יָכוֹל אַף זֶה כֵּן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְנָתַן אֶת הָעֶרְכְּךָ וְגוֹ׳״ – חוּלִּין עַד שֶׁיָּבֹאוּ לִידֵי גִזְבָּר.
On aurait pu penser que, même en ce qui concerne cette évaluation, la halakha devrait être ainsi, c’est-à-dire que si l’argent d’une évaluation est volé ou perdu, le propriétaire n’en porte pas la responsabilité financière. Par conséquent, le verset déclare : « Et il donnera ton évaluation ce jour-là », indiquant que l’argent de l’évaluation est non sacré jusqu’à ce qu’il entre en possession du trésorier du Temple, et que le propriétaire en porte la responsabilité jusqu’à ce moment-là. Il est donc évident que, même en ce qui concerne les évaluations, celui qui consacre porte la responsabilité financière, en contradiction avec la déclaration de Rav Hamnuna.
אֶלָּא, אִי אִיתְּמַר, הָכִי אִיתְּמַר: אָמַר רַב הַמְנוּנָא: הַכֹּל מוֹדִים בַּעֲרָכִין, דְּאַף עַל גַּב דְּלָא אָמַר ״עָלַי״ – מִיחַיַּיב, דִּכְתִיב ״וְנָתַן אֶת הָעֶרְכְּךָ״, חוּלִּין הֵן בְּיָדְךָ עַד שֶׁיָּבֹאוּ לִידֵי גִזְבָּר.
Plutôt, si une déclaration a été faite, c’est ce qui a été dit : Rav Hamnuna dit que tous conviennent au sujet des évaluations que même si quelqu’un n’a pas dit : Cela incombe à moi, il porte néanmoins une responsabilité financière à cet égard, comme il est écrit : « Et il donnera ton évaluation », ce qui indique que l’argent de l’évaluation est non sacré jusqu’à ce qu’il entre en la possession du trésorier du Temple.
חוֹמֶר בְּכִסּוּי וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן, ״כִּי יִקָּרֵא קַן צִפּוֹר לְפָנֶיךָ״ – מָה תַּלְמוּד לוֹמַר?
§ La michna déclare : Il y a des éléments plus stricts dans le recouvrement du sang que dans le renvoi de la mère loin du nid, car le recouvrement du sang s’applique aux animaux non domestiqués et aux oiseaux, aux animaux et oiseaux qui sont facilement disponibles chez soi, et aux animaux et oiseaux qui ne sont pas facilement disponibles ; tandis que le renvoi de la mère loin du nid ne s’applique qu’aux oiseaux qui ne sont pas facilement disponibles. En ce qui concerne la mitsva de renvoyer la mère, les Sages ont enseigné dans une baraita : Le verset déclare : "Si un nid d’oiseau se présente devant toi en chemin, sur un arbre quelconque ou à terre, avec des oisillons ou des œufs, et que la mère repose sur les oisillons ou sur les œufs, tu ne prendras pas la mère avec les petits ; tu renverras certainement la mère, mais les petits, tu pourras les prendre pour toi" (Deutéronome 22:6–7). Quel est le sens lorsque le verset déclare tous les divers détails qui y sont contenus ?
לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר ״שַׁלֵּחַ תְּשַׁלַּח אֶת הָאֵם וְאֶת הַבָּנִים תִּקַּח לָךְ״, יָכוֹל יַחְזוֹר בְּהָרִים וּגְבָעוֹת כְּדֵי שֶׁיִּמְצָא קֵן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״כִּי יִקָּרֵא״ – בִּמְאוֹרָע לְפָנֶיךָ.
Puisqu’il est dit : « Tu renverras certainement [shalle’aḥ teshallaḥ] la mère, mais les petits, tu pourras les prendre pour toi », on aurait pu penser que le verbe redoublé « shalle’aḥ teshallaḥ » indique qu’il faut chercher même dans les montagnes et les collines afin de trouver un nid avec lequel accomplir cette mitsva. C’est pourquoi le verset déclare : « Si un nid d’oiseau se présente », indiquant que l’on n’est tenu de renvoyer la mère que lorsqu’il se présente à vous ; on n’est pas tenu de partir à la recherche d’un nid.
״קַן״ – [קֵן] מִכׇּל מָקוֹם, ״צִפּוֹר״ – טְהוֹרָה וְלֹא טְמֵאָה, ״לְפָנֶיךָ״ – בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד, ״בַּדֶּרֶךְ״ – בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, בָּאִילָנוֹת מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״בְּכׇל עֵץ״, בְּבוֹרוֹת שִׁיחִין וּמְעָרוֹת מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״אוֹ עַל הָאָרֶץ״.
La baraita continue : Le mot « nid » indique que cette mitsva s’applique dans tous les cas, même à un nid ne contenant qu’un seul oisillon ou un seul œuf. Le mot « oiseau » indique que la mitsva ne s’applique qu’aux oiseaux casher, et non aux oiseaux non casher. L’expression « devant toi » indique que la mitsva s’applique à un nid qui se trouve sur une propriété privée, par exemple un verger ou un champ non gardé, de sorte que la propriété du propriétaire n’acquiert pas le nid pour lui. L’expression « sur le chemin » indique que la mitsva s’applique aussi à un nid trouvé sur la voie publique. D’où dérive-t-on que la mitsva s’applique aussi aux nids trouvés dans les arbres ? Le verset déclare : « Dans tout arbre. » Et en ce qui concerne les nids trouvés dans des fosses, des tranchées et des grottes, d’où dérive-t-on que la mitsva s’applique aussi à eux ? Le verset déclare : « Ou sur le sol », indiquant que la mitsva s’applique à un nid posé sur tout type de sol.
וְכִי מֵאַחַר שֶׁסּוֹפֵנוּ לְרַבּוֹת כׇּל דָּבָר, ״לְפָנֶיךָ בַּדֶּרֶךְ״ לְמָה לִי? לוֹמַר לָךְ: מָה דֶּרֶךְ שֶׁאֵין קִנּוֹ בְּיָדֶךָ, אַף כֹּל שֶׁאֵין קִנּוֹ בְּיָדֶךָ. מִכָּאן אָמְרוּ: יוֹנֵי שׁוֹבָךְ וְיוֹנֵי עֲלִיָּיה שֶׁקִּנְּנוּ בִּטְפִיחִין וּבְבִירוֹת, וַאֲוָוזִין וְתַרְנְגוֹלִין שֶׁקִּנְּנוּ בַּפַּרְדֵּס – חַיָּיב בְּשִׁילּוּחַ, אֲבָל קִנְּנוּ בְּתוֹךְ הַבַּיִת, וְכֵן יוֹנֵי הַרְדָּסִיָּאוֹת – פָּטוּר מִשִּׁילּוּחַ.
La baraita continue : Et puisque, à la fin, nous inclurons tout, c’est-à-dire tout emplacement du nid, à partir du verset : « Sur tout arbre ou sur le sol », pourquoi ai-je besoin de l’énoncé précédent : « Devant toi sur le chemin » ? Cela vient te dire : De même qu’un nid sur le chemin est un cas où le nid de l’oiseau n’est pas en ta possession et n’est pas facilement accessible pour toi, de même, en ce qui concerne tous les autres cas, on n’est tenu que lorsque son nid n’est pas en sa possession. D’ici les Sages ont déclaré : En ce qui concerne les pigeons d’un colombier ou les pigeons d’un grenier qui ont niché dans de petites niches murales ou dans des bâtiments, ainsi que les oies ou les poules qui ont niché dans un verger, on est tenu par la mitsva de renvoyer la mère oiseau, car de tels oiseaux ne sont pas en la possession de quelqu’un. Mais en ce qui concerne les oiseaux qui ont niché à l’intérieur de la maison, et de même en ce qui concerne les pigeons domestiqués, on est exempté de la mitsva de renvoyer la mère oiseau.
אָמַר מָר: מָה ״דֶּרֶךְ״ – שֶׁאֵין קִנּוֹ בְּיָדְךָ, אַף כֹּל שֶׁאֵין קִנּוֹ בְּיָדְךָ. הָא לְמָה לִי? מִ״כִּי יִקָּרֵא״ נָפְקָא, ״כִּי יִקָּרֵא״ פְּרָט לִמְזוּמָּן. וְעוֹד, ״לְפָנֶיךָ״ לְמָה לִּי?
§ La Guemara analyse la baraita ci-dessus : Le Maître a dit : De même que un nid sur le chemin est un cas où le nid de l’oiseau n’est pas en ta possession, de même, en ce qui concerne tous les autres cas, on n’est tenu que lorsque son nid n’est pas en ta possession. La Guemara demande : Pourquoi ai-je besoin de cette dérivation ? Cela peut être déduit de : « Si un nid d’oiseau se présente », comme il est enseigné : « Si un nid d’oiseau se présente » exclut un nid qui est facilement disponible. Et en outre, pourquoi ai-je besoin du terme « devant toi » pour inclure même un nid trouvé sur une propriété privée ? Cela est déjà déduit du verset : « Sur tout arbre ou sur la terre. »
אֶלָּא ״לְפָנֶיךָ״, לְאֵתוֹיֵי שֶׁהָיוּ לְפָנֶיךָ וּמָרְדוּ, ״בַּדֶּרֶךְ״ – כִּדְרַב יְהוּדָה אָמַר רַב, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מָצָא קֵן בַּיָּם חַיָּיב בְּשִׁילּוּחַ, שֶׁנֶּאֱמַר ״כֹּה אָמַר ה׳ הַנּוֹתֵן בַּיָּם דָּרֶךְ וְגוֹ׳״.
Au contraire, l’expression « devant toi » est nécessaire pour inclure un cas où les oiseaux étaient devant toi, c’est-à-dire qu’ils avaient un propriétaire et qu’ils lui étaient facilement accessibles, puis ils se sont rebellés, se sont enfuis et ont niché ailleurs. « En chemin » est nécessaire pour ce que Rav Yehuda a dit que Rav a dit, comme Rav Yehuda a dit que Rav a dit : Si quelqu’un a trouvé un nid dans la mer, par exemple dans un cas où un arbre a été emporté en mer avec un nid dans ses branches, il est tenu d’accomplir la mitsva de renvoyer l’oiseau mère, comme il est dit : « Ainsi parle le Seigneur, qui ouvre un chemin dans la mer, et un sentier dans les eaux puissantes » (Isaïe 43:16). Le terme « chemin » s’applique même à la mer.
אֶלָּא מֵעַתָּה, מָצָא קֵן בַּשָּׁמַיִם, דִּכְתִיב ״דֶּרֶךְ נֶשֶׁר בַּשָּׁמַיִם״, הָכִי נָמֵי דְּמִיחַיַּיב בְּשִׁילּוּחַ הַקֵּן? ״דֶּרֶךְ נֶשֶׁר״ אִיקְּרִי, ״דֶּרֶךְ״ סְתָמָא לָא אִיקְּרִי.
La Guemara objecte : Si tel est le cas, alors, si quelqu’un trouvait un nid dans le ciel, par exemple dans un cas où un oiseau porte le nid pendant qu’il vole, au sujet duquel il est écrit : « La voie d’un aigle dans le ciel » (Proverbes 30:19), on devrait également être tenu d’accomplir la mitsva de renvoyer la mère loin du nid. La Guemara répond : Le ciel est appelé « la voie d’un aigle », mais il n’est pas appelé : une voie, de façon indéterminée. La mer, en revanche, est désignée simplement comme : une voie.
אָמְרִי לֵיהּ פַּפּוּנָאֵי לְרַב מַתְנָה: מָצָא קֵן בְּרֹאשׁוֹ שֶׁל אָדָם מַהוּ? אֲמַר [לְהוּ]: ״וַאֲדָמָה עַל רֹאשׁוֹ״. מֹשֶׁה מִן הַתּוֹרָה מִנַּיִן? ״בְּשַׁגַּם הוּא בָּשָׂר״.
§ Les habitants de Pappunya dirent à Rav Mattana : Si quelqu’un a trouvé un nid sur la tête d’une personne, quelle est la halakha concernant la mitsva de renvoyer la mère ? Le nid est-il considéré comme se trouvant sur le sol, de sorte qu’on est tenu par cette mitsva ? Rav Mattana dit qu’on est tenu par cette mitsva dans un tel cas, car le verset déclare : « Et de la terre sur sa tête » (II Samuel 15:32), et non : De la poussière sur sa tête, ce qui indique que la tête d’une personne est considérée comme le sol. Ils demandèrent aussi à Rav Mattana : D’où dans la Torah l’existence de Moïse [Moshe] est-elle évoquée avant sa naissance ? Il répondit que le verset déclare : « Car lui aussi [beshaggam] est chair ; c’est pourquoi ses jours seront de cent vingt ans » (Genèse 6:3). La valeur numérique de beshaggam est la même que celle du nom hébreu Moshe, et l’on sait que Moïse vécut en tout 120 ans (voir Deutéronome 34:7).
הָמָן מִן הַתּוֹרָה מִנַּיִן? ״הֲמִן הָעֵץ״.
Ils demandèrent aussi à Rav Mattana : D’où dans la Torah peut-on trouver une allusion à la pendaison de Haman ? Il répondit : le verset déclare après qu’Adam eut mangé de l’arbre de la connaissance : « As-tu mangé [hamin] de l’arbre, au sujet duquel Je t’avais ordonné de ne pas manger ? » (Genèse 3:11). Hamin s’écrit de la même manière que Haman : heh, mem, nun.
אֶסְתֵּר מִן הַתּוֹרָה מִנַּיִן? ״וְאָנֹכִי הַסְתֵּר אַסְתִּיר״. מׇרְדֳּכַי מִן הַתּוֹרָה מִנַּיִן? דִּכְתִיב: ״מׇר דְּרוֹר״, וּמְתַרְגְּמִינַן: ״מֵירָא דַּכְיָא״.
Ils demandèrent aussi à Rav Mattana : D’où dans la Torah peut-on trouver une allusion aux événements concernant Esther ? Il leur répondit que le verset déclare : « Alors Ma colère s’enflammera contre eux en ce jour-là, et Je les abandonnerai, et Je leur cacherai Ma face, et ils seront dévorés, et beaucoup de maux et de détresses les atteindront ; de sorte qu’ils diront en ce jour-là : Ces maux ne nous ont-ils pas atteints parce que notre Dieu n’est pas parmi nous ? Et Je cacherai [haster astir] Ma face en ce jour-là à cause de tout le mal qu’ils auront commis, parce qu’ils se sont tournés vers d’autres dieux » (Deutéronome 31:17–18). Ils lui demandèrent aussi : D’où dans la Torah peut-on trouver une allusion à la grandeur accordée à Mardochée ? Il répondit : Comme il est écrit au sujet de l’huile d’onction dans le Tabernacle : « Et tu prendras aussi des principaux aromates, de la myrrhe pure [mor deror]” (Exode 30:23) ; et nous traduisons mor deror en araméen par : Mira dakhya, ce qui ressemble au nom de Mardochée.
וְאֵיזֶהוּ שֶׁאֵינוֹ מְזוּמָּן וְכוּ׳. רַבִּי חִיָּיא וְרַבִּי שִׁמְעוֹן – חַד תָּנֵי ״הַדְּרָסִיָּאוֹת״, וְחַד תָּנֵי ״הַרְדָּסִיָּאוֹת״. מַאן דְּתָנֵי ״הַרְדָּסִיָּאוֹת״ – עַל שֵׁם הוֹרְדוֹס, וּמַאן דְּתָנֵי ״הַדְּרָסִיָּאוֹת״ – עַל שֵׁם מְקוֹמָן.
§ La michna déclare : Et quels oiseaux sont considérés comme n’étant pas facilement disponibles ? Ce sont tous les oiseaux, tels que les oies ou les poules, qui ont niché dans le verger. Mais si les oies ou les poules ont niché dans la maison, on est dispensé de les renvoyer, et il en va de même pour les pigeons domestiqués. La Guemara rapporte : En ce qui concerne le nom correct des pigeons domestiqués mentionnés dans la michna, Rabbi Ḥiyya et Rabbi Shimon sont en désaccord. L’un enseigne que le nom correct est pigeons hadrisei’ot, et l’autre enseigne que le nom correct est pigeons hardisei’ot. Selon celui qui enseigne que le nom correct est pigeons hardisei’ot, ils sont ainsi appelés à cause du roi Hérode, qui participait à l’élevage de ces pigeons ; et selon celui qui enseigne que le nom correct est pigeons hadrisei’ot, ils sont ainsi appelés en raison de leur lieu.
אָמַר רַב כָּהֲנָא: לְדִידִי חַזְיָין [לִי], וְקָיְימָן שִׁיתְּסַר דָּרֵי בִּפְתֵי מִילָא, (וַהֲוָה קָרָא) [וְאָמְרָן] ״קִירִי, קִירִי״, (הֲוָה חַד מִינַּיְיהוּ דְּלָא הֲוָה קָרֵי קִירִי קִירִי) [הֲוָות חֲדָא דְּלָא הֲוָות יָדְעָה לְמֵימַר], אֲמַרָה לַהּ חֲבֶרְתַּהּ: סוֹמָא, אֱמַרִי ״קִירִי, קִירִי״, אֲמַרָה: סוֹמָא, אֱמַרִי ״קִירִי כִּירִי״, אַתְיוּהָ וְשַׁחְטוּהָ.
Rav Kahana a dit : J’ai moi-même vu ces pigeons, et ils se tenaient debout en seize rangées, chacune d’une largeur d’un mil, et ils criaient : Mon maître, mon maître. Il y en avait un qui ne criait pas : Mon maître, mon maître. Un autre lui dit : Aveugle, c’est-à-dire insensé, dis : Mon maître, mon maître, afin que tu ne sois pas puni pour avoir refusé de reconnaître l’autorité du roi. Le pigeon répondit : Aveugle, tu devrais dire : Mon maître, mon esclave, car Hérode n’est pas un roi mais un esclave. Ils amenèrent ce pigeon à un abattoir et l’égorgèrent pour avoir parlé contre le roi.
אָמַר רַב אָשֵׁי: אֲמַר לִי [רַבִּי] חֲנִינָא: מִילִּין. מִילִּין סָלְקָא דַּעְתָּךְ? אֶלָּא אֵימָא: בְּמִילִּין.
Rav Ashi a dit : Rabbi Ḥanina m’a dit : Cette histoire n’est rien d’autre que de simples paroles, car aucun incident de ce genre n’a eu lieu. La Guemara demande : Peut-il te venir à l’esprit que Rabbi Ḥanina rejette comme de simples paroles un incident rapporté par Rav Kahana ? Dis plutôt que Rabbi Ḥanina a dit que ces pigeons ont agi comme décrit ci-dessus au moyen de paroles de sorcellerie.
עוֹף טָמֵא פָּטוּר מִלְּשַׁלֵּחַ. מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי יִצְחָק: דְּאָמַר קְרָא ״כִּי יִקָּרֵא קֵן צִפּוֹר לְפָנֶיךָ״, עוֹף מַשְׁמַע לַן בֵּין טָהוֹר בֵּין טָמֵא. ״צִפּוֹר״ – טָהוֹר אַשְׁכְּחַן דְּאִיקְּרִי ״צִפּוֹר״, טָמֵא לָא אַשְׁכְּחַן דְּאִיקְּרִי ״צִפּוֹר״.
§ La michna enseigne : Si l’on rencontre un nid d’un oiseau non casher, on est dispensé de renvoyer la mère. La Guemara demande : D’où cette règle est-elle dérivée ? Rabbi Yitzḥak a dit : Comme le verset l’énonce : « Si un nid d’oiseau [tzippor] se présente devant toi » (Deutéronome 22:6), et non : si un nid d’oiseau [of] se présente devant toi. Le mot of nous indique que tous les oiseaux sont inclus, qu’ils soient casher ou non casher. Mais en ce qui concerne le mot tzippor, nous avons constaté qu’un oiseau casher est appelé tzippor, mais nous n’avons pas constaté qu’un oiseau non casher soit appelé tzippor.
תָּא שְׁמַע: ״תַּבְנִית כׇּל צִפּוֹר כָּנָף״, מַאי לָאו ״צִפּוֹר״ – בֵּין טָהוֹר בֵּין טָמֵא, ״כָּנָף״ – חֲגָבִים? לָא, ״צִפּוֹר״ – טָהוֹר, ״כָּנָף״ – טָמֵא וַחֲגָבִים.
La Guemara tente de rejeter l’affirmation ci-dessus : Viens et entends ce qui est énoncé dans le verset au sujet de l’interdiction de fabriquer des idoles : « La ressemblance de tout oiseau ailé [tzippor] » (Deutéronome 4:17). Quoi, n’est-ce pas que le mot « tzippor » désigne n’importe quel oiseau, qu’il soit casher ou non casher, et que le mot « ailé » ajoute à l’interdiction la ressemblance des sauterelles ? Si tel est le cas, nous constatons qu’un oiseau non casher est appelé tzippor. La Guemara rejette cela : Non, le mot « tzippor » signifie un oiseau casher, tandis que le mot « ailé » désigne les oiseaux non casher ainsi que les sauterelles.
תָּא שְׁמַע: ״הַחַיָּה וְכׇל בְּהֵמָה רֶמֶשׂ וְצִפּוֹר כָּנָף״, מַאי לָאו ״צִפּוֹר״ – בֵּין טָהוֹר בֵּין טָמֵא, וְ״כָנָף״ – חֲגָבִים? לָא, ״צִפּוֹר״ – טָהוֹר, ״כָּנָף״ – טָמֵא וַחֲגָבִים.
La Guemara suggère : Viens et écoute ce qui est énoncé dans le passage décrivant comment toute la création loue Dieu : « L’animal sauvage et tous les animaux domestiques, les créatures rampantes et les oiseaux ailés [tzippor] » (Psaumes 148:10). Quoi, n’est-ce pas que le mot « tzippor » fait référence à tous les oiseaux, qu’ils soient casher ou non casher, et que le mot « ailés » fait référence aux sauterelles ? La Guemara rejette cela : Non, le mot « tzippor » signifie un oiseau casher, tandis que le mot « ailés » fait référence aux oiseaux non casher et aux sauterelles.
תָּא שְׁמַע: ״כׇּל צִפּוֹר כׇּל כָּנָף״, מַאי לָאו כִּדְמַקְשִׁינַן? לָא, כְּדִמְשַׁנֵּינַן.
La Guemara suggère : Viens et écoute ce qui est énoncé dans le verset au sujet des animaux qui entrèrent dans l’arche de Noé : « Tout oiseau [tzippor] de toute espèce ailée » (Genèse 7:14). N’est-ce pas la même difficulté que nous avons soulevée précédemment, à savoir que le mot « tzippor » désigne tous les oiseaux, casher et non casher, et que le mot « aile » désigne les sauterelles ? La Guemara rejette également cela : Non, en réalité, c’est comme nous l’avons résolu : le mot « tzippor » désigne uniquement les oiseaux casher, et le mot « aile » désigne les oiseaux non casher ainsi que les sauterelles.
תָּא שְׁמַע: ״וְאַתָּה בֶן אָדָם אֱמֹר לְצִפּוֹר כׇּל כָּנָף״, מַאי לָאו כִּדְאַקְשִׁינַן? לָא, כִּדְשַׁנֵּינַן.
La Guemara suggère : Viens et entends ce qui est énoncé dans le passage décrivant la guerre de Gog et Magog : « Et toi, fils de l’homme, ainsi a dit le Seigneur Dieu : Parle aux oiseaux [tzippor] de toute espèce d’aile, et à tout animal des champs : Assemblez-vous et venez » (Ézéchiel 39:17). Quoi, n’est-ce pas la même difficulté que nous avons soulevée précédemment ? La Guemara répond : Non, en réalité, c’est comme nous l’avons résolue.
תָּא שְׁמַע:
La Guemara suggère : Viens et entends ce qui est