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טוּמְאָה הִיא אֵצֶל הֶקְדֵּשׁ.
est une impureté à l’égard de la nourriture sacrificielle. Les Sages ont décrété que même celui qui veille à consommer sa teruma dans un état de pureté rituelle est considéré comme impur à l’égard de celui qui consomme de la nourriture sacrificielle. Par conséquent, celui qui a mangé un aliment préparé au niveau de pureté de la teruma qui était devenue impure par une impureté du troisième degré contracte une impureté du deuxième degré, et il rend la nourriture sacrificielle impure.
אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר רַבִּי יַנַּאי: הָאוֹכֵל שְׁלִישִׁי שֶׁל חוּלִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טׇהֳרַת הַקֹּדֶשׁ – נַעֲשָׂה גּוּפוֹ שֵׁנִי לַקֹּדֶשׁ.
Rabbi Zeira dit que Rabbi Asi dit que Rabbi Yoḥanan dit que Rabbi Yannai dit : En ce qui concerne celui qui mange des aliments non sacrés préparés au niveau de pureté des aliments sacrificiels, et que ces aliments étaient devenus impurs par une impureté du troisième degré, son corps devient impur d’une impureté du deuxième degré à l’égard des aliments sacrificiels. Il rend impurs les aliments sacrificiels avec lesquels il entre en contact par une impureté du troisième degré, et cet aliment, à son tour, disqualifie les aliments sacrificiels avec lesquels il entre en contact.
אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי זֵירָא לְרַבִּי אַסִּי: שְׁלִישִׁי שֵׁנִי לַקֹּדֶשׁ, וְאֵין שֵׁנִי לַתְּרוּמָה, בְּחוּלִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טׇהֳרַת תְּרוּמָה. עַל טׇהֳרַת תְּרוּמָה – אִין, עַל טׇהֳרַת הַקֹּדֶשׁ – לָא!
Rabbi Zeira souleva une objection à la déclaration de Rabbi Asi à partir de la déclaration de Rabbi Yehoshua : Celui qui mange un aliment ayant une impureté de troisième degré contracte une impureté de deuxième degré à l’égard des aliments sacrificiels, mais ne contracte pas une impureté de deuxième degré à l’égard de la terouma. Cela est énoncé dans le cas d’aliments non sacrés qui ont été préparés au niveau de pureté de la terouma. La Guemara en déduit : Oui, il est possible de préparer des éléments au niveau de pureté de la terouma, mais il est impossible de préparer des éléments au niveau de pureté des aliments sacrificiels, car dans ce dernier cas les aliments non sacrés ne deviennent pas impurs du tout.
אֲמַר לֵיהּ: לָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר.
Rabbi Asi dit à Rabbi Zeira : Cette déduction est incorrecte, car Rabbi Yehoshua parle en utilisant le style de : Il n’est pas nécessaire. Il n’est pas nécessaire de dire que, dans le cas d’aliments non sacrés qui ont été préparés au niveau de pureté des aliments sacrificiels, qui est rigoureux, ils ont la capacité de contracter une impureté du troisième degré. Rabbi Yehoshua enseigne que des aliments non sacrés qui ont été préparés au niveau de pureté de la teruma ont également la capacité de contracter une impureté du troisième degré.
וְהָא ״אַף אֲנִי לֹא אָמַרְתִּי אֶלָּא בִּתְרוּמָה״ קָאָמַר, אָמוֹרָאֵי נִינְהוּ, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יוֹחָנָן.
La Guemara objecte : Mais Rabbi Yehoshua n’a-t-il pas dit à Rabbi Eliezer, selon l’explication donnée par Rabba bar bar Ḥana au nom de Rabbi Yoḥanan : Moi aussi, je n’ai énoncé cela qu’à propos de denrées profanes préparées au niveau de pureté de la terouma, ce qui indique qu’il ne faisait pas référence à des denrées profanes préparées au niveau de pureté des aliments sacrificiels. La Guemara explique : Rabba bar bar Ḥana et Rabbi Asi sont des amora’im, et sont en désaccord au sujet de l’opinion de Rabbi Yoḥanan, et ils divergent quant à savoir si la déclaration de Rabbi Yehoshua a été dite spécifiquement au sujet de denrées profanes préparées au niveau de pureté de la terouma, ou si elle inclut même celles préparées au niveau de pureté des aliments sacrificiels.
אָמַר עוּלָּא: הָאוֹכֵל שְׁלִישִׁי שֶׁל חוּלִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טׇהֳרַת תְּרוּמָה – נִפְסַל גּוּפוֹ מִלֶּאֱכוֹל בִּתְרוּמָה.
§ Oulla dit : Celui qui mange des aliments non sacrés préparés au niveau de pureté de la terouma et qui sont impurs d’une impureté de troisième degré, son corps est disqualifié du droit de prendre part à la terouma.
מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? תְּנֵינָא: שְׁלִישִׁי שֵׁנִי לַקֹּדֶשׁ, וְאֵין שֵׁנִי לַתְּרוּמָה, בְּחוּלִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טׇהֳרַת תְּרוּמָה. שֵׁנִי הוּא דְּלָא הָוֵי, הָא שְׁלִישִׁי הָוֵי.
La Guemara demande : Qu’est-ce qu’Ulla nous enseigne ? Nous avons déjà appris dans la michna citée plus haut (33b) du traité Teharot : Celui qui mange un aliment porteur d’une impureté de troisième degré contracte une impureté de deuxième degré à l’égard des aliments sacrificiels, mais ne contracte pas une impureté de deuxième degré à l’égard de la terouma. Cela est énoncé dans le cas d’aliments non sacrés qui ont été préparés au niveau de pureté de la terouma. La Guemara en déduit : c’est une impureté de deuxième degré qu’il ne contracte pas, mais une impureté de troisième degré il la contracte, et il est donc disqualifié pour consommer de la terouma.
אִי מֵהַהִיא, הֲוָה אָמֵינָא: לָא שֵׁנִי הָוֵי וְלָא שְׁלִישִׁי הָוֵי, וְאַיְּידֵי דְּאָמַר ״שֵׁנִי בַּקֹּדֶשׁ״ – אָמַר נָמֵי ״אֵין שֵׁנִי בִּתְרוּמָה״, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara répond : Il était nécessaire que Oulla enseigne cette halakha, car si cela avait été appris de cette michna, j’aurais dit qu’en ce qui concerne la terouma, il n’assume ni une impureté de second degré ni de troisième degré, car il n’y a aucune raison de considérer que le statut de celui qui mange soit comme celui de l’aliment qu’il a mangé. Et peut-être était-ce seulement puisque Rabbi Yehoshoua a dit qu’il assume une impureté de second degré à l’égard des aliments sacrificiels qu’il a aussi dit qu’il n’assume pas une impureté de second degré à l’égard de la terouma. Par conséquent, Oulla nous enseigne qu’il assume une impureté de troisième degré et est disqualifié de prendre part à la terouma.
אֵיתִיבֵיהּ רַב הַמְנוּנָא לְעוּלָּא: הָרִאשׁוֹן שֶׁבַּחוּלִּין טָמֵא וּמְטַמֵּא, וְהַשֵּׁנִי פּוֹסֵל וְאֵינוֹ מְטַמֵּא, וְהַשְּׁלִישִׁי נֶאֱכָל בִּנְזִיד הַדֶּמַע.
Rav Hamnuna souleva une objection à l’affirmation de Ulla à partir d’une michna (Teharot 2:3) : Un aliment profane qui est impur d’une impureté de premier degré est impur et rend la teruma impure, en ce sens que cette teruma disqualifie une autre teruma avec laquelle elle entre en contact. Un aliment profane qui est impur d’une impureté de deuxième degré disqualifie la teruma, mais ne rend pas la teruma impure, c’est-à-dire qu’il rend impure la teruma elle-même, mais pas au point que la teruma puisse rendre impure une autre teruma. Et un aliment impur d’une impureté de troisième degré peut être mangé par un prêtre dans un ragoût qui est un mélange contenant des épices de teruma.
וְאִי אָמְרַתְּ נִפְסַל גּוּפוֹ מִלֶּאֱכוֹל בִּתְרוּמָה, סָפֵינַן לֵיהּ מִידֵּי דְּפָסֵיל לֵיהּ לְגוּפֵיהּ? אֲמַר לֵיהּ: הַנַּח לִנְזִיד הַדֶּמַע,
Et si tu dis qu’en prenant part à un aliment impur d’une impureté du troisième degré, son corps est disqualifié de son droit de prendre part à la teruma, est-ce que nous lui donnons une chose qui invalide son corps quant au droit de prendre part à la teruma ? Selon cela, lorsqu’il mange le ragoût qui contient un aliment impur d’une impureté du troisième degré, il est disqualifié de prendre part aux épices de teruma que la michna lui permet d’ajouter au ragoût. Ulla lui dit : Laisse la question du ragoût qui est un mélange contenant des épices de teruma,

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