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מַתְנִי׳ הַשּׁוֹחֵט אֶחָד בָּעוֹף וּשְׁנַיִם בַּבְּהֵמָה – שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה, וְרוּבּוֹ שֶׁל אֶחָד כָּמוֹהוּ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁיִּשְׁחוֹט אֶת הַוְּורִידִין. חֲצִי אֶחָד בְּעוֹף וְאֶחָד וָחֵצִי בִּבְהֵמָה – שְׁחִיטָתוֹ פְּסוּלָה. רוֹב אֶחָד בָּעוֹף וְרוֹב שְׁנַיִם בַּבְּהֵמָה – שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה.
MICHNA : Dans le cas de celui qui abat en coupant un siman, c’est-à-dire la trachée ou l’œsophage, chez un oiseau, et deux simanim chez un animal, son abattage est valide, et le statut halakhique de la majorité d’un siman est comme celui du siman entier. Rabbi Yehouda dit : L’abattage n’est pas valide tant qu’il n’a pas coupé les veines [haveridin], c’est-à-dire les principaux vaisseaux sanguins du cou. Si quelqu’un a coupé la moitié d’un siman chez un oiseau ou un et demi simanim chez un animal, son abattage n’est pas valide. Si quelqu’un a coupé la majorité d’un siman chez un oiseau ou la majorité de deux simanim chez un animal, son abattage est valide.
גְּמָ׳ ״הַשּׁוֹחֵט״ – דִּיעֲבַד אִין, לְכַתְּחִלָּה לָא. שְׁנַיִם בַּבְּהֵמָה לְכִתְחִלָּה לָא? עַד כַּמָּה לִשְׁחוֹט וְלֵיזִיל? אִיבָּעֵית אֵימָא: אַאֶחָד בָּעוֹף, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: אַרוּבּוֹ שֶׁל אֶחָד כָּמוֹהוּ.
GUEMARA : La Guemara déduit du terme : Celui qui abat, que si quelqu’un a abattu, alors a posteriori, oui, l’abattage est valide ; mais ab initio, non, cela est interdit. La Guemara demande : La règle concernant la section de deux simanim chez un animal est-elle que ab initio, non, cela est interdit ? Si tel est le cas, combien est-on censé continuer et couper les simanim, ab initio ? Il n’y a que deux simanim pertinents à couper. La Guemara répond : Si tu veux, dis que la référence est à la section de un siman chez un oiseau, car il est requis de couper les deux simanim chez un oiseau ab initio. Et si tu veux, dis à la place que la référence est au passage de la michna qui énonce que le statut halakhique de la majorité d’un siman est comme celui du siman entier, car il est requis de couper le siman entier ab initio.
(כמ״ש סִימָן).
§ Kaf, mem, shin est un moyen mnémotechnique pour les sources des déclarations citées dans la discussion qui suit : Rav Kahana, Rav Yeimar et l’école de Rabbi Yishmaël.
אָמַר רַב כָּהֲנָא: מִנַּיִן לִשְׁחִיטָה שֶׁהִיא מִן הַצַּוָּאר? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשָׁחַט אֶת בֶּן הַבָּקָר״, מִמָּקוֹם שֶׁשָּׁח חַטֵּהוּ. מִמַּאי דְּהַאי חַטֵּהוּ לִישָּׁנָא דְּדַכּוֹיֵי הוּא? דִּכְתִיב: ״וְחִטֵּא אֶת הַבַּיִת״, וְאִיבָּעֵית אֵימָא מֵהָכָא: ״תְּחַטְּאֵנִי בְאֵזוֹב וְאֶטְהָר״.
Rav Kahana dit : D’où est-il dérivé au sujet de l’abattage qu’il est effectué à partir du cou ? Cela est dérivé d’un verset, comme il est dit : « Et il abattra [veshaḥat] le jeune taureau devant le Seigneur » (Lévitique 1:5), ce qui est interprété de manière homilétique : De l’endroit où l’animal se courbe [shaḥ], purifie-le [ḥattehu] par l’abattage. La Guemara demande : D’où sait-on que ce terme, ḥattehu, est une expression de purification ? La Guemara répond : Cela est établi à partir d’un verset, comme il est écrit : « Et il purifiera [veḥitte] la maison » (Lévitique 14:52). Et si tu veux, dis plutôt que cela est établi d’ici : « Purge-moi [teḥatte’eni] avec l’hysope et je serai pur » (Psaumes 51:9).
וְאֵימָא מִזְּנָבוֹ? שָׁח – מִכְּלָל שֶׁזָּקוּף בָּעֵינַן, וְהָא שָׁח וְעוֹמֵד הוּא. וְאֵימָא מֵאׇזְנוֹ? בָּעֵינַן דַּם הַנֶּפֶשׁ, וְלֵיכָּא.
La Guemara objecte : Et dis que l’abattage se fait à partir de sa queue, qui est aussi une partie du corps de l’animal qui est courbée. La Guemara répond : Du terme : Se courbe [shaḥ], on peut conclure par déduction que nous exigeons une partie du corps de l’animal qui puisse se tenir droite et se courber ; et celle-ci, la queue, est courbée en permanence et n’est jamais droite. La Guemara objecte : Et dis que l’abattage se fait à partir de son oreille, qui est droite et se courbe. La Guemara explique : Nous exigeons que l’abattage soit effectué sur une partie du corps de l’animal d’où s’écoule le sang de l’âme, et lorsqu’on coupe l’oreille il n’y a pas d’écoulement du sang de l’âme.
וְאֵימָא: דְּקָרַע וְאָזֵיל עַד דַּם הַנֶּפֶשׁ! וְתוּ, שְׁהִיָּיה, דְּרָסָה, חֲלָדָה, הַגְרָמָה, וְעִיקּוּר – מְנָלַן? אֶלָּא גְּמָרָא. שְׁחִיטָה מִן הַצַּוָּאר נָמֵי גְּמָרָא.
La Guemara demande : Et dis que l’on déchire l’animal en commençant par l’oreille et que l’on continue jusqu’à ce que le sang de l’âme soit répandu. Et de plus, en ce qui concerne les actions qui invalident l’abattage rituel, c’est-à-dire interrompre l’abattage, appuyer sur le couteau, dissimuler le couteau au cours d’un abattage inversé, détourner le couteau de l’endroit de l’abattage, et arracher les simanim de leur place avant de les couper, d’où les déduisons-nous ? Au contraire, ces disqualifications s’apprennent par tradition, c’est-à-dire une halakha transmise à Moïse au Sinaï. L’exigence de l’abattage depuis le cou est également apprise par tradition et n’a pas de source biblique dans la Torah.
וּקְרָא לְמַאי אֲתָא? דְּלָא לְשַׁוְּיַיהּ גִּיסְטְרָא.
La Guemara demande : Et si la halakha est dérivée par tradition, quel halakha le verset : « Et tu abattras », vient-il enseigner ? La Guemara répond : Le verset vient enseigner qu’il ne faut pas séparer complètement la tête du corps de l’animal et en faire un animal brisé. Il ne coupe que la trachée et l’œsophage, qui sont adjacents aux grands vaisseaux sanguins.
רַב יֵימַר אָמַר: אָמַר קְרָא ״וְזָבַחְתָּ״, מִמָּקוֹם שֶׁזָּב חַתֵּהוּ. מַאי מַשְׁמַע דְּהַאי חַתֵּהוּ לִישָּׁנָא דְּמִתְבַּר הוּא? דִּכְתִיב: ״אַל תִּירָא וְאַל תֵּחָת״.
Rav Yeimar dit : D’où est-il dérivé que l’abattage s’effectue à partir du cou ? Cela est dérivé d’un verset, car le verset déclare : « Tu abattras [vezavaḥta] de ton gros et de ton petit bétail » (Deutéronome 12:21), ce qui est interprété de manière homilétique : De l’endroit où le sang s’écoule [shezav], brise-le [ḥattehu], c’est-à-dire coupe-le. La Guemara demande : D’où peut-on déduire que ce terme, ḥattehu, est une expression de brisure ? La Guemara répond : Cela est déduit d’un verset, comme il est écrit : « Ne crains point et ne sois pas effrayé [teḥat] » (Deutéronome 1:21) ; veille à ce que ton esprit ne soit pas brisé.
וְאֵימָא מֵחוֹטְמוֹ, זָב עַל יְדֵי חִתּוּי בָּעֵינַן, וְהַאי זָב מֵאֵלָיו הוּא. וְאֵימָא מִלִּבּוֹ, וְתוּ: שְׁהִיָּיה, דְּרָסָה, חֲלָדָה, הַגְרָמָה, וְעִיקּוּר – מְנָלַן? אֶלָּא גְּמָרָא. שְׁחִיטָה מִן הַצַּוָּאר נָמֵי גְּמָרָא.
La Guemara objecte : Et dis qu’un animal est abattu par le nez, d’où s’écoule du mucus, puisque le verset n’a pas mentionné le sang. La Guemara répond : Nous exigeons un fluide qui s’écoule au moyen d’une incision, et ce mucus s’écoule de lui-même. La Guemara objecte : Et dis qu’un animal est abattu par le cœur au moyen d’un coup de poignard. Et de plus, en ce qui concerne ces actions qui invalident l’abattage, c’est-à-dire interrompre, appuyer sur le couteau pendant l’abattage, dissimuler le couteau au cours d’un abattage inversé, détourner le couteau du lieu de l’abattage, et arracher, d’où les dérivons-nous ? Au contraire, ces disqualifications s’apprennent par tradition. L’exigence de l’abattage depuis le cou est également apprise par tradition.
וּקְרָא לְמַאי אֲתָא? דְּלָא לְשַׁוְּיֵיהּ גִּיסְטְרָא.
La Guemara demande : Et si la halakha est dérivée par tradition, quelle halakha l’expression dans le verset : « Et tu abattras » vient-elle enseigner ? La Guemara répond : L’expression vient enseigner qu’il ne faut pas sectionner complètement la tête du corps de l’animal et en faire un animal déchiré. Il ne coupe que la trachée et l’œsophage.
דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל תָּנָא: ״וְשָׁחַט״ – אַל תִּקְרֵי ״וְשָׁחַט״ אֶלָּא ״וְסָחַט״, מִמָּקוֹם שֶׁסָּח חַטֵּהוּ.
L’école de Rabbi Yishmael a enseigné : D’où dérive-t-on que l’abattage est effectué à partir du cou ? Cela est dérivé d’un verset, comme il est dit : « Et il abattra [veshaḥat] » (Lévitique 1:5). Ne lis pas cela comme : Veshaḥat ; mais plutôt, lis-le comme : Vesaḥat, ce qui signifie littéralement : Et il pressera, ce qui est interprété de manière homilétique : Depuis l’endroit d’où l’animal parle [saḥ], purifie-le [ḥattehu]. La voix de l’animal émane de sa gorge ; c’est pourquoi on l’abat à partir du cou.
וְאֵימָא מִלְּשׁוֹנוֹ! בָּעֵינַן דַּם הַנֶּפֶשׁ וְלֵיכָּא, וְאֵימָא דְּקָרַע וְאָזֵיל עַד דַּם הַנֶּפֶשׁ! וְתוּ, שְׁהִיָּיה דְּרָסָה חֲלָדָה הַגְרָמָה וְעִיקּוּר מְנָלַן? אֶלָּא גְּמָרָא, שְׁחִיטָה מִן הַצַּוָּאר נָמֵי גְּמָרָא.
La Guemara objecte : Et dis que l’abattage se fait à partir de sa langue. La Guemara explique : Nous exigeons que l’abattage soit effectué sur une partie du corps de l’animal d’où s’écoule le sang de l’âme, et lorsqu’on coupe la langue il n’y a pas de sang de l’âme qui s’écoule. La Guemara objecte : Et dis que l’on déchire l’animal en commençant par la langue et que l’on continue jusqu’à ce que le sang de l’âme s’écoule. Et de plus, en ce qui concerne les actions qui invalident l’abattage, c’est-à-dire interrompre, appuyer avec le couteau, dissimuler le couteau, détourner le couteau, et déchirer, d’où les déduisons-nous ? Au contraire, ces disqualifications s’apprennent par tradition. L’exigence de l’abattage à partir du cou est elle aussi apprise par tradition.
וּקְרָא לְמַאי אֲתָא? דְּלָא לְשַׁוְּיֵיהּ גִּיסְטְרָא.
La Guemara demande : Et si la halakha est dérivée par tradition, quelle halakha l’expression dans le verset : « Et tu abattras », vient-elle enseigner ? La Guemara répond : L’expression vient enseigner qu’il ne faut pas sectionner complètement la tête du corps de l’animal et en faire un animal déchiré. Il ne coupe que la trachée et l’œsophage.
וְתַנָּא מַיְיתֵי לַהּ מֵהָכָא, דְּתַנְיָא: רַבִּי חִיָּיא אָמַר: מִנַּיִן לִשְׁחִיטָה מִן הַצַּוָּאר? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְעָרְכוּ בְּנֵי אַהֲרֹן הַכֹּהֲנִים אֵת הַנְּתָחִים״.
Et un tanna qui récitait des mishnayot et des baraitot dans la maison d’étude cite la source de la halakha selon laquelle l’abattage est effectué à partir du cou d’ici : Comme il est enseigné dans une baraita que Rabbi Ḥiyya dit : D’où est-il dérivé au sujet de l’abattage qu’il est effectué à partir du cou ? Cela est dérivé d’un verset, comme il est dit : « Les fils d’Aaron, les prêtres, disposeront les morceaux, la tête et la graisse… sur l’autel » (Lévitique 1:8).
שֶׁאֵין תַּלְמוּד לוֹמַר ״אֶת הָרֹאשׁ וְאֶת הַפָּדֶר״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אֶת הָרֹאשׁ וְאֶת הַפָּדֶר״? וַהֲלֹא רֹאשׁ וּפֶדֶר בִּכְלַל כׇּל הַנְּתָחִים הָיוּ, לָמָּה יָצְאוּ? לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר ״וְהִפְשִׁיט אֶת הָעֹלָה וְנִתַּח״, אֵין לִי אֶלָּא נְתָחִים שֶׁיֶּשְׁנָן בִּכְלַל הַפְשָׁטָה, מִנַּיִן לְרַבּוֹת אֶת הָרֹאשׁ שֶׁכְּבָר הוּתַּז? תַּלְמוּד לוֹמַר ״אֶת רֹאשׁוֹ וְאֶת פִּדְרוֹ וְעָרַךְ״.
Rabbi Ḥiyya explique : Puisqu’il n’y a pas besoin que le verset dise : « La tête et la graisse. » Quel est le sens lorsque le verset dit : « La tête et la graisse » ? La tête et la graisse n’étaient-elles pas incluses dans la catégorie de tous les morceaux, mentionnée plus tôt dans le verset ? Dans quel but ont-elles été extraites de la catégorie et ont-elles mérité une mention distincte ? Cela est dû au fait qu’il est dit : « Il dépouillera l’holocauste de sa peau et le découpera en ses morceaux » (Lévitique 1:6). On aurait pu penser que j’ai déduit de là que seuls les morceaux qui sont inclus dans la catégorie du dépouillement doivent être disposés sur l’autel. D’où est-il déduit qu’il faut inclure la tête, qui était déjà partiellement sectionnée lorsque l’animal a été abattu, et qui n’est pas dépouillée ? Cela est déduit d’un verset, car le verset dit : « Avec sa tête et sa graisse, et le prêtre les disposera » (Lévitique 1:12).
מִדְּקָאָמַר ״אֶת הָרֹאשׁ שֶׁכְּבָר הוּתַּז״, מִכְּלָל דִּשְׁחִיטָה מִן הַצַּוָּאר.
Le tanna conclut : Du fait que Rabbi Ḥiyya dit : La tête, qui était déjà partiellement sectionnée, on apprend par inférence que l’abattage se fait à partir du cou, car le cou relie la tête au corps.
וְתַנָּא פָּתַח בְּ״רֹאשׁ וּפֶדֶר״, וּמְסַיֵּים בְּ״רֹאשׁוֹ וּפִדְרוֹ״? הָכִי קָאָמַר: מִנַּיִן לְרַבּוֹת אֶת הָרֹאשׁ שֶׁכְּבָר הוּתַּז? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֶת הָרֹאשׁ וְאֶת הַפָּדֶר״.
La Guemara remet en question la formulation de la baraita. Et le tanna de la baraitaa commencé par une question au sujet de l’expression superflue écrite concernant un taureau en holocauste : « La tête et la graisse » (Lévitique 1:8), et conclut par une explication de l’expression écrite concernant un mouton en holocauste : « Sa tête et sa graisse » (Lévitique 1:12). La Guemara répond que c’est ce que le tannadit : D’où est-il dérivé d’inclure la tête, qui était déjà partiellement sectionnée ? Cela est dérivé d’un verset, car le verset déclare : « La tête et la graisse » (Lévitique 1:8).
וְ״רֹאשׁוֹ וּפִדְרוֹ״ לְמָה לִי? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: מִנַּיִן לְרֹאשׁ וּפֶדֶר שֶׁקּוֹדְמִין לְכׇל הַנְּתָחִים? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֶת רֹאשׁוֹ וְאֶת פִּדְרוֹ וְעָרַךְ״.
La Guemara demande : Et si c’est le cas, pourquoi ai-je besoin du verset cité à la fin de la baraita : « Sa tête et sa graisse » ? La Guemara répond : Le verset est nécessaire pour ce qui est enseigné dans une baraita : D’où est-il déduit que la tête et la graisse précèdent toutes les autres parties lorsque les portions sacrificielles sont offertes sur l’autel ? Le verset déclare : « Avec sa tête et sa graisse, et le prêtre les disposera » (Lévitique 1:12).

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