Drashot AI Logo
בַּר קְטָלָא הוּא, אֶלָּא דְּלָא גְּמַר דִּינֵיהּ, וּבָעֵי לְאֵתוֹיֵיהּ לְבֵי דִינָא וְקַיּוֹמֵי בֵּיהּ ״וּבִעַרְתָּ הָרַע מִקִּרְבֶּךָ״.
comment pourrait-elle être libre de se reposer sur ses œufs ? Elle est passible d’être tuée et aurait dû être exécutée. Plutôt, il doit s’agir d’un cas où son verdict n’avait pas encore été prononcé, et l’on est tenu de l’amener au tribunal afin d’accomplir par son intermédiaire le verset : « Et tu extirperas le mal du milieu de toi » (Deutéronome 13:6).
הָנֵי מוּקְדָּשִׁין הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דַּהֲוָה לֵיהּ קֵן בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ וְאַקְדְּשֵׁיהּ – מִי מִיחַיַּיב? ״כִּי יִקָּרֵא קַן צִפּוֹר״ – פְּרָט לִמְזוּמָּן.
§ En ce qui concerne l’affirmation de la michna selon laquelle les oiseaux sacrificiels ne sont pas inclus dans la mitsva de renvoyer la mère loin du nid, la Guemara demande : Quelles sont les circonstances de ces oiseaux sacrificiels évoqués dans la michna ? Si nous disons que la michna fait référence à un cas où quelqu’un avait un nid dans sa maison et l’a consacré, est-on obligé de renvoyer même un oiseau non consacré dans un tel cas ? Le verset déclare : « Si un nid d’oiseau se présente devant toi en chemin » (Deutéronome 22:6), ce qui exclut un nid aisément disponible dans la maison de quelqu’un.
אֶלָּא דַּחֲזָא קֵן בְּעָלְמָא וְאַקְדְּשֵׁיהּ, וּמִי קָדוֹשׁ? ״אִישׁ כִּי יַקְדִּשׁ אֶת בֵּיתוֹ קֹדֶשׁ״ אָמַר רַחֲמָנָא, מָה בֵּיתוֹ בִּרְשׁוּתוֹ, אַף כֹּל בִּרְשׁוּתוֹ.
Au contraire, peut-être que la michna fait référence à un cas quelqu’un a simplement vu un nid qui ne lui appartenait pas, et l’a consacré. Mais cela aussi pose problème : le nid est-il consacré dans un tel cas ? Car le Miséricordieux déclare : « Lorsqu’un homme sanctifiera sa maison pour qu’elle soit sainte » (Lévitique 27:14), ce qui indique que, de même que sa maison est en sa possession lorsqu’il la consacre, de même, tout objet que l’on souhaite consacrer doit être en sa possession au moment de la consécration. Si tel est le cas, on ne peut pas consacrer un nid qui ne lui appartient pas.
אֶלָּא דְּאַגְבְּהִינְהוּ לְאֶפְרוֹחִים, וְאַקְדְּשִׁינְהוּ, וַהֲדַר אַהְדְּרִינְהוּ – הַאי אֲפִילּוּ בְּחוּלִּין נָמֵי לָא מִיחַיַּיב, דִּתְנָא: נָטַל אֶת הַבָּנִים וְהֶחְזִירָן לַקֵּן, וְאַחַר כָּךְ חָזְרָה הָאֵם עֲלֵיהֶן – פָּטוּר מִלְּשַׁלֵּחַ.
Au contraire, dis que la michna traite d’un cas quelqu’un a soulevé les oisillons, en en prenant possession, puis les a consacrés, puis les a remis dans le nid. Mais cela non plus ne peut pas être le cas, car même en ce qui concerne des oiseaux non sacrés, on n’est pas tenu de renvoyer la mère dans un tel cas, comme il est enseigné dans une michna (141a) : Si quelqu’un a renvoyé la mère et a pris les petits et ensuite les a remis dans le nid, puis la mère est revenue et s’est posée sur eux, il est dispensé de renvoyer l’oiseau mère, parce qu’il a acquis les petits et qu’ils sont désormais considérés comme facilement disponibles.
אֶלָּא, דְּאַגְבְּהַהּ לְאֵם, וְאַקְדְּשַׁהּ, וַהֲדַרָה. מֵעִיקָּרָא אִיחַיַּיב לֵיהּ בְּשִׁילּוּחַ מִקַּמֵּי דְּאַקְדְּשַׁהּ, דְּתַנְיָא: רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן יוֹסֵף אוֹמֵר: הִקְדִּישׁ חַיָּה וְאַחַר כָּךְ שְׁחָטָהּ – פָּטוּר מִלְּכַסּוֹת, שְׁחָטָהּ וְאַחַר כָּךְ הִקְדִּישָׁהּ – חַיָּיב לְכַסּוֹת, שֶׁכְּבָר נִתְחַיֵּיב בְּכִסּוּי קוֹדֶם שֶׁיָּבֹא לִידֵי הֶקְדֵּשׁ.
La Guemara suggère : Plutôt, dis que la michna traite d’un cas quelqu’un a soulevé la mère, en en prenant possession, puis l’a consacrée, et ensuite l’a remise dans le nid. La Guemara répond que cela non plus ne peut pas être le cas, parce qu’il était initialement tenu à l’envoi de l’oiseau mère avant de la consacrer. Par conséquent, la consécration ultérieure de l’oiseau ne peut pas annuler l’obligation de l’envoyer, comme cela est enseigné dans une baraita : Rabbi Yoḥanan ben Yosef dit : Si quelqu’un a consacré un animal sauvage puis l’a abattu, il est exempté de couvrir son sang, parce qu’un animal consacré n’est pas soumis à l’obligation de couvrir le sang. Mais s’il l’a abattu puis l’a consacré, il est tenu de couvrir son sang, car il était déjà tenu par la mitsva de couvrir le sang avant qu’il n’entre en la possession du trésor du Temple.
רַב אָמַר: בְּמַקְדִּישׁ פֵּירוֹת שׁוֹבָכוֹ וּמָרְדוּ, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: בְּמַקְדִּישׁ תַּרְנְגוֹלְתּוֹ לְבֶדֶק הַבַּיִת.
Au contraire, Rav dit : la michna fait référence à un cas où quelqu’un consacre les fruits, c’est-à-dire les oisillons, de son colombier pour un sacrifice sur l’autel, et ils plus tard se sont rebellés et ont fui le colombier pour faire leur nid ailleurs. La michna enseigne que, bien que de tels oiseaux ne soient pas considérés comme facilement disponibles, on est dispensé de renvoyer la mère parce que ce sont des oiseaux sacrificiels. S’ils n’étaient pas sacrés, celui qui les trouverait serait tenu de le faire. Et Shmuel dit : la michna fait référence à un cas où quelqu’un consacre sa poule pour l’entretien du Temple, et la poule plus tard s’est rebellée, a fui la maison de son propriétaire et a établi un nid ailleurs.
בִּשְׁלָמָא שְׁמוּאֵל לֹא אָמַר כְּרַב, דְּקָא מוֹקֵים לַהּ בְּקׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת, אֶלָּא רַב מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כִּשְׁמוּאֵל?
La Guemara objecte : Certes, Shmuel n’a pas énoncé son explication de la michna conformément à celle de Rav, puisqu’il l’interprète comme se rapportant même à des oiseaux consacrés à l’entretien du Temple, qui n’ont pas de sainteté intrinsèque. En conséquence, la michna enseigne que tous les oiseaux consacrés ne sont pas inclus dans la mitsva de renvoyer la mère. Mais quelle est la raison pour laquelle Rav n’a pas énoncé son explication conformément à celle de Shmuel ?
אָמַר לְךָ רַב: דַּוְקָא קָפָטְרִי מִשִּׁילּוּחַ, כְּגוֹן פֵּירוֹת שׁוֹבָכוֹ דְּקׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ נִינְהוּ, דְּכֵיוָן דְּקָדְשִׁי קְדוּשַּׁת הַגּוּף – לָא פָּקְעָה קְדוּשְׁתַּיְיהוּ מִינַּיְיהוּ, אֲבָל בְּמַקְדִּישׁ תַּרְנְגוֹלְתּוֹ לְבֶדֶק הַבַּיִת, דְּלָאו קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ, דִּקְדוּשַּׁת דָּמִים בְּעָלְמָא הוּא – כֵּיוָן דִּמְרַדָה פְּקַעָה קְדוּשְׁתַּיְיהוּ, וְחַיֶּיבֶת בְּשִׁילּוּחַ.
La Guemara répond : Rav aurait pu te dire : j’ai spécifiquement exempté quelqu’un d’envoyer la mère oiseau au loin dans un cas les oiseaux sont le produit de son colombier, car ils sont consacrés pour l’autel. Puisqu’ils sont consacrés avec une sainteté inhérente, leur sainteté ne leur est pas retirée même lorsqu’ils s’enfuient du colombier. Mais dans un cas où quelqu’un consacre sa poule à l’entretien du Temple, où la poule n’est pas consacrée pour l’autel mais possède seulement une sainteté qui réside dans sa valeur, une fois qu’elle se rebelle sa sainteté est annulée, et elle est soumise à, c’est-à-dire assujettie à, la mitsva d’envoyer au loin la mère oiseau.
וּשְׁמוּאֵל אָמַר: כֹּל הֵיכָא דְּאִיתֵיהּ – בְּבֵי גַזָּא דְּרַחֲמָנָא אִיתֵיהּ, דִּכְתִיב: ״לַה׳ הָאָרֶץ וּמְלוֹאָהּ״. וְכֵן אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בְּמַקְדִּישׁ תַּרְנְגוֹלְתּוֹ לְבֶדֶק הַבַּיִת וּמָרְדָה. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: וְכֵיוָן שֶׁמָּרְדָה פְּקַעָה לַיהּ קְדוּשְׁתַּהּ! אֲמַר לֵיהּ: בְּבֵי גַזָּא דְּרַחֲמָנָא אִיתַאּ, דִּכְתִיב: ״לַה׳ הָאָרֶץ וּמְלוֹאָהּ״.
Et Shmuel aurait pu dire : Bien qu’elle se soit rebellée, la poule conserve sa sainteté, car où qu’elle soit, elle est dans le trésor [bei gazza] du Miséricordieux, comme il est écrit : « La terre appartient au Seigneur, ainsi que tout ce qu’elle contient » (Psaumes 24:1). Et ainsi Rabbi Yoḥanan dit que la michna fait référence à un cas où quelqu’un a consacré sa poule à l’entretien du Temple, et ensuite la poule s’est rebellée. Rabbi Shimon ben Lakish lui dit : Mais une fois qu’elle se rebelle, sa sainteté est abrogée. Rabbi Yoḥanan lui dit : Où qu’elle soit, elle est dans le trésor du Miséricordieux, comme il est écrit : « La terre appartient au Seigneur, ainsi que tout ce qu’elle contient. »
וּרְמִי דְּרַבִּי יוֹחָנָן אַדְּרַבִּי יוֹחָנָן, וּרְמִי דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ אַדְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ.
Et la Guemara soulève une contradiction entre la déclaration de Rabbi Yoḥanan ici et celle de Rabbi Yoḥanan ailleurs, et la Guemara soulève une contradiction entre la déclaration de Rabbi Shimon ben Lakish ici et celle de Rabbi Shimon ben Lakish ailleurs.
דְּאִיתְּמַר: מָנֶה זֶה לְבֶדֶק הַבַּיִת, וְנִגְנְבוּ אוֹ נֶאֶבְדוּ – רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן עַד שֶׁיָּבוֹאוּ לִידֵי גִזְבָּר, וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: כֹּל הֵיכָא דְּאִיתֵיהּ בְּבֵי גַזָּא דְּרַחֲמָנָא אִיתֵיהּ, דִּכְתִיב: ״לַה׳ הָאָרֶץ וּמְלוֹאָהּ״. קַשְׁיָא דְּרֵישׁ לָקִישׁ אַדְּרֵישׁ לָקִישׁ, קַשְׁיָא דְּרַבִּי יוֹחָנָן אַדְּרַבִּי יוֹחָנָן.
Comme il a été déclaré : Si quelqu’un déclare que ces cent dinars sont consacrés à l’entretien du Temple, et qu’ils ont été volés ou perdus, Rabbi Yoḥanan dit : Il en porte la responsabilité jusqu’à ce qu’ils parviennent en possession physique du trésorier du Temple [gizbar]. Par conséquent, il doit payer cent dinars au trésor. Et Reish Lakish dit : On n’est pas tenu de remplacer l’argent perdu, car où qu’il soit, il se trouve dans le trésor du Miséricordieux, comme il est écrit : « La terre appartient au Seigneur, et tout ce qu’elle contient. » En conséquence, l’argent est considéré comme étant entré en possession du trésor. Si tel est le cas, cette déclaration de Reish Lakish pose une difficulté pour l’autre déclaration de Reish Lakish, et cette déclaration de Rabbi Yoḥanan pose une difficulté pour l’autre déclaration de Rabbi Yoḥanan.
דְּרֵישׁ לָקִישׁ אַדְּרֵישׁ לָקִישׁ לָא קַשְׁיָא, הָא מִקַּמֵּי דְּשַׁמְעֵיהּ מֵרַבִּי יוֹחָנָן רַבֵּיהּ, הָא לְבָתַר דְּשַׁמְעֵיהּ מֵרַבִּי יוֹחָנָן רַבֵּיהּ.
La Guemara répond : La contradiction apparente entre cette déclaration de Reish Lakish et cette autre déclaration de Reish Lakish n’est pas difficile. Cette déclaration, selon laquelle la sainteté d’une poule consacrée qui s’est rebellée est annulée, a été faite avant qu’il n’entende la déclaration de Rabbi Yoḥanan, son maître, selon laquelle, où qu’elle se trouve, elle est dans le trésor de Dieu. Cette autre déclaration, selon laquelle on n’est pas tenu de remplacer les fonds consacrés manquants, a été faite après qu’il eut entendu cette déclaration de Rabbi Yoḥanan, son maître.
אֶלָּא דְּרַבִּי יוֹחָנָן אַדְּרַבִּי יוֹחָנָן קַשְׁיָא! דְּרַבִּי יוֹחָנָן אַדְּרַבִּי יוֹחָנָן נָמֵי לָא קַשְׁיָא, הָא דְּאָמַר ״עָלַי״, הָא דְּאָמַר ״הֲרֵי זוֹ״.
La Guemara objecte : Mais malgré tout, cette déclaration de Rabbi Yoḥanan pose une difficulté pour cette autre déclaration de Rabbi Yoḥanan. La Guemara répond : La contradiction apparente entre cette déclaration de Rabbi Yoḥanan et cette autre déclaration de Rabbi Yoḥanan n’est pas non plus difficile. Cette déclaration, selon laquelle on porte la responsabilité des fonds consacrés manquants, se réfère à un cas celui qui a consacré a dit : Il incombe à moi d’apporter cent dinars au trésor du Temple. Dans un tel cas, on porte la responsabilité de l’argent jusqu’à ce qu’il parvienne au trésorier du Temple. Cette autre déclaration, selon laquelle une poule consacrée qui s’est rebellée demeure consacrée, se réfère à un cas celui qui a consacré a dit : Cette poule est consacrée pour l’entretien du Temple. Dans un tel cas, la sainteté n’est pas annulée même après que la poule s’est enfuie, car où qu’elle soit, elle se trouve dans le trésor de Dieu.
מִכְּלָל דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ, אַף עַל גַּב דְּאָמַר ״עָלַי״, לָא מְחַיֵּיב?
La Guemara objecte : S'il en est ainsi que, lorsque Rabbi Yoḥanan dit qu'une personne assume une responsabilité financière pour les fonds consacrés manquants, il fait référence à un cas où l'on a dit : Cela m'incombe, par inférence on peut conclure que selon Rabbi Shimon ben Lakish, qui dit qu'on n'assume pas de responsabilité pour l'argent, on n'assume pas de responsabilité financière même si l'on a dit : Cela incombe à moi.
וְהָתַנְיָא: אֵיזֶהוּ נֶדֶר וְאֵיזוֹ הִיא נְדָבָה? נֶדֶר – הָאוֹמֵר ״הֲרֵי עָלַי עוֹלָה״, נְדָבָה – הָאוֹמֵר ״הֲרֵי זוֹ עוֹלָה״. וּמָה בֵּין נֶדֶר לִנְדָבָה? נֶדֶר – מֵתָה אוֹ נִגְנְבָה אוֹ שֶׁאָבְדָה, חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָהּ; נְדָבָה – מֵתָה אוֹ נִגְנְבָה אוֹ שֶׁאָבְדָה, אֵינוֹ חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָהּ.
Mais n’est-il pas enseigné dans une michna (Kinnim 1:1) : Quel est le cas d’un vœu d’offrande, et quel est le cas d’un don d’offrande ? Un vœu d’offrande, c’est lorsqu’une personne dit : Il m’incombe d’apporter un holocauste. Un don d’offrande, c’est lorsqu’une personne dit : Cet animal est un holocauste. Et quelle est la différence entre un vœu d’offrande et un don d’offrande ? En ce qui concerne un vœu d’offrande, si il est mort, ou a été volé, ou a été perdu, on en porte la responsabilité financière . En ce qui concerne un don d’offrande, si il est mort, ou a été volé, ou a été perdu, on n’en porte pas la responsabilité financière .
אָמַר לָךְ רֵישׁ לָקִישׁ: הָנֵי מִילֵּי קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ, דִּמְחוּסַּר הַקְרָבָה, אֲבָל קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת, דְּלָאו מְחוּסַּר הַקְרָבָה – אַף עַל גַּב דְּאָמַר ״עָלַי״ – לָא מְחַיֵּיב.
La Guemara répond que Reish Lakish aurait pu te dire : Cette déclaration, selon laquelle celui qui dit : Cela m’incombe, assume une responsabilité financière, ne s’applique qu’à un objet consacré pour l’autel, puisque l’on a fait le vœu de l’offrir en sacrifice et qu’il n’a pas encore été sacrifié. Mais en ce qui concerne un objet consacré à l’entretien du Temple, qui ne nécessite pas de sacrifice sur l’autel, même si l’on a dit : Cela incombe à moi, on n’en assume pas la responsabilité financière.
וְהָתְנַן: הָאוֹמֵר ״שׁוֹר זֶה עוֹלָה״, ״בַּיִת זֶה קׇרְבָּן״ – מֵת הַשּׁוֹר, נָפַל הַבַּיִת – אֵינוֹ חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן; ״שׁוֹר זֶה עָלַי עוֹלָה״, ״בַּיִת זֶה עָלַי קׇרְבָּן״ – מֵת הַשּׁוֹר וְנָפַל הַבַּיִת – חַיָּיב לְשַׁלֵּם.
La Guemara objecte : Mais n’avons-nous pas appris dans une michna (Arakhin 20b) que, dans le cas de celui qui dit : Ce taureau est consacré comme un holocauste, ou : Cette maison est consacrée comme une offrande, et le taureau est mort ou la maison s’est effondrée, il n’assume pas de responsabilité financière à leur égard ; mais dans le cas de celui qui dit : Il incombe à moi de donner ce taureau comme un holocauste, ou : Il incombe à moi de donner cette maison comme une offrande, si le taureau est mort ou la maison s’est effondrée, il est tenu de payer sa valeur ? Il est donc évident que, même en ce qui concerne les objets consacrés pour l’entretien du Temple, si quelqu’un dit : Il m’incombe, il en assume la responsabilité financière.
הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּמֵת הַשּׁוֹר וְנָפַל הַבַּיִת, חַיָּיב לְשַׁלֵּם, דְּלֵיתַנְהוּ, אֲבָל הֵיכָא דְּאִיתַנְהוּ, כֹּל הֵיכָא דְּאִיתֵיהּ בְּבֵי גַזָּא דְּרַחֲמָנָא אִיתֵיהּ, דִּכְתִיב ״לַה׳ הָאָרֶץ וּמְלוֹאָהּ״.
La Guemara répond : En ce qui concerne cette déclaration, selon laquelle si quelqu’un dit : Il m’incombe de donner un objet pour l’entretien du Temple, il assume une responsabilité financière, cela ne s’applique que lorsque le taureau est mort ou que la maison s’est effondrée. Dans un tel cas, il est tenu de payer, puisqu’ils n’existent plus. Mais là où ils existent encore, par exemple dans le cas d’un objet ou d’une somme d’argent qui a été perdu ou volé, on applique le principe : Où qu’il soit, il est dans le trésor du Miséricordieux, comme il est écrit : « La terre appartient au Seigneur, et tout ce qu’elle contient. »
אָמַר רַב הַמְנוּנָא: הַכֹּל מוֹדִים בַּעֲרָכִין, אַף עַל גַּב דְּאָמַר ״עָלַי״ – לָא מִיחַיַּיב. מַאי טַעְמָא? דְּלָא מִיתְּמַר לֵיהּ בְּלָא ״עָלַי״.
§ La Guemara ci-dessus a cité un différend entre Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish quant à la halakha concernant celui qui dit : Il m’incombe d’apporter un objet pour l’entretien du Temple. À propos de ce différend, Rav Hamnuna dit : Tous conviennent en ce qui concerne les évaluations que même si quelqu’un a dit : Il m’incombe de donner ma propre évaluation, et qu’on a mis de côté de l’argent qui a ensuite été perdu ou volé, on n’en porte pas la responsabilité financière. Quelle en est la raison ? C’est parce qu’il ne peut pas le dire sans dire : Il m’incombe. En d’autres termes, on ne peut pas dire : Ceci est mon évaluation, puisqu’il n’a pas encore accepté sur lui une telle obligation.
הֵיכִי לֵימָא? לֵימָא ״עֶרְכִּי״ – אַמַּאן? לֵימָא ״עֵרֶךְ פְּלוֹנִי״ – אַמַּאן?
Par conséquent, bien que l’on dise : Il m’incombe de donner mon évaluation, cela n’est pas considéré comme une acceptation de responsabilité financière. Après tout, comment pourrait-il le dire sans déclarer : Il m’incombe ? Dira-t-il seulement : Ma propre évaluation, sans : Il m’incombe ? Si tel est le cas, sur qui l’obligation de payer l’argent repose-t-elle ? Ou dira-t-il seulement : L’évaluation d’untel ? Pourtant, sur qui l’obligation de payer l’argent repose-t-elle ?
מַתְקֵיף לַהּ רָבָא: לֵימָא ״הֲרֵינִי בְּעֶרְכִּי״, ״הֲרֵינִי בְּעֵרֶךְ פְּלוֹנִי״! וְעוֹד, תַּנְיָא רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: ״וְנָתַן אֶת הָעֶרְכְּךָ בַּיּוֹם הַהוּא קֹדֶשׁ לַה׳״ – מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁמָּצִינוּ בְּהֶקְדֵּשׁוֹת וּמַעַשְׂרוֹת שֶׁמִּתְחַלְּלִין עַל מָעוֹת שֶׁבַּחוּלִּין, נִגְנְבוּ אוֹ שֶׁאָבְדוּ – אֵינָן חַיָּיבִין בְּאַחְרָיוּתָן,
Rava objecte à cela : Qu’il dise : Je suis grevé de ma propre évaluation, ou : Je suis grevé de l’évaluation d’untel. Il n’est pas nécessaire de dire : Cela m’incombe. De plus, il est enseigné dans une baraita, au sujet du rachat d’un champ acheté qui a été consacré, que Rabbi Natan dit au sujet du verset : « Alors le prêtre calculera pour lui la valeur de ton évaluation jusqu’à l’année du Jubilé, et il donnera ton évaluation ce jour-là, comme une chose consacrée au Seigneur” (Lévitique 27:23) : Pourquoi le verset doit-il dire : « et il donnera ton évaluation » ? Il aurait pu dire simplement : Et il la donnera. Cela est nécessaire car nous avons trouvé au sujet des biens consacrés et des dîmes qu’ils peuvent être désacralisés en transférant leur sainteté sur de l’argent profane, et que, si cet argent a été volé ou perdu, les propriétaires n’en portent pas la responsabilité financière .

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria