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מַהוּ דְּתֵימָא: אִם אִיתָא דְּיָלְדָה – קָלָא הֲוָה לֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן: אֵימַר אַפּוֹלֵי אַפִּיל.
La Guemara répond : De peur que tu ne dises : si effectivement sa femme a accouché, cela aurait suscité une publicité et serait devenu de notoriété publique ; on pourrait donc conclure que l’abattage est valide même s’il a déclaré que l’abattage est pour l’holocauste de sa femme après l’accouchement, puisqu’en réalité elle n’a pas accouché. Pour écarter cela, Rabbi Elazar nous enseigne que l’abattage n’est pas valide. Dis que sa femme a fait une fausse couche et est tenue d’apporter une offrande, mais cela n’est pas de notoriété publique, parce que le bébé n’est pas né vivant.
הֲדַרַן עֲלָךְ הַשּׁוֹחֵט.
מַתְנִי׳ אֵלּוּ טְרֵפוֹת בַּבְּהֵמָה: נְקוּבַת הַוֶּושֶׁט, וּפְסוּקַת הַגַּרְגֶּרֶת, נִיקַּב קְרוּם שֶׁל מוֹחַ, נִיקַּב הַלֵּב לְבֵית חֲלָלוֹ, נִשְׁבְּרָה הַשִּׁדְרָה וְנִפְסַק הַחוּט שֶׁלָּהּ, נִיטַּל הַכָּבֵד וְלֹא נִשְׁתַּיֵּיר הֵימֶנּוּ כְּלוּם.
MICHNA :Ces blessures constituent des tereifot chez un animal, le rendant interdit à la consommation : Un œsophage perforé, lorsque la perforation traverse la paroi de l’œsophage, ou une trachée coupée. Si la membrane du cerveau a été perforée, ou si le cœur a été perforé jusqu’à sa cavité ; si la colonne vertébrale a été brisée et sa moelle sectionnée ; si le foie a été retiré et qu’il n’en est rien resté, l’un quelconque de ces cas rend l’animal tereifa.
הָרֵיאָה שֶׁנִּיקְּבָה אוֹ שֶׁחָסְרָה, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: עַד שֶׁתִּינָּקֵב לְבֵית הַסִּמְפּוֹנוֹת. נִיקְּבָה הַקֵּבָה, נִיקְּבָה הַמָּרָה, נִיקְּבוּ הַדַּקִּין, הַכָּרֵס הַפְּנִימִית שֶׁנִּיקְּבָה אוֹ שֶׁנִּקְרַע רוֹב הַחִיצוֹנָה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הַגְּדוֹלָה טֶפַח, וְהַקְּטַנָּה בְּרוּבָּהּ. הֶמְסֵס וּבֵית הַכּוֹסוֹת שֶׁנִּיקְּבוּ לַחוּץ.
De plus, un poumon qui a été perforé ou auquel il manquait un morceau rend l’animal tereifa. Rabbi Shimon dit : Ce n’est pas une tereifaà moins qu’il ne soit perforé jusqu’aux bronches. Si la caillette a été perforée, ou la vésicule biliaire a été perforée, ou les intestins grêles ont été perforés, c’est une tereifa. C’est aussi une tereifa dans le cas où la panse interne a été perforée ou où la majorité de la panse externe a été déchirée. Rabbi Yehouda dit : Pour un animal grand, une déchirure d’un empan le rend tereifa, tandis que pour un animal petit, ce n’est une tereifa que si la majeure partie de celui-ci a été déchirée. Et c’est aussi une tereifa lorsque le feuillet [hemses] ou le réseau ont été perforés vers l’extérieur, c’est-à-dire vers la cavité abdominale, mais non si la perforation était entre les deux.
נָפְלָה מִן הַגָּג, נִשְׁתַּבְּרוּ רוֹב צַלְעוֹתֶיהָ, וּדְרוּסַת הַזְּאֵב. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: דְּרוּסַת הַזְּאֵב בַּדַּקָּה, וּדְרוּסַת אֲרִי בַּגַּסָּה, דְּרוּסַת הַנֵּץ בְּעוֹף הַדַּק, וּדְרוּסַת הַגַּס בְּעוֹף הַגַּס. זֶה הַכְּלָל: כֹּל שֶׁאֵין כָּמוֹהָ חַיָּה – טְרֵפָה.
De même, si un animal est tombé du toit, ou si la majorité de ses côtes a été fracturée, ou s’il a été déchiré par un loup, c’est une tereifa. Rabbi Yehuda dit : S’il a été déchiré par un loup dans le cas d’un animal petit, c’est-à-dire un mouton ou une chèvre ; ou déchiré par un lion dans le cas d’un animal grand, c’est-à-dire du bétail ; ou s’il a été déchiré par un faucon dans le cas d’un petit oiseau ; ou s’il a été déchiré par un grand oiseau de proie dans le cas d’un grand oiseau, alors c’est une tereifa. Tel est le principe : Tout animal qui a été blessé de telle sorte qu’un animal dans un état semblable ne pourrait pas vivre longtemps est une tereifa, dont la consommation est interdite par la loi de la Torah.
גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: רֶמֶז לִטְרֵפָה מִן הַתּוֹרָה מִנַּיִן? מִנַּיִן?! ״וּבָשָׂר בַּשָּׂדֶה טְרֵפָה לֹא תֹאכֵלוּ״! אֶלָּא, רֶמֶז לִטְרֵפָה שֶׁאֵינָהּ חַיָּה מִן הַתּוֹרָה מִנַּיִן? דְּקָתָנֵי סֵיפָא: זֶה הַכְּלָל, כֹּל שֶׁאֵין כָּמוֹהָ חַיָּה – טְרֵפָה, מִכְּלָל דִּטְרֵפָה אֵינָהּ חַיָּה, מְנָא לַן?
GUEMARA :Rabbi Shimon ben Lakish dit : Où y a-t-il une allusion dans la Torah à l’interdiction d’une tereifa ? La Guemara intervient : y a-t-il une allusion ? La Torah n’énonce-t-elle pas explicitement : « Vous ne mangerez aucune chair déchirée par des animaux [tereifa] dans le champ » (Exode 22:30) ? Plutôt, la question est : Où y a-t-il une allusion dans la Torah au principe qu’une tereifa ne peut pas vivre ? Car la michna enseigne dans la clause finale : Voici le principe : Tout animal qui a été blessé de telle sorte qu’un animal dans un état semblable ne pourrait pas vivre pendant une longue période est une tereifa ; on apprend par inférence qu’une tereifa ne peut pas vivre. Si tel est le cas, d’où le dérivons-nous ?
דִּכְתִיב: ״וְזֹאת הַחַיָּה אֲשֶׁר תֹּאכְלוּ״, חַיָּה – אֱכוֹל, שֶׁאֵינָהּ חַיָּה – לָא תֵּיכוּל, מִכְּלָל דִּטְרֵפָה לֹא חַיָּה.
Cela est dérivé d’un verset, comme il est écrit : « Voici les êtres vivants que vous pouvez manger parmi tous les animaux qui sont sur la terre » (Lévitique 11:2). Le verset indique que vous pouvez manger un animal vivant, c’est-à-dire un animal qui peut survivre, mais que vous ne pouvez pas manger un animal qui n’est pas vivant, c’est-à-dire un animal qui ne peut pas survivre. On apprend par inférence qu’une tereifa ne peut pas vivre.
וּלְמַאן דְּאָמַר טְרֵפָה חַיָּה, מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מִ״זֹּאת הַחַיָּה אֲשֶׁר תֹּאכְלוּ״ – ״זֹאת הַחַיָּה״ אֱכוֹל, חַיָּה אַחֶרֶת לָא תֵּיכוֹל, מִכְּלָל דִּטְרֵפָה חַיָּה.
La Guemara demande : Et selon celui qui dit qu’une tereifa peut vivre, d’où le déduit-il ? La Guemara répond : Il le déduit du même verset : « Voici les êtres vivants que vous pouvez manger parmi tous les animaux. » « Voici » indique que vous pouvez manger seulement ces êtres vivants-là, mais que vous ne pouvez pas manger d’autres êtres vivants, c’est-à-dire des tereifot. On apprend par déduction qu’une tereifa peut vivre.
וְאִידַּךְ, הַאי ״זֹאת״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״זֹאת הַחַיָּה אֲשֶׁר תֹּאכְלוּ״ – מְלַמֵּד שֶׁתָּפַס הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מִכׇּל מִין וּמִין וְהֶרְאָה לוֹ לְמֹשֶׁה, וְאָמַר לוֹ: זֹאת אֱכוֹל, וְזֹאת לָא תֵּיכוֹל.
La Guemara demande : Et selon l’autre opinion, selon laquelle une tereifa ne peut pas vivre, que fait-il de ce mot « ces » ? La Guemara répond : Il en a besoin pour ce qu’a enseigné l’école de Rabbi Yishmaël. Comme l’a enseigné l’école de Rabbi Yishmaël, le verset : « Voici les êtres vivants que vous pouvez manger » enseigne que le Saint, béni soit-Il, saisit un de chaque espèce d’animal et le montra à Moïse, et lui dit : Ceux-ci vous pouvez les manger, et ceux-ci vous ne pouvez pas les manger.
וְאִידַּךְ נָמֵי מִבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל! אִין הָכִי נָמֵי, אֶלָּא טְרֵפָה חַיָּה מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מֵאִידַּךְ תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״בֵּין הַחַיָּה הַנֶּאֱכֶלֶת וּבֵין הַחַיָּה אֲשֶׁר לֹא תֵאָכֵל״ – אֵלּוּ שְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה טְרֵפוֹת שֶׁנֶּאֶמְרוּ לְמֹשֶׁה מִסִּינַי.
La Guemara objecte : Mais l’autre opinion requiert également le mot « ces » pour ce qu’a enseigné l’école de Rabbi Yishmaël. La Guemara répond : Oui, c’est effectivement le cas. Alors, d’où tire-t-il le principe qu’une tereifa peut vivre ? Il le tire de l’autre baraita qu’a enseignée l’école de Rabbi Yishmaël. Comme l’école de Rabbi Yishmaël a enseigné : Le verset déclare : « Pour faire une distinction…entre l’être vivant qui peut être mangé et l’être vivant qui ne peut pas être mangé” (Lévitique 11:47). Ces êtres vivants qui ne peuvent pas être mangés sont les dix-huit tereifot qui ont été énoncées à Moïse au Sinaï et énumérées dans la michna. Le verset fait donc référence à une tereifa comme à un être vivant.
וְתוּ לֵיכָּא? וְהָא אִיכָּא בסג״ר, וְשַׁב שְׁמַעְתָּתָא!
La Guemara remet en question la baraita : Et n’y en a-t-il pas davantage de cas de tereifot ? Mais n’y a-t-il pas d’autres cas cités dans la Michna et dans d’autres baraitot, pour lesquels un moyen mnémotechnique est donné : Beit, samekh, gimmel, reish ; et n’y a-t-il pas sept halakhot supplémentaires, c’est-à-dire des cas de tereifot, enseignés par des amora’im ?

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