שָׁפֵיד כַּבְדָּא עִילָּוֵי בִּשְׂרָא, אָמַר: כַּמָּה יְהִיר הַאי מֵרַבָּנַן! אֵימַר דַּאֲמוּר רַבָּנַן דִּיעֲבַד, לְכַתְּחִלָּה מִי אֲמוּר?
embrochant le foie au-dessus de la viande pour le rôtir. Rav Ashi a dit : Comme ce Sage est hautain ! Même si tu dis que les Sages ont déclaré qu’on peut manger de la viande rôtie sous le foie a posteriori, ont-ils dit qu’on peut les rôtir de cette manière ab initio ?
וְאִי אִיכָּא בֵּי דוּגֵי, בִּשְׂרָא עִילָּוֵי כַּבְדָּא נָמֵי אֲסִיר.
La Guemara ajoute : Et s'il y a un récipient sous la broche pour les écoulements de graisse, alors même si la viande est au-dessus du foie, il est également interdit de faire rôtir la viande, car le sang du foie tombera dans la graisse du récipient, et l'on pourrait en venir à manger le mélange.
וּמַאי שְׁנָא מִדְּמָא דְּבִשְׂרָא? דְּמָא דְּבִשְׂרָא – שָׁכֵן, דְּמָא דְּכַבְדָּא – קָפֵי.
La Guemara demande : Et en quoi ce cas est-il différent de faire rôtir un morceau de viande seul au-dessus d’un tel récipient, ce qui est permis ? Ici aussi, le sang de la viande s’écoule dans la graisse du récipient. La Guemara répond : Le sang de la plupart de la viande coule au fond du récipient, tandis que la graisse flotte au-dessus. Puisque la graisse peut être séparée du sang, elle est permise. En revanche, le sang du foie flotte au-dessus de la graisse et ne peut pas en être retiré, et par conséquent tout le mélange est interdit.
אָמַר רַב נַחְמָן, אָמַר שְׁמוּאֵל: סַכִּין שֶׁשָּׁחַט בָּהּ, אָסוּר לַחְתּוֹךְ בָּהּ רוֹתֵחַ. צוֹנֵן – אָמְרִי לַהּ בָּעֲיָא הַדָּחָה, וְאָמְרִי לַהּ לָא בָּעֲיָא הַדָּחָה.
§ Rav Naḥman dit que Shmuel dit : Le couteau avec lequel on a abattu un animal absorbe du sang en raison de sa chaleur, et il est donc interdit de couper avec lui tout aliment bouillant, puisque cet aliment absorbera à son tour le sang du couteau. Si l’on a coupé un aliment froid avec ce couteau, certains disent que le morceau coupé nécessite un rinçage avant de pouvoir être mangé, et certains disent qu’il ne nécessite pas de rinçage.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: קְעָרָה שֶׁמָּלַח בָּהּ בָּשָׂר, אָסוּר לֶאֱכוֹל בָּהּ רוֹתֵחַ, וּשְׁמוּאֵל לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: מָלִיחַ הֲרֵי הוּא כְּרוֹתֵחַ, וְכָבוּשׁ הֲרֵי הוּא כִּמְבוּשָּׁל.
§ La Guemara cite d’autres déclarations de Shmuel. Rav Yehuda dit que Shmuel dit : En ce qui concerne un bol dans lequel de la viande a été salée afin d’en retirer son sang avant la cuisson, il est interdit de manger tout aliment brûlant placé dedans, car cet aliment absorbe le sang de la viande depuis le bol. Et en cela Shmuel est conforme à son mode habituel de raisonnement, car Shmuel a dit : Un aliment salé transmet sa saveur comme un aliment brûlant, et un aliment mariné dans du vinaigre, de la saumure ou autre absorbe la saveur du liquide ou du récipient comme le ferait un aliment cuit.
כִּי אֲתָא רָבִין, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מָלִיחַ אֵינוֹ כְּרוֹתֵחַ, וְכָבוּשׁ אֵינוֹ כִּמְבוּשָּׁל. אָמַר אַבָּיֵי: הָא דְּרָבִין לֵיתַהּ, דְּהַהִיא פִּינְכָּא דַּהֲוָה בֵּי רַבִּי אַמֵּי, דְּמָלַח בֵּיהּ בִּשְׂרָא, וְתַבְרֵיהּ. מִכְּדֵי, רַבִּי אַמֵּי תַּלְמִיד דְּרַבִּי יוֹחָנָן הֲוָה, מַאי טַעְמָא תַּבְרֵיהּ? לָאו מִשּׁוּם דִּשְׁמִיעָא לֵיהּ מִינֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמַר: מָלִיחַ הֲרֵי הוּא כְּרוֹתֵחַ!
Lorsque Ravin arriva d’Eretz Yisrael en Babylonie, il dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Un aliment salé n’est pas considéré comme un aliment bouillant, et un aliment mariné n’est pas considéré comme un aliment cuit. Abaye dit : Je peux prouver que cette décision que Ravin a citée n’est pas correcte, car il y avait un certain bol [pinka] dans la maison de Rabbi Ami dans lequel on avait salé de la viande, et Rabbi Ami le brisa afin qu’il ne soit plus utilisé. Or Rabbi Ami était un élève de Rabbi Yoḥanan. Quelle est la raison pour laquelle il a brisé ce bol ? N’est-ce pas parce qu’il a entendu que Rabbi Yoḥanan a dit : Un aliment salé est considéré comme un aliment bouillant ? La citation de Ravin était manifestement erronée.
יָתֵיב רַב כָּהֲנָא אֲחוּהּ דְּרַב יְהוּדָה קַמֵּיהּ דְּרַב הוּנָא, וְיָתֵיב וְקָאָמַר: קְעָרָה שֶׁמָּלַח בָּהּ בָּשָׂר – אָסוּר לֶאֱכוֹל בָּהּ רוֹתֵחַ, וּצְנוֹן שֶׁחֲתָכוֹ בְּסַכִּין – מוּתָּר לְאׇכְלוֹ בְּכוּתָּח.
Rav Kahana, le frère de Rav Yehouda, était assis devant Rav Houna, et, étant assis, il dit : En ce qui concerne un bol dans lequel de la viande a été salée, il est interdit de manger tout aliment bouillant qu’on y place . Et il ajouta : En ce qui concerne un radis que l’on a coupé avec un couteau utilisé pour couper de la viande, il est permis de le manger avec du kutah, un aliment contenant du lait, même si le piquant du radis lui fait absorber la graisse de la viande depuis le couteau.
מַאי טַעְמָא? אָמַר אַבָּיֵי: הַאי – הֶיתֵּרָא בָּלַע, וְהַאי – אִיסּוּרָא בָּלַע.
La Guemara demande : Quelle est la raison de distinguer entre le sang absorbé dans un bol et la graisse absorbée par le radis ? Abaye a dit : Ce radis a absorbé une substance permise, car la graisse sur le couteau est permise à la consommation en elle-même, mais ce bol dans lequel la viande a été salée a absorbé une substance interdite, à savoir le sang.
אֲמַר לֵיהּ רָבָא: כִּי בָּלַע הֶיתֵּרָא, מַאי הָוֵי? סוֹף סוֹף, הַאי הֶיתֵּרָא דְּאָתֵי לִידֵי אִיסּוּרָא הוּא, דְּאִיסּוּרָא קָאָכֵיל! אֶלָּא אָמַר רָבָא: הַאי אֶפְשָׁר לְמִטְעֲמֵיהּ, וְהַאי לָא אֶפְשָׁר לְמִטְעֲמֵיהּ.
Rava dit à Abaye : Et si le radis a absorbé une substance permise, qu'importe ? En fin de compte, si quelqu'un souhaite manger le radis avec du kutaḥ, c'est une substance permise qui mène à une interdiction, car il mangera une substance interdite. Au contraire, Rava dit : La distinction est que, concernant ce radis, il est possible pour un Juif d'y goûter avant de le manger avec du lait afin de voir s'il a acquis le goût de la viande. Mais, concernant ce bol, il n'est pas possible pour un Juif d'en goûter le contenu afin de voir s'il a absorbé du sang.
אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְרָבָא: וְלִיטְעֲמֵיהּ קַפִּילָא אֲרַמָּאָה, מִי לָא תְּנַן: קְדֵרָה שֶׁבִּישֵּׁל בָּהּ בָּשָׂר לֹא יְבַשֵּׁל בָּהּ חָלָב, וְאִם בִּשֵּׁל – בְּנוֹתֵן טַעַם, בִּשֵּׁל בָּהּ תְּרוּמָה לֹא יְבַשֵּׁל בָּהּ חוּלִּין, וְאִם בִּשֵּׁל – בְּנוֹתֵן טַעַם.
Rav Pappa dit à Rava : Mais qu’un cuisinier non-juif goûte le contenu du bol pour voir s’il a le goût du sang. N’avons-nous pas appris dans la Tosefta (Terumot 8:12) : En ce qui concerne une marmite dans laquelle on a cuit de la viande, on ne peut pas y cuire du lait, et s’il y a cuit du lait, la viande absorbée dans la marmite rend le lait interdit si elle communique du goût au lait. De même, si l’on a cuit de la teruma dans la marmite, on ne peut pas y cuire un aliment profane, et si l’on y a cuit un aliment profane, cet aliment profane est interdit s’il y a suffisamment de teruma absorbée dans la marmite pour communiquer du goût à l’aliment profane.
וְאָמְרִינַן: בִּשְׁלָמָא תְּרוּמָה – טָעֵים לַהּ כֹּהֵן, אֶלָּא בָּשָׂר בְּחָלָב – מַאן טָעֵים לַהּ? וַאֲמַר לַן: לִיטְעֲמֵיהּ קַפִּילָא! הָכִי נָמֵי לִיטְעֲמֵיהּ קַפִּילָא! הָכִי נָמֵי, כִּי קָאָמֵינָא – דְּלֵיכָּא קַפִּילָא.
Et nous avons dit au sujet de cette baraita : Soit, on peut savoir si l’aliment profane a acquis le goût de la terouma, puisqu’un prêtre peut y goûter. Mais en ce qui concerne l’interdit de la viande cuite dans le lait, qui peut y goûter ? Et toi, Rava, tu nous as dit : Qu’un cuisinier non-juif y goûte. De même ici, en ce qui concerne l’aliment dans le bol, qu’un cuisinier non-juif y goûte. Rava répondit : En effet, un cuisinier non-juif peut découvrir si l’aliment dans le bol a absorbé le goût du sang. Quand j’ai dit ma déclaration, je faisais référence à un cas où il n’y a pas de cuisinier non-juif disponible.
אִיתְּמַר: דָּגִים שֶׁעָלוּ בַּקְּעָרָה, רַב אָמַר: אָסוּר לְאָכְלָן בְּכוּתָּח, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: מוּתָּר לְאָכְלָן בְּכוּתָּח.
§ Il a été enseigné : Si un poisson a été retiré du feu et placé, encore chaud, dans un bol dans lequel on avait mangé de la viande, Rav dit : Il est interdit de manger le poisson avec le plat lacté kutaḥ, car le poisson a absorbé de la viande du bol. Et Shmuel dit : Il est permis de manger le poisson avec kutaḥ.
רַב אָמַר: אָסוּר, נוֹתֵן טַעַם הוּא; וּשְׁמוּאֵל אָמַר: מוּתָּר, נוֹתֵן טַעַם בַּר נוֹתֵן טַעַם הוּא.
La Guemara explique : Rav dit qu’il est interdit de manger le poisson avec du kutaḥ parce que cela est un cas de saveur transmise, c’est-à-dire de la viande au poisson. Et Shmuel dit que c’est permis parce que la saveur est d’abord transmise au bol, puis seulement du bol au poisson. Cela est donc un cas de saveur transmise dérivée d’une saveur transmise.
וְהָא דְּרַב, לָאו בְּפֵירוּשׁ אִיתְּמַר, אֶלָּא מִכְּלָלָא אִיתְּמַר. דְּרַב אִיקְּלַע לְבֵי רַב שִׁימִי בַּר חִיָּיא בַּר בְּרֵיהּ, חַשׁ (בְּעֵינָיו) [בְּעֵינֵיהּ], עֲבַדוּ לֵיהּ שְׁיָיפָא בְּצָעָא, בָּתַר הָכִי רְמוֹ לֵיהּ בִּשּׁוּלָא בְּגַוַּוהּ, טָעֵים לֵיהּ טַעְמָא דִּשְׁיָיפָא, אֲמַר: יָהֵיב טַעְמָא כּוּלֵּי הַאי. וְלָא הִיא, שָׁאנֵי הָתָם דִּנְפִישׁ מְרָרֵהּ טְפֵי.
La Guemara note : Et cette opinion de Rav n’a pas été énoncée explicitement ; elle l’a plutôt été par déduction. Lorsque Rav arriva à la maison de Rav Shimi bar Ḥiyya, le fils de son fils. Il ressentit une douleur aux yeux, et on lui prépara un onguent dans un bol en terre cuite comme remède. Plus tard, on lui servit un plat dans ce même bol. Rav goûta dans ce plat le goût de l’onguent et dit : Il donne tellement de goût ! Les personnes présentes en déduisirent que, selon Rav, un goût transmis dérivé d’un goût transmis est lui-même assez fort pour transmettre du goût. La Guemara rejette cela : Mais ce n’est pas le cas, et on ne peut tirer de cette histoire aucune conclusion générale. Là-bas, c’est différent, car l’onguent était très amer.
רַבִּי אֶלְעָזָר הֲוָה קָאֵים קַמֵּיהּ דְּמָר שְׁמוּאֵל, אַיְיתוֹ לְקַמֵּיהּ דָּגִים שֶׁעָלוּ בַּקְּעָרָה, וְקָא אָכֵיל בְּכוּתָּח. יָהֵיב לֵיהּ וְלָא אֲכַל, אֲמַר לֵיהּ: לְרַבָּךְ יְהַבִי לֵיהּ וַאֲכַל, וְאַתְּ לָא אָכְלַתְּ? אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב, אֲמַר לֵיהּ: הֲדַר בֵּיהּ מָר מִשְּׁמַעְתֵּיהּ? אֲמַר לֵיהּ: חַס לֵיהּ לְזַרְעֵיהּ דְּאַבָּא בַּר אַבָּא דְּלִיסְפֵּי לִי מִידֵּי וְלָא סְבִירָא לִי.
La Guemara rapporte : Rabbi Elazar se tenait devant Mar Shmuel, et on apporta devant Shmuel un poisson qui avait été retiré directement du feu et placé dans un bol utilisé auparavant pour la viande, et il le mangea avec du kutaḥ. Shmuel donna à Rabbi Elazar un peu de ce plat, mais Rabbi Elazar n’en mangea pas, car il était un élève de Rav, qui interdisait de tels mélanges. Shmuel lui dit : À ton maître, Rav, j’ai donné ce plat et il en a mangé, et toi tu n’en mangerais pas ? Plus tard, Rabbi Elazar vint devant Rav, et lui dit : Le Maître s’est-il rétracté sur cette halakha ? Permets-tu cela ? Rav lui dit : À Dieu ne plaise que la descendance d’Abba bar Abba, c’est-à-dire Shmuel, me fasse manger quelque chose que je ne considère pas comme permis. Shmuel ne m’a jamais donné un tel plat.
רַב הוּנָא וְרַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי הֲווֹ יָתְבִי, חַד בְּהַאי גִּיסָא דְּמַבָּרָא דְּסוּרָא, וְחַד בְּהַאי גִּיסָא דְּמַבָּרָא. לְמָר אַיְיתוֹ לֵיהּ דָּגִים שֶׁעָלוּ בַּקְּעָרָה וַאֲכַל בְּכוּתָּח, לְמָר אַיְיתוֹ לֵיהּ תְּאֵנִים וַעֲנָבִים בְּתוֹךְ הַסְּעוּדָה, וַאֲכַל וְלָא בָּרֵיךְ.
La Guemara rapporte que Rav Houna et Rav Ḥiyya bar Ashi étaient assis pour manger. L’un d’eux était assis de ce côté du gué de la rivière Soura, et l’autre était assis de l’autre côté du gué. On apporta à un Sage un poisson qui avait été retiré du feu et placé dans un bol précédemment utilisé pour la viande, et il le mangea avec du kutaḥ. On apporta aussi à l’autre Sage des figues et des raisins pendant le repas, et il les mangea, mais ne récita pas de bénédiction distincte sur eux, bien que ces aliments fussent généralement consommés après la partie principale du repas, avant la Bénédiction après le repas, et qu’une bénédiction distincte fût récitée sur eux.
מָר אֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: יַתְמָא! עֲבַד רַבָּךְ הָכִי? וּמָר אֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: יַתְמָא! עֲבַד רַבָּךְ הָכִי? מָר אֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: אֲנָא כִּשְׁמוּאֵל סְבִירָא לִי, וּמָר אֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: אֲנָא כְּרַבִּי חִיָּיא סְבִירָא לִי, דְּתָנֵי רַבִּי חִיָּיא: פַּת פּוֹטֶרֶת כׇּל מִינֵי מַאֲכָל, וְיַיִן פּוֹטֵר כׇּל מִינֵי מַשְׁקִין.
Un Sage dit à son collègue : Orphelin ! Élève sans maître ! Ton maître ferait-il cela, c’est-à-dire manger un tel poisson avec du kutaḥ ? Et l’autre Sage dit à son collègue : Orphelin ! Ton maître ferait-il cela, c’est-à-dire manger ces fruits pendant un repas sans réciter de bénédiction sur eux ? Un Sage dit à son collègue : Je tiens conformément à l’opinion de Shmuel, qui permet de manger un tel poisson avec du kutaḥ. Et l’autre Sage dit à son collègue : Je tiens conformément à l’opinion de Rabbi Ḥiyya, comme l’enseigne Rabbi Ḥiyya : La bénédiction sur le pain dispense de tous les autres types d’aliments consommés pendant un repas, y compris ceux que l’on mange habituellement séparément après le pain, et de même la bénédiction sur le vin dispense de tous les types de boissons.
אָמַר חִזְקִיָּה מִשּׁוּם אַבָּיֵי: הִלְכְתָא דָּגִים שֶׁעָלוּ בַּקְּעָרָה – מוּתָּר לְאוֹכְלָן בְּכוּתָּח, צְנוֹן שֶׁחֲתָכוֹ בְּסַכִּין שֶׁחָתַךְ בָּהּ בָּשָׂר – אָסוּר לְאוֹכְלוֹ בְּכוּתָּח.
Ḥizkiyya dit au nom d’Abaye : La halakha est la suivante : si un poisson a été retiré du feu et placé dans un bol utilisé pour la viande, il est permis de le manger avec du kutaḥ. Mais en ce qui concerne un radis que quelqu’un a coupé avec un couteau avec lequel il avait coupé de la viande, il est interdit de manger ce radis avec du kutaḥ, contrairement à la déclaration précédente de Rav Kahana.
וְהָנֵי מִילֵּי צְנוֹן,
La Guemara note : Et cette déclaration ne s’applique qu’à un radis,