אִתְיַיקּוֹרֵי הוּא דְּמִתְיַיקְּרוּ בִּי.
C'est un honneur pour eux de m'honorer. Ma présence n'est pas pour mon bénéfice, mais pour le leur.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: נִיקְּבָה כְּנָפָה – מִצְטָרְפִים לְרוּבָּא.
§ En ce qui concerne la halakha selon laquelle une trachée coupée rend l’animal tereifa, Rav Yehuda dit que Rav dit : Si la trachée a été perforée par une série de petits trous autour de sa circonférence comme un tamis, les petits trous s’additionnent pour constituer la majorité de la circonférence. Par conséquent, si leur taille collective représente la majorité de la circonférence, la trachée est considérée comme coupée.
מֵתִיב רַב יִרְמְיָה: וּבְגוּלְגּוֹלֶת שֶׁיֵּשׁ בָּהּ נֶקֶב אֶחָד אָרוֹךְ, אֲפִילּוּ יֵשׁ בָּהּ נְקָבִים הַרְבֵּה – מִצְטָרְפִים לִמְלֹא מַקְדֵּחַ. אַלְמָא, כֵּיוָן דְּשִׁיעוּרַהּ מְלֹא מַקְדֵּחַ – לִמְלֹא מַקְדֵּחַ מִצְטָרְפִין. הָכָא נָמֵי, כֵּיוָן דְּשִׁיעוּרֵיהּ כְּאִיסָּר – לִכְאִיסָּר מִצְטָרְפִין.
Rav Yirmeya soulève une objection : La michna enseigne (Oholot 2:3) que si le crâne d’un cadavre présente un trou rond d’au moins la taille d’un foret utilisé pour la chirurgie, alors le crâne ne transmet pas l’impureté rituelle sous une tente. À ce sujet, une baraita déclare : Et dans un crâne qui contient un seul long trou, ou même s’il a de nombreux petits trous, les surfaces des trous s’additionnent pour constituer la taille d’un trou de foret. Il est évident que, puisque la mesure requise est la taille d’un trou de foret, les petits trous s’additionnent pour constituer la taille d’un trou de foret, et non une autre mesure. Si tel est le cas, ici aussi, dans le cas de la trachée, puisque la mesure requise d’un trou pour rendre l’animal tereifa est la taille d’un issar (voir 54a), les petits trous devraient s’additionner pour constituer la taille d’un issar. Pourquoi doivent-ils constituer la majeure partie de la circonférence ?
אִישְׁתְּמִיטְתֵּיהּ הָא דְּאָמַר רַבִּי חֶלְבּוֹ אָמַר רַב חָמָא בַּר גּוּרְיָא אָמַר רַב: נְקָבִים שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן חֶסְרוֹן מִצְטָרְפִין לִכְאִיסָּר, וְשֶׁאֵין בָּהֶן חֶסְרוֹן מִצְטָרְפִין לְרוּבָּא.
La Guemara note : Cela lui a échappé, c’est-à-dire à Rav Yirmeya, ce que dit Rabbi Ḥelbo selon quoi Rav Ḥama bar Gurya dit que Rav dit : Les perforations qui constituent une déficience, c’est-à-dire des trous d’une surface significative, s’additionnent pour constituer la taille d’un issar, et les perforations qui ne constituent pas une déficience, mais sont aussi petites que les trous d’un tamis, doivent s’additionner pour constituer une majorité de la circonférence, qui est la mesure d’une trachée coupée. Puisque les trous ne sont pas substantiels en superficie, on ne peut pas dire qu’il manque un morceau à la trachée, mais elle peut être considérée comme coupée.
אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: נִיטְּלָה הֵימֶנָּה רְצוּעָה – מִצְטָרֶפֶת לִכְאִיסָּר. בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי יִצְחָק בַּר נַחְמָנִי מֵרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: נִיקְּבָה כְּנָפָה מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: הֲרֵי אָמְרוּ: נְקָבִים שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן חִסָּרוֹן – מִצְטָרְפִין לִכְאִיסָּר, וְשֶׁאֵין בָּהֶן חִסָּרוֹן – מִצְטָרְפִין לְרוּבָּא.
Rabba bar bar Ḥana dit que Rabbi Yehoshua ben Levi dit : Si une bande de la trachée en a été retirée, sa surface s’ajoute pour constituer la taille d’un issar, même si la bande elle-même est plus étroite qu’un issar. Rabbi Yitzḥak bar Naḥmani demanda à Rabbi Yehoshua ben Levi : Si la trachée a été perforée comme un tamis, quelle est la halakha ? Rabbi Yehoshua ben Levi lui dit : Les Sages ont dit au sujet de ce cas : Les perforations qui constituent une déficience s’additionnent pour constituer la taille d’un issar, et les perforations qui ne constituent pas une déficience s’additionnent pour constituer une majorité de la circonférence.
בְּעוֹפָא מַאי?
La Guemara soulève une question : la mesure d’un issar pour un manque de chair dans la trachée ne s’applique qu’aux animaux. Chez les oiseaux, cela ne peut pas être la mesure, puisque toute la largeur de la trachée est inférieure au diamètre d’un issar. Quelle est donc, la mesure en ce qui concerne un oiseau ?
אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר נַחְמָנִי: לְדִידִי מִפָּרְשָׁא לִי מִינֵּיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר: מְקַפְּלוֹ וּמַנִּיחוֹ עַל פִּי הַקָּנֶה, אִם חוֹפֶה אֶת רוֹב הַקָּנֶה – טְרֵפָה, וְאִם לָאו – כְּשֵׁרָה. אָמַר רַב פָּפָּא: וְסִימָנָיךְ – נָפְיָא.
Rabbi Yitzḥak bar Naḥmani a dit : Cela m’a été expliqué personnellement par Rabbi Elazar : On découpe le tissu perforé, on le plie et on le pose sur l’ouverture de la trachée. Si il recouvre la majeure partie de la trachée, l’animal est une tereifa ; et sinon, l’animal est casher. Rav Pappa a dit : Et ton moyen mnémotechnique pour cette halakha doit être un tamis. Si le tissu est perforé comme un tamis, il faut le poser sur l’ouverture de la trachée comme s’il s’agissait d’un tamis.
נִפְחֲתָה כְּדֶלֶת, אָמַר רַב נַחְמָן: כְּדֵי שֶׁיִּכָּנֵס אִיסָּר לְרׇחְבּוֹ. נִסְדְּקָה, אָמַר רַב: אֲפִילּוּ לֹא נִשְׁתַּיֵּיר בָּהּ אֶלָּא חוּלְיָא אַחַת לְמַעְלָה וְחוּלְיָא אַחַת לְמַטָּה – כְּשֵׁרָה.
La Guemara continue : Si la trachée avait perdu un morceau, de sorte que son apparence était comme une porte, la chair manquante restant partiellement attachée comme sur une charnière, Rav Naḥman a dit : Si le morceau manquant est si grand qu’un issar peut entrer dans l’ouverture dans le sens de la largeur, c’est-à-dire qu’elle est plus large et plus haute qu’un issar, l’animal est une tereifa. Si la trachée était fissurée sur sa longueur, Rav a dit : Même si seul un segment intact reste dans la trachée au-dessus de la fissure et un segment au-dessous d’elle, l’animal est casher.
אַמְרוּהָ קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, אָמַר: מָה חוּלְיָא וּמָה חוּלְיָא דְּקָאָמַר רַב? אֶלָּא אֵימָא: אֲפִילּוּ לֹא נִשְׁתַּיֵּיר בָּהּ אֶלָּא מַשֶּׁהוּ לְמַעְלָה וּמַשֶּׁהוּ לְמַטָּה – כְּשֵׁרָה.
Les Sages dirent cette déclaration devant Rabbi Yoḥanan, qui dit : Qu’est-ce que ce segment et qu’est-ce que cet segment dont Rav parle ? Les segments ne sont pas pertinents en la matière. Au contraire, dis : Même si une quelconque quantité est restée intacte dans la trachée au-dessus de la fissure, et une quelconque quantité au-dessous, l’animal est casher.
אַמְרוּהָ קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹנָתָן הָכִי, אֲמַר לְהוּ: יָדְעִין חַבְרִין בַּבְלָאֵי לְפָרוֹשֵׁי כִּי הַאי טַעְמָא?
Les Sages ont dit cette déclaration en Eretz Yisrael devant Rabbi Yoḥanan au nom de Rabbi Yonatan le Babylonien, c’est-à-dire que toute quantité de tissu non endommagé au-dessus et au-dessous de la fissure rend l’animal casher. Rabbi Yoḥanan leur dit, avec enthousiasme : Est-ce que nos amis babyloniens savent interpréter conformément à cette explication ? Il était heureux que Rabbi Yonatan l’ait interprété de la même manière que lui.
תָּנֵא רַבִּי חִיָּיא בַּר יוֹסֵף קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הַצַּוָּאר כּוּלּוֹ כָּשֵׁר לִשְׁחִיטָה, מִטַּבַּעַת הַגְּדוֹלָה עַד כַּנְפֵי רֵיאָה הַתַּחְתּוֹנָה. אָמַר רָבָא: תַּחְתּוֹנָה שֶׁהִיא עֶלְיוֹנָה, שֶׁאֲנִי אוֹמֵר כֹּל שֶׁפּוֹשֶׁטֶת צַוָּארָהּ וְרוֹעָה, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא תֵּאָנֵס.
§ Rabbi Ḥiyya bar Yosef enseigna devant Rabbi Yoḥanan : Tout le cou est apte à l’abattage rituel, depuis le grand anneau le plus supérieur de la trachée vers le bas jusqu’aux bords inférieurs du poumon. Rava dit que l’expression : Bords inférieurs du poumon, se réfère à un animal suspendu par les pattes ; c’est-à-dire, qu’elle désigne en réalité les bords supérieurs les plus proches de la tête. Comme je dis que la zone apte à l’abattage rituel est toute la longueur du cou que l’animal étend pour paître, à condition qu’il ne soit pas forcé à étendre son cou au-delà de ce qu’il souhaite. Par conséquent, l’extrémité la plus basse du cou n’est pas un endroit apte à l’abattage rituel.
בָּעֵי רַב חֲנִינָא, וְאִיתֵּימָא רַב חֲנַנְיָה: אָנְסָה עַצְמָהּ מַהוּ? תֵּיקוּ. יָתֵיב רַבִּי יוֹחָנָן וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ, נְפַק מִילְּתָא מִבֵּינַיְיהוּ: אָנַס בַּסִּימָנִים וְשָׁחַט – פְּסוּלָה. נִיקַּב הַקָּנֶה לְמַטָּה מִן הֶחָזֶה – נִידּוֹן כְּרֵיאָה.
Rav Ḥanina, et certains disent Rav Ḥananya, soulève un dilemme : Si l’animal s’est forcé et a tendu son cou, quelle est la halakha concernant la zone supplémentaire ? La Guemara répond : La question restera sans résolution. La Guemara rapporte que Rabbi Yoḥanan et Rabbi Shimon ben Lakish étaient assis ensemble, et une question a émergé entre eux : Si l’abatteur a forcé l’animal à étendre les simanim en étirant le cou et a abattu l’animal à l’extrémité inférieure du cou, l’abattage n’est pas valide. Et si la trachée a été perforée sous la poitrine, elle est considérée comme un poumon perforé, ce qui rend l’animal tereifa quelle que soit la taille de la perforation. Une perforation dans la trachée supérieure doit être de la taille d’un issar pour rendre l’animal tereifa (voir 54a).
תָּנוּ רַבָּנַן: אֵיזֶהוּ חָזֶה? זֶה הָרוֹאֶה אֶת הַקַּרְקַע, לְמַטָּה – עַד הַצַּוָּאר, לְמַעְלָה – עַד הַכָּרֵס. חוֹתֵךְ שְׁתֵּי צְלָעוֹת מִשְּׁתֵּי דְפָנוֹת אֵילָךְ וְאֵילָךְ, וְזֶהוּ חָזֶה הַנִּיתָּן לַכֹּהֲנִים.
La Guemara précise : Les Sages ont enseigné dans une baraita : Quelle est la poitrine qui doit être donnée aux prêtres comme don de chaque sacrifice de paix (voir Lévitique 7:31) ? C’est la partie qui fait face au sol, et non la zone des côtes sur les côtés. Et dans le sens de la longueur, elle s’étend vers le bas, lorsque l’animal est suspendu par les pattes, jusqu’au cou, et vers le haut jusqu’au rumen. On coupe les deux côtes les plus proches de la tête des deux côtés de l’animal dans les deux directions, et c’est cela la poitrine qui est donnée aux prêtres.
נִיקַּב קְרוּם שֶׁל מוֹחַ. רַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: קְרָמָא עִילָּאָה, אַף עַל גַּב דְּלָא אִינְּקִיב תַּתָּאָה. וְאָמְרִי לַהּ: עַד דְּאִינְּקִיב תַּתָּאָה. אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי: וְסִימָנָיךְ חַיְיתָא דְּמִתְּנַח בֵּיהּ מוֹחָא.
§ La michna déclare : Si la membrane du cerveau a été perforée, l’animal est une tereifa. La Guemara cite Rav et Chmouel, qui disent tous deux : Le cerveau est recouvert de deux membranes, une membrane externe épaisse adjacente au crâne et une membrane interne fine adjacente au cerveau. L’animal est une tereifa si la membrane externe a été perforée, même si la membrane interne n’a pas été perforée. Et certains disent que l’animal n’est pas une tereifaà moins que la membrane interne n’ait également été perforée. Rabbi Chmouel bar Naḥmani dit : Et ceci est votre moyen mnémotechnique pour vous souvenir de la halakha : Le sac dans lequel repose le cerveau, c’est-à-dire la membrane interne.
אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כְּנֶגְדּוֹ בַּבֵּיצִים נִיכָּר. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי מִשּׁוּם בַּר קַפָּרָא: מוֹחַ – כׇּל מַה שֶּׁבַּקְּדֵירָה נִדּוֹן כְּמוֹחַ, הִתְחִיל לִימָּשֵׁךְ נִדּוֹן כְּחוּט הַשִּׁדְרָה. וּמֵהֵיכָן מַתְחִיל לִימָּשֵׁךְ? אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר נַחְמָנִי: לְדִידִי מִיפָּרְשָׁא לִי מִינֵּיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי – כְּמִין שְׁנֵי
Rabba bar bar Ḥana dit que Rabbi Yehoshua ben Levi dit : Bien que la membrane interne du cerveau soit très fine et difficilement visible, son équivalent dans les testicules, qui sont eux aussi entourés d’une fine membrane, est visible, car il a une apparence différente de celle des testicules eux-mêmes. Rabbi Shimon ben Pazi dit que Rabbi Yehoshua ben Levi dit au nom de bar Kappara : En ce qui concerne le cerveau, tout ce qui se trouve à l’intérieur du crâne est considéré comme faisant partie du cerveau. À partir du point où il commence à se prolonger comme un cordon hors de la base du crâne, il est considéré comme la moelle épinière. Et à partir de quel point commence-t-il à se prolonger ? Rabbi Yitzḥak bar Naḥmani a dit : Cela m’a été expliqué personnellement par Rabbi Yehoshua ben Levi lui-même : Des protubérances semblables à deux