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דִּילְמָא חַד מִינַּיְיהוּ טְרֵיפָה הוּא? אֶלָּא לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן: זִיל בָּתַר רוּבָּא.
que peut-être l’un des animaux, le bouc émissaire, est une tereifa. Puisqu’il n’est pas abattu, mais plutôt précipité vivant du haut d’une falaise, il n’y a aucun moyen d’établir qu’il n’est pas une tereifa. Mais, n’est-ce pas la raison pour laquelle nous ne nous en préoccupons pas le fait que nous disons : Suis la majorité des animaux, qui ne sont pas des tereifot ?
וְכִי תֵּימָא, מַאי נָפְקָא לַן מִינַּהּ? הָא אֵין גּוֹרָל קוֹבֵעַ לַעֲזָאזֵל אֶלָּא בְּדָבָר הָרָאוּי לַשֵּׁם. וְכִי תֵּימָא דְּבָדְקִינַן לֵיהּ, וְהָתְנַן: לֹא הָיָה מַגִּיעַ לְמַחֲצִית הֶהָר עַד שֶׁנַּעֲשֶׂה אֵבָרִים אֵבָרִים.
Et si tu voulais rejeter cette preuve et dire qu’il n’y a pas besoin d’examen, car quelle différence pratique cela fait-il pour nous qu’il soit une tereifa, puisqu’il n’est ni mangé ni sacrifié, et les deux boucs sont valides a posteriori même s’ils ne sont pas égaux (voir Yoma 62a) ; le tirage au sort ne désigne-t-il pas le bouc pour Azazel seulement à l’égard d’un élément, un bouc, qui est apte au sacrifice pour le Seigneur ? Et si tu dis que nous examinons le bouc après qu’il a été jeté de la falaise et que nous ne nous fions pas à la majorité, mais n’avons-nous pas appris dans une michna (Yoma 67a) : Le bouc n’atteignait pas la moitié de la montagne avant d’être déchiré membre par membre.
רַב מָרִי אָמַר: אָתְיָא מִמַּכֵּה אָבִיו וְאִמּוֹ, דְּאָמַר רַחֲמָנָא קַטְלֵיהּ, וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא לָאו אָבִיו הוּא? אֶלָּא לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן: זִיל בָּתַר רוּבָּא, וְרוֹב בְּעִילוֹת אַחַר הַבַּעַל.
Rav Mari a dit : Le fait que l’on suive une majorité non quantifiable est dérivé de la halakha de celui qui frappe son père ou sa mère, au sujet de qui le Miséricordieux déclare : Tuez-le (voir Exode 21:15). Rav Mari précise : Mais ne devrions-nous pas craindre que peut-être l’homme qu’il a frappé ne soit pas réellement son père ? Plutôt, la raison pour laquelle nous ne nous en inquiétons pas n’est-elle pas due au fait que nous disons : Suivez la majorité, et la majorité des actes de rapports sexuels accomplis par une femme mariée sont attribuables au mari.
מִמַּאי? דִּלְמָא כְּגוֹן שֶׁהָיוּ אָבִיו וְאִמּוֹ חֲבוּשִׁים בְּבֵית הָאֲסוּרִין! אֲפִילּוּ הָכִי, אֵין אַפּוֹטְרוֹפּוֹס לַעֲרָיוֹת.
La Guemara demande : D’où cette conclusion est-elle tirée ? Peut-être s’agit-il d’un cas , au moment où il a été conçu, sa mère et son père étaient incarcérés ensemble en prison. Par conséquent, le fait que ce soit son père qu’il ait frappé repose sur une certitude, et non sur une majorité. La Guemara répond : Même ainsi, il n’y a pas de tuteur [apotropos] pour réfréner l’immoralité sexuelle, et l’identité de son père ne repose pas sur une certitude.
רַב כָּהֲנָא אָמַר: אָתְיָא מֵהוֹרֵג אֶת הַנֶּפֶשׁ, דְּאָמַר רַחֲמָנָא: קַטְלֵיהּ, וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא טְרֵפָה הֲוָה? אֶלָּא לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן: זִיל בָּתַר רוּבָּא.
Rav Kahana a dit : Cela est dérivé de la halakha de celui qui tue une autre personne, au sujet de qui le Miséricordieux déclare : Tuez-le (voir Exode 21:12). Rav Kahana précise : Et devons-nous craindre que peut-être la personne qu’il a tuée était un tereifa, quelqu’un qui a une blessure ou un état qui entraînera sa mort dans les douze mois. Celui qui tue un tereifa est exempt de la peine capitale, car en ce sens, le statut halakhique d’un tereifa est celui d’une personne morte. Plutôt, n’est-ce pas la raison pour laquelle nous ne nous en préoccupons pas due au fait que nous disons : Suis la majorité des gens, qui ne sont pas des tereifot ?
וְכִי תֵּימָא דְּבָדְקִינַן לֵיהּ, הָא קָא מִינַּוַּול, וְכִי תֵּימָא מִשּׁוּם אִיבּוּד נְשָׁמָה דְּהַאי – נִינַוְּולֵיהּ, וְנֵיחוּשׁ שֶׁמָּא בִּמְקוֹם סַיִיף נֶקֶב הֲוָה.
Et si tu voulais rejeter cette preuve et dire que nous examinons le cadavre pour déterminer s’il était un tereifa, le cadavre ne serait-il pas mutilé par cet examen ? Et si tu disais que, en raison de la crainte de la possibilité d’une perte de vie injustifiée de ce meurtrier, nous mutilerons le cadavre pour déterminer si la victime était un tereifa, il resterait néanmoins nécessaire de s’appuyer sur la majorité, car craignons que peut-être il y avait une perforation à l’endroit où il a frappé la victime avec l’épée.
רָבִינָא אָמַר: אָתְיָא מֵעֵדִים זוֹמְמִין, דְּאָמַר רַחֲמָנָא: ״וַעֲשִׂיתֶם לוֹ כַּאֲשֶׁר זָמַם וְגוֹ׳״, וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא הָךְ דְּאַסְהִידוּ בֵּיהּ טְרֵפָה הֲוָה? אֶלָּא לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן: זִיל בָּתַר רוּבָּא.
Ravina a dit : Cela est dérivé de la halakha des témoins conspirateurs, au sujet desquels le Miséricordieux déclare : « Et tu lui feras comme il avait conspiré de faire à son frère » (Deutéronome 19:19). Si les témoins ont faussement témoigné qu’une personne est coupable d’une infraction capitale, ils sont passibles de la peine de mort. Et devons-nous craindre que peut-être cette personne contre laquelle ils ont témoigné était une tereifa, et qu’ils ne devraient pas être exécutés pour avoir conspiré afin qu’une tereifa soit exécutée ? Au contraire, n’est-ce pas la raison pour laquelle nous ne nous en préoccupons pas due au fait que nous disons : Suis la majorité des gens, qui ne sont pas des tereifot ?
וְכִי תֵּימָא דְּבָדְקִינַן לֵיהּ, וְהָתַנְיָא: בְּרַבִּי אוֹמֵר: לֹא הָרְגוּ – נֶהֱרָגִין, הָרְגוּ – אֵין נֶהֱרָגִין.
Et si tu disais, pour rejeter cette preuve, que nous examinons le cadavre de l’accusé exécuté afin de déterminer s’il était un tereifa, n’est-il pas enseigné dans une baraita qu’un Sage éminent [beribbi] dit au sujet de témoins qui ont conspiré pour faire mettre à mort une personne sur la base de leur témoignage : Si les témoins conspirateurs n’ont pas encore tué l’accusé par leur témoignage, ils sont exécutés ; mais s’ils ont tué l’accusé par leur témoignage, ils ne sont pas exécutés.
רַב אָשֵׁי אָמַר: אָתְיָא מִשְּׁחִיטָה עַצְמָהּ, דְּאָמַר רַחֲמָנָא: שְׁחוֹט וֶאֱכוֹל, וְלֵיחוּשׁ שֶׁמָּא בִּמְקוֹם נֶקֶב קָא שָׁחֵיט? אֶלָּא לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן: זִיל בָּתַר רוּבָּא.
Rav Ashi a dit : Le principe selon lequel on suit une majorité non quantifiable est dérivé de la halakha de l’abattage rituel lui-même, au sujet de laquelle le Miséricordieux déclare : Abats l’animal et mange-le. Et pourquoi ne nous inquiéterions-nous pas du fait que peut-être il abat l’animal à l’endroit d’une perforation préexistante ? Au contraire, n’est-ce pas la raison pour laquelle nous ne nous en inquiétons pas due au fait que nous disons : Suis la majorité des animaux qui ne sont pas des tereifot ?
אָמַר רַב אָשֵׁי: אַמְרִיתָא לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַב כָּהֲנָא, וְאָמְרִי לָהּ רַב כָּהֲנָא קַמֵּיהּ דְּרַב שִׁימִי, וַאֲמַר לֵיהּ: וְדִלְמָא הֵיכָא דְּאֶפְשָׁר – אֶפְשָׁר, הֵיכָא דְּלָא אֶפְשָׁר – לָא אֶפְשָׁר.
Rav Ashi a dit : J’ai énoncé cette halakha devant Rav Kahana, et certains disent que Rav Kahana a énoncé cette halakhadevant Rav Shimi, et le Sage devant qui la halakha a été énoncée a dit à celui qui l’a énoncée : Et peut-être que là où il est possible d’examiner la situation, cela est possible, et on ne suit pas la majorité ; mais là où il n’est pas possible d’examiner la situation, cela n’est pas possible, et on suit la majorité.
דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, לְרַבִּי מֵאִיר דְּחָיֵישׁ לְמִיעוּטָא, הָכִי נָמֵי דְּלָא אָכֵיל בִּישְׂרָא? וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי,
Comme si tu ne disais pas cela, alors selon Rabbi Meir, qui malgré l’existence d’une majorité prend la minorité en considération et ne suit pas la majorité, est-il vraiment vrai qu’on ne mange pas de viande en raison de la crainte qu’il y ait eu une perforation à l’endroit où il a abattu l’animal ? Et si tu disais, en effet, selon Rabbi Meir il est interdit de manger de la viande,

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