une baraita que le verset déclare : « Parmi ceux-ci, vous pouvez manger : le arbeh selon son espèce, et le solam selon son espèce, et le ḥargol selon son espèce, et le ḥagav selon son espèce » (Lévitique 11:22). Le arbeh est l’insecte connu sous le nom de govai. Le solam est le rashon. Le ḥargol est le nippul. Le ḥagav est le gadyan. Pourquoi le verset dit-il : « selon son espèce », « selon son espèce », « selon son espèce », et « selon son espèce », quatre fois ? C’est pour inclure quatre espèces similaires : l’oiseau de la vigne, et la yoḥana de Jérusalem, et l’artzuveya, et la razbanit, qui sont également casher.
דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל תָּנָא: אֵלּוּ כְּלָלֵי כְלָלוֹת, וְאֵלּוּ פְּרָטֵי פְרָטוֹת. ״אַרְבֶּה״ – זֶה ״גּוֹבַאי״, ״לְמִינוֹ״ לְהָבִיא
L’école de Rabbi Yishmael a enseigné : Ces occurrences de l’expression « selon ses espèces » dans le verset sont des généralisations, et ces espèces mentionnées explicitement sont des détails. Le verset doit être compris à la lumière du verset précédent, qui offre des signes généraux d’une sauterelle casher. Les deux versets ensemble constituent une généralisation, un détail et une généralisation, de la manière suivante : Le premier verset est une généralisation, arbeh est un détail se référant à l’espèce govai, et l’expression « selon ses espèces » est une autre généralisation. Selon les principes herméneutiques de Rabbi Yishmael, la seconde généralisation sert à inclure un cas semblable au détail. Dans ce cas, l’expression « selon ses espèces » sert à inclure