בַּאֲחוּזַּת עֵינַיִם, אִינְּגִיד וְאִיתְּנַח, עוּל (למעייניה) [מַעְיָינֵיהּ] וְחַיְּיטֵיהּ לִכְרֵסֵיהּ.
de manière trompeuse, c’est-à-dire qu’il a seulement fait semblant de tuer le fils. Le père s’est évanoui et est devenu flasque. Par ce mouvement, ses intestins sont entrés dans son estomac, et le Romain a recousu son estomac, et il s’est rétabli.
נִשְׁתַּבְּרוּ רַגְלֶיהָ. הַהוּא צַנָּא דְּאִינְקוֹרֵי דַּאֲתַאי לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, בַּדְקֵיהּ רָבָא בְּצוֹמֶת הַגִּידִין, וְאַכְשְׁרֵיהּ.
§ La michna enseigne : Si ses pattes ont été brisées, l’oiseau reste casher. La Guemara rapporte qu’il y avait un certain panier d’oiseaux aux pattes brisées qui fut apporté devant Rava. Rava examina chaque oiseau à la jonction des tendons dans la cuisse, et lorsqu’il constata que tous ses tendons étaient intacts, il le déclara casher.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: שְׁמוּטַת יָד בַּבְּהֵמָה – כְּשֵׁרָה, שְׁמוּטַת יָרֵךְ בַּבְּהֵמָה – טְרֵפָה, שְׁמוּטַת יָרֵךְ בָּעוֹף – טְרֵפָה, שְׁמוּטַת גַּף בָּעוֹף – טְרֵפָה, חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא נִיקְּבָה הָרֵיאָה. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: תִּיבָּדֵק, וְכֵן אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: תִּיבָּדֵק.
Rav Yehuda dit que Rav dit : Une patte avant déboîtée chez un animal est kosher. Un fémur déboîté chez un animal le rend un tereifa. Un fémur déboîté chez un oiseau le rend un tereifa. Une aile déboîtée chez un oiseau le rend un tereifa, car nous devons craindre que peut-être le poumon ait été perforé. Le poumon est situé près de l’attache de l’aile au corps, et une partie du poumon a pu être arrachée avec l’aile. Et Shmuel dit : Le poumon doit être inspecté, et si aucun dommage n’est trouvé, l’oiseau est kosher. Et ainsi dit Rabbi Yoḥanan : Il doit être inspecté.
חִזְקִיָּה אָמַר: אֵין רֵיאָה לָעוֹף, וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: יֵשׁ לוֹ וְיֶשְׁנָהּ כְּעָלֶה שֶׁל וֶורֶד בֵּין אֲגַפַּיִם. מַאי ״אֵין רֵיאָה לָעוֹף״? אִילֵּימָא דְּלֵית לֵיהּ כְּלָל – וְהָא קָא חָזֵינַן דְּאִית לֵיהּ! אֶלָּא דְּלָא מִיטְּרִיף בֵּיהּ, וְהָתָנֵי לֵוִי: טְרֵפוֹת שֶׁמָּנוּ חֲכָמִים בַּבְּהֵמָה – כְּנֶגְדָּן בָּעוֹף, יָתֵר עֲלֵיהֶן עוֹף נִשְׁבַּר הָעֶצֶם אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נִיקַּב קְרוּם שֶׁל מוֹחַ!
Ḥizkiyya, fils de Rabbi Ḥiyya, dit : Un oiseau n’a pas de poumons. Et Rabbi Yoḥanan dit : Un oiseau a bien des poumons, et ils sont comme un pétale de rose en apparence, fins et rouges, entre les ailes. La Guemara demande : Que veut dire Ḥizkiyya lorsqu’il affirme qu’un oiseau n’a pas de poumons ? Si l’on dit qu’il n’a pas de poumons du tout, cela pose problème, car ne voyons-nous pas qu’il en a bien ? Plutôt, dis qu’il veut dire que l’oiseau n’est pas rendu tereifa à cause d’eux s’ils sont perforés. Mais cela aussi pose problème, car Levi n’enseigne-t-il pas : Ces tereifot que les Sages ont énumérées chez un animal s’appliquent également à un oiseau, et en plus de celles-là, un oiseau est une tereifa si l’os du crâne a été brisé, même si la membrane du cerveau n’a pas été perforée ? Si tel est le cas, un poumon perforé chez un oiseau, comme chez un animal, le rend tereifa.
אֶלָּא, אֵין לוֹ לֹא לִינָּפֵל וְלֹא לֵיחָמֵר. מַאי טַעְמָא? אָמַר רַב חָנָה: הוֹאִיל וְרוֹב צַלְעוֹתֶיהָ מְגִינּוֹת עָלֶיהָ.
Au contraire, dis que Ḥizkiyya veut dire que le poumon d’un oiseau n’a pas de halakha de chute ni de halakha de roussissement. Si un oiseau tombe, il n’est pas nécessaire d’inspecter les poumons pour y déceler des dommages, comme on doit le faire pour les autres organes (voir 51b), et s’il tombe dans le feu, il n’est pas nécessaire d’inspecter les poumons pour un changement de couleur, comme on doit le faire pour les autres organes (voir 56b). Quelle en est la raison ? Rav Ḥana a dit : Puisque la majorité des côtes de l’oiseau protègent les poumons, il n’y a pas lieu de craindre que le poumon ait été endommagé.
וְהָא מִדְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: יֵשׁ לוֹ, וְיֶשְׁנָהּ כְּעָלֶה שֶׁל וֶורֶד בֵּין אֲגַפַּיִים – מִכְּלָל דְּחִזְקִיָּה סָבַר דְּלֵית לֵיהּ! אֶלָּא אָמְרִי בְּמַעְרְבָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: מִדְּבָרָיו שֶׁל בְּרִיבִּי נִיכָּר שֶׁאֵינוֹ בָּקִי בְּתַרְנְגוֹלִין.
La Guemara demande : Mais du fait que Rabbi Yoḥanan dit en réponse : Un oiseau a bien des poumons, et ils sont comme un pétale de rose entre les ailes, par inférence on doit conclure que Ḥizkiyya soutient qu’il n’a pas de poumons du tout. Au contraire, il faut dire comme ils disent en Occident, Eretz Yisrael, au nom de Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina : D’après la déclaration du Distingué, c’est-à-dire Ḥizkiyya, il est évident qu’il ne connaît pas les poules.
אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: שְׁמוּטַת יָרֵךְ בָּעוֹף כְּשֵׁרָה. אֲמַר לֵיהּ רַבָּה בַּר רַב הוּנָא לְרַב הוּנָא: וְהָא רַבָּנַן דַּאֲתוֹ מִפּוּמְבְּדִיתָא אֲמַרוּ רַב יְהוּדָה מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אָמַר: שְׁמוּטַת יָרֵךְ בָּעוֹף טְרֵפָה! אֲמַר לֵיהּ: בְּרִי, נַהֲרָא נַהֲרָא וּפְשָׁטֵיהּ.
§ Rav Huna a dit que Rav a dit : Un fémur déboîté chez un oiseau est casher. Rabba bar Rav Huna dit à Rav Huna : Mais les rabbins venus de Poumbedita ont dit que Rav Yehuda dit au nom de Rav : Un fémur déboîté chez un oiseau le rend tereifa. Rav Huna lui dit : Mon fils, à chaque rivière son cours, c’est-à-dire que différentes communautés observent des coutumes שונות. Bien que Rav lui-même soutînt qu’un tel oiseau est casher, il statua pour ceux qui vivaient à Poumbedita qu’un tel oiseau est une tereifa, conformément à leur propre coutume.
אֲזַל רַבִּי אַבָּא, אַשְׁכְּחֵיהּ לְרַב יִרְמְיָה בַּר אַבָּא דְּקָא בָּדֵיק בְּצוֹמֶת הַגִּידִין. אֲמַר לֵיהּ: לְמָה לֵיהּ לְמָר כּוּלֵּי הַאי? וְהָא רַב הוּנָא אָמַר רַב: שְׁמוּטַת יָרֵךְ בָּעוֹף כְּשֵׁרָה! אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא מַתְנִיתִין יָדַעְנָא: בְּהֵמָה שֶׁנֶּחְתְּכוּ רַגְלֶיהָ מִן הָאַרְכּוּבָּה וּלְמַטָּה כְּשֵׁרָה, מִן הָאַרְכּוּבָּה וּלְמַעְלָה פְּסוּלָה, וְכֵן שֶׁנִּיטַּל צוֹמֶת הַגִּידִין, וְאָמַר רַב עֲלַהּ: וְכֵן בָּעוֹף.
La Guemara raconte : Rabbi Abba alla et trouva Rav Yirmeya bar Abba en train d’examiner des oiseaux à la jonction des tendons dans la cuisse. Rabbi Abba lui dit : Pourquoi le Maître doit-il faire tout cela ? Mais Rav Houna ne dit-il pas que Rav dit : Un fémur déboîté chez un oiseau est kosher ? Si un oiseau est kosher même lorsque toute la cuisse a été retirée, à plus forte raison devrait-il être kosher lorsque seule la jonction des tendons a été retirée. Rav Yirmeya bar Abba lui dit : Je connais la michna (76a) : En ce qui concerne un animal dont les pattes arrière ont été sectionnées, si elles ont été sectionnées à partir de l’articulation de la jambe et en dessous, il est kosher ; à partir de l’articulation de la jambe et au-dessus, c’est une tereifa et impropre à la consommation. Et de même, un animal dont la jonction des tendons dans la cuisse a été retirée est une tereifa. Et Rav a dit à ce sujet : Et de même en ce qui concerne un oiseau.
אִי הָכִי, קַשְׁיָא דְּרַב אַדְּרַב! אִישְׁתִּיק. אֲמַר לֵיהּ: דִּלְמָא שָׁנֵי לֵיהּ בֵּין שְׁמוּטָה לַחֲתוּכָה? אֲמַר לֵיהּ: וְאַתְּ מְפָרְשַׁתְּ שְׁמַעְתָּתֵיהּ דְּרַב? בְּפֵירוּשׁ אָמַר רַב: שְׁמוּטָה – כְּשֵׁרָה, חֲתוּכָה – פְּסוּלָה. וְאַל תִּתְמַהּ, שֶׁהֲרֵי חוֹתְכָהּ מִכָּאן וָמֵתָה, חוֹתְכָהּ מִכָּאן וְחָיְתָה.
Rabbi Abba répondit : Si tel est le cas, cette déclaration de Rav, selon laquelle un oiseau dont la jonction des tendons a été retirée est une tereifa, pose une difficulté pour cette déclaration de Rav, selon laquelle un oiseau dont le fémur est déboîté est casher. Rav Yirmeya bar Abba garda le silence et ne répondit pas. Rabbi Abba lui dit : Peut-être y a-t-il une différence pour Rav entre un fémur déboîté et un fémur sectionné, et bien que le premier ne rende pas un oiseau tereifa, le second le rend. Rav Yirmeya bar Abba lui dit : Interprètes-tu donc les halakhot de Rav sur la base de ton propre raisonnement ? Rav a dit explicitement : Un fémur déboîté est casher, tandis qu’un fémur sectionné rend l’animal impropre à la consommation. Et ne sois pas troublé par cette distinction, car on coupe un animal ici, à un endroit, et il meurt, mais on le coupe là, à un autre endroit, et il vit.
כִּי סְלֵיק רַבִּי אַבָּא, אַשְׁכְּחֵיהּ לְרַבִּי זֵירָא דְּיָתֵיב וְקָאָמַר: אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: שְׁמוּטַת יָרֵךְ בָּעוֹף טְרֵפָה. אֲמַר לֵיהּ: חַיֵּי דְּמָר, מִיּוֹמָא דִּסְלֵיק מָר לְהָכָא
La Guemara raconte : Lorsque Rabbi Abba monta de Babylonie en Eretz Yisrael, il trouva Rabbi Zeira assis en train de dire : Rav Houna a dit que Rav a dit qu’un fémur déboîté chez un oiseau le rend tereifa. Rabbi Abba lui dit : Par la vie du Maître, depuis le jour où le Maître est monté ici, Eretz Yisrael,