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יָכוֹל הַנּוֹגֵעַ כְּנֶגֶד בָּשָׂר מֵאֲחוֹרָיו לֹא יְהֵא טָמֵא? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״יִטְמָא״.
On aurait pu penser que seul celui qui touche la chair de la carcasse devient impur, mais celui qui touche le côté extérieur de la peau de la carcasse qui est alignée avec la chair, sans toucher la chair elle-même, ne devient pas impur. C’est pourquoi le verset déclare : « Celui qui touchera sa carcasse sera impur jusqu’au soir » (Lévitique 11:39). Il ressort de l’expression « sera impur » que même celui qui touche la peau de cette manière devient impur.
מַאי קָאָמַר? אָמַר רָבָא, וְאָמְרִי לַהּ כְּדִי: חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: ״בְּנִבְלָתָהּ״ – וְלֹא בְּעוֹר שֶׁאֵין עָלָיו כְּזַיִת בָּשָׂר, וְעוֹר מַשְׁלִימוֹ לִכְזַיִת.
La Guemara demande : Que baraitadit-elle ? La première clause de la baraita enseigne que la peau ne transmet pas l’impureté d’une carcasse, tandis que la clause suivante enseigne que celui qui touche la peau devient bien impur de l’impureté d’une carcasse. Rava a dit, et certains disent sans attribution : La baraitaest incomplète, et voici ce qu’elle enseigne : Le terme « sa carcasse » enseigne que celui qui touche la chair d’une carcasse devient impur, mais celui qui touche la peau d’une carcasse sur laquelle il n’y a pas une quantité de chair de la taille d’une olive ne devient pas impur. Et même si le volume de la peau avec la chair atteint la taille d’une olive, la peau ne s’associe pas à la chair pour constituer la mesure de la taille d’une olive requise pour transmettre l’impureté d’une carcasse animale.
יָכוֹל שֶׁאֲנִי מוֹצִיא אַף עוֹר שֶׁיֵּשׁ עָלָיו כְּזַיִת בָּשָׂר, הַנּוֹגֵעַ כְּנֶגֶד בָּשָׂר מֵאֲחוֹרָיו יָכוֹל לֹא יְהֵא טָמֵא, וַאֲפִילּוּ מַעֲשֵׂה יָד נָמֵי לָא עָבֵיד.
On aurait pu penser que j’exclus de la catégorie d’impureté d’une carcasse même une peau sur laquelle il y a une quantité de chair de la taille d’une olive, en ce qui concerne celui qui touche le côté extérieur de la peau de la carcasse qui est aligné avec la chair mais ne touche pas la chair elle-même. On aurait pu penser qu’il ne devient pas impur dans un tel cas, et que, dans ce cas, la peau ne constitue même pas une poignée de la chair, ce qui rendrait impur celui qui la touche comme s’il avait touché la chair elle-même.
תַּלְמוּד לוֹמַר ״יִטְמָא״.
Par conséquent, le verset déclare : « Sera impur », d’où l’on déduit que, bien qu’un appendice servant de protection à la chair ne se joigne pas à la chair pour constituer la mesure d’un volume d’olive requis pour transmettre l’impureté des carcasses animales, il est considéré comme une poignée de la chair, laquelle transmet effectivement l’impureté. Par conséquent, s’il y a un volume d’olive de chair attaché à la peau, celui qui touche le côté extérieur de la peau devient impur, même s’il n’a pas touché la chair.
תְּנַן הָתָם: כֹּל שֶׁהוּא יָד וְלֹא שׁוֹמֵר – טָמֵא וּמְטַמֵּא, וְאֵינוֹ מִצְטָרֵף.
§La Guemara traite de la transmission de l’impureté des aliments en ce qui concerne les accessoires qui servent de poignée et qui assurent une protection. Nous avons appris dans une michna là-bas (Okatzin 1:1) : En ce qui concerne tout appendice qui sert de poignée, c’est-à-dire une partie que l’on tient pendant qu’on mange l’aliment, mais qui ne fournit pas de protection, l’aliment attaché devient impur si la poignée entre en contact avec une source d’impureté, et la poignée transmet l’impureté de l’aliment attaché à d’autres aliments qui entrent en contact avec la poignée. Mais la poignée ne s’associe pas à l’aliment pour constituer la mesure requise afin de transmettre l’impureté.
שׁוֹמֵר, וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ יָד – טָמֵא וּמְטַמֵּא וּמִצְטָרֵף; לֹא יָד וְלֹא שׁוֹמֵר – לֹא טָמֵא וְלֹא מְטַמֵּא.
En ce qui concerne tout appendice qui fournit une protection, même s'il ne sert pas de poignée, l'aliment attaché devient impur si la protection entre en contact avec un objet impur, et la protection transmet l'impureté, et elle s'unit également à l'aliment pour constituer la mesure requise afin de transmettre l'impureté. En ce qui concerne un appendice qui ne sert ni de poignée ni de protection, l'aliment attaché ne devient pas impur si l'appendice entre en contact avec une source d'impureté, et l'appendice ne transmet pas l'impureté. En outre, il ne s'unit pas à l'aliment pour constituer la mesure requise afin de transmettre l'impureté.
יָדוֹת הֵיכָא כְּתִיבִי? דִּכְתִיב ״וְכִי יֻתַּן מַיִם עַל זֶרַע וְנָפַל מִנִּבְלָתָם עָלָיו טָמֵא הוּא לָכֶם״, ״לָכֶם״ – לְכֹל שֶׁבְּצׇרְכֵיכֶם, לְרַבּוֹת אֶת הַיָּדוֹת.
La Guemara demande : cette halakha selon laquelle les poignées sont susceptibles de contracter l’impureté et de la transmettre est-elle écrite ? La Guemara répond : Comme il est écrit au sujet de l’impureté des aliments : « Mais si de l’eau est mise sur la semence, et qu’une partie de la carcasse tombe dessus, elle est impure pour vous » (Lévitique 11:38). Il est déduit du terme « pour vous » que toute partie nécessaire à votre usage de l’aliment est susceptible de contracter l’impureté et de la transmettre, y compris les poignées qui facilitent la consommation de l’aliment.
וּכְתִיב: ״וְכִי יָמוּת מִן הַבְּהֵמָה אֲשֶׁר הִיא לָכֶם״, ״לָכֶם״ – לְכֹל שֶׁבְּצׇרְכֵיכֶם, לְרַבּוֹת אֶת הַיָּדוֹת, יָד לְהַכְנִיס וּלְהוֹצִיא.
Et, de plus, il est écrit au sujet de l’impureté d’une carcasse : « Et si quelque animal qui est pour vous à consommer meurt, celui qui touche sa carcasse sera impur jusqu’au soir » (Lévitique 11:39). Le terme « pour vous » indique que toute partie nécessaire à votre usage de la carcasse transmet l’impureté, y compris les poignées. Celui qui touche la poignée d’un objet impur par l’impureté d’une carcasse devient impur comme s’il avait touché la carcasse elle-même. Ces deux versets enseignent qu’une poignée transmet l’impureté tant en ce qui concerne l’introduction de l’impureté dans l’aliment attaché qu’en ce qui concerne l’exportation de l’impureté hors de l’aliment attaché.
שׁוֹמֵר לְהַכְנִיס וּלְהוֹצִיא – לָא צְרִיךְ קְרָא, קַל וָחוֹמֶר מִיָּד אָתֵי: וּמָה יָד, שֶׁאֵינָהּ מְגִינָּה – מַכְנֶסֶת וּמוֹצִיאָה, שׁוֹמֵר – לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?
Un verset n’est pas nécessaire pour déduire que la protection à la fois fait entrer et fait sortir l’impureté. Cette halakha est déduite a fortiori de la halakha de une poignée : Si une poignée, qui est traitée plus légèrement que la protection parce qu’elle ne protège pas l’aliment, néanmoins à la fois fait entrer et fait sortir l’impureté, alors en ce qui concerne la protection, qui est traitée plus strictement qu’une poignée parce qu’elle protège l’aliment, ne devrait-elle pas à plus forte raison faire entrer et faire sortir l’impureté ?
שׁוֹמֵר דִּכְתַב רַחֲמָנָא, לְמָה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ לְצָרֵף.
Puisqu’il en est ainsi, pourquoi ai-je besoin du verset que le Miséricordieux écrit, d’où il est déduit que la protection est considérée comme faisant partie de l’aliment en ce qui concerne l’impureté rituelle, à savoir les versets : « Sur toute semence qu’on sème… c’est impur pour vous » (Lévitique 11:37–38) ? Concluez de ces versets que la protection non seulement transmet l’impureté, mais même s’unit à l’aliment pour constituer la mesure requise afin de transmettre l’impureté.
וְאֵימָא: יָד לְהַכְנִיס וְלֹא לְהוֹצִיא, שׁוֹמֵר לְהַכְנִיס וּלְהוֹצִיא, אֲבָל יָד לְהוֹצִיא וְשׁוֹמֵר לְצָרֵף – לָא.
La Guemara objecte : Mais dis que ces versets devraient être interprétés autrement : Un manche, qui est traité avec plus d’indulgence que la protection, est considéré comme faisant partie de l’aliment, de sorte qu’il importe mais n’exporte pas l’impureté. La protection, qui est traitée plus strictement qu’un manche, est considérée comme un aliment pour importer et exporter l’impureté. Mais on n’en déduit pas qu’un manche exporte l’impureté, ni que la protection s’associe à l’aliment pour constituer la mesure requise afin de transmettre l’impureté.
יָד לְהַכְנִיס וְלֹא לְהוֹצִיא, לָא מָצֵית אָמְרַתְּ, הַשְׁתָּא עַיּוֹלֵי מְעַיְּילָא, אַפּוֹקֵי מִיבַּעְיָא?!
La Guemara explique : On ne peut pas dire qu'une poignée soit considérée comme faisant partie de l'aliment de sorte qu'elle importe mais n'exporte pas l'impureté, pour la raison suivante : Maintenant que la poignée est considérée comme faisant partie de l'aliment en ce qui concerne le fait d'importer l'impureté dans l'aliment, est-il nécessaire de dire qu'elle exporte l'impureté ? Si une poignée peut rendre impur un aliment rituellement pur qui y est attaché, elle peut certainement transmettre à d'autres aliments l'impureté d'un aliment impur qui y est attaché. Par conséquent, puisqu'une poignée importe et exporte toutes deux l'impureté, on en déduit a fortiori que la protection importe et exporte également l'impureté. Il est donc déduit du verset concernant les appendices servant de protection que la protection s'unit à l'aliment pour constituer la mesure requise afin de transmettre l'impureté.
וְאֵימָא: יָד לְהוֹצִיא וְלֹא לְהַכְנִיס, שׁוֹמֵר לְהוֹצִיא וּלְהַכְנִיס, אֲבָל יָד לְהַכְנִיס וְשׁוֹמֵר לְצָרֵף – לָא.
La Guemara objecte : Mais dis plutôt qu'une poignée, qui est traitée avec plus de souplesse que la protection, est considérée comme faisant partie de l'aliment, de sorte qu'elle transmet mais ne reçoit pas l'impureté. La protection, qui est traitée plus rigoureusement qu'une poignée, transmet et reçoit l'impureté. Mais on ne déduit ni qu'une poignée reçoit l'impureté, ni que la protection s'associe à l'aliment pour constituer la mesure requise afin de transmettre l'impureté.
יָד יַתִּירָא כְּתִיב, ״תַּנּוּר וְכִירַיִם יוּתַּץ וְגוֹ׳״.
La Guemara explique : Il y a une dérivation supplémentaire concernant une poignée, car il est écrit au sujet de l’impureté des ustensiles : « Et tout ce sur quoi tombera une partie quelconque de leur carcasse sera impur ; que ce soit un four, ou un foyer pour marmites, il devra être brisé en morceaux ; ils sont impurs, et ils seront impurs pour vous » (Lévitique 11:35).
לָכֶם״ – לְכֹל שֶׁבְּצׇרְכֵיכֶם, לְרַבּוֹת אֶת הַיָּדוֹת.
On déduit du terme « pour vous » que toute partie nécessaire à votre usage d’un ustensile possède le même statut d’impureté que l’ustensile lui-même, y compris les poignées. Par conséquent, si l’ustensile entre en contact avec une source d’impureté, la poignée est considérée comme faisant partie de l’ustensile et devient elle aussi impure. En conséquence, il existe deux dérivations concernant une poignée : l’une enseigne qu’une poignée transmet l’impureté à l’objet auquel elle est attachée, et l’autre enseigne qu’une poignée transmet l’impureté depuis l’objet. Cela est déduit par un raisonnement a fortiori à partir de la halakha d’une poignée, selon laquelle la protection transmet l’impureté à la fois vers l’intérieur et vers l’extérieur, et par conséquent le verset qui dit « Sur toute semence semée » enseigne que la protection s’unit à l’aliment pour constituer la mesure requise afin de transmettre l’impureté.
הֵי מִינַּיְיהוּ מְיַיתַּר?
La Guemara demande : En ce qui concerne ces trois versets qui sont interprétés comme se rapportant à des poignées, dont l’un traite de l’impureté des aliments, l’un traite de l’impureté des ustensiles, et l’un traite de l’impureté des carcasses, lequel d’entre eux est superflu de sorte qu’on puisse en déduire qu’une poignée ne fait pas seulement sortir l’impureté de l’aliment, mais qu’elle transmet aussi l’impureté à l’aliment ? Tous ces versets sont nécessaires pour enseigner qu’une poignée transmet l’impureté vers l’extérieur.
לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בִּזְרָעִים, וְלֵיתוֹ הָנָךְ מִינַּיְיהוּ – מָה לִזְרָעִים, שֶׁכֵּן טוּמְאָתָן מְרוּבָּה.
La Guemara développe la question : Que le Miséricordieux écrive qu’un manche transmet l’impureté en ce qui concerne l’impureté des semences, c’est-à-dire des aliments, et que ces éléments, c’est-à-dire qu’il transmet l’impureté des ustensiles et des carcasses d’animaux, soient déduits de cela. Mais on ne peut pas déduire de l’impureté des aliments qu’un manche transmet l’impureté des ustensiles, car qu’y a-t-il de remarquable dans les semences ? Elles sont remarquables en ce qu’elles ont une plus grande susceptibilité à l’impureté. Les aliments sont susceptibles même à une impureté de second degré, tandis que les ustensiles ne sont susceptibles qu’à une impureté de premier degré. De même, on ne peut pas déduire de l’impureté des aliments qu’un manche transmet l’impureté d’une carcasse animale, parce que l’impureté des aliments s’applique à davantage d’éléments, comme il est enseigné dans la michna que certains éléments sont susceptibles à l’impureté des aliments mais non à l’impureté des carcasses animales.
לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בְּתַנּוּר, וְלֵיתֵי הָנָךְ מִינֵּיהּ – מָה לְתַנּוּר, שֶׁכֵּן מְטַמֵּא מֵאֲוִירוֹ.
Que le Miséricordieux écrive qu’une poignée transmet l’impureté en ce qui concerne l’impureté d’un four, c’est-à-dire des récipients, et que ces éléments, c’est-à-dire qu’elle transmet l’impureté des aliments et l’impureté d’une carcasse animale, en soient dérivés. Mais cette déduction n’est pas non plus valable, car qu’y a-t-il de remarquable dans l’impureté d’un four ? Elle est remarquable en ce que un récipient transmet l’impureté aux aliments non seulement par contact mais aussi par son espace aérien, tandis que ces autres types d’impureté ne partagent pas cet élément de rigueur.
לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בִּנְבֵלָה, וְלֵיתֵי הָנָךְ מִינַּהּ – מָה לִנְבֵלָה שֶׁכֵּן מְטַמְּאָה אָדָם, וּמְטַמְּאָה בְּמַשָּׂא, וְטוּמְאָה יוֹצְאָה מִגּוּפָהּ.
Que le Miséricordieux écrive qu’une poignée transmet l’impureté en ce qui concerne l’impureté d’une carcasse animale, et que ces éléments, c’est-à-dire qu’elle transmet l’impureté des aliments et des ustensiles, soient dérivés de cela. Mais cette déduction n’est pas non plus valable, car qu’a-t-elle de remarquable, l’impureté d’une carcasse ? Elle est remarquable en ce que une carcasse transmet l’impureté à une personne, et transmet l’impureté à celui qui la porte, même s’il ne la touche pas, et son impureté émane de son propre corps et ne provient pas d’une source extérieure. Ces autres types d’impureté ne partagent pas ces éléments de rigueur.
חֲדָא מֵחֲדָא לָא אָתְיָא, תֵּיתֵי חֲדָא מִתַּרְתֵּי.
La Guemara répond : la halakha de l’un de ces trois types d’impureté rituelle ne peut pas être déduite de la halakha de n’importe quel un des autres. Pourtant, l’un des versets reste superflu, car on peut déduire la halakha de l’un de ces trois types à partir des deux autres.
הֵי תֵּיתֵי? לָא לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בִּזְרָעִים, וְתֵיתֵי מֵהָנָךְ! מָה לְהָנָךְ – שֶׁכֵּן מִטַּמְּאִין שֶׁלֹּא בְּהֶכְשֵׁר, תֹּאמַר בִּזְרָעִים – שֶׁאֵין מִטַּמְּאִין אֶלָּא בְּהֶכְשֵׁר!
La Guemara demande : Lequel peut-on déduire des deux autres ? Que la Torah n’écrive pas qu’un manche transmet l’impureté en ce qui concerne l’impureté des semences, c’est-à-dire des aliments, et déduisons cette halakhade ces deux autres cas, l’impureté des carcasses et celle des ustensiles. Mais cette inférence n’est pas valable, car qu’y a-t-il de remarquable dans ces cas ? Ils sont remarquables en ce qu’ils deviennent rituellement impurs sans avoir d’abord été rendus susceptibles à l’impureté par contact avec un liquide. Dirais-tu la même halakhaen ce qui concerne les semences, qui ne partagent pas cet élément de rigueur, puisque la nourriture ne peut devenir impure que après avoir d’abord été rendue susceptible à l’impureté par contact avec un liquide ?
אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: פֵּירוֹת שֶׁלֹּא הוּכְשְׁרוּ, כְּתַנּוּר שֶׁלֹּא נִגְמְרָה מְלַאכְתּוֹ דָּמֵי.
Rav Huna, fils de Rav Yehoshua, a dit : Cet élément de clémence n’est pas propre à l’impureté des aliments. Les produits qui n’ont pas été rendus susceptibles à l’impureté par contact avec un liquide sont équivalents à un four dont la construction n’est pas achevée. Un four dont la construction n’est pas achevée n’est pas non plus susceptible à l’impureté.
אֶלָּא פָּרֵיךְ הָכִי: מָה לְהָנָךְ, שֶׁכֵּן מִטַּמְּאִין שֶׁלֹּא בִּנְגִיעָה, תֹּאמַר בִּזְרָעִים, שֶׁאֵין מִטַּמְּאִין אֶלָּא בִּנְגִיעָה!
Au contraire, réfute cette dérivation de la manière suivante : Qu’y a-t-il de remarquable dans ces cas d’impureté des carcasses et des ustensiles ? Ils sont remarquables en ce qu’ils deviennent impurs même sans contact. Un four devient impur si un animal rampant se trouve dans son espace aérien, et l’impureté de la carcasse d’un animal provient de son propre corps sans contact avec une source extérieure. Diras-tu la même halakha à l’égard des semences, qui ne deviennent impures que par contact ?
לָא לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בְּתַנּוּר, וְתֵיתֵי מֵהָנָךְ, מָה לְהָנָךְ שֶׁכֵּן אוֹכֶל.
Que le Miséricordieux n’écrive pas qu’une poignée transmet l’impureté à l’égard de l’impureté d’un four, c’est-à-dire des ustensiles, et dérive cette halakha de ces cas, l’impureté des aliments et des carcasses. Mais cette dérivation n’est pas valable, car qu’y a-t-il de notable dans ces cas d’impureté des aliments et des carcasses ? Ils sont notables en ce qu’ils sont de la nourriture. Par conséquent, leurs halakhot ne peuvent pas nécessairement être appliquées à un four et à d’autres ustensiles qui ne sont pas de la nourriture.
לָא לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בִּנְבֵלָה, וְתֵיתֵי מֵהָנָךְ? אִין הָכִי נָמֵי. אֶלָּא יָד דִּנְבֵלָה לְמָה לִי? אִם אֵינוֹ עִנְיָן לְיַד נְבֵלָה, תְּנֵהוּ עִנְיָן לְיָד דְּעָלְמָא.
Que le Miséricordieux n’écrive pas qu’une poignée transmet l’impureté à l’égard d’une carcasse, et dérivons cette halakha de ces cas d’impureté des aliments et des ustensiles. La Guemara répond : Oui, c’est effectivement le cas. Plutôt, puisqu’on peut dériver de cette manière qu’une poignée attachée à une carcasse transmet l’impureté, pourquoi ai-je besoin que le verset énonce la halakha d’une poignée à l’égard de l’impureté d’une carcasse ? Si cela n’est pas nécessaire pour la question d’une poignée à l’égard de l’impureté d’une carcasse, appliquez-le à la question d’une poignée en général à l’égard des aliments, et dérivez-en qu’une poignée transmet l’impureté à l’aliment.
יָד לְהַכְנִיס, יָד לְהוֹצִיא, שׁוֹמֵר לְצָרֵף.
Par conséquent, en résumé, on peut déduire qu’une poignée importe l’impureté et qu’une poignée exporte l’impureté, et on peut inférer que la protection importe et exporte l’impureté a fortiori à partir de la halakha d’une poignée. Il est donc déduit du verset concernant la protection que la protection s’unit à l’aliment pour constituer la mesure requise afin de transmettre l’impureté.
וְאַכַּתִּי, יָד דִּנְבֵלָה אִצְטְרִיךְ, דְּאִי לָא כְּתַב רַחֲמָנָא בִּנְבֵלָה, הֲוָה אָמֵינָא: דַּיּוֹ לַבָּא מִן הַדִּין לִהְיוֹת כַּנִּדּוֹן, מָה הָנָךְ לָא מְטַמּוּ אָדָם, אַף נְבֵלָה לָא מְטַמְּאָה אָדָם.
La Guemara objecte : Mais il est encore nécessaire que le verset énonce la halakha selon laquelle un manche transmet l’impureté en ce qui concerne l’impureté d’une carcasse ; car, si le Miséricordieux n’avait pas écrit la halakha d’un manche à l’égard de l’impureté d’une carcasse, je dirais : Il suffit à la conclusion qui résulte de une inférence a fortiori d’être comme sa source. Dans ce cas, une halakha concernant l’impureté des carcasses, déduite a fortiori des cas d’impureté des aliments et d’impureté des ustensiles, n’est pas plus rigoureuse que la source dont elle est dérivée. De même que les manches dans ces cas d’impureté des aliments et des ustensiles ne transmettent pas l’impureté à une personne, de même le manche d’une carcasse ne transmet pas l’impureté à une personne. Par conséquent, le verset d’où l’on déduit qu’un manche transmet l’impureté d’une carcasse est nécessaire et ne peut pas être appliqué à la question de la réception de l’impureté.
אֶלָּא, יָד דִּנְבֵלָה מִיצְרָךְ צְרִיךְ, וְשׁוֹמֵר דִּנְבֵלָה הוּא דְּלָא צְרִיךְ. לְמַאי הִלְכְתָא כַּתְבֵיהּ רַחֲמָנָא? אִי לְאִיצְטְרוֹפֵי – אָמְרַתְּ לָא מִצְטָרֵף, וּלְהוֹצִיא – קַל וָחוֹמֶר מִיָּד אָתֵי.
La Guemara répond : Au contraire, il est nécessaire que le verset énonce la halakha d’une poignée concernant l’impureté d’une carcasse, mais il n’est pas nécessaire que le verset énonce la halakha de protection concernant l’impureté d’une carcasse. À propos de quelle halakha le Miséricordieux écrit-Il ce verset ? Si c’est pour enseigner que la protection s’associe à la carcasse afin de constituer la mesure requise pour transmettre l’impureté, tu as dit que la protection ne s’associe pas à la carcasse afin de constituer la mesure requise pour transmettre l’impureté. Et si c’est pour enseigner que la protection transmet l’impureté d’une carcasse, il n’est pas nécessaire de l’enseigner, car cette halakha est déduite a fortiori de la halakha d’une poignée.
אֶלָּא, אִם אֵין עִנְיָן לְשׁוֹמֵר דִּנְבֵלָה, תְּנֵהוּ עִנְיָן לְיָד דִּנְבֵלָה, וְאִם אֵינוֹ עִנְיָן לְיָד דִּנְבֵלָה, תְּנֵהוּ עִנְיָן לְיָד דְּעָלְמָא: יָד לְהוֹצִיא, יָד לְהַכְנִיס, וְשׁוֹמֵר לְצָרֵף.
Au contraire, si cela n’est pas nécessaire pour la question de la protection d’une carcasse, appliquez-le à la question du manche d’une carcasse. Et si cela n’est pas nécessaire pour la question du manche d’une carcasse, appliquez-le à la question du manche en général, et déduisez-en qu’un manche contracte l’impureté. Par conséquent, en résumé, on peut déduire qu’un manche transmet l’impureté et qu’un manche contracte l’impureté, et on peut déduire du verset concernant la protection à l’égard de l’impureté des aliments que la protection s’unit à l’aliment pour constituer la mesure requise afin de transmettre l’impureté.

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