אוֹחֵז בָּרֹאשׁ וּבַגּוּף וּמַזֶּה, אַף כָּאן אוֹחֵז בְּרֹאשׁ וּבַגּוּף וּמַזֶּה.
après le pincement, le prêtre tient [oḥez] la tête et le corps de l’oiseau et asperge le sang sur l’autel ; de même ici, en ce qui concerne l’holocauste d’oiseau, il tient la tête et le corps et asperge le sang sur l’autel.
מַאי קָאָמַר? הָכִי קָאָמַר: מָה לְהַלָּן, כְּשֶׁהוּא אָחוּז הָרֹאשׁ בַּגּוּף מַזֶּה, אַף כָּאן, כְּשֶׁהוּא אָחוּז הָרֹאשׁ בַּגּוּף מַזֶּה.
La Guemara demande : Que dit-il ? Il n’y a aucune exigence, concernant l’offrande expiatoire d’oiseau, selon laquelle le prêtre doit tenir à la fois la tête et le corps lorsqu’il asperge le sang. La Guemara répond que voici ce qu’il dit : De même que là-bas, concernant l’offrande expiatoire d’oiseau, lorsque la tête est attachée [aḥuz] au corps, le prêtre asperge le sang sur l’autel, de même ici, concernant l’holocauste d’oiseau, lorsque la tête est attachée au corps, le prêtre asperge le sang sur l’autel. C’est ce qui a été cité plus haut au nom de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, à savoir qu’on coupe la majorité de deux simanim dans un holocauste, et non les deux simanim dans leur totalité.
אִי מָה לְהַלָּן בְּסִימָן אֶחָד, אַף כָּאן בְּסִימָן אֶחָד? תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְהִקְרִיבוֹ״.
La baraita continue : Si tel est le cas, peut-être que de même que là-bas, dans l’offrande expiatoire, le pincement est effectué avec la section de un siman, ainsi ici aussi, dans l’holocauste, le pincement est effectué avec la section de un siman. Pour réfuter cela, le verset déclare : « Et le prêtre l’apportera », ce qui signifie que l’holocauste est offert d’une manière différente de l’offrande expiatoire, en sectionnant deux simanim.
וְתַנָּא קַמָּא, וְכִי מֵאַחַר דְּנָפְקָא לַן מִ״וּמָלַק … וְהִקְטִיר״, ״וְהִקְרִיבוֹ״ לְמָה לִי?
La Guemara demande : Et selon le premier tanna, puisque nous déduisons que les deux simanim d’un holocauste d’oiseau doivent être coupés entièrement du verset : « Et il lui pincera la tête… et la fera brûler sur l’autel », pourquoi ai-je besoin de l’expression : « Et le prêtre l’apportera ? »
אִי לָאו ״וְהִקְרִיבוֹ״, הֲוָה אָמֵינָא: מַאי ״כַּמִּשְׁפָּט״ – כְּמִשְׁפַּט חַטַּאת הָעוֹף.
La Guemara répond : N’eût été le verset qui déclare : « Et le prêtre l’apportera », j’aurais dit : Quel est le sens de « selon l’ordonnance » qui est énoncé au sujet de l’holocauste d’oiseau ? Cela signifie selon l’ordonnance de l’offrande expiatoire d’oiseau mentionnée dans ce même passage, en ce sens que même dans l’holocauste, le prêtre ne coupe qu’un seul siman.
וְאִי מִשּׁוּם ״וּמָלַק וְהִקְטִיר״ – הֲוָה אָמֵינָא: מָה הַקְטָרָה בְּרֹאשׁוֹ שֶׁל מִזְבֵּחַ – אַף מְלִיקָה בְּרֹאשׁוֹ שֶׁל מִזְבֵּחַ.
Et si tu disais qu’on ne peut pas proposer cette interprétation en raison du verset : « Et il pincera sa tête…et la fera brûler sur l’autel » , je dirais qu’une autre halakha pourrait peut-être être dérivée de ce verset : De même que la combustion de l’offrande se fait sur l’autel, de même le pincement est effectué sur l’autel.
הַשְׁתָּא דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״וְהִקְרִיבוֹ״, דְּרוֹשׁ בֵּיהּ נָמֵי הָא.
Maintenant que le Miséricordieux écrit : « Et le prêtre l’apportera », indiquant la distinction entre le pincement d’un holocauste d’oiseau et le pincement d’une offrande expiatoire d’oiseau, déduis cela aussi du verset : « Et il lui pincera la tête... et la brûlera sur l’autel », c’est-à-dire que le corps et la tête d’un holocauste d’oiseau doivent être complètement séparés.
חַטַּאת בְּהֵמָה, דְּאֵינָהּ בָּאָה אֶלָּא מִן הַחוּלִּין, מְנָלַן? אָמַר רַב חִסְדָּא, דְּאָמַר קְרָא: ״וְהִקְרִיב אַהֲרֹן אֶת פַּר הַחַטָּאת אֲשֶׁר לוֹ״ – מִשֶּׁלּוֹ, וְלֹא מִשֶּׁל צִבּוּר, וְלֹא מִשֶּׁל מַעֲשֵׂר.
§ Le premier tanna de la baraita déduit, de l’analogie entre l’holocauste d’oiseau et l’offrande expiatoire animale, qu’un holocauste d’oiseau n’est apporté qu’à partir d’animaux non consacrés et non d’un animal acheté avec l’argent du second dîme, qu’il n’est sacrifié que pendant le jour, et que le prêtre qui le sacrifie doit le faire de la main droite. La Guemara demande : D’où déduisons-nous la halakhaselon laquelle une offrande expiatoire animale ne provient que d’animaux non consacrés ? Rav Ḥisda a dit que le verset déclare : « Et Aaron offrira le taureau de l’offrande expiatoire qui est à lui » (Lévitique 16:6, 11), d’où il est déduit : l’animal doit provenir de ce qui est à lui, et non d’une propriété communautaire ; de ce qui est à lui, et non d’un bien du second dîme.
בַּיּוֹם – מִ״בְּיוֹם צַוֹּתוֹ״ נָפְקָא! כְּדִי נַסְבַהּ.
La Guemara objecte : la halakha selon laquelle l’holocauste d’oiseau n’est offert que pendant le jour est dérivée de le verset : « Le jour où Il a ordonné aux enfants d’Israël de présenter leurs offrandes » (Lévitique 7:38), et non de la halakha du sacrifice expiatoire animal. La Guemara explique : l’exigence d’offrir l’holocauste d’oiseau pendant le jour n’est pas dérivée de la halakha du sacrifice expiatoire animal, et elle a été citée dans cette liste incidemment, sans raison [kedi].
יָדוֹ הַיְמָנִית – מִדְּרַבָּה בַּר בַּר חָנָה נָפְקָא, דְּאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר אֶצְבַּע אוֹ כְהוּנָּה אֵינָהּ אֶלָּא יָמִין.
La Guemara objecte : la halakha selon laquelle le prêtre accomplit le service avec sa main droite est dérivée de l’affirmation de Rabba bar bar Ḥana, car Rabba bar bar Ḥana dit que Rabbi Shimon ben Lakish dit : Tout endroit où les termes doigt ou sacerdoce sont énoncés au sujet des offrandes, les rites sacrificiels de cette offrande sont accomplis uniquement avec la main droite, et dans le contexte de l’holocauste d’oiseau, le terme « prêtre » est employé. Il n’est donc pas nécessaire de dériver cette halakha de l’analogie avec l’offrande expiatoire animale.
וְאִידַּךְ, כְּהוּנָּה בָּעֲיָא אֶצְבַּע, אֶצְבַּע לָא בָּעֲיָא כְּהוּנָּה.
La Guemara répond : Et l'autre tanna, le premier tanna de la baraita, qui a déduit que la main droite est utilisée à partir de l’analogie avec l’offrande expiatoire animale sur la base de l’expression « conformément à l’ordonnance », ne l’a pas déduit de la déclaration de Rabba bar bar Ḥana car, à son avis, afin de déduire que la main droite doit être utilisée, si le verset mentionne seulement le sacerdoce, il requiert la mention de doigt pour que la limitation s’applique. Si le verset mentionne seulement le terme doigt, alors il ne requiert pas également une mention du sacerdoce. En ce qui concerne l’holocauste d’oiseau, le sacerdoce est mentionné, mais le mot doigt ne l’est pas. Par conséquent, la halakha doit être déduite de l’offrande expiatoire animale.
וְתַנָּא קַמָּא וְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, מִמּוּל הָעוֹרֶף מְנָא לְהוּ? גָּמְרִי מְלִיקָה מִמְּלִיקָה.
Il est enseigné dans la baraita que Rabbi Yishmael a déduit de l’expression « conformément à l’ordonnance », écrite au sujet de l’holocauste d’oiseau, que le pincement de l’holocauste d’oiseau est effectué à la nuque, comme pour l’offrande expiatoire d’oiseau. La Guemara demande : Et en ce qui concerne le premier tanna et Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, qui déduisent d’autres éléments de cette expression, d’où déduisent-ils que le pincement de l’holocauste d’oiseau est effectué à la nuque ? La Guemara répond : Ils déduisent le pincement écrit au sujet de l’holocauste : « Et il lui pincera la tête » (Lévitique 1:15), du pincement écrit au sujet de l’offrande expiatoire : « Et il lui pincera la tête près de sa nuque » (Lévitique 5:8).
מַתְנִי׳ כָּשֵׁר בְּתוֹרִין – פָּסוּל בִּבְנֵי יוֹנָה, כָּשֵׁר בִּבְנֵי יוֹנָה – פָּסוּל בְּתוֹרִין, תְּחִלַּת הַצִּיהוּב בָּזֶה וּבָזֶה – פָּסוּל.
MICHNA : Il est écrit au sujet des offrandes d’oiseaux : « Il apportera son offrande de tourterelles ou de jeunes pigeons » (Lévitique 1:14). L’âge qui est apte au sacrifice chez les tourterelles, oiseaux adultes, est inapte au sacrifice chez les jeunes pigeons, oiseaux immatures ; l’âge qui est apte au sacrifice chez les jeunes pigeons est inapte au sacrifice chez les tourterelles. Au stade intermédiaire du début du jaunissement de son plumage (voir 22b), un oiseau est inapte à la fois comme celui-ci, un jeune pigeon, et comme celui-là, une tourterelle, puisqu’il n’est plus un oisillon mais n’est pas encore un oiseau adulte.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: תּוֹרִין גְּדוֹלִים – כְּשֵׁרִים, קְטַנִּים – פְּסוּלִים; בְּנֵי יוֹנָה קְטַנִּים – כְּשֵׁרִים, גְּדוֹלִים – פְּסוּלִין. נִמְצָא כָּשֵׁר בְּתוֹרִין – פָּסוּל בִּבְנֵי יוֹנָה, כָּשֵׁר בִּבְנֵי יוֹנָה – פָּסוּל בְּתוֹרִין.
GUEMARA :Les Sages ont enseigné une baraita en expliquant la michna : Les tourterelles, lorsqu’elles sont plus âgées, sont aptes au sacrifice ; lorsqu’elles sont plus jeunes, elles sont inaptes. Les pigeons, lorsqu’ils sont plus jeunes, sont aptes au sacrifice ; lorsqu’ils sont plus âgés, ils sont inaptes. Il en ressort que ce qui est apte au sacrifice chez les tourterelles est inapte au sacrifice chez les pigeons ; et ce qui est apte au sacrifice chez les pigeons est inapte au sacrifice chez les tourterelles.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״תּוֹרִים״ – גְּדוֹלִים וְלֹא קְטַנִּים, שֶׁיָּכוֹל וַהֲלֹא דִּין הוּא:
Les Sages ont enseigné dans une baraita au sujet du verset : « Et il apportera son offrande de tourterelles, ou de jeunes pigeons » (Lévitique 1:14), que les tourterelles sont plus âgées et non plus jeunes. Car on aurait pu penser : Et cela ne pourrait-il pas être déduit au moyen d’une inférence a fortiori :