מִכׇּל מָקוֹם קַשְׁיָא! אָמַר רָבָא, אֵימָא: וְכֵן הוּא עוֹשֶׂה – חוֹתֵךְ שִׁדְרָה וּמַפְרֶקֶת בְּלֹא רוֹב בָּשָׂר.
En tout état de cause, la déclaration de Ze’eiri reste difficile. Quelle est la signification de pincer un oiseau mort ? Rava a dit : Dis en explication : Et de même il fait lorsqu’il pince, il coupe la colonne vertébrale et l’os du cou sans la majorité de la chair environnante, puis il pince les simanim.
כִּי סָלֵיק רַבִּי זֵירָא, אַשְׁכְּחֵיהּ לְרַבִּי אַמֵּי דְּיָתֵיב וְקָאָמַר לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא. אֲמַר לֵיהּ: וְכִי מֵתָה עוֹמֵד וּמוֹלֵק? אֶשְׁתּוֹמַם כְּשָׁעָה חֲדָא, אֲמַר לֵיהּ: אֵימָא, כָּךְ הוּא עוֹשֶׂה: חוֹתֵךְ שִׁדְרָה וּמַפְרֶקֶת בְּלֹא רוֹב בָּשָׂר.
La Guemara raconte : Lorsque Rabbi Zeira monta de Babylonie vers Eretz Yisrael, il trouva Rabbi Ami assis en train d’énoncer cette halakha qu’avait dite Ze’eiri, et Rabbi Zeira lui dit : Se tient-on debout pour pincer un oiseau mort ? Rabbi Ami fut stupéfait [eshtomam] un instant (voir Daniel 4:16), y réfléchit et dit à Rabbi Ami : Dis que voici ce qu’il fait : Il coupe la colonne vertébrale et l’os du cou sans la majorité de la chair environnante.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: כֵּיצַד מוֹלְקִין חַטַּאת הָעוֹף? חוֹתֵךְ שִׁדְרָה וּמַפְרֶקֶת בְּלֹא רוֹב בָּשָׂר עַד שֶׁמַּגִּיעַ לַוֶּושֶׁט אוֹ לַקָּנֶה; הִגִּיעַ לַוֶּושֶׁט אוֹ לַקָּנֶה, חוֹתֵךְ סִימָן אֶחָד אוֹ רוּבּוֹ וְרוֹב בָּשָׂר עִמּוֹ, וּבְעוֹלָה שְׁנַיִם אוֹ רוֹב שְׁנַיִם.
Cela aussi est enseigné dans une baraita : Comment pince-t-on la nuque d’une offrande expiatoire d’oiseau ? Il coupe la colonne vertébrale et l’os du cou sans la majorité de la chair environnante jusqu’à ce qu’il atteigne l’œsophage ou la trachée. Une fois qu’il a atteint l’œsophage ou la trachée, il coupe un siman ou sa majorité et la majorité de la chair environnante avec lui ; et dans un holocauste il coupe deux simanimou la majorité de deux simanim.
מַנִּי? אִי רַבָּנַן – הָא אָמְרִי: שְׁנַיִם דַּוְקָא! אִי כְּרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן – הָאָמַר: רוֹב שְׁנַיִם!
La Guemara demande : Qui est le tanna dont l’opinion est citée dans la baraita ? Si vous dites qu’il s’agit des Sages, ne disent-ils pas qu’il faut couper précisément deux simanim et non leur majorité ? Si c’est conformément à l’opinion de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, ne dit-il pas qu’il faut couper seulement la majorité des deux simanim et pas davantage, auquel cas pourquoi la baraita précise-t-elle deux simanim ou la majorité de deux simanim ?
אֵימָא: שְׁנַיִם – לְרַבָּנַן, רוֹב שְׁנַיִם – לְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: הָא וְהָא רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, וּמַאי שְׁנַיִם – שֶׁדּוֹמִין לִשְׁנַיִם.
La Guemara répond : Dis que lorsque la baraita dit deux, cela est conforme à l’avis des Sages ; lorsqu’elle dit une majorité de deux, cela est conforme à l’avis de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon. Et si tu veux, dis plutôt : Ceci, deux, et cela, une majorité de deux, sont tous deux conformes à l’opinion de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, et que signifie deux ? Cela ne veut pas dire deux simanim dans leur totalité ; cela signifie plutôt qu’il faut couper une majorité significative des simanimqui soit semblable à deux simanim entiers.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: נִשְׁבְּרָה מַפְרֶקֶת וְרוֹב בָּשָׂר עִמָּהּ – מְטַמֵּא בְּאֹהֶל.
§ Rav Yehouda dit que Chmouel dit : Si l’os du cou d’une personne a été brisé et que la majorité de la chair qui l’entoure avec lui a été coupée, cette personne transmet l’impureté dans une tente, c’est-à-dire que si quelqu’un se trouve sous le même toit qu’elle, il devient impur, car son statut halakhique est celui d’un cadavre bien qu’elle soit encore agitée.
וְאִם תֹּאמַר: אוֹתוֹ מַעֲשֶׂה דְּעֵלִי, מַפְרֶקֶת בְּלֹא רוֹב בָּשָׂר הֲוַאי! זִקְנָה שָׁאנֵי, דִּכְתִיב: ״וַיְהִי כְּהַזְכִּירוֹ אֶת אֲרוֹן הָאֱלֹהִים וַיִּפֹּל מֵעַל הַכִּסֵּא אֲחֹרַנִּית בְּעַד יַד הַשַּׁעַר וַתִּשָּׁבֵר מַפְרַקְתּוֹ וַיָּמֹת כִּי זָקֵן הָאִישׁ וְכָבֵד וְגוֹ׳״.
Et si tu dis que l’incident de la mort d’Éli, le Grand Prêtre, dont la mort est décrite ainsi : « Et l’os de son cou se brisa, et il mourut » (I Samuel 4:18), était un cas où l’os du cou s’est brisé sans que la majorité de la chair environnante soit coupée, et pourtant il mourut immédiatement, la Guemara répond : La vieillesse est différente, comme il est écrit : « Et il arriva que, lorsqu’il fit mention de l’Arche de Dieu, il tomba de son siège à la renverse, à côté de la porte, son cou se brisa, et il mourut ; car c’était un homme vieux et lourd ; et il avait jugé Israël quarante ans » (I Samuel 4:18).
אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: קְרָעוֹ כַּדָּג – מְטַמֵּא בְּאֹהֶל. אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר יִצְחָק: וּמִגַּבּוֹ.
Rabbi Shmuel bar Naḥmani dit que Rabbi Yoḥanan dit : Si quelqu’un a déchiré une personne comme on coupe un poisson, dans le sens de la longueur, le statut halakhique de la personne déchirée est celui d’un cadavre même si elle est encore en convulsions, et elle transmet l’impureté dans une tente. Rabbi Shmuel bar Yitzḥak dit : Et cela s’applique spécifiquement si elle a été déchirée par le dos.
אָמַר שְׁמוּאֵל: עֲשָׂאָהּ גִּיסְטְרָא – נְבֵלָה. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: נִיטַּל הַיָּרֵךְ וְחָלָל שֶׁלָּהּ (נִיכָּר) – נְבֵלָה. הֵיכִי דָּמֵי חָלָל שֶׁלָּהּ (נִיכָּר)? אָמַר רָבָא: כֹּל שֶׁרְבוּצָה וְנִרְאֵית חֲסֵרָה.
§ La Guemara reprend les discussions sur les halakhot d’un animal. Shmuel dit : Si quelqu’un a rendu l’animal semblable à un tesson [gistera] en le coupant en deux dans le sens de la largeur, son statut halakhique est celui d’une carcasse non abattue rituellement, même s’il est encore agité de convulsions. Rabbi Elazar dit : Si la cuisse, la patte arrière de l’animal, a été retirée et que sa cavité est visible, c’est une carcasse non abattue rituellement et elle transmet l’impureté même si elle reste vivante. La Guemara demande : Quelles sont les circonstances dans lesquelles sa cavité est visible ? Rava dit : C’est toute situation où l’animal s’est affaissé et où, malgré cela, sa patte arrière est visiblement absente.
תְּנַן הָתָם: הוּתְּזוּ רָאשֵׁיהֶן, אַף עַל פִּי שֶׁמְּפַרְכְּסִין – טְמֵאִים, כִּזְנַב הַלְּטָאָה שֶׁמְּפַרְכֶּסֶת.
Nous avons appris dans une michna là-bas (Oholot 1:6) au sujet des animaux rampants dont les carcasses sont rituellement impures : Si leurs têtes ont été retirées, même s’ils sont pris de convulsions, ils sont impurs comme la queue d’un lézard qui a été sectionnée et qui se convulse, bien qu’elle ne soit pas vivante.
מַאי הוּתְּזוּ? רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: הוּתְּזוּ מַמָּשׁ, רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי מָנִי: כְּהַבְדָּלַת עוֹלַת הָעוֹף.
La Guemara demande : Quel est le sens du terme : Ont été retirés ? Reish Lakish a dit : Ils ont été réellement retirés. Rabbi Asi a dit que Rabbi Mani a dit : C’est comme la séparation de la tête de l’holocauste d’oiseau.
אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יִרְמְיָה לְרַבִּי אַסִּי: כְּהַבְדָּלַת עוֹלַת הָעוֹף לְרַבָּנַן, וְלָא פְּלִיגִיתוּ, אוֹ דִלְמָא כְּהַבְדָּלַת עוֹלַת הָעוֹף לְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, וּפְלִגִיתוּ?
Rabbi Yirmeya dit à Rabbi Asi : Veux-tu dire comme la séparation de la tête de l’holocauste d’oiseau selon les Sages, qui soutiennent qu’en plus de l’os du cou et de la chair qui l’entoure, on tranche aussi complètement les simanim, et alors toi et Reish Lakish n’êtes pas en désaccord, car cela est semblable à briser la nuque de l’animal, puisqu’il ne reste rien d’autre que la peau ? Ou peut-être veux-tu dire comme la séparation de la tête de l’holocauste d’oiseau selon Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, qui dit qu’on coupe la majorité de deux simanim, et toi et Reish Lakish êtes en désaccord, car Reish Lakish soutient que l’animal ne transmet l’impureté que lorsqu’il est complètement décapité.
אֲמַר לֵיהּ: כְּהַבְדָּלַת עוֹלַת הָעוֹף לְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, וּפְלִיגִינַן.
Rabbi Asi dit à Rabbi Yirmeya : Je veux dire comme la séparation de la tête de l’holocauste d’oiseau selon Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, qui dit qu’on coupe la majorité de deux simanim, et nous sommes en désaccord.
אִיכָּא דְּאָמְרִי: רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ אָמַר: הוּתְּזוּ מַמָּשׁ, רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי מָנִי: כְּהַבְדָּלַת עוֹלַת הָעוֹף לְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בְּרוֹב שְׁנַיִם.
Il y a ceux qui disent que Rabbi Shimon ben Lakish a dit : Ils ont effectivement été retirés. Rabbi Assi a dit que Rabbi Mani a dit : C’est comme la séparation de la tête de l’holocauste d’oiseau selon Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, qui soutient qu’il suffit de couper la majorité de deux simanim.
מַאי רַבָּנַן וּמַאי רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן? דְּתַנְיָא: ״וְאֶת הַשֵּׁנִי יַעֲשֶׂה עֹלָה כַּמִּשְׁפָּט״ – כְּמִשְׁפַּט חַטַּאת בְּהֵמָה.
§ La Guemara demande : Quel est l’avis des Sages, et quel est l’avis de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon ? La controverse est comme cela est enseigné dans une baraita : En ce qui concerne une offrande à échelle variable, dans laquelle une personne pauvre qui ne peut pas se permettre une offrande expiatoire animale apporte deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, l’un comme offrande expiatoire et l’autre comme holocauste, il est écrit : « Et il préparera le second comme holocauste, selon l’ordonnance » (Lévitique 5:10), ce qui signifie selon l’ordonnance d’une offrande expiatoire animale à la place de laquelle l’offrande a été apportée.
אַתָּה אוֹמֵר כְּמִשְׁפַּט חַטַּאת בְּהֵמָה, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא כְּמִשְׁפַּט חַטַּאת הָעוֹף? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״וְהִקְרִיבוֹ״, חִלֵּק הַכָּתוּב בֵּין חַטַּאת הָעוֹף לְעוֹלַת הָעוֹף, וּמָה אֲנִי מְקַיֵּים ״כַּמִּשְׁפָּט״ – כְּמִשְׁפַּט חַטַּאת בְּהֵמָה. מָה חַטַּאת בְּהֵמָה אֵינָהּ בָּאָה
Dis-tu que cela est selon l’ordonnance d’une offrande expiatoire animale, ou peut-être seulement selon l’ordonnance d’une offrande expiatoire d’oiseau ? La Guemara répond : Lorsqu’il est dit au sujet de l’holocauste d’oiseau apporté comme offrande volontaire : « Et le prêtre l’apportera à l’autel » (Lévitique 1:15), c’est-à-dire qu’il sera sacrifié d’une manière particulière, le verset a distingué entre une offrande expiatoire d’oiseau et un holocauste d’oiseau. Et si tel est le cas, comment comprendre le sens de l’expression « selon l’ordonnance » ? Cela signifie selon l’ordonnance d’une offrande expiatoire animale ; de même qu’une offrande expiatoire animale ne vient que