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וְלֵילַף מֵעוֹרֵב: מָה הָתָם תְּרֵי לָא, אַף כֹּל תְּרֵי לָא? אִם כֵּן, פֶּרֶס וְעׇזְנִיָּה דִּכְתַב רַחֲמָנָא לְמָה לִי? הַשְׁתָּא דְּאִית לֵיהּ תְּרֵי לָא אָכְלִינַן, דְּאִית לֵיהּ חַד מִיבַּעְיָא!
La Guemara objecte : Mais on devrait plutôt déduire cela d’un corbeau : De même que là-bas, un oiseau ayant deux signes n’est pas casher, de même tout autre oiseau qui n’a que deux signes n’est pas casher. La Guemara répond : Si c’est le cas, pourquoi ai-je besoin du peres et de l’ozniyya que le Miséricordieux a écrits parmi les oiseaux non casher ? Maintenant qu’il est établi que nous ne mangeons pas d’oiseau qui a deux signes, est-il nécessaire de mentionner ces oiseaux, qui n’en ont qu’un ? Au contraire, même les oiseaux qui n’ont qu’un seul signe sont casher, sauf ceux qui sont mentionnés explicitement dans la Torah comme non casher.
וְנִיגְמַר מִפֶּרֶס וְעׇזְנִיָּה? אִם כֵּן, נֶשֶׁר דִּכְתַב רַחֲמָנָא לְמָה לִי? הַשְׁתָּא דְּאִית לֵיהּ חַד לָא אָכְלִינַן, דְּלֵית לֵיהּ כְּלָל מִיבַּעְיָא! אֶלָּא נֶשֶׁר דְּלֵית לֵיהּ כְּלָל – הוּא דְּלָא תֵּיכוֹל, הָא דְּאִית לֵיהּ חַד – אֱכוֹל.
La Guemara objecte : Mais apprenons plutôt du peres et ozniyya eux-mêmes que tous les autres oiseaux n’ayant qu’un seul signe ne sont pas casher. La Guemara répond : Si c’est le cas, pourquoi ai-je besoin du nesher qu’a écrit le Miséricordieux ? Maintenant qu’il est établi que nous ne mangeons pas d’oiseau qui a un seul signe, est-il nécessaire de mentionner le nesher, qui n’en a aucun ? Au contraire, la Torah mentionne le nesher pour indiquer que c’est un nesher, qui n’a aucun des signes d’un oiseau casher, que vous ne mangerez pas. Mais si vous trouvez un oiseau qui a ne serait-ce qu’un des signes, vous pouvez le manger.
וְאֶלָּא, טַעְמָא דִּכְתַב רַחֲמָנָא נֶשֶׁר, הָא לָאו הָכִי הֲוָה אָמֵינָא: לֵילַף מִפֶּרֶס וְעׇזְנִיָּה? הָוֵה לֵיהּ פֶּרֶס וְעׇזְנִיָּה שְׁנֵי כְתוּבִין הַבָּאִין כְּאֶחָד, וּשְׁנֵי כְּתוּבִין הַבָּאִין כְּאֶחָד אֵין מְלַמְּדִין.
La Guemara objecte : Mais si tel est le cas, la raison pour laquelle on mange des oiseaux ayant ne serait-ce qu’un seul signe est seulement que le Miséricordieux a écrit : « Nesher. » On peut en déduire, alors, que, sans cela, je dirais : Déduis de peres et ozniyya que tout oiseau ayant un seul signe n’est pas casher. Mais cela ne peut pas être, puisque peres et ozniyya sont deux versets qui viennent comme un seul, c’est-à-dire qui enseignent la même chose, et, en règle générale, deux versets qui viennent comme un seul n’enseignent pas un principe.
גְּמִירִי, דְּאִיכָּא בְּהַאי לֵיכָּא בְּהַאי, וּדְאִיכָּא בְּהַאי לֵיכָּא בְּהַאי.
La Guemara répond : Il est appris comme une tradition que le signe présent chez celui-ci, le peres, est absent chez celui-là, le ozniyya, et que ce qui est présent chez celui-là est absent chez celui-ci. En conséquence, il ne s’agit pas d’un cas de deux versets qui viennent comme un seul, puisque chaque cas n’enseignerait que que tout autre oiseau n’ayant que son signe respectif n’est pas casher. Par conséquent, il aurait été possible d’en déduire que tout oiseau n’ayant qu’un seul signe n’est pas casher. Le verset déclare donc : “Nesher”, pour indiquer le contraire.
מִכְּדֵי עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה עוֹפוֹת טְמֵאִים הָווּ, אִי אֶפְשָׁר דְּחַד דְּאִיכָּא בְּהָנָךְ לֵיכָּא בְּהָנֵי, וְהָווּ לְהוּ שְׁנֵי כְּתוּבִים הַבָּאִים כְּאֶחָד.
La Guemara poursuit : Or, il y a vingt-quatre oiseaux non casher mentionnés dans les versets. Il est impossible que l’unique signe présent chez ceux-ci, le peres et l’ozniyya, respectivement, soit absent chez tous ces autres oiseaux. Par conséquent, la mention du peres, de l’ozniyya et des autres oiseaux constitue deux versets qui viennent comme un seul. Dans ce cas, on n’aurait pas pu déduire des cas du peres et de l’ozniyya qu’un oiseau ayant un seul signe n’est pas casher, et l’inclusion du nesher est inutile.
גְּמִירִי: עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה עוֹפוֹת טְמֵאִים הָווּ, וְאַרְבָּעָה סִימָנִין. תְּלָתָא הָדְרִי בְּכוּלְּהוּ, עֶשְׂרִים מֵהֶם שְׁלֹשָׁה שְׁלֹשָׁה, וּתְרֵי בְּעוֹרֵב, חַד בְּפֶרֶס וְחַד בְּעׇזְנִיָּה, דְּאִיתֵיהּ בְּהָא לֵיתֵיהּ בְּהָא. מַהוּ דְּתֵימָא לֵילַיף מִינֵּיהּ – כְּתַב רַחֲמָנָא ״נֶשֶׁר״, נֶשֶׁר דְּלֵית לֵיהּ כְּלָל הוּא דְּלָא תֵּיכוֹל, הָא אִיכָּא דְּאִית לֵיהּ חַד – אֱכוֹל.
La Guemara répond : Il est enseigné comme tradition qu’il y a vingt-quatre oiseaux non casher, et quatre signes d’un oiseau casher. Les mêmes trois signes se trouvent chez eux tous, à l’exception soit du peres, soit de l’ozniyya. Vingt d’entre eux ont les trois signes, et deux de ces signes se trouvent chez un corbeau. Un signe se trouve chez un peres et un chez une ozniyya, et le signe présent chez celui-ci est absent chez celle-là, c’est-à-dire que l’un d’eux possède le quatrième signe, absent des vingt-trois autres oiseaux non casher. De peur que tu ne dises : Déduis-en que tout autre oiseau n’ayant que ce signe est non casher, le Miséricordieux a écrit au sujet du nesher pour indiquer : C’est un nesher, qui n’a aucun des signes d’un oiseau casher, que vous ne mangerez pas. Mais s’il y a un oiseau quelconque qui a ne serait-ce qu’un des signes, vous pouvez le manger.
אֶלָּא, תּוֹרִין דִּכְתַב רַחֲמָנָא לְמָה לִי? אָמַר רַב עוּקְבָא בַּר חָמָא: לְקׇרְבָּן. אָמַר רַב נַחְמָן:
La Guemara demande : Mais si l’on apprend de nesher qu’un oiseau ayant ne serait-ce qu’un seul signe est casher, pourquoi ai-je besoin des colombes que le Miséricordieux a écrites comme étant casher, elles qui ont les quatre signes ? Rav Ukva bar Ḥama a dit : La colombe n’a pas été mentionnée pour enseigner qu’elle est casher, mais plutôt pour enseigner qu’elle est le seul oiseau apte à être offert comme une offrande. Rav Naḥman dit :

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