בְּגִילָא דְּחִיטְּתָא.
en faisant glisser une paille de blé sur la membrane pour voir si elle s’accrocherait à une perforation.
אָמַר רַב שֵׁיזְבִי: הָנֵי אֲוָוזֵי דִּידַן כְּעוֹף שֶׁל מַיִם דָּמְיָין.
Rav Sheizvi a dit : Nos oies sont considérées comme des oiseaux aquatiques. Si le crâne d'une oie est brisé, même si la membrane n'est pas perforée, c'est une tereifa.
נָפְלָה לָאוּר, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי בֶּן יְהוֹשֻׁעַ: שִׁיעוּר יְרוּקָּתָן כְּשִׁיעוּר נְקוּבָתָן, מָה נְקוּבָתָן בְּמַשֶּׁהוּ – אַף יְרוּקָּתָן בְּמַשֶּׁהוּ.
§ La michna enseigne : Dans le cas où un oiseau est tombé dans le feu et que ses entrailles ont été roussies, si elles sont devenues vertes, l’oiseau est une tereifa ; si elles sont rouges, il est casher. Rabbi Yoḥanan dit au nom de Rabbi Yosei ben Yehoshua : La mesure de leur changement en vert est comme la mesure de leur perforation. De même que leur perforation, en quelque quantité que ce soit, les rend tereifa, de même aussi leur changement en vert, en quelque quantité que ce soit, les rend tereifa.
בְּעָא מִינֵּיהּ רַב יוֹסֵף בְּרֵיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי מֵרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: הוֹרִיקָה כָּבֵד כְּנֶגֶד בְּנֵי מֵעַיִים מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: טְרֵפָה. וְלֹא יְהֵא אֶלָּא נִיטְּלָה! אָמַר רָבָא: כֵּיוָן שֶׁהוֹרִיקָה כָּבֵד כְּנֶגֶד בְּנֵי מֵעַיִים – בְּיָדוּעַ שֶׁנָּפְלָה לָאוּר, וְנֶחְמְרוּ בְּנֵי מֵעַיִים, וּטְרֵפָה.
Rav Yosef, fils de Rabbi Yehoshua ben Levi, demanda à Rabbi Yehoshua ben Levi : Si un foie est devenu vert du côté faisant face aux intestins, quelle est la halakha ? Rabbi Yehoshua ben Levi lui dit : L’oiseau est une tereifa. Rav Yosef lui dit : Mais cette halakha ne devrait pas être plus stricte que celle d’un cas où le foie a été retiré et où il est resté un volume d’olive (voir 54a), auquel cas l’oiseau est casher. Par conséquent, tant qu’il reste un volume d’olive rouge, l’oiseau devrait être casher. Rava dit : Puisque le foie est devenu vert du côté des intestins, il est certain que l’oiseau est tombé dans le feu et que les intestins eux-mêmes ont été roussis, et c’est pourquoi l’animal est une tereifa, et non à cause du foie en soi.
רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי הַוְיָא לֵיהּ הָהִיא תַּרְנְגוֹלְתָּא, שַׁדְּרֵיהּ לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר הַקַּפָּר בְּרִיבִּי, אֲמַר לֵיהּ: יְרוּקִּין הֲווֹ, וְאַכְשְׁרַהּ. וְהָאֲנַן תְּנַן: ״יְרוּקִּין פְּסוּלִין״! לֹא אָמְרוּ ״יְרוּקִּין פְּסוּלִין״ אֶלָּא בַּקּוּרְקְבָן, בַּלֵּב וּבַכָּבֵד. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: בְּאֵלּוּ בְּנֵי מֵעַיִים אָמְרוּ – בַּקּוּרְקְבָן, בַּלֵּב וּבַכָּבֵד.
La Guemara raconte : Rabbi Yehoshua ben Levi avait une certaine poule qui tomba dans le feu. Après qu’elle eut été abattue rituellement, il l’envoya devant l’éminent Rabbi Elazar HaKappar et lui dit : Ses entrailles étaient vertes, et Rabbi Elazar HaKappar la déclara casher. Rabbi Yehoshua ben Levi demanda : Mais n’avons-nous pas appris dans la michna : si elles sont devenues vertes, elles sont impropres ? Rabbi Elazar HaKappar lui dit : Les Sages ont dit que si elles sont devenues vertes, elles sont impropres uniquement en ce qui concerne le gésier, le cœur et le foie, qui sont naturellement rouges. D’autres entrailles d’une poule, comme les intestins, sont naturellement vertes, et un aspect vert chez elles ne rend pas la poule tereifa. La Guemara note : Cela aussi est enseigné dans une baraita : Concernant quelles entrailles ont-ils dit qu’un aspect vert rend l’oiseau tereifa ? Seulement concernant le gésier, le cœur et le foie.
רַבִּי יִצְחָק בַּר יוֹסֵף הֲוָה לֵיהּ הָהִוא תַּרְנְגוֹלְתָּא, שַׁדְּרַהּ לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ, וַאֲמַר לֵיהּ: אֲדוּמִּין הֲווֹ וּטְרֵפָה. וְהָאֲנַן תְּנַן: ״אֲדוּמִּין כְּשֵׁרִים״! אֲמַר לֵיהּ: אֲדוּמִּין שֶׁהוֹרִיקוּ וִירוּקִּין שֶׁהֶאֱדִימוּ – טְרֵפָה, לֹא אָמְרוּ ״אֲדוּמִּין כְּשֵׁרִים״ אֶלָּא בַּלֵּב בַּקּוּרְקְבָן וּבַכָּבֵד.
La Guemara raconte : Rabbi Yitzḥak bar Yosef avait une certaine poule qui tomba dans le feu. Après avoir été abattue, il l’envoya devant Rabbi Abbahu et lui dit : Ses entrailles étaient rouges, et Rabbi Elazar HaKappar l’a jugée tereifa. Rabbi Yitzḥak bar Yosef demanda : Mais n’avons-nous pas appris dans la michna : Si elles sont rouges, l’oiseau est casher ? Rabbi Elazar HaKappar lui dit : Des entrailles rouges qui sont devenues vertes et des entrailles vertes qui sont devenues rouges rendent l’animal tereifa. Les Sages ont dit dans la michna que les entrailles rouges ne sont casher qu’en ce qui concerne le cœur, le gésier et le foie, parce que ces organes sont naturellement rouges. Les organes qui sont naturellement verts, en revanche, rendent l’oiseau tereifa s’ils sont devenus rouges.
אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר חִיָּיא אָמַר רַבִּי מָנִי: אֲדוּמִּין שֶׁהוֹרִיקוּ וּשְׁלָקָן וְחָזְרוּ וְהֶאֱדִימוּ – כְּשֵׁרִין, מַאי טַעְמָא? קוּטְרָא עָיֵיל בְּהוּ. אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: אַף אָנוּ נֹאמַר, אֲדוּמִּין שֶׁלֹּא הוֹרִיקוּ וּשְׁלָקָן וְהוֹרִיקוּ – טְרֵפָה, מַאי טַעְמָא? אִיגַּלַּאי בַּהְתַּיְיהוּ. אָמַר רַב אָשֵׁי: הִלְכָּךְ לָא לֵיכוֹל אִינָשׁ אֶלָּא בְּשִׁלְקָא. וְלָא הִיא, אַחְזוֹקֵי רֵיעוּתָא לָא מַחְזְקִינַן.
Rav Shmuel bar Ḥiyya dit que Rabbi Mani dit : Si des organes rouges sont devenus verts, et qu’on les a fait bouillir et qu’ils sont redevenus rouges, ils sont casher. Quelle en est la raison ? Cela prouve qu’ils n’ont pas été brûlés ; au contraire, de la fumée y est entrée et a changé temporairement leur couleur. Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Nous aussi, nous dirons : Si des organes rouges ne sont pas devenus verts, et qu’on les a fait bouillir et qu’ils sont ensuite devenus verts, l’animal est une tereifa. Quelle en est la raison ? Leur honte a été révélée, c’est-à-dire qu’il est évident qu’ils ont effectivement été brûlés. Rav Ashi a dit : Par conséquent, même si les entrailles d’un oiseau restent rouges après être tombé dans le feu, une personne ne peut le manger que s’il est bouilli, afin de s’assurer que les entrailles ne deviendront pas vertes. La Guemara rejette cela : Mais ce n’est pas le cas, puisque nous ne présumons pas l’existence d’un défaut sans preuve.
דְּרָסָהּ וּטְרָפָהּ בַּכּוֹתֶל. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן אַנְטִיגְנוֹס מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי יַנַּאי: אַחַת זוֹ וְאַחַת זוֹ צְרִיכָה בְּדִיקָה.
§ La michna enseigne : Si une personne a piétiné l’oiseau, ou l’a projeté contre un mur, ou si un animal l’a écrasé, et qu’il a survécu vingt-quatre heures, puis qu’on l’a abattu, il est casher. Rabbi Elazar ben Antigonos dit au nom de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Yannai : Ce cas-ci comme celui-là, c’est-à-dire tous les cas mentionnés ci-dessus, nécessitent une inspection après l’abattage, afin de vérifier qu’il n’y a pas de blessure qui rendrait à elle seule l’animal tereifa.
מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ כְּשֵׁרוֹת בָּעוֹף: נִיקְּבָה הַגַּרְגֶּרֶת, אוֹ שֶׁנִּסְדְּקָה, הִכְּתָה חוּלְדָּה עַל רֹאשָׁהּ מָקוֹם שֶׁאֵינוֹ עוֹשֶׂה אוֹתָהּ טְרֵפָה, נִיקַּב הַזֶּפֶק, רַבִּי אוֹמֵר: אֲפִילּוּ נִיטַּל, יָצְאוּ בְּנֵי מֵעֶיהָ וְלֹא נִיקְּבוּ, נִשְׁתַּבְּרוּ גַּפֶּיהָ, נִשְׁתַּבְּרוּ רַגְלֶיהָ, נִמְרְטוּ כְּנָפֶיהָ, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אִם נִטְּלָה הַנּוֹצָה פְּסוּלָה.
MICHNA :Et voici celles qui sont casher parmi les oiseaux : Si la trachée d’un oiseau a été perforée ou fendue dans le sens de la longueur ; ou si une belette a frappé l’oiseau à la tête à un endroit qui ne le rend pas tereifa ; ou si le jabot a été perforé. Rabbi Yehouda HaNassi dit : Il est casher même si le jabot a été retiré. Si les intestins de l’oiseau sont sortis de la paroi abdominale mais n’ont pas été perforés, ou si ses ailes ont été brisées, ou si ses pattes ont été brisées, ou si les plumes de ses ailes ont été arrachées, l’oiseau est casher. Rabbi Yehouda dit : Si le duvet couvrant son corps a été retiré, il est tereifa et impropre à la consommation.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּרַבִּי סִימַאי וְרַבִּי צָדוֹק שֶׁהָלְכוּ לְעַבֵּר שָׁנָה בְּלוֹד, וְשָׁבְתוּ בְּאוֹנוֹ, וְהוֹרוּ בְּטַרְפַּחַת כְּרַבִּי בְּזֶפֶק.
GUEMARA :Les Sages ont enseigné dans une baraita : Il y eut un incident impliquant Rabbi Simai et Rabbi Tzadok, qui allèrent intercalaire l’année à Lod, et passèrent Chabbat à la ville de Ono. Et ils statuèrent au sujet d’un animal dont l’utérus avait été retiré, conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi dans la michna au sujet du jabot.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: הוֹרוּ בְּטַרְפַּחַת לְאִיסּוּרָא, כְּרַבִּי בְּזֶפֶק לְהֶתֵּירָא? אוֹ דִילְמָא: הוֹרוּ בְּטַרְפַּחַת לְהֶתֵּירָא כְּרַבִּי בְּזֶפֶק, אֲבָל כְּרַבִּי בְּזֶפֶק לָא סְבִירָא לְהוּ? תֵּיקוּ.
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : quel est le sens de la baraita ? Fait-elle référence à deux décisions différentes, c’est-à-dire qu’ils ont statué au sujet de l’utérus pour l’interdire, et qu’ils ont aussi statué conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi au sujet du jabot pour le permettre ? Ou peut-être fait-elle référence à une seule décision, et cela signifie qu’ils ont statué au sujet de l’utérus pour le permettre, conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi au sujet du jabot, mais ils ne soutiennent pas l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi au sujet du jabot lui-même. La Guemara conclut : le dilemme restera sans résolution.
אָמַר רַבָּה, וְאִיתֵּימָא רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: גַּגּוֹ שֶׁל זֶפֶק נִידּוֹן כְּוֶושֶׁט. הֵיכָא? אָמַר רַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי: כֹּל שֶׁנִּמְתָּח עִמּוֹ.
Rabba dit, et certains disent que c’était Rabbi Yehoshua ben Levi qui dit : Le toit du jabot est traité comme l’œsophage, c’est-à-dire qu’il rend l’oiseau tereifa s’il est perforé en n’importe quelle quantité. La Guemara demande : Où se trouve le toit du jabot ? Rav Beivai bar Abaye a dit : C’est toute partie du jabot qui s’étend avec l’œsophage.
יָצְאוּ בְּנֵי מֵעֶיהָ, אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁלֹּא הִיפֵּךְ בָּהֶן, אֲבָל הִיפֵּךְ בָּהֶן – טְרֵפָה, דִּכְתִיב: ״הוּא עָשְׂךָ וַיְכֹנְנֶךָ״, מְלַמֵּד שֶׁבָּרָא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא כּוֹנָנִיּוֹת בָּאָדָם, שֶׁאִם נֶהְפָּךְ (אַחַת) [אֶחָד] מֵהֶן – אֵינוֹ יָכוֹל לִחְיוֹת.
§ La michna déclare : Si les intestins de l’oiseau sont sortis de la paroi de l’estomac mais n’ont pas été perforés, l’oiseau est casher. Rabbi Shmuel bar Rav Yitzḥak dit : Les Sages ont enseigné cette halakha seulement dans un cas où on ne les a pas mélangés, mais où on les a remis dans l’estomac dans leur ordre approprié. Mais si on les a mélangés, l’oiseau est une tereifa, comme il est écrit : « N’est-ce pas Lui qui t’a fait et t’a établi ? » (Deutéronome 32:6). Le verset enseigne que le Saint, béni soit-Il, a créé des emplacements fixes pour chaque organe chez une personne, de sorte que si l’un d’eux est déplacé, elle ne peut pas vivre. Il en va de même pour les autres créatures.
תַּנְיָא, הָיָה רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: ״הוּא עָשְׂךָ וַיְכֹנְנֶךָ״ – כַּרְכָא דְּכוֹלָּה בֵּיהּ, מִמֶּנּוּ כֹּהֲנָיו, מִמֶּנּוּ נְבִיאָיו, מִמֶּנּוּ שָׂרָיו, מִמֶּנּוּ מְלָכָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מִמֶּנּוּ פִנָּה מִמֶּנּוּ יָתֵד וְגוֹ׳״.
Il est enseigné dans une baraita : Rabbi Meïr disait que le verset : « N’est-ce pas Lui qui t’a fait et t’a établi ? » enseigne que le peuple juif est une ville qui contient tout. D’elle sortent ses prêtres, d’elle sortent ses prophètes, d’elle sortent ses chefs, d’elle sortent ses rois, comme il est dit : « D’eux sortira la pierre angulaire, d’eux le piquet, d’eux l’arc de guerre, d’eux tout dirigeant ensemble » (Zacharie 10:4).
הָהוּא רוֹמָאָה דְּחַזְיֵיהּ לְהָהוּא גַּבְרָא דִּנְפַל מֵאִיגָּרָא לְאַרְעָא, פְּקַעיה כְּרֵסֵיהּ וּנְפוּק מַעְיָינֵיהּ, אַתְיֵיהּ לִבְרֵיהּ וְשַׁחְטֵיהּ קַמֵּיהּ
La Guemara raconte un incident impliquant un certain Romain qui vit un certain homme tomber du toit au sol, et son ventre se rompit et ses intestins sortirent. Le Romain amena le fils de l’homme et l’égorgea devant les yeux de son père