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מֵחוּמְרֵי בֵּית שַׁמַּאי וּמֵחוּמְרֵי בֵּית הִלֵּל – עָלָיו הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״הַכְּסִיל בַּחוֹשֶׁךְ הוֹלֵךְ״. אֶלָּא אִי כְּבֵית שַׁמַּאי – כְּקוּלֵּיהֶן וּכְחוּמְרֵיהֶן, אִי כְּבֵית הִלֵּל – כְּקוּלֵּיהֶן וּכְחוּמְרֵיהֶן.
Et celui qui souhaite adopter à la fois les rigueurs de Beit Shammai et les rigueurs de Beit Hillel, à son sujet le verset déclare : « L’insensé marche dans les ténèbres » (Ecclésiaste 2:14). Au contraire, il faut agir soit conformément à Beit Shammai, en suivant à la fois leurs indulgences et leurs rigueurs, soit conformément à Beit Hillel, en suivant à la fois leurs indulgences et leurs rigueurs.
הָא גּוּפַאּ קַשְׁיָא, אָמְרַתְּ: לְעוֹלָם הֲלָכָה כְּדִבְרֵי בֵּית הִלֵּל, וַהֲדַר תָּנֵי: וְהָרוֹצֶה לַעֲשׂוֹת כְּדִבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי יַעֲשֶׂה!
La Guemara objecte à la formulation de la baraita : Cette baraita elle-même est difficile. D’abord, tu dis que la halakha est toujours conforme à l’énoncé de Beit Hillel, puis tu enseignes que quiconque souhaite agir conformément à l’énoncé de Beit Shammai peut le faire.
לָא קַשְׁיָא, כָּאן – קוֹדֶם בַּת קוֹל, כָּאן – לְאַחַר בַּת קוֹל.
La Guemara répond : Ce n’est pas difficile. Ici, l’affirmation selon laquelle une personne peut agir comme elle le souhaite a été faite avant la Voix divine qui est sortie et a annoncé que la halakha est toujours conforme à Beit Hillel. Là-bas, l’affirmation selon laquelle la halakha est toujours conforme à Beit Hillel a été faite après la Voix divine qui a rendu cette décision.
וְאִי בָּעֵית אֵימָא, אַף לְאַחַר בַּת קוֹל, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הִיא, דְּאָמַר: אֵין מַשְׁגִּיחִין בְּבַת קוֹל.
Et si tu le souhaites, dis plutôt que même l’affirmation selon laquelle une personne peut agir comme elle le souhaite a été faite après que la Voix divine a annoncé que la halakha est conforme à Beit Hillel, et cette affirmation est conforme à l’opinion de Rabbi Yehoshua, qui dit : On ne tient pas compte d’une Voix divine qui tente d’intervenir dans des questions de halakha. Selon lui, le différend entre Beit Shammaï et Beit Hillel n’a pas encore été tranché.
מִכׇּל מָקוֹם, קַשְׁיָא.
La Guemara note : Quoi qu’il en soit, la décision de Rava est difficile. Comment a-t-il pu statuer conformément à deux sévérités contradictoires afin de considérer l’animal comme une tereifa ?
אָמַר רַב טָבוּת: כּוּלַּהּ כְּרַב עַבְדַהּ, דְּכִי אֲתָא רָמֵי בַּר יְחֶזְקֵאל אָמַר: לָא תְּצִיתוּ לְהוּ לְהָנֵי כְּלָלֵי דְּכָיֵיל יְהוּדָה אֲחִי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב! הָכִי אָמַר רַב: וֶושֶׁט נָתְנוּ [בּוֹ] חֲכָמִים שִׁיעוּר, מִכְּלָל דְּתוּרְבַּץ הַוֶּושֶׁט לָאו מְקוֹם שְׁחִיטָה הוּא, וְקָאָמַר בְּמַשֶּׁהוּ.
Rav Tavut a dit : Rava a agi entièrement conformément à l’opinion de Rav. Car lorsque Rami bar Yeḥezkel est venu, il a dit : N’écoutez pas ces principes que Rav Yehuda, mon frère, a formulés au nom de Rav. Bien que Rav soutienne qu’une perforation dans n’importe quelle partie de l’entrée de l’œsophage rende un animal tereifa, ce n’est pas parce que c’est un endroit propre à l’abattage rituel. Au contraire, voici ce que Rav a dit : Les Sages ont fixé une mesure définissant la portion de l’œsophage valable pour l’abattage rituel. Par inférence, on apprend que l’entrée de l’œsophage n’est pas un endroit propre à l’abattage rituel. Et néanmoins, il dit qu’une perforation de quelque taille que ce soit rend l’animal tereifa.
לְמַעְלָה עַד כַּמָּה? אָמַר רַב נַחְמָן: עַד כְּדֵי תְּפִיסַת יָד. לְמַטָּה עַד כַּמָּה? אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: עַד כְּדֵי שֶׁיַּשְׂעִיר.
Puisqu’il a été mentionné que les Sages ont donné une mesure définissant la partie de l’œsophage valable pour l’abattage, la Guemara demande : Jusqu’où vers le haut de l’œsophage se trouve la limite supérieure pour un abattage valable ? Rav Naḥman a dit : C’est jusqu’au point où il ne reste que suffisamment d’espace pour qu’une main puisse saisir l’œsophage. La Guemara demande : Jusqu’où vers le bas se trouve la limite inférieure ? Rav Naḥman a dit que Rabba bar Avuh a dit : Jusqu’à ce que l’œsophage devienne velu, c’est-à-dire jusqu’à l’ouverture du rumen, dont la paroi interne est velue.
אִינִי? וְהָאָמַר רָבִינָא אָמַר גְּנִיבָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: טֶפַח בַּוֶּושֶׁט סָמוּךְ לַכָּרֵס – זֶהוּ כָּרֵס הַפְּנִימִי. אַמַּאי? כִּי קָא שָׁחֵט בְּכָרֵס קָא שָׁחֵיט!
La Guemara demande : Est-ce bien ainsi ? Mais Ravina ne dit-il pas que Geneiva dit au nom de Rav : Le palme inférieur de l’œsophage, adjacent au rumen, c’est le rumen interne ? Si tel est le cas, pourquoi Rav Naḥman permet-il l’abattage jusqu’à l’ouverture du rumen ? Lorsqu’on abat dans le palme inférieur, on abat dans le rumen, et son abattage devrait être invalide.
אֵימָא: טֶפַח בְּכָרֵס סָמוּךְ לַוֶּושֶׁט – זֶהוּ כָּרֵס הַפְּנִימִי. אִיבָּעֵית אֵימָא: כִּי קָאָמַר רַב – בְּתוֹרָא, דְּמַשְׂעַר טְפֵי.
Au contraire, dis que la déclaration de Rav doit être corrigée comme suit : Le palme supérieur dans le rumen, adjacent à l’œsophage, c’est le rumen interne, qui n’est pas un endroit valide pour l’abattage rituel. En revanche, le palme inférieur de l’œsophage est un endroit valide pour l’abattage rituel. Et si tu veux, dis plutôt que lorsque Rav dit que le palme inférieur de l’œsophage est considéré comme le rumen, il fait référence spécifiquement à un taureau, qui est particulièrement velu, et des poils apparaissent même à l’intérieur du palme inférieur de l’œsophage lui-même. En revanche, chez les autres animaux, tout l’œsophage inférieur est un endroit valide pour l’abattage rituel.
אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל: תּוּרְבַּץ הַוֶּושֶׁט שֶׁנִּיטַּל כּוּלּוֹ מִלֶּחִי – כָּשֵׁר, וּתְנָא תּוּנָא: נִיטַּל לֶחִי הַתַּחְתּוֹן – כָּשֵׁר.
§ Rav Naḥman dit que Shmuel dit : Si l’entrée de l’œsophage a été complètement détachée de la mâchoire, l’animal est casher. Et le tanna de la michna a également enseigné cela plus loin (54a) : Si la mâchoire inférieure a été complètement détachée, il est casher.
מַתְקֵיף לַהּ רַב פָּפָּא: וְהָאִיכָּא עִיקּוּר סִימָנִים?
Rav Pappa objecte à cela : Comment Shmuel peut-il dire que, si l’entrée de l’œsophage est détachée, l’animal est casher ? Mais n’y a-t-il pas déchirure des simanim, l’œsophage et la trachée, de leur place ? Cela devrait rendre l’animal tereifa.
וּלְרַב פָּפָּא קַשְׁיָא מַתְנִיתִין: נִיטַּל לֶחִי הַתַּחְתּוֹן – כָּשֵׁר.
La Guemara objecte : Mais selon Rav Pappa, la michna est également difficile, puisqu’elle enseigne : Si la mâchoire inférieure a été détachée, l’animal est casher. Si la mâchoire inférieure a été détachée, la trachée et l’œsophage seront nécessairement également détachés, puisqu’ils y sont attachés.
בִּשְׁלָמָא מַתְנִיתִין לְרַב פָּפָּא לָא קַשְׁיָא, הָא דְּאִיעֲקוּר אִיעֲקוֹרֵי, הָא דְּאִיגּוּם אִיגּוֹמֵי מֵעִילָּוֵי סִימָנִים, אֶלָּא לִשְׁמוּאֵל קַשְׁיָא!
La Guemara répond : Soit, la michna ne pose pas de difficulté pour Rav Pappa. Cette halakha, selon laquelle l’arrachement des simanim rend l’animal tereifa, ne s’applique que lorsque les simanim sont complètement arrachés de la mâchoire. Cette déclaration de la michna, selon laquelle un animal dont la mâchoire est détachée est casher, fait référence à un cas la mâchoire inférieure est sectionnée au-dessus de son point d’attache aux simanim, qui eux-mêmes restent attachés au reste de la chair de la mâchoire. Mais la halakha selon laquelle l’arrachement des simanim rend l’animal tereifa est difficile pour Chmouel. Comment un animal peut-il rester casher lorsque l’entrée de son œsophage est retirée, si cela entraîne l’arrachement des simanim?
לָא תֵּימָא כּוּלּוֹ, אֶלָּא אֵימָא רוּבּוֹ.
La Guemara répond : Ne dis pas que Shmuel considère l’animal comme casher si l’entrée de l’œsophage a été complètement détachée. Dis plutôt qu’il le considère comme casher seulement si elle a été majoritairement détachée.
וְהָאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר שְׁמוּאֵל: סִימָנִים שֶׁנִּדַּלְדְּלוּ בְּרוּבָּן – טְרֵפָה? אָמַר רַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: הָא דְּאִקְּפַל אִיקְּפוֹלֵי, הָתָם דְּאִפְּרוּק אִפְּרוֹקֵי.
La Guemara demande : Mais Rabba bar bar Ḥana ne dit-il pas que Shmuel dit : des simanim qui ont été détachés dans leur majorité rendent l’animal une tereifa ? Rav Sheisha, fils de Rav Idi, a dit : Cette déclaration de Shmuel, selon laquelle l’animal est casher même si les simanim sont majoritairement détachés, ne s’applique qu’à un cas l’entrée de l’œsophage a été décollée de la chair de la mâchoire, de sorte que le tissu encore attaché est concentré dans une seule zone. Dans un tel cas, l’animal pourrait se rétablir. Là-bas, où Shmuel considère l’animal comme une tereifa, il parle d’un cas les simanimont été séparés de force [de’ippruk ipprukei] de la mâchoire et ne restent attachés que par quelques morceaux discontinus de chair. Dans un tel cas, l’animal ne peut pas se rétablir.
וּפְסוּקַת הַגַּרְגֶּרֶת. תָּנָא: כַּמָּה פְּסוּקַת הַגַּרְגֶּרֶת? בְּרוּבָּהּ. וְכַמָּה רוּבָּה? רַב אָמַר:
§ La michna déclare : Ou un animal dont la trachée est coupée, coupée dans sa largeur, est une tereifa. À ce sujet, les Sages ont enseigné : Combien faut-il que la trachée soit coupée pour rendre l’animal tereifa ? Dans sa majorité. Et combien est sa majorité ? Rav dit :

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