Drashot AI Logo
״מֵעַם הָאָרֶץ״ – פְּרָט לִמְשׁוּמָּד.
«Et si quelqu’un du peuple ordinaire pèche involontairement… et apporte son offrande» (Lévitique 4:27–28), d’où l’on déduit dans une baraita : «du peuple ordinaire», indiquant : mais pas tout le peuple ordinaire. Cela sert à exclure un transgresseur, de qui une offrande expiatoire n’est pas acceptée.
רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹסֵי אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן: ״אֲשֶׁר לֹא תֵּעָשֶׂינָה בִּשְׁגָגָה וְאָשֵׁם״, הַשָּׁב מִידִיעָתוֹ – מֵבִיא קׇרְבָּן עַל שִׁגְגָתוֹ, אֵינוֹ שָׁב מִידִיעָתוֹ – אֵינוֹ מֵבִיא קׇרְבָּן עַל שִׁגְגָתוֹ.
Rabbi Shimon ben Yosei dit au nom de Rabbi Shimon que le verset déclare : « Et si involontairement l’une des choses…qui ne doivent pas être faites, et il devient coupable, ou si son péché qu’il a commis vient à lui être connu » (Lévitique 4:22–23). Des mots « vient à lui être connu », on déduit : Celui qui se repent en raison de sa prise de conscience qu’il a commis une transgression, car s’il avait su que l’action est interdite il ne l’aurait pas accomplie, apporte une offrande pour sa transgression involontaire afin d’obtenir l’expiation. Mais celui qui ne se repent pas en raison de sa prise de conscience qu’il a péché, par exemple un transgresseur qui aurait péché même s’il avait su que l’acte est interdit, n’apporte pas d’offrande pour son acte involontaire.
וְאָמְרִינַן: מַאי בֵּינַיְיהוּ? וְאָמַר רַב הַמְנוּנָא: מְשׁוּמָּד לֶאֱכוֹל חֵלֶב וְהֵבִיא קׇרְבָּן עַל הַדָּם אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.
Et nous disons : Quelle est la différence entre leurs deux opinions ? Et Rav Hamnuna a dit : La différence réside dans le cas d'un transgresseur en ce qui concerne le fait de manger la graisse interdite d'un animal domestiqué, et il a apporté une offrande pour avoir consommé par inadvertance du sang ; telle est la différence entre eux. Selon le premier tanna, il ne peut pas apporter d'offrande, car c'est un transgresseur. Selon Rabbi Shimon, puisqu'il s'est repenti d'avoir consommé du sang par inadvertance, en raison de sa conscience d'avoir fauté, il apporte une offrande expiatoire pour cette faute involontaire. En tout cas, cette baraita contredit apparemment la baraita citée précédemment en ce qui concerne la source de la halakha selon laquelle on n'accepte pas d'offrande de la part d'un transgresseur.
חֲדָא בְּחַטָּאת, וַחֲדָא בְּעוֹלָה, וּצְרִיכִי, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן חַטָּאת – מִשּׁוּם דִּלְכַפָּרָה הוּא, אֲבָל עוֹלָה דְּדוֹרוֹן הוּא – אֵימָא לְקַבֵּל מִינֵּיהּ. וְאִי אַשְׁמְעִינַן עוֹלָה – מִשּׁוּם דְּלָאו חִיּוּבָא הוּא, אֲבָל חַטָּאת דְּחִיּוּבָא הוּא – אֵימָא לְקַבֵּל מִינֵּיהּ, צְרִיכָא.
La Guemara répond : Une source enseigne au sujet de l’offrande expiatoire d’un transgresseur qu’elle n’est pas acceptée, et une source enseigne au sujet de l’holocauste d’un transgresseur qu’il n’est pas accepté. Et les deux sources sont nécessaires, car, si la Torah nous avait enseigné cette halakha seulement au sujet d’une offrande expiatoire, on aurait pu penser qu’elle n’est pas acceptée en raison du fait qu’elle sert à l’expiation, et puisqu’il est un transgresseur, il ne mérite pas l’expiation, mais au sujet d’un holocauste, qui est simplement un cadeau [dedoron], dis qu’il faudrait l’accepter de sa part. Et si la Torah nous avait enseigné cette halakha seulement au sujet d’un holocauste, on aurait pu penser qu’il n’est pas accepté en raison du fait qu’il n’est pas une obligation, mais au sujet d’une offrande expiatoire, qui est une obligation, dis qu’il faudrait l’accepter de sa part. Par conséquent, les deux sources sont nécessaires.
וְכׇל הֵיכָא דִּכְתִיב בְּהֵמָה, גְּרִיעוּתָא הִיא? וְהָכְתִיב ״אָדָם וּבְהֵמָה תוֹשִׁיעַ ה׳״, וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: אֵלּוּ בְּנֵי אָדָם שֶׁהֵן עֲרוּמִין בְּדַעַת, וּמְשִׂימִין עַצְמָן כִּבְהֵמָה! הָתָם כְּתִיב ״אָדָם וּבְהֵמָה״, הָכָא בְּהֵמָה לְחוּדֵּיהּ כְּתִיב.
§ Dans la baraita précédente, les Sages ont déduit de l’expression « de l’animal » que les personnes semblables à un animal sont incluses parmi celles dont les offrandes sont acceptées. La Guemara cherche à comprendre le sens de l’expression : Semblable à un animal, et demande : Et partout où le mot animal est écrit et interprété comme se référant à une personne, cela indique-t-il une déficience ? Mais n’est-il pas écrit : « L’homme et l’animal, Tu les sauves, Seigneur » (Psaumes 36:7), et Rav Yehouda dit que Rav dit : Ce sont des personnes qui sont avisées en termes de leur intellect, comme des personnes, et malgré leur intelligence elles se conduisent avec humilité et effacement de soi, comme un animal. La Guemara répond : Là-bas il est écrit « homme et animal ». Ici, le mot « animal » seul est écrit.
וְכׇל הֵיכָא דִּכְתִיב ״אָדָם וּבְהֵמָה״ מְעַלְּיוּתָא הִיא? וְהָא כְּתִיב: ״וְזָרַעְתִּי אֶת בֵּית יִשְׂרָאֵל זֶרַע אָדָם וְזֶרַע בְּהֵמָה״! הָתָם, הָא חַלְּקֵיהּ קְרָא, ״זֶרַע אָדָם״ לְחוֹד וְ״זֶרַע בְּהֵמָה״ לְחוֹד.
La Guemara demande : Et partout où les termes « homme » et « animal » sont écrits ensemble, cela indique-t-il une vertu ? Mais n’est-il pas écrit : « Et j’ensemencerai la maison d’Israël et la maison de Juda avec la semence de l’homme et avec la semence de l’animal » (Jérémie 31:26), et les Sages ont interprété l’expression « semence de l’animal » comme une référence à des personnes ignorantes et inférieures. La Guemara répond : Là-bas, le verset ne sépare-t-il pas l’homme et l’animal ? La semence de l’homme est distincte et la semence de l’animal est distincte.
(סִימָן: נִקְלָ״ף.)
§ La Guemara revient sur la question de l’abattage effectué par un Samaritain et cite un moyen mnémotechnique pour les noms des Sages qui suivent : noun, pour Ḥanan ; qouf, pour Ya’akov ; lamed, pour ben Levi ; et peh, pour bar Kappara.
אָמַר רַבִּי חָנָן אָמַר רַבִּי יַעֲקֹב בַּר אִידֵּי אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי מִשּׁוּם בַּר קַפָּרָא: רַבָּן גַּמְלִיאֵל וּבֵית דִּינוֹ נִמְנוּ עַל שְׁחִיטַת כּוּתִי וַאֲסָרוּהָ. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי זֵירָא לְרַבִּי יַעֲקֹב בַּר אִידִי: שֶׁמָּא לֹא שָׁמַע רַבִּי אֶלָּא בְּשֶׁאֵין יִשְׂרָאֵל עוֹמֵד עַל גַּבָּיו? אֲמַר לֵיהּ: דָּמֵי הַאי מֵרַבָּנַן כִּדְלָא גְּמִירִי אִינָשֵׁי שְׁמַעְתָּא, בְּשֶׁאֵין יִשְׂרָאֵל עוֹמֵד עַל גַּבָּיו לְמֵימְרָא בָּעֵי?
§ Rabbi Ḥanan dit que Rabbi Ya’akov bar Idi dit que Rabbi Yehoshua ben Levi dit au nom de bar Kappara : Les avis de Rabban Gamliel et de son tribunal ont été comptés au sujet du statut de l’abattage d’un Samaritain, et ils l’ont interdit. Rabbi Zeira dit à Rabbi Ya’akov bar Idi : Peut-être que mon maître a entendu cette halakhaseulement dans un cas où un Juif ne se tient pas au-dessus de lui. Rabbi Ya’akov bar Idi dit à Rabbi Zeira : Ce sage semble être l’un de ceux qui n’ont pas étudié la halakha. Lorsqu’un Juif ne se tient pas au-dessus du Samaritain, est-il nécessaire de dire qu’il est interdit de manger de ce qu’il abat ?
קַבְּלַהּ מִינֵּיהּ אוֹ לָא קַבְּלַהּ מִינֵּיהּ? תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר רַבִּי אַסִּי: אֲנִי רָאִיתִי אֶת רַבִּי יוֹחָנָן שֶׁאָכַל מִשְּׁחִיטַת כּוּתִי, אַף רַבִּי אַסִּי אָכַל מִשְּׁחִיטַת כּוּתִי. וְתָהֵי בַּהּ רַבִּי זֵירָא: לָא שְׁמִיעָא לְהוּ, דְּאִי הֲוָה שְׁמִיעָא לְהוּ הֲווֹ מְקַבְּלִי לֵהּ, אוֹ דִלְמָא שְׁמִיעַ לְהוּ וְלָא קַבְּלוּהָ?
La Guemara demande : Rabbi Zeira a-t-il accepté cette réponse de la part de Rabbi Ya’akov bar Idi ou ne l’a-t-il pas acceptée de lui ? Viens et entends une preuve pour résoudre ce dilemme à partir de ce que dit Rav Naḥman bar Yitzḥak, à savoir que Rabbi Asi dit : J’ai vu que Rabbi Yoḥanan a mangé de l’abattage d’un Samaritain. Et Rabbi Asi aussi a mangé de l’abattage d’un Samaritain. Et Rabbi Zeira s’en est étonné, se demandant peut-être qu’ils n’avaient pas entendu la halakha selon laquelle il est interdit de manger de l’abattage d’un Samaritain, mais que s’ils l’avaient entendue, ils l’auraient acceptée, ou peut-être qu’ils avaient entendu la halakha mais ne l’avaient pas acceptée.
הֲדַר פָּשֵׁיט לְנַפְשֵׁיהּ: מִסְתַּבְּרָא דִּשְׁמִיעַ לְהוּ וְלָא קַבְּלוּהָ, דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ לָא שְׁמִיעַ לְהוּ, וְאִי הֲוָה שְׁמִיעַ לְהוּ הֲווֹ מְקַבְּלִי לֵהּ, הֵיכִי מִסְתַּיְּיעָא מִילְּתָא לְמֵיכַל אִיסּוּרָא? הַשְׁתָּא בְּהֶמְתָּן שֶׁל צַדִּיקִים אֵין הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מֵבִיא תַּקָּלָה עַל יָדָן, צַדִּיקִים עַצְמָן לֹא כׇּל שֶׁכֵּן!
Rabbi Zeira résolut alors la question pour lui-même. Il est logique qu’ils l’aient entendue et ne l’aient pas acceptée. Car, s’il te vient à l’esprit qu’ils ne l’ont pas entendue, mais que s’ils l’avaient entendue ils l’auraient acceptée, comment l’affaire s’est-elle produite, conduisant ces Sages à manger une nourriture interdite ? Maintenant considère : Si même par les animaux des justes, le Saint, Béni soit-Il, ne provoque pas d’incidents, alors n’est-ce pas à plus forte raison vrai que les justes eux-mêmes ne subiraient pas d’incidents ?

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria