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דְּאִם כֵּן, מַפְסְדַתְּ לַהּ לְקַמַּיְיתָא. הָתָם מַאי טַעְמָא קָא מַכְשְׁרַתְּ? דְּכִי נָפְקָא חִיּוּתָא – בְּהֶכְשֵׁירַהּ קָא נָפְקָא. הָכָא נָמֵי, כִּי נָפְקָא חִיּוּתָא – בְּהַגְרָמָה קָא נָפְקָא.
Ainsi, si tu te rétractes de ta déclaration, tu répudies la première décision que tu as énoncée au sujet d’un cas où l’on a détourné le couteau et coupé un tiers de la trachée, puis coupé un tiers correctement, puis détourné de nouveau et coupé le dernier tiers. Là, quelle est la raison pour laquelle tu as jugé l’abattage valide ? La raison est que lorsque la vie a quitté l’animal avec la coupe du deuxième tiers de la trachée, elle a quitté l’animal au cours d’un abattage valide. Sur la base de ce raisonnement, ici aussi, lorsque la vie a quitté l’animal avec la coupe du deuxième tiers de la trachée, elle a quitté l’animal au cours du détournement du couteau, et l’abattage est invalide.
אִיקְּלַע רַב נַחְמָן לְסוּרָא, בְּעוֹ מִינֵּיהּ: שָׁחַט שְׁלִישׁ וְהִגְרִים שְׁלִישׁ וְשָׁחַט שְׁלִישׁ, מַהוּ? אֲמַר לְהוּ: לָאו הַיְינוּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר בַּר מִנְיוֹמֵי, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בַּר מִנְיוֹמֵי: שְׁחִיטָה הָעֲשׂוּיָה כְּמַסְרֵק כְּשֵׁרָה.
Rav Naḥman se trouva arriver à Soura,on lui demanda : Si quelqu’un a coupé un tiers de la trachée correctement, puis a détourné le couteau et a coupé un tiers, puis a coupé le dernier tiers de la trachée correctement, quelle est la halakha ? Il leur dit : N’est-ce pas là la halakha énoncée par Rabbi Elazar bar Minyumi, car Rabbi Elazar bar Minyumi dit : Un abattage effectué comme les dents d’un peigne, qui sont irrégulières, est valide.
וְדִלְמָא בִּמְקוֹם שְׁחִיטָה! בִּמְקוֹם שְׁחִיטָה מַאי לְמֵימְרָא? מַהוּ דְּתֵימָא: בָּעֵינַן שְׁחִיטָה מְפוֹרַעַת וְלֵיכָּא, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara objecte : Et peut-être que Rabbi Elazar bar Minyoumi n’a énoncé sa halakha que lorsque l’abattage monte et descend à l’intérieur de l’endroit approprié pour l’abattage. La Guemara demande en réponse : À l’intérieur de l’endroit approprié pour l’abattage, quel est l’intérêt de l’énoncer ? Il est clair que l’abattage est valide dans ce cas. La Guemara explique : De peur que tu ne dises que nous exigeons un abattage qui soit net et droit, et qu’un abattage irrégulier n’est pas droit ; par conséquent, Rabbi Elazar bar Minyoumi nous enseigne que malgré cela, l’abattage est valide.
(סִימָן: בַּכַּ״ד).
La Guemara cite un moyen mnémotechnique pour l’ordre des Sages dans la discussion suivante : Beit pour Rabbi Abba ; kaf pour Rav Kahana ; dalet pour Rav Yehuda.
יְתֵיב רַבִּי אַבָּא אֲחוֹרֵיהּ דְּרַב כָּהֲנָא, וְיָתֵיב רַב כָּהֲנָא קַמֵּיהּ דְּרַב יְהוּדָה, וְיָתֵיב וְקָאָמַר: שָׁחַט שְׁלִישׁ וְהִגְרִים שְׁלִישׁ וְשָׁחַט שְׁלִישׁ, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה.
Rabbi Abba était assis derrière Rav Kahana, et Rav Kahana était assis devant Rav Yehuda, et il s’assit et dit à Rav Yehuda : Si quelqu’un a coupé un tiers de la trachée correctement, puis a détourné le couteau et a coupé un tiers, puis a coupé le dernier tiers de la trachée correctement, quelle est la halakha ? Rav Yehuda dit à Rav Kahana : Son abattage est valide.
הִגְרִים שְׁלִישׁ וְשָׁחַט שְׁלִישׁ וְהִגְרִים שְׁלִישׁ, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: שְׁחִיטָתוֹ פְּסוּלָה.
Rav Kahana demanda alors : Si quelqu’un a détourné le couteau et a coupé un tiers de la trachée, puis a coupé un tiers correctement, puis a de nouveau détourné et coupé le dernier tiers, quelle est la halakha ? Rav Yehuda lui dit : Son abattage n’est pas valide.
שָׁחַט בִּמְקוֹם נֶקֶב, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה.
Rav Kahana demanda alors : Si l’on fait une incision à un endroit où il y avait une perforation à l’avant de la trachée et que l’on continue à couper, quelle est la halakha ? Rav Yehuda lui dit : Son abattage rituel est valide.
שָׁחַט וּפָגַע בּוֹ נֶקֶב, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: שְׁחִיטָתוֹ פְּסוּלָה.
Rav Kahana demanda en outre : Si quelqu’un a coupé la trachée et, après en avoir coupé la moitié, a rencontré une perforation, après quoi la majorité de la trachée avait été coupée, quelle est la halakha ? Rav Yehuda lui dit : Son abattage rituel n’est pas valide.
אֲזַל רַבִּי אַבָּא, אַמְרַהּ קַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר, אֲזַל רַבִּי אֶלְעָזָר, אַמְרַהּ קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, אֲמַר לֵיהּ: מַאי שְׁנָא?
Rabbi Abba se rendit en Eretz Yisrael et énonça ces halakhot en présence de Rabbi Elazar, et Rabbi Elazar se rendit et énonça ces halakhot en présence de Rabbi Yoḥanan. Rabbi Yoḥanan lui dit : Quelle est la différence entre un cas où l’on a coupé à un endroit où il y avait une perforation et un cas où il a rencontré une perforation au milieu de l’abattage ?
אֲמַר לֵיהּ: שָׁחַט בִּמְקוֹם נֶקֶב, נַעֲשָׂה כְּמִי שֶׁשָּׁחַט גּוֹי וְגָמַר יִשְׂרָאֵל. שָׁחַט וּפָגַע בּוֹ נֶקֶב, נַעֲשָׂה כְּמִי שֶׁשָּׁחַט יִשְׂרָאֵל וְגָמַר גּוֹי. קָרֵי עֲלֵיהּ: ״גּוֹי גּוֹי״.
Rabbi Elazar lui dit : Dans un cas où quelqu’un a coupé à un endroit où il y avait une perforation, cela est comme un animal qu’un gentil a commencé à abattre et qu’un Juif a achevé son abattage, auquel cas l’abattage est valide. Dans un cas où quelqu’un a coupé la trachée et a rencontré une perforation, cela est comme un animal qu’un Juif a commencé à abattre et qu’un gentil a achevé son abattage, auquel cas l’abattage n’est pas valide. Rabbi Yoḥanan, avec moquerie, proclama à son sujet : Gentil, gentil, c’est-à-dire que tu ne fais que répéter quelque chose au sujet des gentils. Rabbi Yoḥanan n’accepta pas cette distinction.
אָמַר רָבָא: שַׁפִּיר קָרֵי עֲלֵיהּ ״גּוֹי גּוֹי״, בִּשְׁלָמָא הָתָם מִדַּהֲוָה לֵיהּ לְיִשְׂרָאֵל לְמִשְׁחַט רוּבָּא וְלָא שְׁחַט, כִּי נָפְקָא חִיּוּתָא – בִּידָא דְּגוֹי קָא נָפְקָא, אֶלָּא הָכָא מִכְּדֵי מִשְׁחָט שָׁחֵיט, מָה לִי בִּמְקוֹם נֶקֶב, מָה לִי פָּגַע בּוֹ נֶקֶב?
Rava dit : Rabbi Yoḥanan a bien agi lorsqu’il a proclamé à son sujet : gentil, gentil. Certes, là-bas, dans le cas où le gentil a achevé l’abattage, puisqu’un Juif devait couper la majeure partie de la trachée et qu’il ne l’a pas coupée, lorsque la vie a quitté l’animal elle l’a quitté par la main d’un gentil. Mais ici, après tout, c’est lui qui a abattu l’animal entier, et l’animal n’était pas une tereifa jusqu’à ce point, et donc quelle différence cela fait-il pour moi si l’on a commencé à couper à un endroit où il y avait une perforation et quelle différence cela fait-il pour moi s’il est tombé sur une perforation ?
מַתְנִי׳ הַשּׁוֹחֵט מִן הַצְּדָדִין – שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה, הַמּוֹלֵק מִן הַצְּדָדִין – מְלִיקָתוֹ פְּסוּלָה. הַשּׁוֹחֵט מִן הָעוֹרֶף – שְׁחִיטָתוֹ פְּסוּלָה, הַמּוֹלֵק מִן הָעוֹרֶף – מְלִיקָתוֹ כְּשֵׁירָה. הַשּׁוֹחֵט מִן הַצַּוָּאר – שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה, הַמּוֹלֵק מִן הַצַּוָּאר – מְלִיקָתוֹ פְּסוּלָה, שֶׁכׇּל הָעוֹרֶף כָּשֵׁר לִמְלִיקָה, וְכׇל הַצַּוָּאר כָּשֵׁר לִשְׁחִיטָה. נִמְצָא, כָּשֵׁר בִּשְׁחִיטָה – פָּסוּל בִּמְלִיקָה, כָּשֵׁר בִּמְלִיקָה – פָּסוּל בִּשְׁחִיטָה.
MISHNA :Celui qui abat sur les côtés de la gorge, son abattage est valide. Celui qui pince le cou d’une offrande d’oiseau sur les côtés, son pincement n’est pas valide. Celui qui abat par la nuque [oref] du cou, son abattage n’est pas valide. Celui qui pince une offrande d’oiseau par la nuque du cou, son pincement est valide. Celui qui abat par la gorge, son abattage est valide. Celui qui pince une offrande d’oiseau par la gorge, son pincement n’est pas valide, car toute la nuque est valide pour le pincement et toute la gorge est valide pour l’abattage. Il s’ensuit que ce qui est valide pour l’abattage n’est pas valide pour le pincement et ce qui est valide pour le pincement n’est pas valide pour l’abattage.
גְּמָ׳ מַאי עוֹרֶף? אִילֵימָא עוֹרֶף מַמָּשׁ, מַאי אִרְיָא שׁוֹחֵט? אֲפִילּוּ מוֹלֵק נָמֵי! ״מִמּוּל עׇרְפּוֹ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְלֹא עׇרְפּוֹ. אֶלָּא מַאי עוֹרֶף? מִמּוּל עוֹרֶף, כִּדְקָתָנֵי סֵיפָא: כׇּל הָעוֹרֶף כָּשֵׁר לִמְלִיקָה.
GUEMARA : En ce qui concerne l’énoncé de la michna : Celui qui abat un animal depuis le oref, son abattage n’est pas valide, la Guemara demande : Que signifie oref ? Si l’on dit que la référence est à l’os occipital lui-même à l’arrière du crâne, pourquoi cette halakha s’applique-t-elle spécifiquement à celui qui abat depuis le oref ? Même si quelqu’un pince une offrande d’oiseau depuis le oref, cela ne serait pas non plus valide, car le Miséricordieux déclare : « Il lui pincera la tête près de son oref » (Lévitique 5:8), à la nuque sous l’os occipital, et non son oref. Plutôt, qu’est-ce que le oref mentionné dans la michna ? C’est adjacent au oref, l’arrière du cou sous l’os occipital, comme cela est enseigné dans la clause finale de la michna : Toute la nuque est valide pour le pincement.
מְנָהָנֵי מִילֵּי, דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״מִמּוּל עׇרְפּוֹ״ – מוּל הָרוֹאֶה אֶת הָעוֹרֶף, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וְהוּא יֹשֵׁב מִמֻּלִי״, וְאוֹמֵר: ״כִּי פָנוּ אֵלַי עֹרֶף וְלֹא פָנִים״. מַאי וְאוֹמֵר? וְכִי תֵּימָא: עוֹרֶף גּוּפֵיהּ לָא יָדְעִינַן הֵיכָא, דְּנִדַּע מוּל דִּידֵיהּ הֵיכָא – תָּא שְׁמַע: ״כִּי פָנוּ אֵלַי עֹרֶף וְלֹא פָנִים״, מִכְּלָל דְּעוֹרֶף לַהֲדֵי פָּנִים.
La Guemara demande : D’où ces éléments sont-ils dérivés ? Ils sont dérivés comme les Sages l’ont enseigné dans une baraita : Dans l’expression « adjacent à [mimmul] son oref », adjacent signifie un endroit qui voit le oref et non le oref lui-même. Et de même, le verset déclare : « Et ils résident adjacents à moi [mimmuli] » (Nombres 22:5) ; et le verset déclare : « Car ils ont tourné vers Moi leur oref, et non leur visage » (Jérémie 2:27). La Guemara demande : Qu’est-ce que la dernière preuve ajoute, introduite par l’expression : Et le verset déclare ? La Guemara répond : Et si tu disais que nous ne savons pas où se trouve le oref lui-même, afin de savoir où se trouve ce qui lui est adjacent, viens et écoute : « Car ils ont tourné vers Moi leur oref, et non leur visage », d’où l’on peut établir par déduction que le oref est à l’opposé du visage, à l’arrière de la tête.
אָמְרִי בְּנֵי רַבִּי חִיָּיא: מִצְוַת מְלִיקָה מַחֲזִיר סִימָנִים לַאֲחוֹרֵי הָעוֹרֶף וּמוֹלֵק. אִיכָּא דְּאָמְרִי: אַף מַחְזִיר, וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: מַחְזִיר דַּוְקָא.
§ Les fils de Rabbi Ḥiyya disent : Comment accomplit-on la mitsva du pincement d’une offrande d’oiseau ? On déplace les deux simanim qui doivent être sectionnés lors de l’abattage rituel, c’est-à-dire la trachée et l’œsophage, derrière la nuque et on pince. Il existe une divergence parmi les Sages quant au sens de cette déclaration. Il y en a qui disent : La mitsva ab initio consiste à pincer d’abord à travers la colonne vertébrale, puis à pincer la trachée et l’œsophage, et l’on peut même déplacer les simanim derrière la nuque et pincer. Et il y en a qui disent : La mitsva consiste spécifiquement à déplacer les simanim derrière la nuque et pincer.
וּמִסְתַּבְּרָא כְּמַאן דְּאָמַר אַף מַחְזִיר, מִמַּאי? מִדְּקָתָנֵי: הַשּׁוֹחֵט מִן הָעוֹרֶף – שְׁחִיטָתוֹ פְּסוּלָה, הַמּוֹלֵק מִן הָעוֹרֶף – מְלִיקָתוֹ כְּשֵׁרָה,
La Guemara note : Et cela est raisonnable selon celui qui dit : On peut même déplacer les simanim derrière la nuque. D'où tire-t-on cette conclusion ? C'est du fait que la michna enseigne : Celui qui abat depuis la nuque du cou, son abattage n'est pas valide. Celui qui pince depuis la nuque du cou, son pincement est valide.

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