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עַד שֶׁיְּהֵא בָּאָרֶץ. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ לֹא לִגְרוֹר אֶת הַטְּפֵילָה וְלֹא עַד שֶׁיְּהֵא בָּאָרֶץ, אֶלָּא מְמַעֲטוֹ מִבִּפְנִים (מארבע) [מֵאַרְבָּעָה] טְפָחִים.
jusqu’à ce que le four lui-même repose simplement sur le sol et ne soit pas maintenu en place par du plâtre. Briser le four de cette manière rend le four pur, car il n’est plus considéré comme un ustensile. Rabbi Meir dit : Il n’est pas nécessaire de gratter la couche de plâtre, et il n’est certainement pas nécessaire de l’enlever jusqu’à ce que le four repose sur le sol. Au contraire, on pratique des entailles dans le four lui-même, réduisant sa taille de l’intérieur de la couche de plâtre, c’est-à-dire sans enlever la couche de plâtre, jusqu’à ce que la partie intacte mesure moins de quatre palmes.
כִּי מְמַעֵט לַהּ (מארבע) [מֵאַרְבָּעָה] מִיהָא טָהוֹר, אַמַּאי? לֵימָא: הָא חֲלִים וְקָאֵי!
Rabbi Meir soutient que, bien que briser une partie minoritaire de la structure du four soit insuffisant, dans tous les cas, lorsqu’on réduit la taille du four à moins de quatre paumes de hauteur, le four devient pur. Pourquoi en est-il ainsi, selon l’opinion de Reish Lakish ? Disons que ce four existe dans un état réparable, puisque le plâtre le maintient ensemble, et selon Reish Lakish il devrait donc être considéré comme relié et rester impur.
אֲמַר לֵיהּ רָבָא: וְאֵימָא מִדְּרַבָּנַן – גּוֹרֵר אֶת הַטְּפֵילָה עַד שֶׁיְּהֵא בָּאָרֶץ.
Rava dit à Rabbi Yirmeya : Au lieu de contester l’opinion de Reish Lakish à partir de la déclaration de Rabbi Meir, présente une preuve de son opinion à partir de la déclaration des Sages qui sont en désaccord avec Rabbi Meir et soutiennent que le four devient pur seulement si l’on gratte la couche de plâtre jusqu’à ce que le four repose sur le sol. Apparemment, les Sages soutiennent que le four n’est purifié que s’il est complètement et irréparablement brisé, ce qui appuie l’opinion de Reish Lakish selon ton raisonnement.
אֶלָּא אָמַר רָבָא: הָכִי קָאָמַר, תַּנּוּר שֶׁנִּטְמָא כֵּיצַד מְטַהֲרִין אוֹתוֹ? דִּבְרֵי הַכֹּל חוֹלְקוֹ לִשְׁלֹשָׁה, וְגוֹרֵר אֶת הַטְּפֵילָה עַד שֶׁיְּהֵא בָּאָרֶץ.
Au contraire, Rava a dit : Non seulement il n’y a aucune preuve contre l’opinion de Reish Lakish tirée de cette michna, puisque la déclaration des Sages appuie son opinion, mais Rabbi Meir peut même accepter l’opinion de Reish Lakish ; car voici ce que la michna dit : Comment purifie-t-on un four devenu impur ? Tous, même Rabbi Meir, sont d’accord pour dire qu’on le divise en trois parties et qu’on gratte la couche de plâtre jusqu’à ce que le four repose sur le sol.
וְהָרוֹצֶה שֶׁלֹּא יָבֹא תַּנּוּרוֹ לִידֵי טוּמְאָה, כֵּיצַד הוּא עוֹשֶׂה? חוֹלְקוֹ לִשְׁלֹשָׁה, וְגוֹרֵר אֶת הַטְּפֵילָה עַד שֶׁיְּהֵא בָּאָרֶץ. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ לֹא לִגְרוֹר אֶת הַטְּפֵילָה וְלֹא עַד שֶׁיְּהֵא בָּאָרֶץ, אֶלָּא מְמַעֲטוֹ מִבִּפְנִים מֵאַרְבָּעָה טְפָחִים.
Et quiconque souhaite que son four ne devienne pas susceptible à l’impureté, comment agit-il ? Les Sages soutiennent qu’il suit le même processus que celui nécessaire pour purifier un four impur : Dès le départ, il divise le four en trois parties et gratte la couche de plâtre jusqu’à ce que le four repose sur le sol. Rabbi Meir dit : En ce qui concerne un four qui n’est pas encore devenu impur, il n’est pas nécessaire de gratter la couche de plâtre, et il n’est certainement pas nécessaire de l’enlever jusqu’à ce que le four repose sur le sol. Au contraire, on réduit la taille du four de l’intérieur de la couche de plâtre jusqu’à ce que la partie intacte mesure moins de quatre palmes de hauteur.
אָמַר מָר: חוֹלְקוֹ לִשְׁלֹשָׁה.
§La Guemara examine la michna du traité Kelim citée ci-dessus. Le Maître a dit : Un four impur devient pur lorsqu'on le divise en trois parties, de sorte qu'aucune partie ne contienne la majeure partie du four. Mais on ne peut pas purifier le four en le divisant en deux parties, car l'une des parties contiendrait la majeure partie du four.
וּרְמִינְהוּ: תַּנּוּר, תְּחִלָּתוֹ אַרְבָּעָה, וּשְׁיָרָיו אַרְבָּעָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.
La Guemara soulève une contradiction à cette michna à partir d’une autre michna (Kelim 5:1) : Un four en argile dans son état d’origine, une fois sa construction achevée, est susceptible d’impureté rituelle s’il mesure quatre palmes de hauteur. Et concernant un four devenu impur puis brisé, si ses restes comprennent une pièce de quatre palmes de hauteur, cette pièce demeure impure. Telle est la déclaration de Rabbi Meir.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים בְּגָדוֹל, אֲבָל בְּקָטָן – תְּחִלָּתוֹ כׇּל שֶׁהוּא, מִשֶּׁתִּגָּמֵר מְלַאכְתּוֹ – שְׁיָרָיו בְּרוּבּוֹ.
Et les rabbins disent : Dans quel cas cette déclaration est-elle dite ? Elle est dite dans le cas d’un grand four, mais dans le cas d’un petit four, dans son état d’origine, toute taille suffit pour qu’il soit susceptible à l’impureté. Une fois sa fabrication achevée, si le four est devenu impur puis a été brisé, ses restes sont encore impurs dans un cas où ils contiennent la majeure partie du four.
וְכַמָּה ״כׇּל שֶׁהוּא״? אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי: טֶפַח, שֶׁכֵּן עוֹשִׂים (תנורים) [תַּנּוּרֵי] בָּנוֹת טֶפַח.
La Guemara explique : Et quelle est la petitesse de la taille définie par la michna comme n’importe quelle taille ? L’école de Rabbi Yannai dit : Un empan, car les gens fabriquent des fours miniatures d’un empan de hauteur.
טַעְמָא דְּאִיכָּא שְׁיָרָיו אַרְבַּע, הָא לֵיכָּא שְׁיָרָיו אַרְבַּע – טָהוֹר.
La Guemara déduit : Les Sages, dans cette michna, soutiennent que, concernant un grand four impur qui se brise, tout morceau restant mesurant quatre palmes demeure impur. Il est évident que la raison pour laquelle le four demeure impur est qu’il y a parmi ses restes des morceaux mesurant quatre palmes, mais s’il n’y a pas de restes du four mesurant quatre palmes, même si un morceau contient la majeure partie du four, le four devient pur. Cette opinion n’est pas conforme à l’opinion des Sages dans la michna citée précédemment.
אָמְרִי: הָתָם, דְּצַלְקֵיהּ מִצְלָק; הָכָא, דְּעַבְדֵיהּ גִּיסְטְרָא.
Les Sages dirent en réponse : Là-bas, concernant l’opinion des rabbins selon laquelle, s’il ne reste pas de morceaux mesurant quatre palmes, alors le four est pur, cette michna traite d’un cas où quelqu’un a coupé le four horizontalement, de sorte que les morceaux ne tiennent pas les uns sur les autres de manière stable. Ici, concernant l’opinion des rabbins selon laquelle un four impur ne devient pur que lorsqu’aucun morceau ne constitue la majeure partie du four, la michna traite d’un cas où quelqu’un a réduit le four à un tesson [gistera] en le coupant en deux verticalement, auquel cas un morceau contenant la majeure partie du four peut tenir debout tout seul.
אָמַר מָר: שְׁיָרָיו בְּרוּבּוֹ, רוּבּוֹ דְּטֶפַח לְמַאי הָוֵי?
§La Guemara examine la michna citée précédemment dans le traité Kelim. Le Maître a dit : Dans le cas d’un petit four, dans son état d’origine, toute taille suffit pour qu’il soit susceptible à l’impureté. Et une fois sa fabrication achevée, si le four est devenu impur puis a été brisé, ses restes sont encore impurs s’ils contiennent la majorité du four. La Guemara demande : Rabbi Yannai a expliqué que l’expression : toute taille, renvoie à une mesure d’une palme. À quelle fin un morceau de four de la taille de la majorité d’une palme est-il utilisable ? Puisqu’un si petit morceau n’est pas fonctionnel, pourquoi devrait-il rester impur ?
אָמַר אַבָּיֵי: שְׁיָרֵי גָּדוֹל בְּרוּבּוֹ, וְהָאָמְרִי רַבָּנַן אַרְבָּעָה? לָא קַשְׁיָא: הָא בְּתַנּוּרָא בַּר תִּשְׁעָה, הָא בְּתַנּוּרָא בַּר שִׁבְעָה.
Abaye a dit : L’énoncé de la michna : ses restes sont encore impurs s’ils contiennent la majeure partie du four, ne traite pas d’un petit four, mais enseigne plutôt que les restes d’un grand four demeurent impurs s’ils contiennent la majeure partie du four. La Guemara demande : Mais les Sages n’ont-ils pas dit dans la michna que tout morceau restant d’un grand four mesurant quatre largeurs de main demeure impur ? La Guemara répond : Cela n’est pas difficile. Cet énoncé des Sages selon lequel les restes d’un grand four demeurent impurs s’ils contiennent la majeure partie du four se réfère à un four mesurant neuf largeurs de main. Cet énoncé des Sages selon lequel tout morceau restant d’un grand four mesurant quatre largeurs de main demeure impur se réfère à un four mesurant sept largeurs de main.
לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא אָמְרִי לַהּ: אָמַר רַב הוּנָא מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי: וַאֲפִילּוּ שִׁיֵּיר בָּהּ כְּדֵי מַעְפּוֹרֶת.
§La Guemara revient pour discuter la michna du traité Kelim (28:8), mentionnée précédemment dans la Guemara (123a–b) : Dans le cas d’un vêtement rituellement impur que l’on commence à déchirer, une fois que la majorité du vêtement est déchirée, les deux sections ne sont plus considérées comme reliées, et le vêtement est pur. Rav Houna a dit au nom de Rabbi Shimon, fils de Rabbi Yossei, que même si la majorité du vêtement est déchirée, si une partie du vêtement de la taille d’un foulard reste intacte, le vêtement demeure impur. Certains donnent une autre version de la déclaration de Rav Houna : Rav Houna a dit au nom de Rabbi Yishmaël, fils de Rabbi Yossei : Si la majorité du vêtement est déchirée, le vêtement devient pur même si l’on a laissé un morceau non déchiré de la taille d’un foulard.
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא טַלִּית, אֲבָל עוֹר – חֲשִׁיב, וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ עוֹר נָמֵי לָא חֲשִׁיב.
En ce qui concerne cette déclaration de Rav Houna, Reish Lakish a dit : Les Sages ont enseigné que le vêtement est pur même si l’on a laissé une partie non déchirée de la taille d’un foulard, seulement en ce qui concerne un vêtement déchiré. Mais en ce qui concerne une peau, si la majeure partie a été déchirée et qu’il reste un morceau de la taille d’un foulard, ce morceau est considéré comme important et la peau reste impure. Et Rabbi Yoḥanan a dit : Même en ce qui concerne une peau déchirée, s’il reste un morceau de la taille d’un foulard, il n’est pas considéré comme important et la peau devient donc pure.
אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרֵישׁ לָקִישׁ: עוֹר טָמֵא מִדְרָס, חִישֵּׁב עָלָיו לִרְצוּעָה וְסַנְדָּלִין – כֵּיוָן שֶׁנָּתַן בּוֹ אִיזְמֵל טָהוֹר, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: עַד שֶׁיַּמְעִיטֶנּוּ מֵחֲמִשָּׁה טְפָחִים.
Rabbi Yoḥanan souleva une objection à l’opinion de Reish Lakish à partir de ce qui est enseigné dans la michna (Kelim 26:9) : En ce qui concerne une peau qui est impure d’une impureté transmise par le piétinement, si le propriétaire a eu l’intention concernant la peau d’en faire des lanières et des sandales, alors, lorsqu’il applique un scalpel à la peau, la peau devient pure ; telle est la déclaration de Rabbi Yehouda. Et les Sages disent : La peau ne devient pure que lorsqu’il réduit la peau à une mesure de moins de cinq palmes.
כִּי מְמַעֵט מִיהָא טָהוֹר, אַמַּאי? לֵימָא חֲשִׁיב! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – דְּקָא בָעֵי לֵיהּ לְמוֹשַׁב זָב.
Quoi qu’il en soit, lorsqu’on réduit la peau à une mesure de moins de cinq palmes, tout le monde s’accorde à dire qu’elle devient pure. Pourquoi en est-il ainsi ? Disons que la peau est considérée comme significative et qu’elle reste donc impure. Reish Lakish répondit : Ici, nous traitons d’un cas où l’on a besoin de la peau coupée pour un siège que l’on souhaite désigner pour un homme ayant un écoulement semblable à la gonorrhée [zav]. Puisqu’un morceau de peau mesurant moins de cinq palmes ne peut pas servir de siège, il n’est pas considéré comme significatif dans un tel cas.
מַתְנִי׳ עוֹר שֶׁיֵּשׁ עָלָיו כְּזַיִת בָּשָׂר, הַנּוֹגֵעַ בְּצִיב הַיּוֹצֵא מִמֶּנּוּ, וּבְשַׂעֲרָה שֶׁכְּנֶגְדּוֹ – טָמֵא.
MICHNA : Dans le cas d’une peau d’une carcasse non abattue rituellement sur laquelle se trouve un volume d’olive de chair, celui qui touche une fibre de chair qui sort de la chair ou un poil qui se trouve du côté de la peau opposé à la chair est rituellement impur. Bien qu’il n’ait pas touché un volume d’olive de la chair, il devient impur par l’impureté d’une carcasse non abattue rituellement. La raison en est que la fibre de chair a le même statut que la chair elle-même, et le poil est considéré comme une protection pour la chair, qui a elle aussi le même statut que la chair en ce qui concerne celui qui la touche.
הָיוּ עָלָיו כִּשְׁנֵי חֲצָאֵי זֵיתִים, מְטַמֵּא בְּמַשָּׂא וְלֹא בְּמַגָּע, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: לֹא בְּמַגָּע וְלֹא בְּמַשָּׂא. וּמוֹדֶה רַבִּי עֲקִיבָא בִּשְׁנֵי חֲצָאֵי זֵיתִים שֶׁתְּחָבָן בְּקֵיסָם וֶהֱסִיטָן, שֶׁהוּא טָמֵא. וּמִפְּנֵי מָה רַבִּי עֲקִיבָא מְטַהֵר בָּעוֹר? מִפְּנֵי שֶׁהָעוֹר מְבַטְּלָן.
Si sur la peau il y avait deux demi-volumes de la taille d’une olive, la peau transmet l’impureté d’une carcasse non abattue au moyen du portage, parce qu’on les déplace ensemble, mais non au moyen du contact avec la chair, parce qu’on les touche séparément ; telle est l’opinion de Rabbi Yishmael. Rabbi Akiva dit : La peau ne transmet pas l’impureté, ni au moyen du contact ni au moyen du portage. Et Rabbi Akiva concède dans le cas de deux demi-volumes de la taille d’une olive que, si on les a embrochés avec un éclat de bois et qu’on les a déplacés, on est impur. Et pour quelle raison Rabbi Akiva considère-t-il quelqu’un comme rituellement pur dans un cas où il a déplacé les deux demi-volumes de la taille d’une olive avec la peau, alors que dans ce cas aussi il les a déplacés ensemble ? C’est parce que la peau fait séparation entre eux et les annule.
גְּמָ׳ אָמַר עוּלָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא פְּלָטַתּוּ חַיָּה, אֲבָל פְּלָטַתּוּ סַכִּין – בָּטֵיל.
GUEMARA : La michna enseigne que, dans le cas d’une peau d’une carcasse non abattue sur laquelle se trouve une quantité de chair de la taille d’une olive, la chair n’est pas annulée par la peau, et par conséquent celui qui touche un filament de chair sortant de la chair est rituellement impur. À propos de cette section de la michna, Oulla a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Les Sages ont enseigné cette halakha seulement dans un cas où un animal a arraché le morceau de chair, par exemple une morsure de chien. Mais si une personne a utilisé un couteau pour couper la chair, la chair est annulée par la peau, parce que la personne a annulé la chair par son acte.
אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן לְעוּלָּא: אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן אֲפִילּוּ כְּתַרְטָא? אֲמַר לֵיהּ: אִין. וַאֲפִילּוּ כְּנַפְיָא? אֲמַר לֵיהּ: אִין. אֲמַר לֵיהּ: הָאֱלֹהִים! אִם אָמַר לִי רַבִּי יוֹחָנָן מִפּוּמֵּיהּ – לָא צָיֵיתְנָא לֵיהּ.
Rav Naḥman dit à Oulla : Rabbi Yoḥanan a-t-il dit cette halakhamême au sujet d’un grand morceau de viande de la taille d’une tarta, c’est-à-dire un quart de kav ? Oulla lui dit : Oui. Rav Naḥman fut surpris et demanda : Et l’a-t-il dit même au sujet d’un morceau de viande de la taille d’un tamis ? Oulla lui dit : Oui. Rav Naḥman jura et lui dit : Par Dieu ! Même si Rabbi Yoḥanan m’avait dit cette déclaration à moi directement de sa propre bouche, je ne l’aurais pas écouté.
כִּי סְלֵיק רַב אוֹשַׁעְיָא, אַשְׁכְּחֵיהּ לֵיהּ לְרַבִּי אַמֵּי, אַמְרַהּ לִשְׁמַעְתָּיה קַמֵּיהּ: הָכִי אֲמַר עוּלָּא, וְהָכִי אַהְדַּר לֵיהּ רַב נַחְמָן. אֲמַר לֵיהּ: וּמִשּׁוּם דְּרַב נַחְמָן חַתְנֵיהּ דְּבֵי נְשִׂיאָה הוּא, מְזַלְזֵל בִּשְׁמַעְתֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן?!
Lorsque Rav Oshaya monta de Babylonie en Eretz Yisrael, il trouva Rabbi Ami, et énonça devant lui cette halakha : Voici ce qu’a dit Ulla et voici ce que Rav Naḥman lui a répondu. Rav Oshaya dit à Rabbi Ami : Et simplement parce que Rav Naḥman est le gendre de la famille du Nasi, peut-il rabaisser l’énoncé halakhique de Rabbi Yoḥanan ?
זִמְנִין אַשְׁכְּחֵיהּ דְּיָתֵיב וְקָאָמַר לַהּ אַסֵּיפָא: הָיוּ עָלָיו שְׁנֵי חֲצָאֵי זֵיתִים – מְטַמְּאִים בְּמַשָּׂא וְלֹא בְּמַגָּע, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: לֹא בְּמַגָּע וְלֹא בְּמַשָּׂא.
Une autre fois, Rav Oshaya trouva Rabbi Ami assis en train d’énoncer cette halakha concernant la clause finale de la michna : Si sur la peau il y avait deux moitiés du volume d’une olive, la peau transmet l’impureté d’une carcasse non abattue rituellement par le fait de porter, mais non par le contact avec la chair, car il les touche séparément et les déplace ensemble ; c’est l’avis de Rabbi Yishmaël. Rabbi Akiva dit : Elle transmet l’impureté ni par le contact ni par le fait de porter.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא פְּלָטַתּוּ חַיָּה, אֲבָל פְּלָטַתּוּ סַכִּין – בָּטֵיל.
En ce qui concerne cette section de la michna, Rabbi Yoḥanan a dit : Les Sages ont enseigné l’opinion de Rabbi Yishmaël selon laquelle la peau transmet l’impureté d’une carcasse non abattue par le fait de porter seulement dans un cas où un animal a détaché les demi-volumes d’olive de chair de l’animal. Mais, si une personne a utilisé un couteau pour détacher les demi-volumes d’olive de chair, la chair est annulée. Si Rav Naḥman avait entendu que la déclaration de Rabbi Yoḥanan avait été dite au sujet d’un cas de demi-volumes d’olive de chair, il n’aurait pas été surpris que cette halakha s’applique aussi à des morceaux de chair qui, ensemble, atteignent la taille d’une tarta ou d’un tamis.
אֲמַר לֵיהּ מָר אַסֵּיפָא מַתְנֵי לַהּ? אֲמַר לֵיהּ: אִין. וְאֶלָּא עוּלָּא אַרֵישָׁא אַמְרַהּ נִיהֲלַיְכוּ? אֲמַר לֵיהּ: אִין. אֲמַר לֵיהּ: הָאֱלֹהִים, אִי אָמַר לִי יְהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן מִשְּׁמֵיהּ – לָא צָיֵיתְנָא לֵיהּ!
Rav Oshaya dit à Rabbi Ami : Le Maître enseigne-t-il cette halakha au sujet de la clause finale de la michna, mais non au sujet de la première section de la michna qui traite du cas d’une quantité complète de chair de la taille d’une olive ? Rabbi Ami lui dit : Oui. Mais Ulla t’a-t-il dit cette déclaration halakhique de Rabbi Yoḥanan en Babylonie au sujet de la première clause de la michna ? Rav Oshaya lui dit : Oui. Rabbi Ami lui dit : Si tel est le cas, Rav Naḥman avait raison dans son étonnement au sujet de la halakha de Rabbi Yoḥanan. Par la Torah, même si Josué, fils de Noun, m’avait dit cette halakha de sa propre autorité, c’est-à-dire de sa propre bouche, je ne l’aurais pas écouté.
כִּי אֲתָא רָבִין וְכׇל נָחוֹתֵי, אַמְרוּהָ אַרֵישָׁא. וְאֶלָּא קַשְׁיָא? כִּדְאָמַר רַב פָּפָּא:
Lorsque Ravin et tous ceux qui descendirent d’Eretz Yisrael arrivèrent en Babylonie, ils rapportèrent cette halakha de Rabbi Yoḥanan concernant la première clause de la michna. La Guemara objecte : Mais la chose est difficile. Si une quantité de chair de la taille d’une olive est annulée du fait d’être coupée avec un couteau, il devrait en être de même pour des mesures plus grandes, comme une tarta, ce qui est déraisonnable, car les gens ne négligeraient généralement pas une quantité aussi importante. La Guemara résout cette difficulté conformément à ce qu’a dit Rav Pappa au sujet d’une autre question :

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