בִּמְרוּדָּד, הָכָא נָמֵי בִּמְרוּדָּד.
La référence est à une fine couche de chair attachée à la peau. Ici aussi, la Guemara conclut que la déclaration de Rabbi Yoḥanan fait référence à une fine couche de chair attachée à la peau. Lorsqu’une personne coupe un tel morceau de chair avec la peau, même si le volume total de la chair est de la taille d’une olive, ou même d’une mesure bien plus grande, il est insignifiant et est annulé par la peau.
הָיוּ עָלָיו.
§La michna enseigne : S’il y avait sur la peau deux moitiés du volume d’une olive, la peau transmet l’impureté d’une carcasse non abattue par le fait de porter, mais non par contact avec la chair ; telle est l’opinion de Rabbi Yishmaël.
אָמַר בַּר פְּדָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא מֵאַחֲרָיו, אֲבָל מִלְּפָנָיו – יֵשׁ נוֹגֵעַ וְחוֹזֵר וְנוֹגֵעַ.
Bar Padda dit : Les Sages ont enseigné que Rabbi Yishmael soutient que cette peau ne transmet pas l’impureté par contact seulement en ce qui concerne celui qui a touché la peau à l’extérieur. Mais si quelqu’un a touché directement les morceaux de chair à l’intérieur de la peau, même s’il n’a touché aucun morceau ayant la mesure d’un volume d’olive, il est impur. Cela s’explique parce qu’il existe un principe selon lequel, si quelqu’un touche un objet impur mesurant moins qu’un volume d’olive et touche de nouveau un autre objet impur mesurant moins qu’un volume d’olive, il devient impur, car les deux contacts s’additionnent pour constituer un contact avec la mesure requise d’un volume d’olive.
וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵין נוֹגֵעַ וְחוֹזֵר וְנוֹגֵעַ, וְאַזְדָּא רַבִּי יוֹחָנָן לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רַבִּי יִשְׁמָעֵאל וְרַבִּי דּוֹסָא בֶּן הַרְכִּינָס אָמְרוּ דָּבָר אֶחָד.
Et Rabbi Yoḥanan dit : Il n’existe pas un tel principe selon lequel, si quelqu’un touche un objet impur puis touche de nouveau un autre objet impur, les deux cas de contact s’additionnent pour constituer un contact avec la mesure requise d’un volume d’olive. Et Rabbi Yoḥanan suit sa ligne de raisonnement, car Rabbi Yoḥanan a dit : Rabbi Yishmael et Rabbi Dosa ben Harkinas ont dit la même chose, c’est-à-dire qu’ils soutenaient le même principe.
רַבִּי יִשְׁמָעֵאל – הָא דַּאֲמַרַן; רַבִּי דּוֹסָא בֶּן הַרְכִּינָס – דִּתְנַן: כָּל הַמְטַמְּאִין בְּאֹהֶל, שֶׁנֶּחְלְקוּ וְהִכְנִיסָן לְתוֹךְ הַבַּיִת – רַבִּי דּוֹסָא בֶּן הַרְכִּינָס מְטַהֵר, וַחֲכָמִים מְטַמְּאִים.
La déclaration de Rabbi Yishmael est celle que nous avons dite : deux cas de contact ne s’associent pas pour constituer un contact avec la mesure requise d’impureté. La déclaration de Rabbi Dosa ben Harkinas est celle que nous avons apprise dans une michna (Oholot 3:1) : En ce qui concerne toute partie d’un cadavre qui transmet l’impureté dans une tente, c’est-à-dire qui transmet l’impureté à tout autre objet se trouvant sous le même toit, si cette partie du corps a été divisée en deux morceaux, chacun mesurant moins qu’un volume d’olive, mais constituant ensemble un volume d’olive, et que quelqu’un a placé les deux morceaux à l’intérieur de la maison, Rabbi Dosa ben Harkinas statue que les deux morceaux ne s’associent pas pour constituer la mesure requise d’un volume d’olive. Par conséquent, il considère tout ce qui se trouve dans la maison comme pur. Et les Sages statuent que les deux morceaux du cadavre s’associent pour constituer un volume d’olive et, par conséquent, ils considèrent tout ce qui se trouve dans la maison comme impur.
לָאו אָמַר רַבִּי דּוֹסָא בֶּן הַרְכִּינָס הָתָם, אֵין מַאֲהִיל וְחוֹזֵר וּמַאֲהִיל, הָכָא נָמֵי אֵין נוֹגֵעַ וְחוֹזֵר וְנוֹגֵעַ.
Rabbi Dosa ben Harkinas n’a-t-il pas dit dans cette michna là-bas qu’il n’existe pas un tel principe selon lequel une tente recouvre un objet impur et recouvre de nouveau un autre objet impur, de sorte que les deux cas s’associent pour constituer la mesure requise pour l’impureté transmise dans une tente ? Ici aussi, Rabbi Dosa ben Harkinas serait d’accord avec Rabbi Yishmael pour dire qu’il n’existe pas un tel principe selon lequel, si quelqu’un touche un objet impur et touche de nouveau un autre objet impur, les deux cas s’associent pour constituer un contact avec la mesure requise d’un volume d’olive.
וּמִדְּרַבִּי דּוֹסָא בֶּן הַרְכִּינָס כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, רַבָּנַן כְּרַבִּי עֲקִיבָא? וְהָא רַבִּי עֲקִיבָא טַהוֹרֵי קָא מְטַהַר!
La Guemara objecte à l’affirmation de Rabbi Yoḥanan : Puisque l’opinion de Rabbi Dosa ben Harkinas est conforme à l’opinion de Rabbi Yishmael, alors l’opinion des Sages qui sont en désaccord avec Rabbi Dosa ben Harkinas doit elle aussi être conforme à l’opinion de Rabbi Akiva, qui est en désaccord avec Rabbi Yishmael. Mais Rabbi Akiva ne statue-t-il pas de manière plus indulgente que Rabbi Yishmael, puisqu’il considère une personne comme pure aussi bien dans les cas de contact que de portage, tandis que les Sages statuent de manière plus stricte que Rabbi Dosa ben Harkinas et considèrent comme impur tout ce qui se trouve dans la maison ?
עַד כָּאן לָא קָא מְטַהַר רַבִּי עֲקִיבָא אֶלָּא בְּעוֹר, אֲבָל בְּעָלְמָא מְטַמֵּא, כִּדְקָתָנֵי סֵיפָא: וּמוֹדֶה רַבִּי עֲקִיבָא בִּשְׁנֵי חֲצָאֵי זֵיתִים שֶׁתְּחָבָן בְּקֵיסָם וֶהֱסִיטָן שֶׁהוּא טָמֵא. וּמִפְּנֵי מָה רַבִּי עֲקִיבָא מְטַהֵר בָּעוֹר? מִפְּנֵי שֶׁהָעוֹר מְבַטְּלָן.
La Guemara répond : Rabbi Akiva considère comme pur celui qui touche ou porte les morceaux de chair uniquement parce qu’ils sont annulés par la peau. Mais en général il soutient que les éléments s’associent pour transmettre l’impureté, comme la clause finale de la michna l’enseigne : Et Rabbi Akiva concède dans le cas de deux moitiés du volume d’une olive, lorsqu’on les a embrochées avec une écharde de bois et déplacées, qu’il est impur. Et pour quelle raison Rabbi Akiva considère-t-il quelqu’un comme rituellement pur dans un cas où il a déplacé les deux moitiés du volume d’une olive avec la peau ? C’est parce que la peau fait séparation entre elles et les annule.
מֵתִיב רַב עוּקְבָא בַּר חָמָא: ״בְּנִבְלָתָם״ – וְלֹא בְּעוֹר שֶׁיֵּשׁ עָלָיו שְׁנֵי חֲצָאֵי זֵיתִים.
Rav Ukva bar Ḥama soulève une objection à l’affirmation de bar Padda selon laquelle Rabbi Yishmael soutient que deux cas de contact avec deux morceaux mesurant moins qu’un volume d’olive s’additionnent pour constituer un contact avec la mesure requise d’un volume d’olive. Son objection se fonde sur ce qui est enseigné dans une baraita : Il est écrit : « Et par ceux-ci vous deviendrez impurs ; quiconque touche leur carcasse sera impur jusqu’au soir. Et quiconque porte leur carcasse lavera ses vêtements et sera impur jusqu’au soir » (Lévitique 11:24–25). Il est déduit du terme « leur carcasse » que celui qui touche la carcasse elle-même devient impur, mais celui qui touche une peau sur laquelle se trouvent deux demi-volumes d’olive de chair ne devient pas impur.
יָכוֹל אַף בְּמַשָּׂא? תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְהַנּוֹשֵׂא יִטְמָא״ – דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: ״הַנּוֹגֵעַ״ ״וְהַנּוֹשֵׂא״ – אֶת שֶׁבָּא לִכְלַל מַגָּע, בָּא לִכְלַל מַשָּׂא; לֹא בָּא לִכְלַל מַגָּע, לֹא בָּא לִכְלַל מַשָּׂא.
On aurait pu penser qu’une peau sur laquelle se trouvent deux demi-volumes d’olive de chair ne transmet pas l’impureté même par le fait de porter. C’est pourquoi la suite du verset déclare : « Et quiconque portera leur carcasse lavera ses vêtements et sera impur jusqu’au soir » ; on en déduit que celui qui porte une carcasse, même au moyen de la peau, devient impur ; telle est la déclaration de Rabbi Yishmaël. Rabbi Akiva dit : Le verset rapproche « quiconque touche » de « et quiconque porte », indiquant que ce qui entre dans la catégorie de l’impureté par contact entre dans la catégorie de l’impureté par portage ; ce qui n’entre pas dans la catégorie de l’impureté par contact n’entre pas dans la catégorie de l’impureté par portage.
וְאִם אִיתָא, הֲרֵי בָּא לִכְלַל מַגָּע מִלְּפָנָיו?
Sur la base de cette baraita, on peut objecter à l’affirmation de bar Padda : Et s’il en est ainsi que Rabbi Yishmael soutient que deux cas de contact avec deux morceaux de chair mesurant moins que le volume d’une olive s’associent pour constituer un contact avec la mesure requise d’un volume d’olive, alors le cas d’une peau sur laquelle se trouvent deux moitiés de volume d’olive de chair entre également dans la catégorie de l’impureté transmise par contact lorsque l’on touche directement la chair à l’intérieur de la peau. Dès lors, pourquoi Rabbi Akiva est-il en désaccord avec Rabbi Yishmael en affirmant que, dans ce cas, il n’y a pas de transmission de l’impureté par le fait de porter, puisqu’il n’y a pas de transmission de l’impureté par contact ?
אָמַר רָבָא: הָכִי קָאָמַר, אֶת שֶׁבָּא לִכְלַל מַגָּע בְּכׇל צַד – בָּא לִכְלַל מַשָּׂא, לֹא בָּא לִכְלַל מַגָּע בְּכׇל צַד – לֹא בָּא לִכְלַל מַשָּׂא.
Rava a dit que c’est ce que Rabbi Akiva est en train de dire : Ce qui entre dans la catégorie de l’impureté par contact de toute manière, même en touchant la peau de l’extérieur, entre dans la catégorie de l’impureté par portage ; ce qui n’entre pas dans la catégorie de l’impureté par contact de toute manière, n’entre pas dans la catégorie de l’impureté par portage.
בְּעָא מִינֵּיהּ רַב אַוְיָא סָבָא מֵרַבָּה בַּר רַב הוּנָא: קוּלִית סְתוּמָה, לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, מַהוּ שֶׁתְּטַמֵּא?
§La Guemara continue de discuter l’opinion de Rabbi Yishmael. Rav Avya l’Ancien demanda à Rabba bar Rav Houna : La michna ci-dessous enseigne qu’en ce qui concerne un os de cuisse scellé d’une carcasse non abattue rituellement et d’un animal rampant, lorsque l’os est intact au point qu’il n’y a pas d’accès à la moelle, qu’il contient de la moelle à l’intérieur mais pas de chair à l’extérieur, celui qui le touche demeure rituellement pur, car cela n’entre pas dans la catégorie de l’impureté par contact. Selon l’opinion de Rabbi Yishmael, quelle est la halakha quant à savoir s’il transmet l’impureté par portage ?
אִית לֵיהּ לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל: אֶת שֶׁבָּא לִכְלַל מַגָּע – בָּא לִכְלַל מַשָּׂא, לֹא בָּא לִכְלַל מַגָּע – לֹא בָּא לִכְלַל מַשָּׂא, וְהָכָא הַיְינוּ טַעְמָא מִשּׁוּם דְּבָא לִכְלַל מַגָּע מִלְּפָנָיו.
Peut-être que Rabbi Yishmaël soutient le principe suivant : Ce qui entre dans la catégorie de l’impureté par contact entre dans la catégorie de l’impureté par portage ; ce qui n’entre pas dans la catégorie de l’impureté par contact n’entre pas dans la catégorie de l’impureté par portage. Et par conséquent, ici, dans la baraita citée ci-dessus, telle est la raison pour laquelle Rabbi Yishmaël a enseigné que celui qui porte une peau sur laquelle se trouvent deux demi-volumes d’olive de chair devient impur, bien que cela n’entre pas dans la catégorie de l’impureté par contact si quelqu’un touche l’extérieur de la peau : C’est parce que cela entre dans la catégorie de l’impureté par contact si quelqu’un touche directement la chair à l’intérieur de la peau. Par conséquent, un os de cuisse scellé, qui n’entre d’aucune manière dans la catégorie de l’impureté par contact, n’entre pas non plus dans la catégorie de l’impureté par portage.
אוֹ דִלְמָא לֵית לֵיהּ?
Ou peut-être Rabbi Yishmael ne soutient-il pas ce principe, et il soutiendrait que celui qui porte une peau sur laquelle se trouvent deux demi-volumes d’olive de chair devient impur, même si cela n’entrait pas dans la catégorie de l’impureté par contact si quelqu’un touchait directement la chair à l’intérieur de la peau. Et par conséquent, Rabbi Yishmael soutient qu’un os de cuisse scellé transmet l’impureté par portage bien qu’il n’entre d’aucune manière dans la catégorie de l’impureté par contact.
אֲמַר לֵיהּ: עוֹרְבָא פָּרַח.
Dans un effort pour éluder la question, Rabba bar Rav Huna détourna l’attention de Rav Avya l’Ancien et lui dit : Regarde, un corbeau vole dans le ciel.
אֲמַר לֵיהּ רָבָא בְּרֵיהּ: וְלָאו הַיְינוּ רַב אַוְיָא סָבָא מִפּוּמְבְּדִיתָא, דִּמְשַׁבַּח לַן מָר בְּגַוֵּיהּ דְּגַבְרָא רַבָּה הוּא? אֲמַר לֵיהּ: אֲנִי הַיּוֹם ״סַמְּכוּנִי בָּאֲשִׁישׁוֹת״, וּבְעָא מִינַּאי מִילְּתָא דְּבָעֵי טַעְמָא.
Rava, fils de Rabba bar Rav Houna, dit à son père : Mais n’est-ce pas Rav Avya l’Ancien de Poumbedita, que le Maître louait devant nous, disant que c’est un grand homme ? Si oui, pourquoi l’as-tu traité de cette manière et as-tu esquivé sa question ? Rabba bar Rav Houna lui dit : Aujourd’hui, je suis dans un état que décrit le mieux le verset : « Soutenez-moi avec des gâteaux de raisins ; réconfortez-moi avec des pommes » (Cantique des Cantiques 2:5), c’est-à-dire : je suis fatigué, et il m’a interrogé sur une question qui exige du raisonnement et un examen attentif, et je ne pouvais donc pas fournir de réponse immédiate.
אָמַר עוּלָּא: שְׁנֵי חֲצָאֵי זֵיתִים שֶׁתְּחָבָן בְּקֵיסָם, אֲפִילּוּ מוֹלִיךְ וּמֵבִיא כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ – טָהוֹר.
§Oulla dit : En ce qui concerne deux moitiés du volume d’une olive qu’on a embrochées avec un éclat de bois, même s’il les déplace d’avant en arrière toute la journée, il ne contracte pas l’impureté par le port, et il est pur.
מַאי טַעְמָא? כְּתִיב ״וְנִשָּׂא״ וְקָרֵינַן ״נוֹשֵׂא״, בָּעֵינַן ״נוֹשֵׂא״ וְהוּא דְּנִישָּׂא בְּבַת אַחַת.
La Guemara explique : Quelle en est la raison ? En ce qui concerne l’impureté transmise par le fait de porter, il est écrit : « Et celui qui porte [vahannosei] sa carcasse lavera ses vêtements et sera impur jusqu’au soir » (Lévitique 11:40). Les mots « et celui qui porte » dans l’expression « et celui qui porte » sont écrits vav, nun, sin, alef, ce qui peut se lire venisa, signifiant : est porté ; mais selon la vocalisation traditionnelle, nous lisons le mot comme nosei, signifiant : porte. De là, on déduit qu’en ce qui concerne l’impureté transmise par le fait de porter, nous exigeons qu’une personne porte [nosei] la mesure requise d’impureté d’une carcasse, c’est-à-dire un volume de la taille d’une olive, et que ce volume de la taille d’une olive puisse être porté [nissa] en une seule fois, sans l’aide d’un ustensile. Cette exigence n’est pas remplie dans le cas de deux demi-volumes de la taille d’une olive qu’une personne a embrochés avec un éclat de bois, car ils ne sont portés qu’avec l’aide d’un ustensile.
תְּנַן: הָיוּ עָלָיו שְׁנֵי חֲצָאֵי זֵיתִים – מְטַמְּאִין בְּמַשָּׂא וְלֹא בְּמַגָּע, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. אַמַּאי? וְהָא לָאו נִישָּׂא הוּא!
La Guemara objecte à la déclaration de Oulla : Nous avons appris dans la michna que si sur la peau il y avait deux moitiés du volume d’une olive, la peau transmet l’impureté d’une carcasse non abattue rituellement par le fait de porter, mais non par le contact avec la chair ; c’est l’opinion de Rabbi Yishmaël. Pourquoi transmet-elle l’impureté par le fait de porter ? Ce cas ne remplit pas l’exigence selon laquelle un volume d’une olive de chair impure doit pouvoir être porté en une seule fois sans l’aide d’un ustensile, puisque la peau est nécessaire pour les porter.
אָמַר רַב פָּפָּא: בִּמְרוּדָּד.
Rav Pappa dit : La michna traite d’un cas où une fine couche de chair était attachée à la peau. Bien qu’il n’y ait pas un seul morceau de chair de la taille d’une olive, les deux moitiés d’olive sont reliées par une bande de chair fine qui permet de porter les deux morceaux en même temps sans l’aide de la peau. Par conséquent, les morceaux transmettent l’impureté par le fait de porter, mais non par le contact.
תָּא שְׁמַע: מוֹדֶה רַבִּי עֲקִיבָא בִּשְׁנֵי חֲצָאֵי זֵיתִים שֶׁתְּחָבָן בְּקֵיסָם וֶהֱסִיטָן שֶׁהוּא טָמֵא. אַמַּאי? וְהָא לָאו נִישָּׂא הוּא! הָכִי נָמֵי בִּמְרוּדָּד.
La Guemara suggère : Viens et entends une réfutation de l’opinion de Oulla à partir de ce qui est énoncé dans la michna : Rabbi Akiva concède dans le cas de deux moitiés du volume d’une olive, lorsqu’on les a embrochées avec un éclat de bois et qu’on les a déplacées, qu’il est impur. Pourquoi ? Ce cas ne remplit pas l’exigence selon laquelle un volume d’une olive de chair impure doit pouvoir être transporté en une seule fois sans l’aide d’un ustensile. La Guemara rejette cette réfutation : Ici aussi, en ce qui concerne la déclaration de Rabbi Akiva, la michna traite d’un cas d’une fine couche de chair reliant les deux morceaux.
כְּתַנָּאֵי: אֶחָד הַנּוֹגֵעַ וְאֶחָד הַמֵּסִיט, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אַף הַנּוֹשֵׂא. אַטּוּ נוֹשֵׂא לָאו מֵסִיט הוּא?
La Guemara suggère : L’opinion de Oulla est comme un côté d’un différend entre des tannaïm, comme cela est enseigné dans une baraita : En ce qui concerne deux morceaux de chair, dont aucun n’a le volume d’une olive, aussi bien celui qui touche que celui qui déplace les morceaux est impur. Rabbi Eliezer dit : Même celui qui porte les morceaux est impur. La Guemara demande : Qu’ajoute la déclaration de Rabbi Eliezer ? Est-ce à dire que porter n’est pas la même chose que déplacer ?
אֶלָּא לָאו הָכִי קָאָמַר: אֶחָד הַנּוֹגֵעַ וְאֶחָד הַמֵּסִיט בְּלֹא נִישָּׂא, וַאֲתָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר לְמֵימַר: וְהוּא דְּנִישָּׂא, וּמַאי ״אַף״? אֵימָא: וְהוּא דְּנִישָּׂא.
Au contraire, n’est-ce pas cela que la baraitadit : Tant celui qui touche que celui qui déplace des morceaux de chair est impur, même si une quantité de chair de la taille d’une olive ne peut pas être portée sans l’aide d’un ustensile ? Et Rabbi Eliezer vient dire : On ne devient impur que si une quantité de chair de la taille d’une olive peut être portée sans l’aide d’un ustensile. La Guemara demande : Mais si l’intention de la déclaration de Rabbi Eliezer est de qualifier celle des Sages, quel est le sens du mot même ? Au contraire, dis la déclaration de Rabbi Eliezer autrement : On est impur seulement si une quantité de chair de la taille d’une olive peut être portée sans l’aide d’un ustensile.
מַתְנִי׳ קוּלִית הַמֵּת
MICHNA : En ce qui concerne l’os de la cuisse d’un cadavre humain,