מַהוּ שֶׁתֵּעָשֶׂה יָד לַחֲבֶרְתָּהּ? תֵּיקוּ.
Selon Rabbi Shimon, un objet interdit en raison de l’idolâtrie n’est pas susceptible de contracter l’impureté en tant qu’aliment (voir 129a). Quelle est la halakha si la partie interdite de la courge entre en contact avec une source d’impureté ? La partie interdite constitue-t-elle une poignée pour sa contrepartie permise et lui transmet-elle l’impureté ? La Guemara conclut : le dilemme restera sans résolution.
אָמַר רַב פָּפָּא: הֲרֵי אָמְרוּ יִחוּר שֶׁל תְּאֵנָה שֶׁנִּפְשַׁח וּמְעוֹרֶה בִּקְלִיפָּתָהּ – רַבִּי יְהוּדָה מְטַהֵר, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אִם יָכוֹל לִחְיוֹת – טָהוֹר, וְאִם לָאו – טָמֵא.
La Guemara traite d’un dilemme similaire. Rav Pappa dit : Les Sages ont dit dans une michna (Okatzin 3:8) : Dans le cas d’une branche de figuier qui a été en grande partie détachée de l’arbre et qui reste attachée seulement à l’écorce de l’arbre, Rabbi Yehouda soutient que les figues sur la branche sont considérées comme si elles étaient encore attachées à l’arbre. Par conséquent, il les considère comme non susceptibles à l’impureté. Et les Sages disent : Si l’on est capable de rattacher la branche à l’arbre de sorte que la branche puisse continuer à vivre et à produire des fruits, alors elle est considérée comme attachée à l’arbre et le fruit qui s’y trouve n’est pas susceptible à l’impureté. Mais sinon, alors le fruit est susceptible à l’impureté.
בָּעֵי רַב פָּפָּא: מַהוּ שֶׁיֵּעָשֶׂה יָד לַחֲבֵירוֹ? תֵּיקוּ.
À propos de cette michna, Rav Pappa soulève un dilemme : Selon les Sages, qui distinguent entre une branche qui peut être rattachée et une qui ne le peut pas, quelle est la halakha dans le cas d’une branche qui est en grande partie détachée d’un arbre mais peut être rattachée, et d’une seconde branche qui pousse à partir de cette branche, qui est en grande partie détachée d’elle et ne peut pas être rattachée ? Dans un tel cas, la branche qui peut être rattachée à l’arbre n’est pas susceptible de contracter l’impureté, mais la branche qui y est attachée l’est. Si la branche qui n’est pas susceptible de contracter l’impureté entre en contact avec une source d’impureté, constitue-t-elle une poignée pour l’autre branche et lui transmet-elle l’impureté ? La Guemara conclut : le dilemme reste sans résolution.
אָמַר רַבִּי זֵירָא, הֲרֵי אָמְרוּ: אֶבֶן שֶׁבַּזָּוִית, כְּשֶׁהוּא חוֹלֵץ – חוֹלֵץ אֶת כּוּלָּהּ, וּכְשֶׁהוּא נוֹתֵץ – נוֹתֵץ אֶת שֶׁלּוֹ וּמַנִּיחַ אֶת שֶׁל חֲבֵירוֹ.
La Guemara traite d’un autre dilemme similaire. Rabbi Zeira dit : Les Sages ont dit dans une michna (Nega’im 13:2) : Dans le cas d’une grande pierre qui est située dans l’angle d’un mur partagé par deux maisons, où la pierre est visible depuis l’intérieur des deux maisons, si une marque lépreuse apparaît dans l’une des maisons sur la pierre, lorsqu’on extrait la pierre, on doit extraire la pierre entière, même la partie de la pierre qui fait partie du mur du voisin. Mais lorsqu’on détruit sa maison, après la réapparition de la marque lépreuse, on doit détruire seulement la partie d’une pierre qui se trouve dans sa maison, et on laisse la partie d’une pierre qui appartient à son voisin.
בָּעֵי רַבִּי זֵירָא: מַהוּ שֶׁתֵּעָשֶׂה יָד לַחֲבֶרְתָּהּ? תֵּיקוּ.
Concernant cette michna, Rabbi Zeira soulève un dilemme : Quelle est la halakha dans un tel cas en ce qui concerne la transmission de l’impureté de la maison lépreuse à la maison adjacente ? La moitié de la pierre située dans la maison adjacente constitue-t-elle une poignée pour l’autre moitié et transmet-elle l’impureté, de sorte que celui qui entre dans la maison du voisin devient impur tout comme celui qui entre dans la maison lépreuse ? Ou peut-être n’y a-t-il pas de halakha de poignée en ce qui concerne l’impureté d’une maison lépreuse. La Guemara conclut : Le dilemme restera sans résolution.
מֵתָה הַבְּהֵמָה. מַאי אִיכָּא בֵּין אֵבֶר מִן הַחַי לְאֵבֶר (שֶׁל) [מִן] הַנְּבֵלָה?
§La michna enseigne : Si l’animal est mort, la chair pendante doit être rendue susceptible à l’impureté par contact avec un liquide afin de devenir impure, car son statut halakhique est celui d’une chair séparée d’un animal vivant, qui est rituellement pure et n’a pas le statut d’une carcasse non abattue. Le membre pendant transmet l’impureté comme un membre séparé d’un animal vivant, mais ne transmet pas l’impureté comme le membre d’une carcasse non abattue. La Guemara demande : Quelle différence y a-t-il entre l’impureté d’un membre provenant d’un animal vivant et l’impureté d’un membre provenant d’une carcasse ?
אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ בָּשָׂר הַפּוֹרֵשׁ מִמֶּנּוּ (מֵאֵבֶר בְּהֵמָה), דְּאִילּוּ בָּשָׂר הַפּוֹרֵשׁ מֵאֵבֶר מִן הַחַי – לֹא מְטַמֵּא, מֵאֵבֶר מִן הַנְּבֵלָה – מְטַמֵּא.
La Guemara répond : La différence entre eux concerne la chair qui se sépare du membre d’un animal, car la chair qui se sépare d’un membre sectionné d’un être vivant ne transmet pas l’impureté, tout comme la chair qui se sépare directement d’un animal vivant. En revanche, une quantité de chair de la taille d’une olive qui se sépare du membre d’une carcasse transmet l’impureté comme la chair d’une carcasse.
אֵבֶר מִן הַחַי דִּמְטַמֵּא, מַאי קְרָא? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: ״וְכִי יָמוּת מִן הַבְּהֵמָה״.
La Guemara demande : Quel est le verset d’où l’on déduit qu’un membre sectionné d’un être vivant transmet l’impureté ? Rav Yehouda dit que Rav dit : Au sujet de l’impureté d’une carcasse, il est écrit : « Et si quelque animal [min habehema] parmi ceux qu’il vous est permis de manger meurt, celui qui touche sa carcasse sera impur jusqu’au soir » (Lévitique 11:39). L’expression « quelque animal [min habehema] », qui signifie aussi : d’un animal, est interprétée comme indiquant qu’un membre arraché à un animal est inclus dans l’impureté évoquée dans le verset.
וְהַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ לִכְאִידַּךְ דְּרַב יְהוּדָה אָמַר רַב, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב, וְאָמְרִי לַהּ בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: ״וְכִי יָמוּת מִן הַבְּהֵמָה״ – מִקְצָת בְּהֵמָה מְטַמְּאָה, וּמִקְצָת בְּהֵמָה אֵינָהּ מְטַמְּאָה, וְאֵיזוֹ זוֹ? זוֹ טְרֵפָה שֶׁשְּׁחָטָהּ!
La Guemara demande : Comment Rav peut-il interpréter ce verset de cette manière ? Ce verset est nécessaire pour une autre halakha que Rav Yehuda a dite au nom de Rav, comme Rav Yehuda a dit que Rav a dit, et certains disent que cela a été enseigné dans une baraita : Dans le verset : « Et si quelque animal [min habehema] dont vous pouvez manger meurt, celui qui touche sa carcasse sera impur jusqu’au soir », l’expression « quelque animal [min habehema] » indique que certains animaux morts transmettent l’impureté comme une carcasse, et certains animaux morts ne transmettent pas l’impureté comme une carcasse. Et quel est cet animal qui ne transmet pas l’impureté comme une carcasse ? C’est un animal atteint d’une blessure qui entraînera sa mort dans les douze mois [tereifa] et qui a été abattu rituellement. Bien que l’abattage ne rende pas l’animal permis à la consommation, il retire l’animal de la catégorie de carcasse en ce qui concerne l’impureté.
אִם כֵּן, לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא ״מִבְּהֵמָה״, מַאי ״מִן הַבְּהֵמָה״? שְׁמַע מִינַּהּ תַּרְתֵּי.
La Guemara répond : Si tel est le cas, si le verset n’enseigne qu’une seule des deux halakhot, que le Miséricordieux écrive mibehema, en un seul mot hébreu. Qu’enseigne le verset lorsqu’il dit : « Min habehema, » en deux mots hébreux ? Il enseigne qu’il faut tirer deux conclusions de lui.
אִי הָכִי, אֲפִילּוּ בָּשָׂר נָמֵי? לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דְּתַנְיָא: יָכוֹל יְהֵא בָּשָׂר הַפּוֹרֵשׁ מִן הַחַי טָמֵא? תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְכִי יָמוּת מִן הַבְּהֵמָה״ – מָה מִיתָה שֶׁאֵינָהּ עוֹשָׂה חֲלִיפִין, אַף כֹּל שֶׁאֵינוֹ עוֹשֶׂה חֲלִיפִין, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי.
La Guemara objecte : Si tel est le cas, si ce verset enseigne qu’un membre provenant d’un animal vivant transmet l’impureté, on peut aussi en déduire que même la chair provenant d’un animal vivant transmet l’impureté. La Guemara répond : Qu’il ne te vienne pas à l’esprit d’en déduire cela, car il est enseigné dans une baraita : On aurait pu penser que la chair qui se sépare d’un animal vivant est impure comme une carcasse. C’est pourquoi le verset déclare : « Et si quelque animal dont vous pouvez manger meurt. » De même que la mort ne génère pas de remplacement, c’est-à-dire que la vie n’est pas régénérée à partir des morts, de même tout élément d’un animal qui meurt et ne génère pas de remplacement assume l’impureté d’une carcasse. Un animal ne remplace pas un membre sectionné, mais il remplace la chair sectionnée ; telle est la déclaration de Rabbi Yossei.
רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: ״בְּהֵמָה״, מָה בְּהֵמָה – גִּידִים וַעֲצָמוֹת, אַף כֹּל – גִּידִים וַעֲצָמוֹת. רַבִּי אוֹמֵר: ״בְּהֵמָה״ מָה בְּהֵמָה – בָּשָׂר גִּידִים וַעֲצָמוֹת, אַף כֹּל – בָּשָׂר גִּידִים וַעֲצָמוֹת.
Rabbi Akiva dit : On peut déduire cette halakha du mot « animal » dans le verset. De même qu’un animal contient des tendons et des os, de même tout élément d’un animal qui contient des tendons et des os transmet l’impureté. Par conséquent, un membre, qui contient des tendons et des os, transmet l’impureté, mais la chair, qui ne contient ni tendons ni os, ne transmet pas l’impureté. Rabbi Yehouda HaNassi dit : On peut déduire cette halakha du mot « animal » dans le verset. De même qu’un animal contient de la chair, des tendons et des os, de même tout élément d’un animal qui contient de la chair, des tendons et des os transmet l’impureté.
מַאי אִיכָּא בֵּין רַבִּי לְרַבִּי עֲקִיבָא? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ אַרְכוּבָּה.
La Guemara demande : Quelle différence y a-t-il entre les opinions de Rabbi Yehouda HaNassi et Rabbi Akiva ? La Guemara répond : La différence pratique entre eux est concernant l’articulation de la jambe, qui contient des tendons et des os mais pas de chair. Selon Rabbi Yehouda HaNassi, elle ne transmet pas l’impureté lorsqu’elle se sépare d’un animal vivant, mais selon Rabbi Akiva, elle la transmet.
בֵּין רַבִּי עֲקִיבָא לְרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, מַאי אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ? אָמַר רַב פָּפָּא: כּוּלְיָא וְנִיב שְׂפָתַיִם אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.
La Guemara demande : Quelle différence pratique y a-t-il entre les opinions de Rabbi Akiva et Rabbi Yosei HaGelili ? Rav Pappa a dit : La différence pratique entre eux concerne le rein et la lèvre supérieure qui se détachent d’un animal vivant. Selon Rabbi Yosei, ces parties de l’animal transmettent l’impureté parce que l’animal ne produit pas de remplacement pour elles ; selon Rabbi Akiva, elles ne transmettent pas l’impureté, parce qu’elles ne contiennent pas d’os.
תַּנְיָא נָמֵי גַּבֵּי שְׁרָצִים כְּהַאי גַּוְונָא: יָכוֹל בָּשָׂר הַפּוֹרֵשׁ מִן הַשְּׁרָצִים יְהֵא טָמֵא? תַּלְמוּד לוֹמַר ״בְּמוֹתָם״ – מָה מִיתָה שֶׁאֵינָהּ עוֹשָׂה חֲלִיפִין, אַף כֹּל שֶׁאֵינָהּ עוֹשָׂה חֲלִיפִין. דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי.
La Guemara énonce une halakha différente dans laquelle ces trois tanna’im expriment les mêmes opinions. De même, il est enseigné dans une baraita au sujet des animaux rampants comme dans ce cas : On aurait pu penser que la chair qui se sépare d’un animal rampant de son vivant devrait être impure comme la carcasse d’un animal rampant. C’est pourquoi le verset déclare, au sujet des carcasses d’animaux rampants : « Et tout objet sur lequel tombe l’un d’eux quand ils sont morts sera impur » (Leviticus 11:32). Le mot « morts » enseigne que, de même que la mort ne produit pas de remplacement, de même tout élément d’un animal rampant qui meurt et ne produit pas de remplacement transmet l’impureté d’une carcasse d’animal rampant, à l’exclusion de la chair ; telle est la déclaration de Rabbi Yosei HaGelili.
רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: ״שֶׁרֶץ״, מָה שֶׁרֶץ – גִּידִים וַעֲצָמוֹת, אַף כֹּל – גִּידִים וַעֲצָמוֹת. רַבִּי אוֹמֵר: ״שֶׁרֶץ״, מָה שֶׁרֶץ – בָּשָׂר גִּידִים וַעֲצָמוֹת, אַף כֹּל – בָּשָׂר גִּידִים וַעֲצָמוֹת.
Rabbi Akiva dit : On peut déduire cette halakha du terme « animal rampant ». De même qu’un animal rampant contient des tendons et des os, de même tout élément d’un animal rampant qui contient des tendons et des os transmet l’impureté. Rabbi Yehuda HaNasi dit : On peut déduire cette halakha du terme « animal rampant ». De même qu’un animal rampant contient de la chair, des tendons et des os, de même tout élément d’un animal rampant qui contient de la chair, des tendons et des os transmet l’impureté.
בֵּין רַבִּי לְרַבִּי עֲקִיבָא אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ אַרְכוּבָּה. בֵּין רַבִּי עֲקִיבָא לְרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי מַאי אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ? אָמַר רַב פָּפָּא: כּוּלְיָא וְנִיב שְׂפָתַיִם אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.
La Guemara commente : La différence pratique entre les avis de Rabbi Yehouda HaNassi et Rabbi Akiva est concernant l’articulation de la jambe, qui contient des tendons et des os mais pas de chair. Quelle différence y a-t-il entre les avis de Rabbi Akiva et Rabbi Yossei HaGelili ? Rav Pappa a dit : La différence pratique entre eux est concernant le rein et la lèvre supérieure, qui ne contiennent pas d’os et qui ne sont pas régénérés par l’animal rampant.
וּצְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן בְּהֵמָה – הַיְינוּ טַעְמָא דְּלֹא מְטַמֵּא מֵחַיִּים, מִשּׁוּם דְּלֹא מְטַמֵּא בְּכַעֲדָשָׁה, אֲבָל שֶׁרֶץ דִּמְטַמֵּא בְּכַעֲדָשָׁה – אֵימָא לְטַמֵּא מֵחַיִּים.
Et il est nécessaire d’enseigner cette halakha tant en ce qui concerne la chair qui se sépare d’un animal vivant qu’en ce qui concerne la chair qui se sépare d’un animal rampant. Car si la baraita nous avait enseigné cette halakha seulement en ce qui concerne un animal, on aurait pu dire que c’est la raison pour laquelle la chair qui se sépare d’un animal vivant ne transmet pas l’impureté : c’est parce que la carcasse d’un animal ne transmet pas l’impureté à la mesure d’une lentille, mais seulement à la mesure d’une olive. Mais, en ce qui concerne un animal rampant, qui transmet l’impureté même à la mesure d’une lentille, on pourrait dire que la chair qui se sépare de lui alors qu’il est vivant devrait transmettre l’impureté.
וְאִי אַשְׁמְועִינַן שֶׁרֶץ, מִשּׁוּם דְּלָא מְטַמֵּא בְּמַשָּׂא – לֹא מְטַמֵּא מֵחַיִּים, אֲבָל בְּהֵמָה, דִּמְטַמֵּא בְּמַשָּׂא – אֵימָא תְּטַמֵּא מֵחַיִּים, צְרִיכָא.
Et si la baraita nous avait enseigné cette halakha seulement au sujet d’un animal rampant, on aurait pu dire que la chair qui se sépare d’un animal rampant ne transmet pas l’impureté parce qu’un animal rampant ne transmet pas l’impureté par portage, et donc la chair qui s’en sépare tant qu’il est vivant ne transmet pas l’impureté. Mais en ce qui concerne un animal, qui transmet l’impureté par portage, on pourrait dire que la chair qui s’en sépare tant qu’il est vivant devrait transmettre l’impureté. Par conséquent, il est nécessaire d’enseigner cette halakha dans les deux cas.
תָּנוּ רַבָּנַן: הַחוֹתֵךְ כְּזַיִת בָּשָׂר מֵאֵבֶר מִן הַחַי, חֲתָכוֹ וְאַחַר כָּךְ חִישֵּׁב עָלָיו – טָהוֹר.
§La Guemara continue de discuter de la chair qui se sépare d’un animal vivant. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Dans le cas de quelqu’un qui coupe une quantité de chair de la taille d’une olive d’un membre sectionné d’un être vivant, la chair ne transmet pas l’impureté d’une carcasse, mais elle transmet l’impureté en tant qu’aliment si on l’a désignée comme aliment avant qu’elle n’entre en contact avec une source d’impureté. Par conséquent, si quelqu’un a coupé la chair du membre et a ensuite eu l’intention de l’utiliser pour la consommation d’un gentil, la chair reste pure parce qu’au moment où il l’a désignée comme aliment, elle n’était pas en contact avec une source d’impureté.
חִישֵּׁב עָלָיו, וְאַחַר כָּךְ חֲתָכוֹ – טָמֵא.
Mais si il l’a destiné à être utilisé pour la consommation d’un gentil et qu’ensuite il a séparé la chair, la chair est impure, parce qu’elle est entrée en contact avec une source d’impureté, c’est-à-dire le membre, après avoir été désignée comme aliment.
רַבִּי אַסִּי לָא עָל לְבֵי מִדְרְשָׁא, אַשְׁכְּחֵיהּ לְרַבִּי זֵירָא, אֲמַר לֵיהּ: מַאי אֲמוּר בְּבֵי מִדְרְשָׁא? אֲמַר לֵיהּ: מַאי קַשְׁיָא לָךְ? אֲמַר לֵיהּ, דְּקָתָנֵי: חִישֵּׁב וְאַחַר כָּךְ חֲתָכוֹ טָמֵא.
Un jour, Rabbi Asi ne se rendit pas à la maison d’étude. Il trouva Rabbi Zeira, et lui dit : Qu’a-t-on dit aujourd’hui à la maison d’étude ? Rabbi Zeira lui dit : Quelle question est difficile pour toi au point que tu penses qu’elle a pu être discutée à la maison d’étude ? Rabbi Asi lui dit : J’ai du mal avec ce qui est enseigné dans une baraita : Si quelqu’un avait l’intention que de la chair provenant d’un membre sectionné d’un animal vivant soit destinée à la consommation d’un gentil, et qu’ensuite il sépara la chair du membre, la chair est impure.