וַהֲדַר מַיְיתֵי לַהּ לְעׇרְלָה ״פְּרִי״ ״פְּרִי״ מִבִּכּוּרִים.
Et alors il dérive la halakha du liquide qui émane de orla à partir des prémices au moyen d’une analogie verbale entre une occurrence du mot fruit et une autre occurrence du mot fruit. En ce qui concerne orla, le verset déclare : « Et vous considérerez son fruit comme interdit » (Lévitique 19:23), et en ce qui concerne les prémices, le verset déclare : « Et tu prendras des prémices de tout le fruit de la terre » (Deutéronome 26:2). Par conséquent, de même qu’en ce qui concerne les prémices, le statut du liquide qui émane du produit est comme celui du produit uniquement pour les raisins et les olives, de même en ce qui concerne orla, on ne reçoit la flagellation que pour avoir bu le liquide de raisins et d’olives, mais non pour avoir bu le liquide d’autres types de produits.
וְהָאָלָל. מַאי אָלָל? רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: מַרְטְקָא, וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: בָּשָׂר שֶׁפְּלָטַתּוּ סַכִּין.
§La michna enseigne que le alal s’associe à la chair pour constituer le volume requis d’un œuf afin de transmettre l’impureté des aliments, bien qu’il ne soit pas considéré comme un aliment en soi. La Guemara demande : À quoi le terme alal fait-il référence ? Rabbi Yoḥanan dit : Il fait référence au ligament nucal [marteka]. Et Reish Lakish dit : Il fait référence au résidu de viande qui reste attaché à la peau après que le couteau a dépouillé la chair.
מֵיתִיבִי: ״וְאוּלָם אַתֶּם טֹפְלֵי שָׁקֶר רֹפְאֵי אֱלִל כֻּלְּכֶם״. בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר מַרְטְקָא – הַיְינוּ דְּלָאו בַּר רְפוּאָה הוּא, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר בָּשָׂר שֶׁפְּלָטַתּוּ סַכִּין – בַּר רְפוּאָה הוּא!
La Guemara soulève une objection à l’explication de Reish Lakish à partir de ce qui est écrit : « Mais vous êtes des enduiseurs de mensonge, vous êtes tous des médecins sans valeur [elil] » (Job 13:4). Le terme « sans valeur [elil] » provient de la même racine linguistique que le mot alal. Soit, selon celui qui dit que le mot alal désigne le ligament nucal, c’est-à-dire Rabbi Yoḥanan, c’est pourquoi Job accusait ses compagnons de donner des conseils sans mérite, en faisant une analogie avec un médecin qui tente de guérir le ligament nucal, qui ne peut pas être guéri. Mais selon celui qui dit que le mot alal désigne le résidu de chair qui reste attaché à la peau après que le couteau a écorché la chair, c’est-à-dire Reish Lakish, la chair qui pend de la peau peut être guérie.
בָּאָלָל דִּקְרָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְלִיגִי; כִּי פְּלִיגִי – בָּאָלָל דְּמַתְנִיתִין.
La Guemara répond : En ce qui concerne le terme elil dans le verset, tout le monde est d’accord pour dire qu’il fait référence au ligament nucal. Lorsque Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish sont en désaccord, c’est en ce qui concerne la définition du terme alal employé par les Sages dans la michna.
תָּא שְׁמַע, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הָאָלָל הַמְכוּנָּס, אִם יֵשׁ כְּזַיִת בְּמָקוֹם אֶחָד – חַיָּיבִין עָלָיו, וְאָמַר רַב הוּנָא: וְהוּא שֶׁכִּנְּסוֹ.
Viens et entends une résolution tirée de ce qui est enseigné dans la michna : Rabbi Yehouda dit : En ce qui concerne le alal qui a été rassemblé, s’il y en a un volume d’une olive en un seul endroit, il transmet l’impureté des carcasses animales. Par conséquent, celui qui en mange ou le touche puis mange de la nourriture consacrée ou entre dans le Temple est passible de karetpour cela. Et Rav Houna a dit : Cette halakhane s’applique que lorsqu’une personne halakhiquement compétente a rassemblé le alal en un seul endroit, mais non si le alal a été rassemblé par un enfant ou sans intervention humaine. En le rassemblant en un seul endroit, la personne indique qu’elle le considère comme de la nourriture.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר בָּשָׂר שֶׁפְּלָטַתּוּ סַכִּין, הַיְינוּ דְּכִי אִיכָּא כְּזַיִת מִיחַיַּיב, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר מַרְטְקָא, כִּי אִיכָּא כְּזַיִת מַאי הָוֵי? עֵץ בְּעָלְמָא הוּא!
Certes, selon celui qui dit que le mot alal fait référence au résidu de viande qui reste attaché à la peau après que le couteau a dépouillé la chair, c’est-à-dire Reish Lakish, c’est la raison pour laquelle Rabbi Yehuda dit que l’on est tenu pour responsable lorsqu’il y a un volume d’une olive de alal rassemblé en un seul endroit, parce que la personne qui l’a rassemblé le considère comme de la nourriture. Mais selon celui qui dit que le mot alal fait référence au ligament nucal, c’est-à-dire Rabbi Yoḥanan, même dans un cas où il y a un volume d’une olive de alal rassemblé en un seul endroit, qu’importe ? Ce n’est que du bois, c’est-à-dire que cela est impropre à la consommation.
אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה לָא פְּלִיגִי, כִּי פְּלִיגִי אַלִּיבָּא דְּרַבָּנַן: רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: מַרְטְקָא נָמֵי מִצְטָרֵף, וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: דַּוְקָא בָּשָׂר שֶׁפְּלָטַתּוּ סַכִּין, אֲבָל מַרְטְקָא לָא מִצְטָרֵף.
La Guemara répond : Selon l’opinion de Rabbi Yehouda, Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish ne sont pas en désaccord ; ils conviennent que le terme alal désigne le résidu de viande attaché à la peau après que le couteau a écorché la chair. Lorsqu’ils sont en désaccord, cela concerne la définition du mot alal selon l’opinion des Sages. Rabbi Yoḥanan dit : Les Sages soutiennent que le ligament nucal s’ajoute également à la viande pour constituer la mesure requise d’un volume d’œuf afin de transmettre l’impureté alimentaire. Et Reish Lakish dit : Les Sages soutiennent que spécifiquement le résidu de viande qui est attaché à la peau après que le couteau a écorché la viande s’ajoute à la chair, mais le ligament nucal ne s’ajoute pas.
הַאי בָּשָׂר שֶׁפְּלָטַתּוּ סַכִּין, הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּחַשֵּׁיב עֲלֵיהּ – אֲפִילּוּ בְּאַנְפֵּי נַפְשֵׁיהּ מִיטַּמֵּא, וְאִי דְּלָא חַשֵּׁיב עֲלֵיהּ – בַּטּוֹלֵיה בַּטְּלֵיהּ!
Quelles sont les circonstances de cela qui est enseigné dans la michna, à savoir que le résidu de viande qui est attaché à la peau après que le couteau a écorché la chair s’unit à la viande pour constituer la mesure d’un volume d’œuf requise pour transmettre l’impureté des aliments ? Si c’est un cas où l’on a l’intention de manger ce résidu de viande, alors il peut devenir impur non seulement en s’unissant à la viande, mais même à lui seul, comme tout autre aliment. Et si c’est un cas où l’on n’a pas l’intention de manger ce résidu de viande, pourquoi serait-il susceptible à l’impureté en quoi que ce soit ? On a complètement annulé son statut d’aliment.
רַבִּי אָבִין וְרַבִּי מְיָישָׁא, חַד אָמַר: מִקְצָתוֹ חִישֵּׁב עָלָיו.
Rabbi Avin et Rabbi Meyasha ont répondu à ce dilemme. L’un a dit : Il s’agit d’un cas où quelqu’un a l’intention de manger une partie du résidu de viande, mais on ne sait pas quelle partie. Par conséquent, le résidu de viande n’est pas susceptible à l’impureté par lui-même, car il n’est pas entièrement considéré comme de la nourriture, mais la partie qu’il a l’intention de manger s’unit à la viande pour constituer la mesure d’un volume d’un œuf.
וְחַד אָמַר: מִקְצָתוֹ פְּלָטַתּוּ חַיָּה, וּמִקְצָתוֹ פְּלָטַתּוּ סַכִּין.
Et l’un dit : Il s’agit d’un cas où l’on n’a pas l’intention de manger une quelconque partie des résidus de viande. Au contraire, un animal a arraché une partie des résidus de viande attachés à la peau, et par conséquent cette partie des résidus de viande conserve son statut d’aliment. Et le couteau a coupé une partie des résidus de viande, et l’on a donc annulé son statut d’aliment à l’égard de cette partie. Puisqu’il est incertain de savoir quelle partie a été coupée par un couteau et quelle partie a été arrachée par un animal, les résidus de viande eux-mêmes ne sont pas susceptibles d’impureté, mais la partie qui a été arrachée par un animal s’unit à la viande pour constituer la mesure d’un volume d’un œuf.
תְּנַן הָתָם: הַחַרְטוֹם וְהַצִּפׇּרְנַיִם מִיטַּמְּאִין וּמְטַמְּאִין וּמִצְטָרְפִין. חַרְטוֹם – עֵץ בְּעָלְמָא הוּא!
§La michna a déclaré que les cornes se joignent à la chair pour constituer le volume d’un œuf requis afin de transmettre l’impureté des aliments. La Guemara commente que nous avons appris dans une michna ailleurs (Toharot 1:2) : Le bec et les serres d’un oiseau qui entrent en contact avec un animal rampant peuvent devenir impurs et transmettre l’impureté aux aliments, et se joindre à la chair attenante pour constituer la mesure requise afin de transmettre l’impureté. La Guemara demande : Pourquoi un bec se joint-il à la chair pour transmettre l’impureté ? Ce n’est que du bois, c’est-à-dire qu’il n’est pas propre à la consommation.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: בְּחַרְטוֹם תַּחְתּוֹן. תַּחְתּוֹן נָמֵי עֵץ בְּעָלְמָא הוּא! אָמַר רַב פָּפָּא: תַּחְתּוֹן שֶׁל עֶלְיוֹן.
Rabbi Elazar dit : La michna est énoncée au sujet de la partie inférieure du bec, c’est-à-dire la mandibule inférieure. La Guemara objecte : La mandibule inférieure aussi n’est que du bois. Rav Pappa dit : La michna traite de la partie inférieure de la mandibule supérieure et fait référence à la membrane à l’intérieur de la bouche qui est attachée au bec.
צִפׇּרְנַיִם, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מָקוֹם (המובלעים) [הַמּוּבְלָע] בַּבָּשָׂר.
De même, en ce qui concerne les griffes mentionnées dans cette michna, Rabbi Elazar dit : Cette michna ne traite pas des griffes elles-mêmes, mais plutôt de l’endroit à la base de la griffe qui est inclus dans la chair.
קַרְנַיִם, אָמַר רַב פָּפָּא: בִּמְקוֹם שֶׁחוֹתְכִין וְיוֹצֵא מֵהֶן דָּם.
De même, en ce qui concerne les cornes mentionnées dans la michna, Rav Pappa dit : La michna ne traite pas de la substance dure de la corne, mais fait plutôt référence à l’endroit à la base des cornes où l’on coupe les cornes et d’où le sang s’écoule.
כְּיוֹצֵא בּוֹ, הַשּׁוֹחֵט בְּהֵמָה.
§La michna enseigne : De même, dans le cas de quelqu’un qui abat un animal non casher pour un gentil, et que l’animal tressaute encore et entre en contact avec une source d’impureté, il transmet l’impureté des aliments, mais ne transmet pas l’impureté d’une carcasse animale.
אָמַר רַבִּי אַסִּי: שׁוֹנִין יִשְׂרָאֵל בִּטְמֵאָה, וְגוֹי בִּטְהוֹרָה – צְרִיכִין מַחְשָׁבָה וְהֶכְשֵׁר מַיִם מִמָּקוֹם אַחֵר.
Rabbi Asi dit : Certains Sages enseignent que, lorsqu’un Juif abat un animal non casher ou qu’un non-Juif abat un animal casher, pour qu’il soit susceptible à l’impureté des aliments, il est nécessaire que l’intention de celui qui effectue l’abattage soit que la chair soit désignée comme aliment alors qu’elle tressaute encore. Et, en outre, pour que l’animal soit rendu susceptible à l’impureté, il faut un contact avec de l’eau ou un autre liquide qui rend les aliments susceptibles à l’impureté provenant d’un autre endroit. Le sang de cet abattage n’est pas considéré comme un liquide qui rend les aliments susceptibles à l’impureté, car il a coulé d’un abattage valide.
הֶכְשֵׁר לְמָה לִי? סוֹפוֹ לְטַמֵּא טוּמְאָה חֲמוּרָה, וְכֹל שֶׁסּוֹפוֹ לְטַמֵּא טוּמְאָה חֲמוּרָה – לָא בָּעֵי הֶכְשֵׁר.
La Guemara demande : Pourquoi ai-je besoin que l’animal entre en contact avec un liquide pour qu’il devienne susceptible à l’impureté des aliments ? La chair de l’animal finira par devenir impure avec un niveau plus sévère d’impureté lorsqu’il mourra, c’est-à-dire l’impureté d’une carcasse animale. Et tout aliment qui finira par devenir impur avec un niveau plus sévère d’impureté ne nécessite pas de contact avec un liquide pour devenir susceptible à l’impureté des aliments.
דְּתָנֵי דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״וְכִי יֻתַּן מַיִם עַל זֶרַע״, מָה זְרָעִים שֶׁאֵין סוֹפָן לְטַמֵּא טוּמְאָה חֲמוּרָה צְרִיכִין הֶכְשֵׁר, אַף כֹּל שֶׁאֵין סוֹפוֹ לְטַמֵּא טוּמְאָה חֲמוּרָה צָרִיךְ הֶכְשֵׁר.
La Guemara explique maintenant la source de ce principe. Comme l’enseigne l’école de Rabbi Yishmael : En ce qui concerne le fait de rendre un aliment susceptible à l’impureté par contact avec un liquide, le verset déclare : « Mais si de l’eau est mise sur la semence, et qu’une partie de la carcasse tombe dessus, elle est impure pour vous » (Lévitique 11:38). De même que les graines, qui ne contracteront jamais un niveau plus grave d’impureté, puisqu’aucune forme d’impureté grave ne s’applique aux aliments autres que la viande, requièrent un contact avec un liquide pour les rendre susceptibles à leur niveau moins grave d’impureté, de même tout aliment qui ne contractera jamais un niveau plus grave d’impureté requiert un contact avec un liquide pour être rendu susceptible à l’impureté des aliments. En revanche, tout aliment qui deviendra impur avec un niveau d’impureté plus grave ne requiert pas de contact avec un liquide pour être rendu susceptible à l’impureté des aliments.
וְתַנְיָא, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: מִפְּנֵי מָה אָמְרוּ נִבְלַת עוֹף טָהוֹר צְרִיכָה מַחְשָׁבָה וְאֵינָהּ צְרִיכָה הֶכְשֵׁר? מִפְּנֵי
Et de même, il est enseigné dans une baraita que Rabbi Yossei dit : Pour quelle raison les Sages ont-ils dit que, pour que la carcasse d’un oiseau casher devienne susceptible à l’impureté, il faut l’intention de celui qui effectue l’abattage de désigner l’animal comme nourriture, mais il n’est pas nécessaire que l’oiseau soit rendu susceptible à l’impureté par contact avec un liquide ? La raison est parce que