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וֶושֶׁט נְקוּבָתוֹ בְּמַשֶּׁהוּ, דְּרוּסָתוֹ בְּמַשֶּׁהוּ. קָנֶה נְקוּבָתוֹ בִּכְאִיסָּר, דְּרוּסָתוֹ בְּכַמָּה? בָּתַר דְּבַעְיָא הֲדַר פַּשְׁטַהּ: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה בְּמַשֶּׁהוּ. מַאי טַעְמָא? זִיהֲרֵיהּ מִקְלָא קָלֵי וְאָזֵיל.
Si l’œsophage est perforé en quelque quantité que ce soit, l’animal est une tereifa, comme enseigné dans la michna (42a). Par conséquent, si l’œsophage est griffé et qu’une quelconque quantité de sa chair rougisse, l’animal est également une tereifa. Mais une perforation de la trachée ne rend l’animal tereifa que lorsqu’elle est de la taille d’un issar. Si elle est griffée, quelle quantité de sa chair doit rougir pour le rendre tereifa ? Après avoir soulevé le dilemme, il le résolut ensuite : Ceci comme cela rendent l’animal tereifa si une quelconque quantité de sa chair a rougi. Quelle en est la raison ? C’est parce que son venin brûle continuellement autour de la circonférence de l’orifice et l’élargit.
יָתֵיב רַב יִצְחָק בַּר שְׁמוּאֵל בַּר מָרְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, וְיָתֵיב וְקָאָמַר: דְּרוּסָה שֶׁאָמְרוּ – צְרִיכָה בְּדִיקָה כְּנֶגֶד בְּנֵי מֵעַיִים. רַב נַחְמָן אָמַר: הָאֱלֹהִים! מוֹרֵי בַּהּ רַב מִכַּפָּא וְעַד אַטְמָא.
La Guemara raconte : Rav Yitzḥak bar Shmuel bar Marta était assis devant Rav Naḥman, et il était assis en disant : Un animal blessé par une griffe, au sujet duquel les Sages ont dit qu’il faut être préoccupé, nécessite une inspection près des intestins pour voir que la chair n’a pas rougi. Rav Naḥman lui dit : Par Dieu ! Rav enseignait qu’il doit être inspecté sur tout son corps, depuis la chair autour de la cavité jusqu’à celle de la cuisse.
מַאי כַּפָּא? אִילֵּימָא כַּפָּא דִּידָא – הַיְינוּ כְּנֶגֶד בְּנֵי מֵעַיִים, אֶלָּא מִכַּפָּא דְּמוֹחָא עַד אַטְמָא.
La Guemara demande : Qu’est-ce que la cavité ? Si nous disons qu’il s’agit de la cavité de la patte avant, c’est-à-dire son épaule, alors la zone entre celle-ci et la cuisse est la même zone adjacente aux intestins, et Rav Naḥman n’a rien dit de nouveau. Au contraire, Rav Naḥman faisait référence à la zone depuis la cavité du cerveau, c’est-à-dire le crâne, jusqu’à la cuisse.
כִּי סְלֵיק רַב חִיָּיא בַּר יוֹסֵף, אַשְׁכְּחִינְהוּ לְרַבִּי יוֹחָנָן וְרֵישׁ לָקִישׁ דְּיָתְבִי וְקָאָמְרִי: דְּרוּסָה שֶׁאָמְרוּ – צְרִיכָה בְּדִיקָה כְּנֶגֶד בְּנֵי מֵעַיִים. אֲמַר לְהוּ: הָאֱלֹהִים! מוֹרֵי בַּהּ רַב מִכַּפָּא וְעַד אַטְמָא. אֲמַר לֵיהּ רֵישׁ לָקִישׁ: מַנּוּ רַב וּמַנּוּ רַב? וְלָא יָדַעְנָא לֵיהּ!
La Guemara rapporte que, lorsque Rav Ḥiyya bar Yosef monta de Babylonie en Eretz Yisrael, il trouva Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish assis en train de dire : Un animal griffé, au sujet duquel ils disaient qu’il fallait être préoccupé, nécessite une inspection près des intestins. Rav Ḥiyya bar Yosef leur dit : Par la Torah ! Rav enseignait qu’il devait être inspecté depuis la chair autour de la cavité jusqu’à celle de la cuisse. Reish Lakish lui dit : Qui est ce Rav, et qui est ce Rav ? Je ne sais pas qui il est.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וְלָא נְהִירָא לֵיהּ לְאוֹתוֹ תַּלְמִיד שֶׁשִּׁימֵּשׁ אֶת רַבִּי רַבָּה, וְרַבִּי חִיָּיא? וְהָאֱלֹהִים! כׇּל אוֹתָן שָׁנִים שֶׁשִּׁימֵּשׁ אוֹתוֹ תַּלְמִיד בִּישִׁיבָה, אֲנִי שִׁמַּשְׁתִּי בַּעֲמִידָה, וּמַאן גְּבַר? הוּא גְּבַר בְּכוֹלָּא.
Rabbi Yoḥanan dit à lui : Mais ne te souviens-tu pas de cet élève qui servit le grand Rabbi Yehuda HaNasi et Rabbi Ḥiyya et étudia auprès d’eux ? Mais, par Dieu ! Toutes ces années où cet élève servit dans la yeshiva, il était considéré comme l’un des élèves les plus importants et était autorisé à s’asseoir pendant l’étude, tandis que moi, j’avais un rang inférieur et je servais debout. Et qui était le plus grand ? Il était plus grand en toutes choses, en Torah et en piété.
מִיָּד פָּתַח רֵישׁ לָקִישׁ וַאֲמַר: בְּרַם זָכוּר אוֹתוֹ הָאִישׁ לַטּוֹב, שֶׁאָמְרוּ שְׁמוּעָה מִפִּיו: שְׁמוּטָה וּשְׁחוּטָה – כְּשֵׁרָה, שֶׁאִי אֶפְשָׁר לַשְּׁמוּטָה שֶׁתֵּיעָשֶׂה שְׁחוּטָה.
Immédiatement, Reish Lakish commença à parler et dit : En vérité [beram], cet homme, Rav, est rappelé pour le bien, comme ils ont dit cette halakha en son nom : Si la trachée d’un animal est délogée de la gorge, et qu’il a déjà été abattu rituellement, et qu’il est incertain qu’elle ait été délogée avant ou après l’abattage, l’animal est casher, car il est impossible d’abattre rituellement un animal avec une trachée délogée. Une trachée délogée aurait glissé loin du couteau, et par conséquent l’animal a nécessairement été abattu alors qu’elle était encore attachée.
וְרַבִּי יוֹחָנָן אוֹמֵר: יָבִיא וְיַקִּיף.
Et Rabbi Yoḥanan dit : Cela n’est pas certain ; plutôt, il faut apporter la trachée, y faire une nouvelle incision, et comparer les deux incisions. Si elles se ressemblent, alors la première incision faite par le couteau d’abattage a elle aussi été faite après le déplacement de la trachée, et l’animal est une tereifa. Si elles sont différentes, alors l’abattage a précédé le déplacement de la trachée et l’animal est casher.
אָמַר רַב נַחְמָן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁלֹּא תָּפַס בְּסִימָנִים, אֲבָל תָּפַס בְּסִימָנִים וְשָׁחַט – אֶפְשָׁר לַשְּׁמוּטָה שֶׁתֵּיעָשֶׂה שְׁחוּטָה.
Rav Naḥman a dit : Les Sages ont enseigné qu’il est impossible d’abattre une trachée disloquée seulement dans les cas où il n’a pas tenu les simanim pendant l’abattage. Mais s’il a tenu les simanim et a abattu l’animal, alors il est possible d’abattre un animal avec une trachée disloquée, puisqu’elle ne glissera pas loin du couteau.
זֶה הַכְּלָל, לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי שַׁב שְׁמַעְתָּתָא.
§ La michna énonce : Voici le principe : Tout animal qui a été blessé de telle sorte qu’un animal dans un état similaire ne pourrait pas vivre pendant une longue période est une tereifa. La Guemara demande : Quel cas ce principe ajoute-t-il qui n’a pas été mentionné auparavant ? La Guemara répond : Cela a été dit pour ajouter sept halakhot de tereifot enseignées par des amora’im et non énumérées dans la michna. Ces cas sont énumérés en 42b.
דְּבֵי יוֹסֵף רִישְׁבָּא מָחוּ בְּגִידָא נַשְׁיָא וְקָטְלִי, אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא, אֲמַר לְהוּ: וְכִי לְהוֹסִיף עַל הַטְּרֵפוֹת יֵשׁ? אֵין לְךָ אֶלָּא מַה שֶּׁמָּנוּ חֲכָמִים!
La Guemara raconte : les hommes de la maison de Yosef le chasseur avaient l’habitude de frapper le nerf sciatique d’un animal avec une flèche et de le tuer de cette manière. En d’autres termes, l’animal mourait de cette blessure. Ils se présentèrent devant Rabbi Yehuda ben Beteira pour demander si un animal dont le nerf sciatique est blessé est une tereifa, ce qui est pertinent si l’animal a été abattu avant de mourir. Rabbi Yehuda ben Beteira leur dit : Et est-il possible d’ajouter à la liste des tereifot ? Vous n’avez que ce que les Sages ont énuméré, et les Sages n’ont mentionné aucune tereifa de ce type.
רַב פָּפָּא בַּר אַבָּא רִישְׁבָּא, מָחוּ בְּכוּלְיָא וְקָטְלִי. אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַבָּא, אֲמַר לְהוּ: וְכִי לְהוֹסִיף עַל הַטְּרֵפוֹת יֵשׁ? אֵין לְךָ אֶלָּא מַה שֶּׁמָּנוּ חֲכָמִים!
De même, les hommes de Rav Pappa bar Abba le chasseur avaient l’habitude de frapper un animal au rein avec une flèche et de le tuer de cette manière. Ils se présentèrent devant Rabbi Abba pour demander si un tel animal est une tereifa. Rabbi Abba leur dit : Et est-il possible d’ajouter à la liste des tereifot ? Vous n’avez que ce que les Sages ont énuméré.
וְהָא קָא חָזֵינַן דְּקָא מֵתָה! גְּמִירִי דְּאִי בָּדְרִי לַהּ סַמָּא, חַיָּיא.
La Guemara objecte : Mais nous voyons qu’ils meurent. N’est-ce pas une indication que l’animal est une tereifa ? La Guemara répond : Il est enseigné comme une tradition que dans tous ces cas, si quelqu’un répandait un remède sur la blessure, l’animal vivrait. Un animal n’est pas considéré comme une tereifa à moins qu’il ne puisse pas être guéri.
מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ כְּשֵׁרוֹת בַּבְּהֵמָה, נִיקְּבָה הַגַּרְגֶּרֶת אוֹ שֶׁנִּסְדְּקָה. עַד כַּמָּה תֶּחְסַר? רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: עַד כְּאִיסָּר הָאִיטַלְקִי. נִפְחֲתָה הַגּוּלְגּוֹלֶת וְלֹא נִיקַּב קְרוּם שֶׁל מוֹחַ, נִיקַּב הַלֵּב וְלֹא לְבֵית חֲלָלוֹ, נִשְׁבְּרָה הַשִּׁדְרָה וְלֹא נִפְסַק הַחוּט שֶׁלָּהּ, נִיטְּלָה הַכָּבֵד וְנִשְׁתַּיֵּיר הֵימֶנָּה כְּזַיִת.
MICHNA :Et ceux-ci, malgré leur état, sont casher chez un animal : Si sa trachée a été perforée ou fendue dans le sens de la longueur. Quelle quantité peut manquer à la trachée tout en restant casher ? Rabban Shimon ben Gamliel dit : Jusqu’à ce que la perforation soit de la même taille qu’un issar italien. Si le crâne a été fracturé mais que la membrane du cerveau n’a pas été perforée, il est casher. Si le cœur a été perforé et que la perforation n’a pas atteint sa cavité, ou si la colonne vertébrale a été brisée mais que sa moelle n’a pas été sectionnée, ou si le foie a été retiré et qu’il en est resté un volume d’olive, il est casher.
הֶמְסֵס וּבֵית הַכּוֹסוֹת, שֶׁנִּיקְּבוּ זֶה לְתוֹךְ זֶה. נִיטַּל הַטְּחוֹל, נִיטְּלוּ הַכְּלָיוֹת, נִיטַּל לֶחִי הַתַּחְתּוֹן, נִיטְּלָה הָאֵם שֶׁלָּהּ, וַחֲרוּתָה בִּידֵי שָׁמַיִם. הַגְּלוּדָה – רַבִּי מֵאִיר מַכְשִׁיר, וַחֲכָמִים פּוֹסְלִין.
De plus, il est casher si le feuillet ou le réseau a été perforé l’un dans l’autre. Si la rate a été retirée, ou les reins ont été retirés, ou si sa mâchoire inférieure a été retirée, ou si son utérus a été retiré, ou si son poumon s’est flétri par la main du Ciel, l’animal est casher. Dans le cas d’un animal dont la peau a été retirée, Rabbi Meïr le considère comme casher, et les Sages le considèrent comme une tereifa et impropre à la consommation.
גְּמָ׳ אִתְּמַר: רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: ״אֵלּוּ טְרֵפוֹת״ דַּוְקָא, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ אָמַר: ״אֵלּוּ כְּשֵׁרוֹת״ דַּוְקָא.
GUEMARA : La michna commence : Et ceux-ci sont casher, tandis que la michna précédente commence : Ceux-ci sont des tereifot. À ce sujet, il a été déclaré que Rabbi Yoḥanan dit : Le tanna entendait l’expression : Ceux-ci sont des tereifot, spécifiquement, enseignant qu’un animal est casher dans un autre cas. La liste des cas casher ici n’est donc pas exhaustive. Et Rabbi Shimon ben Lakish dit que le tanna entendait l’expression : Ceux-ci sont casher, spécifiquement, enseignant qu’un animal est une tereifa dans un autre cas. La liste des tereifot au début du chapitre n’est donc pas exhaustive.
בְּמַאי קָא מִיפַּלְגִי? בִּדְרַב מַתְנָא, דְּאָמַר רַב מַתְנָא: הַאי בּוּקָא דְּאַטְמָא דְּשָׁף מִדּוּכְתֵּיהּ – טְרֵפָה. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: ״אֵלּוּ טְרֵפוֹת״ דַּוְקָא, תְּנָא טְרֵפוֹת, וּתְנָא ״זֶה הַכְּלָל״,
La Guemara explique : À propos de quel cas sont-ils en désaccord ? Ils sont en désaccord à propos de l’affirmation de Rav Mattana, car Rav Mattana dit : Cette tête du fémur qui a été complètement déboîtée rend l’animal une tereifa. Selon Rabbi Yoḥanan, qui dit que l’expression : Voici les tereifot, doit être comprise de manière spécifique, le tannaa enseigné la liste des tereifot et a enseigné ensuite : Tel est le principe, pour ajouter des cas qui n’ont pas été énoncés explicitement;

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