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דְּגִלְדָּאֵי, וְאָמְרִי לַהּ בְּשׁוּקָא דְּרַבָּנַן, חָזֵי הָנָךְ דְּקָיְימָן כַּנְדֵי כַּנְדֵי, וְלָא אָמַר לְהוּ וְלָא מִידֵּי.
des tanneurs, et certains disent au marché des Sages, il voyait ces poumons qui étaient pleins de cruches, c’est-à-dire qu’ils étaient couverts de gros kystes remplis de liquide, et il ne disait rien aux bouchers. De toute évidence, il estimait que les animaux étaient casher.
רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי הֲווֹ חָלְפִי בְּשׁוּקָא דִּטְבֶרְיָא, (חָזֵי) [חֲזֹנְהוּ] הָנָךְ דְּקָיְימִי טִינָּרֵי טִינָּרֵי, וְלָא אָמְרִי לְהוּ וְלָא מִידֵּי.
La Guemara rapporte que Rabbi Ami et Rabbi Asi passaient par le marché de Tibériade. Ils virent ces poumons qui étaient remplis de pierres, c’est-à-dire de grosses excroissances dures, et ils ne dirent rien aux bouchers. De toute évidence, ils estimaient que les animaux étaient casher.
אִתְּמַר: מַחַט שֶׁנִּמְצֵאת בָּרֵיאָה – רַבִּי יוֹחָנָן וְרַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי חֲנִינָא מַכְשְׁרִי, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ וְרַבִּי מָנִי בַּר פַּטִּישׁ וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְיָקִים טָרְפִי.
§ Il a été déclaré que les amora’im sont en désaccord au sujet d’une aiguille trouvée dans le poumon d’un animal abattu : Rabbi Yoḥanan, Rabbi Elazar et Rabbi Ḥanina considèrent l’animal comme casher, tandis que Rabbi Shimon ben Lakish, Rabbi Mani bar Pattish et Rabbi Shimon ben Elyakim considèrent qu’il est une tereifa.
לֵימָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּמָר סָבַר: חִסָּרוֹן מִבִּפְנִים – שְׁמֵיהּ חִסָּרוֹן, וּמָר סָבַר: לָא שְׁמֵיהּ חִסָּרוֹן? לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא חִסָּרוֹן מִבִּפְנִים – לָא שְׁמֵיהּ חִסָּרוֹן, וְהָכָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי: מָר סָבַר: סִמְפּוֹנָא נְקַט וַאֲתַאי, וּמָר סָבַר: נַקּוֹבֵי נַקֵּיב וַאֲתַאי.
La Guemara suggère : Disons qu’ils sont en désaccord à ce sujet : Qu’un Sage, c’est-à-dire ceux qui la considèrent comme une tereifa, soutient qu’une déficience à l’intérieur du poumon, créée par l’aiguille, est considérée comme une déficience, rendant l’animal tereifa ; et un Sage, c’est-à-dire ceux qui la considèrent comme casher, soutient que cela n’est pas considéré comme une déficience. La Guemara répond : Non, tous soutiennent qu’une déficience à l’intérieur n’est pas considérée comme une déficience. Et ici, dans le cas d’une aiguille, les Sages sont en désaccord au sujet de ceci : Un Sage, c’est-à-dire ceux qui la considèrent comme casher, soutient que l’aiguille a emprunté la voie respiratoire et est arrivée dans le poumon sans perforer la membrane ; et un Sage, c’est-à-dire ceux qui la considèrent comme une tereifa, soutient qu’elle a perforé son chemin hors du système digestif et est arrivée au poumon en perforant sa membrane.
הָהִיא מַחְטָא דְּאִשְׁתְּכַח בְּחִיתּוּכָא דְּרֵיאָה, אַיְיתוּהָ לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי, סְבַר לְאַכְשׁוֹרַהּ. אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי יִרְמְיָה, וְאִיתֵּימָא רַבִּי זְרִיקָא: ״הָרֵיאָה שֶׁנִּיקְּבָה אוֹ שֶׁחָסְרָה״. מַאי חָסְרָה? אִילֵימָא מִבַּחוּץ – הַיְינוּ נִיקְּבָה! אֶלָּא לָאו מִבִּפְנִים, וּשְׁמַע מִינַּהּ: חִסָּרוֹן מִבִּפְנִים – שְׁמֵיהּ חִסָּרוֹן.
La Guemara rapporte qu’une certaine aiguille a été trouvée dans un morceau de poumon après qu’il eut été coupé en morceaux. Les gens de là-bas l’ont apportée devant Rabbi Ami, et il pensa à le déclarer casher. Rabbi Yirmeya, et certains disent Rabbi Zerika, souleva une objection à cette décision possible à partir de la michna : Le poumon qui a été perforé ou auquel il manquait un morceau rend l’animal tereifa. Or, quel est le cas d’un poumon auquel il manquait un morceau ? Si nous disons qu’il manquait un morceau à l’extérieur, c’est la même chose que s’il avait été perforé, puisque toute partie manquante de la paroi du poumon constitue une perforation. Plutôt, ne s’agit-il pas d’un morceau manquant à l’intérieur ? Si tel est le cas, apprends de là de la michna qu’une déficience interne d’un organe est considérée comme une déficience, et l’aiguille a certainement causé une déficience à l’intérieur du poumon.
הֲדַר שַׁדְּרוּהָ לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא, סְבַר לְאַכְשׁוֹרַהּ, אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי יִרְמְיָה, וְאִיתֵּימָא רַבִּי זְרִיקָא: ״הָרֵיאָה שֶׁנִּיקְּבָה אוֹ שֶׁחָסְרָה״. מַאי חָסְרָה? אִילֵימָא מִבַּחוּץ – הַיְינוּ נִיקְּבָה! אֶלָּא לָאו מִבִּפְנִים? וּשְׁמַע מִינַּהּ: חִסָּרוֹן מִבִּפְנִים – שְׁמֵיהּ חִסָּרוֹן!
Rabbi Ami ne trancha pas la question, alors ils envoyèrent alors le poumon devant Rabbi Yitzḥak Nappaḥa. Lui aussi pensa à le déclarer casher. Rabbi Yirmeya, et certains disent Rabbi Zerika, souleva une objection à cela à partir de la michna : Le poumon qui a été perforé ou auquel il manquait une partie rend l’animal tereifa. Or, quel est le cas d’un poumon auquel il manquait une partie ? Si nous disons qu’il manquait une partie à l’extérieur, c’est la même chose que s’il avait été perforé. Plutôt, cela ne renvoie-t-il pas à une partie manquante à l’intérieur ? Si tel est le cas, apprends de la michna qu’une déficience interne d’un organe est considérée comme une déficience.
הֲדַר שַׁדְּרוּהָ לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי וְטַרְפַהּ. אָמְרִי לֵיהּ: וְהָא רַבָּנַן מַכְשְׁרִי? אָמַר לָהֶן: הֵן הִכְשִׁירוּ, שֶׁיּוֹדְעִים מֵאֵיזֶה טַעַם הִכְשִׁירוּ, אָנוּ מֵאֵיזֶה טַעַם נַכְשִׁיר? דִּלְמָא אִי הֲוָה רֵיאָה קַמַּן מִינַּקְבָה.
Ils envoyèrent alors le poumon de nouveau devant Rabbi Ami, et il jugea que l’animal était une tereifa. Ils lui dirent : Mais les Sages, c’est-à-dire Rabbi Yoḥanan, Rabbi Elazar et Rabbi Ḥanina, ne le jugent-ils pas casher ? Rabbi Ami leur dit : Ils l’ont jugé casher parce qu’ils savaient pour quelle raison ils l’avaient jugé casher. Ils avaient devant eux un poumon entier et pouvaient voir qu’il n’avait pas de perforation. Mais nous, pour quelle raison le jugerions-nous casher ? Nous ne voyons qu’une partie du poumon. Peut-être que si le poumon entier était devant nous, nous verrions que sa membrane était perforée.
טַעְמָא דְּלֵיתַהּ, הָא אִיתַהּ וְלָא מִינַּקְבָה – כְּשֵׁרָה, וְהָאָמַר רַב נַחְמָן: הַאי סִמְפּוֹנָא דְּרֵיאָה דְּאִינְּקִיב – טְרֵפָה, הָהוּא לַחֲבֵירוֹ אִתְּמַר.
La Guemara demande : On peut déduire que la raison pour laquelle il l’a considérée comme une tereifa est que le poumon entier n’était pas devant lui, mais s’il avait été devant lui et la membrane n’avait pas été perforée, alors il aurait considéré l’animal comme casher. Mais Rav Naḥman ne dit-il pas : Cette bronche du poumon qui a été perforée rend l’animal une tereifa ? En conséquence, même si l’aiguille est entrée dans le poumon par une bronche, l’animal devrait être une tereifa. La Guemara répond : Cette déclaration de Rav Naḥman a été dite en référence à un cas où une aiguille a percé d’une bronche dans une autre. Puisque les bronches sont dures, une bronche ne peut pas sceller une perforation dans une autre. En revanche, lorsqu’une aiguille perfore les bronches et continue dans la chair du poumon, le tissu mou laissé derrière peut sceller la perforation.
וְהָאָמַר רַב נַחְמָן: הַאי הֲדוֹרָא דְּכַנְתָּא דְּאִינְּקִיב לַהֲדֵי חַבְרֵיהּ – מַגֵּין עֲלֵיהּ, אָמַר רַב אָשֵׁי: טְרֵפוֹת קָא מְדַמֵּי לַהֲדָדֵי? אֵין אוֹמְרִין בִּטְרֵפוֹת זוֹ דּוֹמָה לָזוֹ, שֶׁהֲרֵי חוֹתְכָהּ מִכָּאן וּמֵתָה, חוֹתְכָהּ מִכָּאן וְחַיָּה!
La Guemara demande : Mais Rav Naḥman ne dit-il pas : Si ce côlon spiral a été perforé contre une autre anse de l’intestin, l’autre anse le protège en scellant la perforation ? Si tel est le cas, pourquoi une bronche ne scelle-t-elle pas une perforation dans une autre bronche ? Rav Ashi a dit : Es-tu en train de comparer les tereifot les unes aux autres ? On ne peut pas dire au sujet des tereifot : Ceci est semblable à cela, car on incise un animal d’ici, à un endroit, et il meurt, tandis que si on l’incise de là, à un autre endroit, il vit.
הָהִיא מַחְטָא דְּאִישְׁתְּכַח בְּסִמְפּוֹנָא רַבָּה דְּרֵיאָה, אַתְיוּהָ לְקַמֵּיה דְּרַבָּנַן טָרוֹפָאֵי, לָא אֲמַרוּ בָּהּ לָא אִיסּוּר וְלָא הֶיתֵּר. הֶיתֵּר לָא אָמְרִי בַּהּ – כִּשְׁמַעְתַּיְיהוּ, אִיסּוּר נָמֵי לָא אָמְרִי בַּהּ – כֵּיוָן דִּבְסִמְפּוֹנָא רַבָּה אִישְׁתְּכַח, אֵימָא סִמְפּוֹנָא נְקַט וַאֲתַאי.
La Guemara rapporte le cas d’une certaine aiguille qui fut trouvée dans la grande bronche, c’est-à-dire la principale, du poumon. On l’apporta devant les rabbins qui considèrent un animal comme tereifa si une aiguille est trouvée dans les poumons, à savoir Rabbi Shimon ben Lakish, Rabbi Mani bar Pattish et Rabbi Shimon ben Elyakim. Ils ne dirent pas qu’elle était interdite, ni qu’elle était permise. Ils ne dirent pas qu’elle était permise, conformément à leur décision, mais ils ne dirent pas non plus qu’elle était interdite puisque l’aiguille avait été trouvée dans la grande bronche, et l’on peut donc dire qu’elle avait probablement emprunté la voie respiratoire et était arrivée dans le poumon plutôt que d’y avoir perforé depuis le système digestif.
הָהִיא מַחְטָא דְּאִישְׁתְּכַח בַּחֲתִיכָה דְּכַבְדָּא, סְבַר מָר בְּרֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף לְמִיטְרְפַהּ, אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי: אִילּוּ אִשְׁתְּכַח בְּבִשְׂרָא כְּהַאי גַוְונָא הֲוָה טָרֵיף מָר? אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: חָזֵינָא, אִי קוֹפָא לְבַר – נַקּוֹבֵי נַקֵּיב וַאֲתַאי, אִי קוֹפָא לְגָיו – סִמְפּוֹנָא נְקַט וַאֲתַאי.
§ La Guemara rapporte qu’il y avait une certaine aiguille qui fut trouvée dans un morceau de foie. Mar, fils de Rav Yosef, pensa à considérer l’animal comme une tereifa. Rav Ashi lui dit : Si une aiguille avait été trouvée dans la chair, comme dans ce cas où elle fut trouvée dans le foie, le Maître l’aurait-il considérée comme une tereifa ? Un foie perforé, comme de la chair perforée, ne rend pas en soi l’animal tereifa, comme cela ressort de la michna (42a). Au contraire, Rav Ashi dit que nous examinons ceci : si le chas de l’aiguille est tourné vers l’extérieur, vers la cavité de l’estomac, il faut présumer qu’elle a perforé son chemin vers l’extérieur depuis l’œsophage, rendant l’animal tereifa, et est ainsi arrivée au foie. Si le chas de l’aiguille est tourné vers l’intérieur, enfoui dans le foie, et que la pointe acérée de l’aiguille est tournée vers l’extérieur, on peut présumer qu’elle s’est accrochée à un vaisseau sanguin et est arrivée au foie par celui-ci, plutôt que par l’œsophage, et l’animal est casher.
וְהָנֵי מִילֵּי בְּאַלִּימְתָּא, אֲבָל קַטִּינְתָּא, לָא שְׁנָא קוֹפָא לְגָיו, לָא שְׁנָא קוֹפָא לְבַר, נַקּוֹבֵי נַקֵּיב וַאֲתַאי.
La Guemara ajoute : Et cette déclaration ne s’applique qu’à une aiguille épaisse, dont le chas n’est pas assez pointu pour provoquer une perforation à lui seul. Mais si l’aiguille est fine, il n’y a pas de différence si le chas est tourné vers l’intérieur et il n’y a pas de différence si le chas est tourné vers l’extérieur, et il faut présumer qu’elle a perforé son chemin hors de l’œsophage et est ainsi arrivée au foie.
וּמַאי שְׁנָא מִמַּחַט שֶׁנִּמְצֵאת
La Guemara demande : Et en quoi ce cas est-il différent de celui d'une aiguille qui est trouvée ?

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