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לְהָבִיא עוֹר בֵּית הַבּוֹשֶׁת חוּץ לִמְקוֹמוֹ פָּסוּל וְאֵין בּוֹ כָּרֵת, חוּץ לִזְמַנּוֹ פִּיגּוּל וְחַיָּיבִים עָלָיו כָּרֵת.
y compris la peau de la vulve, la halakha est la même : si l’on accomplit les rites sacrificiels avec l’intention d’en brûler une en dehors de la zone désignée, l’offrande est invalide, mais il n’y a pas de responsabilité de karet pour celui qui prend part à l’offrande. S’il avait l’intention de la brûler au-delà du temps désigné, cela la rend piggul, et l’on est passible de karet pour l’avoir mangée. Cette baraita indique que seul Rabbi Shimon soutient que la peau des sabots est traitée comme sa chair, et que les Sages sont en désaccord, comme l’a déclaré Rabbi Yoḥanan.
מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ טְרֵפוֹת בָּעוֹף: נְקוּבַת הַוֶּושֶׁט, וּפְסוּקַת הַגַּרְגֶּרֶת, הִכְּתָה חוּלְדָּה עַל רֹאשָׁהּ מָקוֹם שֶׁעוֹשֶׂה אוֹתָהּ טְרֵפָה, נִיקַּב הַקּוּרְקְבָן, נִיקְּבוּ הַדַּקִּין, נָפְלָה לָאוּר וְנֶחְמְרוּ בְּנֵי מֵעֶיהָ, אִם יְרוּקִּים – פְּסוּלִים, אִם אֲדוּמִּים – כְּשֵׁרִים. דְּרָסָהּ וּטְרָפָהּ בַּכּוֹתֶל אוֹ שֶׁרִיצְּצַתָּה בְּהֵמָה וּמְפַרְכֶּסֶת, וְשָׁהֲתָה מֵעֵת לְעֵת וּשְׁחָטָהּ – כְּשֵׁרָה.
MICHNA :Et voici les tereifot chez un oiseau : Un oiseau dont l’œsophage est perforé, ou dont la trachée est sectionnée en travers de sa largeur ; ou si une belette a frappé l’oiseau à la tête à un endroit qui le rend tereifa, car il faut craindre que la membrane du cerveau ait été perforée ; ou si le gésier a été perforé ; ou si les intestins grêles ont été perforés. Dans un cas où un oiseau est tombé dans le feu et que ses entrailles ont été roussies [neḥmeru], si elles sont devenues vertes, elles sont impropres, et l’oiseau est une tereifa ; mais si elles sont rouges, l’oiseau est casher. Si quelqu’un a piétiné l’oiseau, ou l’a projeté contre un mur, ou si un animal l’a écrasé et qu’il tressaille, c’est une tereifa parce que ses membres ont été brisés. Mais si l’oiseau a survécu pendant une période de vingt-quatre heures, et qu’ensuite on l’a abattu rituellement, il est casher.
גְּמָ׳ רַב וּשְׁמוּאֵל וְלֵוִי דְּאָמְרִי: מַכְנִיס יָדוֹ לִפְנִים וּבוֹדֵק, אִם מְבַצְבֵּץ וְעוֹלֶה – טְרֵפָה, וְאִם לָאו – כְּשֵׁרָה.
GUEMARA : La michna déclare : Si une belette a frappé l’oiseau à la tête à un endroit qui le rend tereifa, il faut craindre que la membrane du cerveau ait été perforée. Rav, Shmuel et Levi disent : Comment inspecte-t-on la membrane ? Après l’abattage rituel, on introduit la main dans la bouche de l’oiseau et on pousse le tissu nerveux avec le doigt et on l’inspecte. Si le tissu nerveux sort et remonte par le trou du crâne, l’animal est une tereifa, car cela prouve que la membrane a été perforée, permettant au tissu nerveux de passer à travers. Et sinon, l’animal est casher.
הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר עַד דְּמִנְּקִיב קְרָמָא תַּתָּאָה, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר אִינְּקִיב עִילָּאָה אַף עַל גַּב דְּלָא אִינְּקִיב תַּתָּאָה, נֵיחוּשׁ דִּלְמָא עִילָּאָה אִינְּקִיב תַּתָּאָה לָא אִינְּקִיב? אִי אִיתָא דְּאִינְּקִיב עִילָּאָה, תַּתָּאָה אַגַּב רוּכְּכֵיהּ מִיפְקָע פָּקַע.
La Guemara demande : Cela s’explique bien selon celui qui dit (45a) qu’un animal n’est pas une tereifa à moins que la membrane interne ne soit également perforée. Mais selon celui qui dit que l’animal devient une tereifa si la membrane externe a été perforée, même si la membrane interne n’a pas été perforée, comment peut-on se fier à cette inspection ? Il faut craindre que peut-être la membrane externe a été perforée mais que la membrane interne n’a pas été perforée, auquel cas l’animal est une tereifa même si le tissu nerveux ne sort pas par l’orifice. La Guemara répond : Si c’est le cas que la membrane externe a été perforée, la membrane interne finira inévitablement par se rompre en raison de sa fragilité, permettant au tissu nerveux de sortir. S’il ne sort pas, il est certain que la membrane externe est également intacte.
אָמַר זְעֵירִי: אֵין בְּדִיקָה לְחוּלְדָּה, מִפְּנֵי שֶׁשִּׁינֶּיהָ דַּקּוֹת. וְכִי שִׁינֶּיהָ דַּקּוֹת מַאי הָוֵי? אָמַר רַב אוֹשַׁעְיָא: מִפְּנֵי שֶׁשִּׁינֶּיהָ דַּקּוֹת וַעֲקוּמּוֹת.
Ze’eiri dit : Il n’y a pas d’inspection efficace pour un oiseau mordu à la tête par une belette, parce que les dents de la belette sont si fines que, même si elles perforent la membrane, le tissu nerveux ne sortira pas par les perforations. La Guemara demande : Et si ses dents sont fines, qu’importe ? Assurément, une petite quantité sortira par la perforation. Rav Oshaya a dit : Il n’y a pas d’inspection parce que ses dents sont fines et tordues. Le trou dans le crâne ne correspond pas à la perforation dans la membrane, et rien ne pourra s’échapper.
כִּי סְלֵיק לִנְהַרְדְּעָא, שְׁלַח לְהוּ: דְּבָרִים שֶׁאָמַרְתִּי לִפְנֵיכֶם טָעוּת הֵן בְּיָדִי, בְּרַם כָּךְ אָמְרוּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: בּוֹדְקִין לְחוּלְדָּה בַּיָּד, אֲבָל לֹא בְּמַסְמֵר, וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אַף בְּמַסְמֵר.
La Guemara raconte : Lorsque Ze’eiri monta à Neharde’a, il envoya un message aux Sages : Les propos que j’ai tenus devant vous étaient une erreur de ma part. En réalité, ils ont dit cela au nom de Rabbi Shimon ben Lakish : On examine un oiseau mordu à la tête par une belette avec la main, en appuyant sur le tissu nerveux pour voir s’il ressort par l’orifice, mais non avec un ongle. On ne peut pas l’examiner en faisant glisser le bout d’un ongle sur la surface de la membrane pour voir s’il s’accroche à une perforation, car l’ongle lui-même peut perforer la membrane. Et Rabbi Yoḥanan dit : On peut même l’examiner avec un ongle.
וּבִפְלוּגְתָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי נְחֶמְיָה, חַד בָּדֵיק בִּידָא, וְחַד בָּדֵיק בְּמַחְטָא. מַאן דְּבָדֵיק בִּידָא אָמַר לֵיהּ לְמַאן דְּבָדֵיק בְּמַחְטָא: עַד מָתַי אַתָּה מְכַלֶּה מָמוֹנָן שֶׁל יִשְׂרָאֵל? אָמַר לֵיהּ מַאן דְּבָדֵיק בְּמַחְטָא לְמַאן דְּבָדֵיק בִּידָא: עַד מָתַי אַתָּה מַאֲכִיל לְיִשְׂרָאֵל נְבֵלוֹת?
La Guemara note : Et ce désaccord se reflète également dans la dispute entre Rabbi Yehuda et Rabbi Neḥemya,l’un examina l’oiseau à la main, et l’autre examina celui-ci avec une aiguille. Celui qui examina l’oiseau à la main dit à celui qui l’examina avec une aiguille : Jusqu’à quand gaspilleras-tu l’argent du peuple juif en les amenant à jeter de la viande casher ? Parfois, l’aiguille elle-même perforera une membrane qui était initialement intacte. Celui qui examina l’oiseau avec une aiguille dit à celui qui l’examina à la main : Jusqu’à quand nourriras-tu le peuple juif de carcasses, puisque tu autorises à la consommation un oiseau qui pourrait très bien être interdit ?
נְבֵלוֹת? וְהָא שְׁחוּטָה הִיא! אֶלָּא טְרֵפוֹת, שֶׁמָּא נִיקַּב קְרוּם שֶׁל מוֹחַ.
La Guemara demande : Des carcasses ? Mais il s’agit d’un animal abattu rituellement ; même s’il est interdit, c’est une tereifa, et non une carcasse. Plutôt, il a dû dire : Jusqu’à quand nourriras-tu le peuple juif de tereifot ? Peut-être que la membrane du cerveau a été perforée. L’inspection manuelle n’est pas fiable, car les dents de la belette sont fines et tordues, et le tissu nerveux peut ne pas sortir même si la membrane a été perforée.
תִּסְתַּיֵּים דְּרַבִּי יְהוּדָה הוּא דְּבָדֵיק בִּידָא, דְּתַנְיָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי יְהוּדָה: בּוֹדְקִין לְחוּלְדָּה בַּיָּד, אֲבָל לֹא בְּמַסְמֵר. נִשְׁבַּר הָעֶצֶם, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נִיקַּב קְרוּם שֶׁל מוֹחַ – תִּסְתַּיֵּים.
La Guemara note : On peut conclure que c’est Rabbi Yehuda qui a inspecté cela à la main, comme il est enseigné dans une baraita : Rabbi Shimon ben Elazar dit au nom de Rabbi Yehuda que l’on peut inspecter un oiseau mordu à la tête par une belette avec la main, mais non avec l’ongle. La baraita poursuit : Si l’os du crâne a été brisé, même si la membrane du cerveau n’a pas été perforée, l’animal est une tereifa. La Guemara confirme : en effet, on peut conclure que Rabbi Yehuda n’autorise l’inspection qu’à la main.
הָא גוּפַאּ קַשְׁיָא, אָמְרַתְּ: בּוֹדְקִין לְחוּלְדָּה בַּיָּד אֲבָל לֹא בְּמַסְמֵר. אַלְמָא אִית לֵיהּ בְּדִיקוּתָא, וַהֲדַר תָּנֵי: נִשְׁבַּר הָעֶצֶם אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נִיקַּב קְרוּם שֶׁל מוֹחַ. אַלְמָא לֵית לֵיהּ בְּדִיקוּתָא! סֵיפָא אֲתָאן לְעוֹף שֶׁל מַיִם, הוֹאִיל וְאֵין לוֹ קְרוּם. אֵין לוֹ קְרוּם סָלְקָא דַּעְתָּךְ? אֶלָּא, הוֹאִיל וּקְרוּמוֹ רַךְ.
La Guemara objecte : Cela même est difficile. Tu as dit dans la baraita : On peut examiner un oiseau blessé par une belette avec la main, mais non avec l’ongle ; apparemment, il a une possibilité d’examen. Mais ensuite tu enseignes : Si l’os du crâne a été brisé, même si la membrane du cerveau n’a pas été perforée, l’animal est une tereifa ; apparemment, il n’a pas d’examen, car examiner pour une perforation serait inutile. La Guemara répond : Dans la dernière clause, nous en venons à traiter d’un oiseau aquatique, qui ne peut pas être examiné, puisqu’il n’a pas de membrane. La Guemara précise : Peut-il te venir à l’esprit qu’il n’a pas de membrane ? On peut voir qu’il en a une. Au contraire, la réponse est : Puisque sa membrane est fragile, elle a nécessairement été rompue lorsque le crâne a été brisé.
אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן לְרַב עָנָן: מָר אָמַר שְׁמוּאֵל בָּדֵיק בִּידָא וּמַכְשַׁר, וְהוּנָא חַבְרִין אָמַר רַב בָּדֵיק בִּידָא וּמַכְשַׁר. וְהָתָנֵי לֵוִי: טְרֵפוֹת שֶׁמָּנוּ חֲכָמִים בִּבְהֵמָה – כְּנֶגְדָּן בָּעוֹף, יָתֵר עֲלֵיהֶן עוֹף – נִשְׁבַּר הָעֶצֶם אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נִיקַּב קְרוּם שֶׁל מוֹחַ? אֲמַר לֵיהּ: הָהוּא בְּעוֹף שֶׁל מַיִם, הוֹאִיל וְאֵין לוֹ קְרוּם. אֵין לוֹ קְרוּם סָלְקָא דַּעְתָּךְ? אֶלָּא, הוֹאִיל וּקְרוּמוֹ רַךְ.
De même, la Guemara rapporte que Rav Naḥman dit à Rav Anan : Le Maître dit que Shmuel inspecte un oiseau mordu à la tête par une belette avec sa main et le déclare casher si la membrane n’est pas perforée, et notre collègue Rav Houna aussi dit que Rav inspecte cela à la main et le déclare casher. Mais Levi n’enseigne-t-il pas : Ces tereifot que les Sages ont énumérées chez un animal s’appliquent également à un oiseau, et en plus de celles-ci, un oiseau est une tereifa si l’os du crâne a été brisé, même si la membrane du cerveau n’a pas été perforée ? Si tel est le cas, comment un oiseau peut-il être permis à la suite d’une inspection ? Rav Anan lui dit : Cette baraita fait référence à un oiseau aquatique, qui ne peut pas être inspecté puisqu’il n’a pas de membrane. La Guemara précise : Peut-il te venir à l’esprit qu’il n’a pas de membrane ? Plutôt, la réponse est : Puisque sa membrane est fragile.
הָהִיא תַּרְנְגוֹלְתָּא דַּהֲוַאי בֵּי רַב חָנָא, שַׁדְּרַהּ לְקַמֵּיהּ דְּרַב מַתְנָא. נִשְׁבַּר הָעֶצֶם וְלֹא נִיקַּב קְרוּם שֶׁל מוֹחַ הֲוַאי, וְאַכְשְׁרַהּ. אֲמַר לֵיהּ: וְהָתָנֵי לֵוִי: טְרֵפוֹת שֶׁמָּנוּ חֲכָמִים בִּבְהֵמָה כְּנֶגְדָּן בָּעוֹף, יָתֵר עֲלֵיהֶן עוֹף – נִשְׁבַּר הָעֶצֶם אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נִיקַּב קְרוּם שֶׁל מוֹחַ! אֲמַר לֵיהּ: הָתָם בְּעוֹף שֶׁל מַיִם, הוֹאִיל וְאֵין לוֹ קְרוּם. אֵין לוֹ קְרוּם סָלְקָא דַּעְתָּךְ? אֶלָּא אֵימָא: הוֹאִיל וּקְרוּמוֹ רַךְ.
De même, la Guemara rapporte : Il y avait une certaine poule qui se trouvait dans la maison de Rav Ḥana dont le crâne avait été blessé. Il l’envoya devant Rav Mattana, qui l’examina et constata que l’os du crâne était brisé mais que la membrane du cerveau n’était pas perforée, et il la déclara casher. Rav Ḥana dit à Rav Mattana : Mais Levi n’enseigne-t-il pas : Ces tereifot que les Sages ont énumérées chez un animal s’appliquent également à un oiseau, et en plus de celles-ci, un oiseau est une tereifa si l’os du crâne a été brisé, même si la membrane du cerveau n’a pas été perforée ? Rav Mattana lui dit : Cette baraita fait référence à un oiseau aquatique, qui ne peut pas être examiné puisqu’il n’a pas de membrane. La Guemara précise : Peut-il te venir à l’esprit qu’il n’a pas de membrane ? Dis plutôt que sa réponse était : Puisque sa membrane est fragile.
רַב שֵׁיזְבִי בָּדֵיק בְּשִׁימְשָׁא, רַב יֵימַר בָּדֵיק בְּמַיָּא, רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב בָּדֵיק
La Guemara note que Rav Sheizvi examinait la membrane du cerveau à la lumière du soleil. Rav Yeimar examinait celle-ci en versant de l’eau dans le crâne par l’orifice, pour voir si elle ressortait mêlée à du tissu nerveux. Rav Aḥa bar Ya’akov examinait cela

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