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כְּגוֹן דְּקָיְימִי דָּרָא דְּגַבְרֵי וְאָמְרִי: כִּדְקָאֵי קָאֵי.
dans un cas il y a une rangée d’hommes debout, depuis la maison devant être mise en quarantaine jusqu’à la maison du prêtre, et ils chacun disent à celui qui se tient à côté de lui que la marque lépreuse reste debout inchangée.
מְנַָא הָא מִילְּתָא דַאֲמוּר רַבָּנַן: זִיל בָּתַר רוּבָּא? מְנָלַן?! דִּכְתִיב: ״אַחֲרֵי רַבִּים לְהַטֹּת״.
§ Après avoir discuté du rôle du statut présomptif dans la détermination de la halakha, la Guemara discute du rôle de la majorité. D’où cette règle que les Sages ont énoncée : Suis la majorité, est-elle dérivée ? La Guemara s’étonne de la question : D’où la dérivons-nous ? Évidemment, elle est dérivée d’un verset, comme il est écrit explicitement : « Selon la majorité, incline-toi » (Exode 23:2).
רוּבָּא דְּאִיתָא קַמַּן, כְּגוֹן תֵּשַׁע חֲנוּיוֹת, וְסַנְהֶדְרִין – לָא קָא מִיבַּעְיָא לַן.
La Guemara explique : En ce qui concerne une majorité qui est quantifiable devant nous, par exemple, dans le cas d’un morceau de viande trouvé dans la rue devant dix boutiques, neuf boutiques vendant de la viande casher et une boutique vendant de la viande non casher, on suit la majorité et on considère ce morceau comme casher. Ou lorsque le Sanhédrin juge une affaire, on suit la majorité des juges pour déterminer la décision. Dans ces cas, nous ne soulevons pas le dilemme.
כִּי קָא מִיבַּעְיָא לַן, רוּבָּא דְּלֵיתֵיהּ קַמַּן, כְּגוֹן קָטָן וּקְטַנָּה, מְנָלַן?
Lorsque le dilemme est soulevé devant nous, il s’agit du cas d’une majorité qui n’est pas quantifiable devant nous, par exemple, le cas d’un garçon mineur et d’une fille mineure. Si le garçon a contracté un mariage léviratique avec la fille, il leur est permis de rester mariés, et il n’y a pas lieu de craindre que, lorsqu’ils grandiront, on découvre que le garçon ou la fille ne se développeront jamais sexuellement. Au contraire, on suit la majorité, selon laquelle les mineurs se développent sexuellement à la puberté. C’est au sujet de cette majorité non quantifiable que la Guemara demande : D’où le déduisons-nous ?
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר (סִימָן זְמַן שֶׁבַח מְכַנֵּשׁ):
Rabbi Elazar dit une réponse à cette question. Avant de présenter sa réponse, la Guemara cite un moyen mnémotechnique pour les noms des Sages qui traitent cette question : Zayin, Rabbi Elazar ; mem, Mar, fils de Ravina ; nun, Rav Naḥman bar Yitzḥak ; shin, Rav Sheshet ; beit, Rabba bar Rav Sheila ; ḥet, Rav Aḥa bar Ya’akov ; mem, Rav Mari ; kaf, Rav Kahana ; nun, Ravina ; shin, Rav Ashi.
אָתְיָא מֵרֵישָׁא שֶׁל עוֹלָה, דְּאָמַר קְרָא: ״וְנִתַּח אוֹתָהּ לִנְתָחֶיהָ״, אוֹתָהּ לִנְתָחֶיהָ, וְלֹא נְתָחֶיהָ לִנְתָחִים, וְנֵיחוּשׁ שֶׁמָּא נִיקַּב קְרוּם שֶׁל מוֹחַ? אֶלָּא לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן זִיל בָּתַר רוּבָּא.
La réponse de Rabbi Elazar fut la suivante : Cela est dérivé de la halakha concernant la tête d’un holocauste, selon laquelle on la sépare du corps de l’animal mais on ne la coupe pas en morceaux plus petits, comme le verset l’énonce : « Il dépouillera l’holocauste et le coupera en ses morceaux » (Lévitique 1:6), et l’on en déduit : L’animal est coupé en ses morceaux, mais ses morceaux, y compris sa tête, ne sont pas coupés en morceaux. Rabbi Elazar a suggéré : Et puisque la tête n’est pas coupée et ne peut pas être examinée, nous devrions craindre que peut-être la membrane du cerveau ait été perforée, ce qui rendrait l’animal tereifa et impropre au sacrifice. Au contraire, la raison pour laquelle nous ne nous en préoccupons pas n’est-elle pas due au fait que nous disons : Suis la majorité des animaux, qui ne sont pas des tereifot ?
מִמַּאי? דִּילְמָא דְּפָלֵי לֵיהּ וּבָדֵק לֵיהּ, וְאִי מִשּׁוּם ״אוֹתָהּ לִנְתָחֶיהָ״ וְלֹא נְתָחֶיהָ לִנְתָחִים – הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּחָתֵיךְ לֵיהּ לִגְמָרֵי, אֲבָל הֵיכָא דְּלַיִיף לֵית לַן בַּהּ.
La Guemara demande : D'où cette conclusion est-elle tirée ? Peut-être s'agit-il d'un cas où l'on fend la tête et où l'on examine la membrane du cerveau. Et si cela ne pouvait pas être en raison de l'inférence suivante : l'animal est découpé en ses morceaux, mais ses morceaux ne sont pas découpés en morceaux, cette affirmation s'applique à un cas où l'on coupe la tête complètement en deux. Mais dans un cas les côtés de la tête restent attachés, nous n'avons pas de problème avec cela. Par conséquent, on ne peut apporter aucune preuve d'ici.
מָר בְּרֵיהּ דְּרָבִינָא אָמַר: אָתְיָא מִשְּׁבִירַת עֶצֶם בְּפֶסַח, דְּאָמַר רַחֲמָנָא: ״וְעֶצֶם לֹא תִשְׁבְּרוּ בוֹ״, וְנֵיחוּשׁ שֶׁמָּא נִיקַּב קְרוּם שֶׁל מוֹחַ? אֶלָּא לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן: זִיל בָּתַר רוּבָּא.
Mar, fils de Ravina, dit : Le fait que nous suivions une majorité non quantifiable est dérivé de la halakha de la fracture d’un os dans l’offrande pascale, comme le Miséricordieux l’énonce : « Vous n’en briserez aucun os » (Exode 12:46). Mar, fils de Ravina, suggéra : Et soyons préoccupés par le fait que peut-être la membrane du cerveau a été perforée et que l’animal est une tereifa, puisqu’il est impossible d’examiner sa membrane cérébrale, car on ne peut pas briser ses os. Plutôt, n’est-ce pas la raison pour laquelle nous ne nous en préoccupons pas due au fait que nous disons : Suis la majorité des animaux, qui ne sont pas des tereifot ?
מִמַּאי? דִּלְמָא דְּמַנַּח גּוּמַרְתָּא עֲלֵיהּ, וְקָלֵי לֵיהּ, וּבָדֵיק לֵיהּ, דְּתַנְיָא: הַמְחַתֵּךְ בְּגִידִים וְהַשּׂוֹרֵף בַּעֲצָמוֹת – אֵין בּוֹ מִשּׁוּם שְׁבִירַת עֶצֶם.
La Guemara demande : D’où cette conclusion est-elle tirée ? Peut-être s’agit-il d’un cas où l’on place une braise sur la tête et où l’on brûle à travers la tête, exposant la membrane du cerveau, puis on l’examine, comme cela est enseigné dans une baraita : Celui qui coupe les tendons ou brûle les os de l’offrande pascale n’est pas passible de coups de fouet en raison de l’interdiction de briser des os. Par conséquent, on ne peut pas non plus tirer de preuve d’ici.
רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: אָתְיָא מֵאַלְיָה, דְּאָמַר רַחֲמָנָא: ״חֶלְבּוֹ הָאַלְיָה תְּמִימָה״, וְלֵיחוּשׁ שֶׁמָּא נִפְסְקָה חוּט הַשִּׁדְרָה? אֶלָּא לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן: זִיל בָּתַר רוּבָּא.
Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Cela est dérivé de la halakha de la queue d’un agneau apporté comme offrande de paix, au sujet de laquelle la Torah déclare : « Et il offrira du sacrifice de paix… la queue grasse entière, qu’il ôtera vis-à-vis de l’os du croupion » (Lévitique 3:9), ce qui signifie que la queue doit rester intacte et ne peut pas être coupée. Rav Naḥman bar Yitzḥak a suggéré : Et craignons que peut-être le segment de la colonne vertébrale dans la queue a été sectionné avant l’abattage, rendant l’animal tereifa et impropre au sacrifice. Plutôt, n’est-ce pas la raison pour laquelle nous ne nous en préoccupons pas due au fait que nous disons : Suis la majorité des animaux, qui ne sont pas des tereifot ?
וְכִי תֵּימָא דְּמִתַּתַּאי פָּסֵיק לַהּ, ״לְעֻמַּת הֶעָצֶה״ אָמַר רַחֲמָנָא, מְקוֹם שֶׁהַכְּלָיוֹת יוֹעֲצוֹת.
Et si tu disais, pour rejeter cette preuve, que l’on sectionne la queue par en dessous de la colonne vertébrale, à un endroit qui ne rendrait pas l’animal tereifa, le Miséricordieux déclare : « En face de l’os de la croupe [he’atze] », l’endroit où les reins conseillent [yo’atzot], C’est un endroit où sectionner la colonne vertébrale rend l’animal tereifa. Par conséquent, la preuve que l’on suit la majorité demeure intacte.
מִמַּאי? דִּלְמָא דְּפָתַח לַהּ וּבָדֵיק לַהּ, וְאִי מִשּׁוּם ״תְּמִימָה״ – הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּחַתְכַהּ לִגְמָרֵי, אֲבָל הֵיכָא דְּלַיִיף – לֵית לַן בַּהּ.
La Guemara demande : D'où cette conclusion est-elle tirée ? Peut-être s'agit-il d'un cas où l'on fend la queue grasse et où l'on examine la colonne vertébrale. Et si cela ne pouvait pas être le cas, en raison de l'exigence selon laquelle la queue grasse doit rester « entière », cette déclaration s'applique à un cas où l'on coupe la queue complètement en deux. Mais dans un cas les côtés de la queue restent attachés, nous n'avons pas de problème avec cela. Par conséquent, on ne peut apporter aucune preuve d'ici.
רַב שֵׁשֶׁת בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי אָמַר: אָתְיָא מֵעֶגְלָה עֲרוּפָה, דְּאָמַר רַחֲמָנָא: ״הָעֲרוּפָה״ – כְּשֶׁהִיא שְׁלֵמָה תֶּיהְוֵי, וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא טְרֵפָה הִיא! אֶלָּא לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן: זִיל בָּתַר רוּבָּא.
Rav Sheshet, fils de Rav Idi, a dit : Le principe consistant à suivre une majorité non quantifiable est dérivé de la halakha de la génisse à la nuque brisée lorsqu’une personne est retrouvée tuée dans une zone située entre deux villes et que le meurtrier est inconnu (Deutéronome 21:1–9). Comme le Miséricordieux le déclare : « Et tous les anciens de cette ville... laveront leurs mains sur la génisse dont la nuque a été brisée, dans la vallée » (Deutéronome 21:6), d’où l’on déduit : Hormis le fait que sa nuque soit brisée, la génisse doit rester dans un état intact. Et si l’on ne suit pas la majorité, nous devrions craindre que peut-être l’animal soit une tereifa. N’est-ce pas plutôt la raison pour laquelle nous ne nous en préoccupons pas due au fait que nous disons : Suis la majorité des animaux, qui ne sont pas des tereifot ?
וְכִי תֵּימָא, מַאי נָפְקָא מִינַּהּ, הָא אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי: כַּפָּרָה כְּתִיב בָּהּ כְּקָדָשִׁים.
Et si tu disais, pour rejeter cette preuve, qu’il n’y a pas besoin d’examen, car quelle différence cela fait-il qu’elle soit une tereifa, puisqu’elle n’est ni mangée ni sacrifiée, n’ont-ils pas dit dans l’école de Rabbi Yannai : Un terme d’expiation est écrit à son sujet (voir Deutéronome 21:8), indiquant que le statut halakhique de la génisse à la nuque brisée est comme celui des animaux sacrificiels, et une tereifa est impropre à l’usage dans ce rituel ?
רַבָּה בַּר רַב שֵׁילָא אָמַר: אָתְיָא מִפָּרָה אֲדוּמָּה, דְּאָמַר רַחֲמָנָא ״וְשָׁחַט… וְשָׂרַף״, מָה שְׁחִיטָתָהּ כְּשֶׁהִיא שְׁלֵמָה, אַף שְׂרֵיפָתָהּ כְּשֶׁהִיא שְׁלֵמָה, וְלֵיחוּשׁ דִּילְמָא טְרֵפָה הִיא! אֶלָּא לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן: זִיל בָּתַר רוּבָּא.
Rabba bar Rav Sheila a dit : Le principe consistant à suivre une majorité non quantifiable est dérivé de la halakha de la vache rousse, au sujet de laquelle le Miséricordieux déclare : « Et il l’égorgera... et il la brûlera » (Nombres 19:3, 5), d’où il est déduit : De même que son abattage est effectué lorsqu’elle est entière, de même sa combustion est effectuée lorsqu’elle est entière. Et si l’on ne suit pas la majorité, nous devrions craindre que peut-être l’animal soit une tereifa. Mais, la raison pour laquelle nous ne nous en préoccupons pas n’est-elle pas due au fait que nous disons : Suis la majorité des animaux, qui ne sont pas des tereifot ?
וְכִי תֵּימָא, מַאי נָפְקָא מִינַּהּ? ״חַטָּאת״ קַרְיַיהּ רַחֲמָנָא.
Et si tu disais, pour rejeter cette preuve, qu’il n’y a pas besoin d’un examen, car quelle différence y a-t-il si c’est une tereifa, puisqu’elle n’est ni mangée ni sacrifiée, le Miséricordieux l’a appelée ḥatat, c’est-à-dire purification, de même qu’une offrande expiatoire est appelée ḥatat, indiquant que dans les deux cas une tereifa est impropre.
רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב אָמַר: אָתְיָא מִשָּׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ, דְּרַחֲמָנָא אָמַר: ״וְלָקַח אֶת שְׁנֵי הַשְּׂעִירִם״, שֶׁיְּהוּ שְׁנֵיהֶם שָׁוִים, וְלֵיחוּשׁ
Rav Aḥa bar Ya’akov a dit : Le fait de suivre une majorité non quantifiable est dérivé de la halakha du bouc émissaire, au sujet duquel le Miséricordieux dit : « Et il prendra les deux boucs…un lot pour le Seigneur et un lot pour Azazel » (Lévitique 16:7–8). Du fait que le verset mentionne les deux boucs ensemble, les Sages ont déduit que les deux boucs doivent être égaux. Mais comment peut-on établir qu’ils sont égaux ? soyons préoccupés

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