לְרַבּוֹת אֶפְרוֹחִים שֶׁלֹּא נִפְתְּחוּ עֵינֵיהֶם! מִדְּרַבָּנַן, וּקְרָא אַסְמַכְתָּא בְּעָלְמָא.
sert à inclure des oisillons de pigeons dont les yeux ne se sont pas encore ouverts dans l’interdiction de consommer des créatures grouillantes. La Guemara répond : Cette interdiction relève de la loi rabbinique, et le verset cité n’est qu’un simple appui à cet égard. Celui qui mange l’embryon d’un oiseau casher n’est pas passible de flagellation.
תָּנוּ רַבָּנַן: גִּיעוּלֵי בֵּיצִים מוּתָּרוֹת, בֵּיצִים מוּזָרוֹת – נֶפֶשׁ יָפָה תֹּאכְלֵם, נִמְצָא עָלֶיהָ קוֹרֶט דָּם – זוֹרֵק אֶת הַדָּם וְאוֹכֵל אֶת הַשְּׁאָר.
§ Les Sages ont enseigné dans une baraita : des œufs casher qui ont été bouillis avec des œufs non casher sont autorisés. Les œufs non fécondés sont autorisés, et une personne de constitution robuste peut les manger, même si la poule s’est assise dessus pendant une longue période. Si une goutte [koret] de sang s’y trouve, on retire le sang, qui est le premier stade du développement d’un embryon, et on mange le reste.
אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: וְהוּא שֶׁנִּמְצָא עַל קֶשֶׁר שֶׁלָּהּ. תָּנֵי דּוֹסְתַּאי אֲבוּהּ דְּרַבִּי אַפְטוֹרִיקִי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁנִּמְצָא עַל חֶלְבּוֹן שֶׁלָּהּ, אֲבָל נִמְצָא עַל חֶלְמוֹן שֶׁלָּהּ – אֲפִילּוּ בֵּיצָה אֲסוּרָה. מַאי טַעְמָא? דִּשְׁדָא תִּכְלָא בְּכוּלַּהּ. אֲמַר לֵיהּ רַב גְּבִיהָה מִבֵּי כְתִיל לְרַב אָשֵׁי: אִיפְּכָא תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּאַבָּיֵי, וְאַבָּיֵי הוּא דְּתָרְצַהּ נִיהֲלֵיהּ הָכִי.
Rabbi Yirmeya a dit : Et cela s’applique lorsque le sang se trouve sur son nœud, c’est-à-dire l’endroit dans le blanc où l’embryon commence à se développer, car cela prouve qu’aucun tissu ne s’est développé ailleurs dans l’œuf. Et ainsi a enseigné Dostaï, père de Rabbi Aptoriki : Les Sages ont enseigné qu’on peut manger le reste de l’œuf seulement lorsque le sang se trouve sur son blanc, c’est-à-dire sur le nœud ; mais s’il se trouve sur le jaune, même le reste de l’œuf est interdit. Quelle en est la raison ? C’est que la décomposition s’est propagée dans tout l’œuf. Rav Geviha de Bei Ketil dit à Rav Ashi : Un tanna a enseigné le contraire devant Abaye, à savoir qu’on peut manger le reste de l’œuf seulement lorsque le sang se trouve sur le jaune, et c’est Abaye qui l’a corrigé de cette manière.
אָמַר חִזְקִיָּה: מִנַּיִן לְבֵיצַת טְמֵאָה שֶׁהִיא אֲסוּרָה מִן הַתּוֹרָה? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאֶת בַּת הַיַּעֲנָה״, וְכִי בַּת יֵשׁ לָהּ לַיַּעֲנָה? אֶלָּא אֵיזוֹ – זוֹ בֵּיצָה טְמֵאָה. וְדִלְמָא הַיְינוּ שְׁמַיְיהוּ? לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דִּכְתִיב: ״בַּת עַמִּי לְאַכְזָר כַּיְעֵנִים בַּמִּדְבָּר״.
§ Ḥizkiyya dit : D’où est-il dérivé que l’œuf d’un oiseau non casher est interdit par la Torah ? Comme il est dit : « Et la fille [bat] de la ya’ana » (Lévitique 11:16). Mais la ya’ana a-t-elle une fille dont le statut d’interdiction serait différent de celui de sa mère ? La fille comme la mère devraient être incluses dans la même interdiction. Plutôt, laquelle est-ce ? C’est un œuf non casher. La Guemara objecte : Mais peut-être est-ce leur nom, c’est-à-dire que l’oiseau est appelé bat ya’ana. La Guemara répond : Cela ne devrait pas vous venir à l’esprit, car il est écrit : « La fille de mon peuple est devenue cruelle, comme les ye’enim dans le désert » (Lamentations 4:3).
וְלָא? וְהָא כְּתִיב: ״אֶעֱשֶׂה מִסְפֵּד כַּתַּנִּים וְאֵבֶל כִּבְנוֹת יַעֲנָה״? כְּיַעֲנָה זוֹ שֶׁמִּתְאַבֶּלֶת עַל בָּנֶיהָ. וְהָא כְּתִיב: ״וְשָׁכְנוּ שָׁם בְּנוֹת יַעֲנָה״? כְּיַעֲנָה זוֹ שֶׁשּׁוֹכֶנֶת עִם בָּנֶיהָ.
La Guemara poursuit : Et bat ya’anan’est-ce pas son nom ? Mais n’est-il pas écrit : « Je ferai une lamentation comme les chacals, et un deuil comme les filles [benot] de la ya’ana » (Michée 1:8) ? La Guemara répond : Le verset signifie : Je ferai un deuil comme cette ya’ana qui se lamente sur ses petits. La Guemara demande : Mais n’est-il pas écrit : « Et les benot ya’ana habiteront là » (Isaïe 13:21) ? La Guemara répond : Ici aussi, le verset signifie : Et ils habiteront là comme cette ya’ana qui habite avec ses petits.
וְהָכְתִיב: ״תְּכַבְּדֵנִי חַיַּת הַשָּׂדֶה תַּנִּים וּבְנוֹת יַעֲנָה״, וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ בֵּיצָה, בֵּיצָה בַּת מֵימַר שִׁירָה הִיא? אֶלָּא, כְּתִיב ״הַיַּעֲנָה״, וּכְתִיב ״בַּת הַיַּעֲנָה״.
La Guemara demande : Mais n’est-il pas écrit : « Les animaux des champs M’honoreront, les chacals et les benot ya’ana » (Isaïe 43:20) ? Et s’il vous vient à l’esprit que le terme bat ya’ana désigne un œuf, un œuf peut-il chanter un cantique de louange à Dieu ? Au contraire, il faut dire : Ya’ana est écrit, et bat ya’ana est aussi écrit, et les deux sont des noms acceptables pour cet oiseau.
וְשָׁאנֵי הָכָא, דְּפָסֵק סָפְרָא לִשְׁתֵּי תֵּיבוֹת, וּמִדְּפָסֵיק לְהוּ סָפְרָא
Et pourtant, le nom ici est différent de ceux des autres animaux, en ce que le scribe le divise en deux mots :Bat ya’ana, bien qu’il s’agisse d’une seule espèce. Et du fait que le scribe le divise