וַאֲפִילּוּ מְלֹא חַרְדָּל.
de sorte qu’il rend impur tout ce qui se trouve à l’intérieur, et telle est la halakhamême s’il est plein de graines de moutarde, auquel cas la plupart des graines n’entrent pas en contact avec les parois du récipient, et néanmoins toutes les graines de moutarde deviennent impures.
אֲמַר לֵיהּ רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה לְרָבָא: וִיהֵא כְּלִי חֶרֶס מִיטַּמֵּא מִגַּבּוֹ, מִקַּל וְחוֹמֶר: וּמָה כׇּל הַכֵּלִים שֶׁאֵין מִיטַּמְּאִין מֵאֲוִירָן – מִיטַּמְּאִין מִגַּבָּן, כְּלִי חֶרֶס שֶׁמִּיטַּמֵּא מֵאֲוִירוֹ – אֵינוֹ דִּין שֶׁיְּטַמֵּא מִגַּבּוֹ?
Rav Adda bar Ahava dit à Rava : Et que l’on déduise qu’un récipient en terre cuite devient impur par le contact d’un objet impur avec sa face extérieure au moyen d’une inférence a fortiori : Si tous les autres types de récipients, qui ne deviennent pas impurs du fait de la présence d’un objet impur dans leur espace intérieur, deviennent impurs par le contact d’un objet impur avec leur face extérieure, alors, en ce qui concerne un récipient en terre cuite, qui devient impur du fait de la présence d’un objet impur dans son espace intérieur, n’est-il pas logique qu’il devienne rituellement impur par le contact d’un objet impur avec sa face extérieure ?
אָמַר קְרָא: ״וְכֹל כְּלִי פָתוּחַ אֲשֶׁר אֵין צָמִיד פָּתִיל עָלָיו״, אֵיזֶהוּ כְּלִי שֶׁטּוּמְאָתוֹ קוֹדֶמֶת לְפִתְחוֹ? הֱוֵי אוֹמֵר: זֶה כְּלִי חֶרֶס, וְכִי אֵין צָמִיד פָּתִיל עָלָיו הוּא דְּטָמֵא, הָא יֵשׁ צְמִיד פָּתִיל עָלָיו – טָהוֹר.
La Guemara répond : Par conséquent, le verset déclare : « Et tout récipient ouvert sur lequel il n’y a pas de couvercle scellé » est impur (Nombres 19:15), indiquant que son impureté dépend de l’ouverture du récipient. Quel est le récipient dont l’impureté prend effet immédiatement après que l’objet impur entre dans son ouverture ? Tu dois dire qu’il s’agit d’un récipient en terre cuite. Et c’est lorsqu’il n’y a pas de couvercle scellé sur lui que le récipient devient impur. Mais lorsqu’il y a un couvercle scellé sur lui, le récipient est pur, car le récipient en terre cuite ne devient pas impur par le contact d’un objet impur avec son côté extérieur.
וְיִהְיוּ כׇּל הַכֵּלִים מִיטַּמְּאִין מֵאֲוִירָן, מִקַּל וָחוֹמֶר: וּמָה כְּלִי חֶרֶס שֶׁאֵין מִיטַּמֵּא מִגַּבּוֹ – מִיטַּמֵּא מֵאֲוִירוֹ, כׇּל הַכֵּלִים שֶׁמִּיטַּמְּאִין מִגַּבָּן – אֵינוֹ דִּין שֶׁמִּיטַּמְּאִין מֵאֲוִירָן?
La Guemara suggère : Et que l’on déduise que tous les autres récipients deviennent impurs du fait de la présence d’un objet impur dans leur espace aérien au moyen d’une inférence a fortiori : Si un récipient en terre cuite, qui ne devient pas impur du fait du contact d’un objet impur avec sa face extérieure, devient impur du fait de la présence d’un objet impur dans son espace aérien, alors, en ce qui concerne tous les autres récipients, qui deviennent impurs du fait du contact d’un objet impur avec leur face extérieure, n’est-il pas logique qu’ils deviennent rituellement impurs du fait de la présence d’un objet impur dans leur espace aérien ?
אָמַר קְרָא ״תּוֹכוֹ״, תּוֹכוֹ שֶׁל זֶה, וְלֹא תּוֹכוֹ שֶׁל אַחֵר.
La Guemara répond : Par conséquent, le verset déclare au sujet des carcasses d’animaux rampants : « Et tout récipient en terre cuite dans lequel [tokho] tombe l’un d’eux » (Lévitique 11:33), d’où l’on déduit : Tokho, c’est-à-dire l’espace intérieur, de ce récipient en terre cuite rend le récipient impur, et non tokho, l’espace intérieur, de tout autre type de récipient.
וְהָנֵי ״תּוֹכוֹ״, הָא דַּרְשִׁינְהוּ!
La Guemara objecte : Comment la halakha peut-elle être déduite du terme tokho dans ce verset ? Mais les Sages n’ont-ils pas interprété ces occurrences de tokho qui apparaissent dans ce verset et en ont-ils déduit : De même que, dans le cas de tokho mentionné au sujet de la transmission de l’impureté, la nourriture est impure même si elle n’est pas entrée en contact avec le récipient, de même, dans le cas de tokho mentionné au sujet du fait que le récipient devient impur, le récipient est impur même si l’objet impur n’est pas entré en contact avec lui.
אַרְבְּעָה ״תּוֹכוֹ״ כְּתִיבִי: ״תּוֹכוֹ״, ״תּוֹךְ״; ״תּוֹכוֹ״, ״תּוֹךְ״.
La Guemara explique : Quatre occurrences du terme tokho, à partir desquelles des halakhot peuvent être dérivées, sont écrites : “Tokho” est écrit, et tokh aurait pu être écrit ; cela fait deux occurrences. Puis, plus loin dans ce verset, une fois encore “tokho” est écrit, et tokh aurait pu être écrit.
חַד לְגוּפֵיהּ, וְחַד לִגְזֵרָה שָׁוָה, וְחַד ״תּוֹכוֹ שֶׁל זֶה וְלֹא תּוֹכוֹ שֶׁל אַחֵר״, וְחַד ״תּוֹכוֹ וְלֹא תּוֹךְ תּוֹכוֹ״, וַאֲפִילּוּ כְּלִי שֶׁטֶף.
Une occurrence est pour enseigner la halakhaelle-même, à savoir que le récipient rend l’aliment dans son espace intérieur rituellement impur, et une occurrence est pour enseigner l’analogie verbale d’où l’on déduit que le récipient devient impur sans contact avec l’objet impur ; et une source est là pour enseigner que tokho, l’espace intérieur, de ce récipient en terre cuite rend impur, et non le tokho de tout autre type de récipient ; et une source est là pour enseigner que tokho, la nourriture dans l’espace intérieur d’un récipient en terre cuite impur devient impure, mais non tokh tokho, non la nourriture qui se trouve dans l’espace intérieur d’un récipient placé à l’intérieur d’un récipient en terre cuite, même si ce récipient intérieur est l’un des autres types de récipient purifiés par rinçage dans l’eau d’un bain rituel.
וְלֹא יְהוּ כׇּל הַכֵּלִים מִיטַּמְּאִין מִגַּבָּן, אֶלָּא מִתּוֹכָן וּבִנְגִיעָה, מִקַּל וְחוֹמֶר: וּמָה כְּלִי חֶרֶס שֶׁמִּיטַּמֵּא מֵאֲוִירוֹ – אֵינוֹ מִיטַּמֵּא מִגַּבּוֹ, כׇּל הַכֵּלִים שֶׁאֵין מִיטַּמְּאִין מֵאֲוִירָן – אֵינוֹ דִּין שֶׁאֵין מִיטַּמְּאִין מִגַּבָּן?
La Guemara demande : Et que l’on déduise que tous les autres ustensiles ne deviennent pas impurs par le contact d’un objet impur avec leurs côtés extérieurs, mais plutôt par la présence d’un objet impur à l’intérieur d’eux et par le contact avec leurs côtés intérieurs au moyen d’une inférence a fortiori : Si un ustensile en terre cuite, qui devient impur par la présence d’un objet impur dans son espace intérieur, ne devient pas impur par le contact d’un objet impur avec son côté extérieur, alors, en ce qui concerne tous les autres ustensiles, qui ne deviennent pas impurs par la présence d’un objet impur dans leur espace intérieur, n’est-il pas logique qu’ils ne deviennent pas impurs par le contact d’un objet impur avec leur côté extérieur ?
אָמַר קְרָא: ״וְכֹל כְּלִי פָתוּחַ אֲשֶׁר אֵין צָמִיד פָּתִיל עָלָיו טָמֵא הוּא״, הַאי הוּא דְּכִי אֵין צָמִיד פָּתִיל עָלָיו טָמֵא, הָא יֵשׁ צָמִיד פָּתִיל עָלָיו טָהוֹר. הָא כׇּל הַכֵּלִים, בֵּין שֶׁיֵּשׁ צָמִיד פָּתִיל עֲלֵיהֶם בֵּין שֶׁאֵין צָמִיד פָּתִיל עֲלֵיהֶם – מִיטַּמְּאִין.
La Guemara répond : Par conséquent, le verset déclare : « Et tout récipient ouvert qui n’a pas de couvercle scellé sur lui est impur » (Nombres 19:15), d’où il est déduit : Ce récipient en terre cuite (voir Lévitique 11:33) est celui qui, lorsqu’il n’a pas de couvercle scellé sur lui, est impur, mais lorsqu’il a un couvercle scellé sur lui, il est pur. Mais en ce qui concerne tous les autres récipients, qu’il y ait un couvercle scellé sur eux ou qu’il n’y ait pas de couvercle scellé sur eux, ils deviennent impurs.
מַתְנִי׳ טָהוֹר בִּכְלֵי עֵץ, טָמֵא בִּכְלֵי מַתָּכוֹת; טָהוֹר בִּכְלֵי מַתָּכוֹת, טָמֵא בִּכְלֵי עֵץ.
MICHNA : Ce qui est rituellement pur dans les ustensiles en bois est rituellement impur dans les ustensiles en métal ; ce qui est rituellement pur dans les ustensiles en métal est rituellement impur dans les ustensiles en bois.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: גּוֹלְמֵי כְּלִי עֵץ טְמֵאִין, פְּשׁוּטֵיהֶן טְהוֹרִין; גּוֹלְמֵי כְּלֵי מַתָּכוֹת טְהוֹרִין, פְּשׁוּטֵיהֶן טְמֵאִין. נִמְצָא טָהוֹר בִּכְלֵי עֵץ – טָמֵא בִּכְלֵי מַתָּכוֹת, טָהוֹר בִּכְלֵי מַתָּכוֹת – טָמֵא בִּכְלֵי עֵץ.
GUEMARA :Les Sages ont enseigné pour expliquer la michna : Les ustensiles en bois inachevés [golmei] qui sont des réceptacles et sont propres à l’usage, mais dont la fabrication n’est pas encore achevée, sont susceptibles de devenir impurs. Les ustensiles en bois plats ne sont pas susceptibles à l’impureté. Les ustensiles en métal inachevés ne sont pas susceptibles à l’impureté. Les ustensiles en métal plats sont susceptibles de devenir impurs. Il en ressort que ce qui est rituellement pur dans les ustensiles en bois est rituellement impur dans les ustensiles en métal ; et ce qui est rituellement pur dans les ustensiles en métal est rituellement impur dans les ustensiles en bois.
וְאֵלּוּ הֵן גּוֹלְמֵי כְּלֵי עֵץ: כֹּל שֶׁעָתִיד לָשׁוּף, לְשַׁבֵּץ, לְגָרֵר, לְכַרְכֵּב, לְהָטִיחַ בְּטוּנָס, מְחוּסָּר כַּן אוֹ אוֹגֶן אוֹ אוֹזֶן – טָמֵא, מְחוּסָּר חֲטִיטָה – טָהוֹר.
Et voici les ustensiles en bois inachevés : Tout ustensile que l’on prévoit à l’avenir de lisser, d’y fixer des pierres précieuses ou des ornements, de raboter, d’orner de rainures et de protubérances, de frotter et de lisser avec la peau d’un thon [thons], ou s’il manque d’une base, d’un bord ou d’une poignée, l’ustensile est susceptible de devenir impur. Si l’ustensile n’a pas le creux nécessaire pour en faire un récipient, il n’est pas susceptible à l’impureté.
מְחוּסָּר חֲטִיטָה, פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּחַק קְפִיזָא בְּקַבָּא.
La Guemara demande : N’est-il pas évident que si le récipient n’a pas de cavité intérieure, il n’est pas susceptible de devenir impur, puisqu’il n’est clairement pas un récipient ? La Guemara répond : Non, cela est nécessaire uniquement dans un cas où l’on a creusé trois log [kefiza] dans un récipient que l’on a l’intention de faire contenir un kav, qui contient six log. Bien qu’il s’agisse d’un récipient, puisque le récipient est incomplet, il n’est pas susceptible à l’impureté.
וְאֵלּוּ הֵן גּוֹלְמֵי כְּלֵי מַתָּכוֹת: כֹּל שֶׁעָתִיד
Et ce sont les ustensiles métalliques inachevés : Tout ustensile que l’on prévoit pour le futur