חֲזָנְהוּ דְּקָא שָׁדוּ מַיָּא מִפּוּמָּא דְּחַצְבָּא, אָמַר: אִי הֲוָה יָדַעְנָא דִּרְגִילִיתוּ לְמִיעְבַּד הָכִי, לָא אִיעַכַּבִי.
Le démon vit les membres de la maison de Rav Pappa verser de l’eau depuis l’ouverture de la cruche avant d’en boire. Le démon dit : Si j’avais su que vous faisiez cela régulièrement, je n’aurais pas tardé. J’aurais apporté l’eau directement de la rivière, sachant que vous verseriez les eaux impures.
כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר: מַיִם הָרִאשׁוֹנִים הֶאֱכִילוּ בְּשַׂר חֲזִיר,
§ Lorsque Rav Dimi vint d’Eretz Yisrael, il dit : En raison du manquement à se laver avec les premières eaux, on a finalement donné à manger à un Juif de la viande de porc. Ce cas concernait un commerçant qui vendait des viandes différentes à ses clients juifs et gentils. Lorsqu’un Juif venu manger chez lui négligea de se laver avant de manger, le commerçant supposa qu’il était gentil et lui donna de la viande de porc.
אַחֲרוֹנִים הוֹצִיאוּ אֶת הָאִשָּׁה מִבַּעְלָהּ.
Et à cause du manquement à se laver avec les eaux finales, une femme finit par être divorcée de son mari. Dans cet incident, un hôte qui avait volé l’argent de ses invités avait des lentilles sur sa moustache d’un repas précédent parce qu’il ne s’était pas lavé les mains et la bouche après avoir mangé. En comprenant qu’il avait mangé des lentilles ce jour-là, ses victimes s’approchèrent de la femme de l’homme et dirent que son mari leur avait demandé de lui dire de rendre leur argent. Elles affirmèrent ensuite que l’homme leur avait dit de lui dire qu’il avait mangé des lentilles ce jour-là comme preuve qu’elles disaient la vérité. Elles trompèrent ainsi sa femme en lui faisant croire qu’il voulait qu’elle leur rende leur argent. Dans sa colère, l’hôte divorça de sa femme.
כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר: רִאשׁוֹנִים הֶאֱכִילוּ בְּשַׂר נְבֵלָה, אַחֲרוֹנִים הָרְגוּ אֶת הַנֶּפֶשׁ. אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: וְסִימָנָיךְ – אֲתָא רַב דִּימִי אַפְּקַהּ, אֲתָא רָבִין קַטְלַהּ.
Lorsque Ravin vint d’Eretz Yisrael, il dit l’énoncé d’une manière légèrement différente : En raison du manquement à se laver avec les premières eaux, on donna à un Juif de la viande d’une carcasse d’animal, et le manquement à se laver avec les dernières eaux tua une personne, car dans le second incident l’hôte fut si en colère contre sa femme qu’il la tua. Rav Naḥman bar Yitzḥak dit : Et ton moyen mnémotechnique pour te souvenir de quel Sage a dit quelle version est : Rav Dimi vint et la divorça de son mari, c’est-à-dire que, selon sa version, elle fut divorcée, et Ravin vint et la tua, puisque dans sa version le mari tua sa femme.
רַבִּי אַבָּא מַתְנֵי חֲדָא מֵהָנֵי, וַחֲדָא מֵהָנֵי, לְחוּמְרָא.
Rabbi Abba enseignait l'une de ces versions concernant les premières eaux et l'une d'elles au sujet des eaux finales, et dans les deux cas il enseignait la version la plus sévère, c'est-à-dire qu'il précisait la viande de porc et que le mari avait tué sa femme.
אִיתְּמַר, חַמֵּי הָאוּר: חִזְקִיָּה אָמַר אֵין נוֹטְלִים מֵהֶן לַיָּדַיִם, וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר נוֹטְלִין מֵהֶם לַיָּדַיִם. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שָׁאַלְתִּי אֶת רַבָּן גַּמְלִיאֵל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי, וְאוֹכֵל טְהָרוֹת, וְאָמַר לִי כׇּל גְּדוֹלֵי גָּלִיל עוֹשִׂין כֵּן.
Un désaccord a été énoncé au sujet de l’eau chauffée par le feu : Ḥizkiyya dit qu’on ne peut pas laver ses mains avec une telle eau, et Rabbi Yoḥanan dit qu’on peut laver ses mains avec elle. Rabbi Yoḥanan a dit : J’ai interrogé Rabban Gamliel, fils de Rabbi Yehuda HaNasi, au sujet de cette halakha, et il était de ceux qui mangeaient uniquement dans un état de pureté rituelle et était donc attentif au lavage des mains ; et il m’a dit que tous les grands hommes de Galilée faisaient ainsi, c’est-à-dire qu’ils se lavaient les mains avec de l’eau chauffée.
חַמֵּי טְבֶרְיָא, חִזְקִיָּה אָמַר: אֵין נוֹטְלִין מֵהֶם לַיָּדַיִם, אֲבָל מַטְבִּילִין בָּהֶם הַיָּדַיִם. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: כׇּל גּוּפוֹ טוֹבֵל בָּהֶן, אֲבָל לֹא פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו.
De même, en ce qui concerne les sources chaudes de Tibériade, Ḥizkiyya dit qu’on ne peut pas laver les mains avec leur eau avant de manger, mais s’il y a quarante se’a, la mesure requise d’un bain rituel, alors on peut y immerger les mains directement en elles, et cela est valable pour le rituel du lavage des mains avant un repas. Et Rabbi Yoḥanan dit qu’une personne impure peut y immerger tout son corps pour devenir pure, mais on ne peut toujours pas l’utiliser pour l’immersion d’une partie de son corps, comme son visage, ses mains et ses pieds, car cette immersion n’est pas considérée comme équivalente au lavage des mains.
הַשְׁתָּא כׇּל גּוּפוֹ טוֹבֵל בָּהֶם, פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו לֹא כׇּל שֶׁכֵּן? אָמַר רַב פָּפָּא: בִּמְקוֹמָן – דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דִּשְׁרֵי, מִשְׁקַל מִינַּיְיהוּ בְּמָנָא – דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דַּאֲסִיר. כִּי פְּלִיגִי – דְּפַסְקִינְהוּ בְּבַת בִּירְתָּא: מָר סָבַר גָּזְרִינַן בַּת בִּירְתָּא אַטּוּ מָנָא, וּמָר סָבַר לָא גָּזְרִינַן.
La Guemara demande : Maintenant qu’il a été dit qu’on peut immerger tout son corps dans les sources chaudes de Tibériade, n’est-il pas à plus forte raison permis pour son visage, ses mains et ses pieds ? Rav Pappa a dit : Lorsque l’eau des sources chaudes reste en place, tous, aussi bien Ḥizkiyya que Rabbi Yoḥanan, s’accordent à dire qu’il est permis d’y immerger ses mains. De même, tous s’accordent à dire que prendre de cette eau dans un récipient et s’en laver les mains est interdit. Ils sont en désaccord lorsqu’on fait passer les eaux par un fossé. Un Sage, Rabbi Yoḥanan, soutient que nous décrétons contre l’usage de l’eau de fossé en raison de la crainte qu’on en vienne à utiliser de l’eau dans un récipient, tandis qu’un Sage, Ḥizkiyya, soutient que nous ne décrétons pas contre cela.
כְּתַנָּאֵי: מַיִם שֶׁנִּפְסְלוּ מִשְּׁתִיַּית בְּהֵמָה, בְּכֵלִים – פְּסוּלִים, בַּקַּרְקַע – כְּשֵׁרִין. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אַף בַּקַּרְקַע, טוֹבֵל בָּהֶן כׇּל גּוּפוֹ, אֲבָל לֹא פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו.
La Guemara commente : Cette dispute est comme une dispute entre tannaïm, comme cela a été enseigné : Lorsque de l’eau qui a cessé d’être propre à la boisson même pour un animal se trouve dans des récipients, elle est impropre au lavage des mains, mais lorsqu’elle est dans le sol elle est propre à l’immersion, comme un bain rituel. Rabbi Shimon ben Elazar dit : Même lorsque l’eau est dans le sol, on peut y immerger tout son corps, mais on ne peut pas y immerger son visage, ses mains et ses pieds.
הַשְׁתָּא, כׇּל גּוּפוֹ טוֹבֵל בָּהֶן, יָדָיו וְרַגְלָיו לֹא כׇּל שֶׁכֵּן? אֶלָּא לָאו דְּפַסְקִינְהוּ בְּבַת בִּירְתָּא, וּבְהָא פְּלִיגִי: דְּמָר סָבַר גָּזְרִינַן בַּת בִּירְתָּא אַטּוּ מָנָא, וּמָר סָבַר לָא גָּזְרִינַן.
Comme indiqué ci-dessus, on pourrait demander : Maintenant que l’on peut immerger tout son corps dans l’eau, n’est-ce pas à plus forte raison qu’on peut y immerger ses mains et ses pieds ? Plutôt, ne faut-il pas comprendre qu’il s’agit d’un cas où l’on fait passer les eaux par un fossé ? Et, si c’est le cas, ils sont en désaccord sur ce point : Un Sage, Rabbi Shimon ben Elazar, soutient que nous décrétons contre l’usage de l’eau de fossé en raison de la crainte que l’on en vienne à utiliser un récipient, tandis qu’un Sage, le premier tanna de cette baraita, soutient que nous ne décrétons pas contre cela.
אָמַר רַב אִידִי בַּר אָבִין, אָמַר רַב יִצְחָק בַּר אַשְׁיָאן: נְטִילַת יָדַיִם לְחוּלִּין, מִפְּנֵי סֶרֶךְ תְּרוּמָה.
§ Rav Idi bar Avin dit que Rav Yitzḥak bar Ashiyan dit : L’obligation de se laver les mains avant de manger de la nourriture non sacrée est due à un décret accessoire en raison de la terouma, la part de la récolte désignée pour le prêtre, qui doit être consommée dans un état de pureté rituelle. Par décret rabbinique, les mains d’une personne sont considérées comme impures d’une impureté rituelle de second degré, car elles peuvent avoir touché des objets impurs. Par conséquent, elles rendent la terouma impure. En conséquence, les prêtres qui consomment de la terouma sont tenus de se laver d’abord les mains. Les Sages ont donc décrété que tous doivent se laver les mains même avant de manger de la nourriture non sacrée, afin que les gens ne s’habituent pas à manger sans se laver les mains, ce qui conduirait à son tour les prêtres à consommer de la terouma sans se laver les mains.
וְעוֹד מִשּׁוּם מִצְוָה. מַאי מִצְוָה? אֲמַר אַבָּיֵי: מִצְוָה לִשְׁמוֹעַ דִּבְרֵי חֲכָמִים. רָבָא אָמַר: מִצְוָה לִשְׁמוֹעַ דִּבְרֵי רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲרָךְ, דִּכְתִיב: ״וְכֹל אֲשֶׁר יִגַּע בּוֹ הַזָּב וְיָדָיו לֹא שָׁטַף בַּמָּיִם״. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲרָךְ: מִכָּאן סָמְכוּ חֲכָמִים לִנְטִילַת יָדַיִם מִן הַתּוֹרָה.
Et l’obligation est en outre due au fait qu’il s’agit d’une mitzva. La Guemara demande : Quelle mitzva cela implique-t-il ? Abaye dit : C’est une mitzva d’écouter et d’obéir aux paroles des Sages, qui ont institué ce lavage des mains. Rava dit : C’est une mitzva d’écouter l’enseignement de Rabbi Elazar ben Arakh, comme il est écrit au sujet d’un homme qui a un écoulement de type blennorragique [zav] : « Et quiconque celui qui a l’écoulement touche, sans s’être rincé les mains dans l’eau, » il contracte une impureté rituelle (Lévitique 15:11), et Rabbi Elazar ben Arakh dit : C’est de là que les Sages ont fondé le lavage des mains sur un verset de la Torah.
אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: מַאי מַשְׁמַע? דִּכְתִיב ״וְיָדָיו לֹא שָׁטַף בְּמַיִם״, הָא שָׁטַף – טָהוֹר? הָא טְבִילָה בָּעֵי! אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: וְאַחֵר שֶׁלֹּא שָׁטַף – טָמֵא.
Rava dit à Rav Naḥman : D’où cela est-il déduit ? Comment ce verset, qui concerne un zav, peut-il être interprété comme se référant au lavage des mains avant un repas ? Rava explique : Comme il est écrit : « Sans s’être rincé les mains dans l’eau. » Par conséquent, on pourrait en déduire que, s’il s’est rincé les mains, le zav devient rituellement pur. Mais cela ne peut pas être correct, car d’autres versets prouvent qu’un zavrequiert l’immersion de tout son corps. Au contraire, cela est ce que le verset dit : Et il y a un autre type de personne qui, si elle ne s’est pas rincé les mains dans l’eau, est considérée comme quelqu’un qui est impur. Le verset sert ainsi de fondement au lavage des mains.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: לֹא אָמְרוּ נְטִילַת יָדַיִם לְפֵירוֹת אֶלָּא מִשּׁוּם נְקִיּוּת. סְבוּר מִינָּה: חוֹבָה הוּא דְּלֵיכָּא, הָא מִצְוָה אִיכָּא. אֲמַר לְהוּ רָבָא: לֹא חוֹבָה וְלֹא מִצְוָה, אֶלָּא רְשׁוּת. וּפְלִיגָא דְּרַב נַחְמָן, דְּאָמַר רַב נַחְמָן: הַנּוֹטֵל יָדָיו לְפֵירוֹת אֵינוֹ אֶלָּא מִגַּסֵּי הָרוּחַ.
Rabbi Elazar dit que Rabbi Oshaya dit : Les Sages ont dit que le lavage des mains avant de manger des fruits est obligatoire uniquement pour des raisons de propreté. La Guemara commente : Ils ont compris de cela, à partir de cette déclaration, qu’il n’y a pas de véritable obligation de se laver les mains avant de manger des fruits, mais qu’il y a une mitzva à le faire. Rava leur dit : Cette pratique n’est ni une obligation ni une mitzva, mais simplement facultative. Et la Guemara note que Rava est en désaccord avec Rav Naḥman à cet égard, car Rav Naḥman a dit : Celui qui se lave les mains avant de manger des fruits n’est rien d’autre qu’un arrogant, c’est-à-dire qu’il est en réalité interdit de le faire.
אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה: הֲוָה קָאֵימְנָא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי, אַיְיתוֹ לְקַמַּיְיהוּ כַּלְכַּלָּה דְּפֵירֵי, וַאֲכַלוּ וְלָא מָשׁוּ יְדַיְיהוּ, וְלָא יְהַבוּ לִי מִידֵּי, וּבָרֵיךְ חַד חַד לְחוֹדֵיהּ. שְׁמַע מִינַּהּ תְּלָת: שְׁמַע מִינַּהּ אֵין נְטִילַת יָדַיִם לְפֵירוֹת, וּשְׁמַע מִינַּהּ אֵין מְזַמְּנִין עַל הַפֵּירוֹת, וּשְׁמַע מִינַּהּ שְׁנַיִם שֶׁאָכְלוּ – מִצְוָה לֵיחָלֵק.
Rabba bar bar Ḥana a dit : Je me tenais devant Rabbi Ami et Rabbi Asi lorsque des serviteurs apportèrent devant eux un panier de fruits, et ils mangèrent sans se laver les mains. Et ils ne me donnèrent rien à manger, afin que je puisse me joindre au zimmun, le quorum requis pour la bénédiction communautaire après les repas, et chacun d’eux récita une bénédiction après avoir mangé, séparément. On peut apprendre trois halakhotde cet incident. Apprends-en qu’il n’y a pas de lavage des mains avant les fruits. Et apprends-en qu’on ne fait pas de zimmun sur des fruits, c’est-à-dire que la halakha selon laquelle, lorsque trois personnes mangent ensemble, l’une dirige la bénédiction après les repas, ne s’applique pas lorsqu’elles ont mangé des fruits. Et enfin, apprends-en que si seulement deux personnes ont mangé, c’est une mitzva pour elles de se séparer, c’est-à-dire que chacune doit réciter la bénédiction après avoir mangé pour elle-même.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: שְׁנַיִם שֶׁאָכְלוּ – מִצְוָה לֵיחָלֵק. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? שֶׁהָיוּ שְׁנֵיהֶם סוֹפְרִים, אֲבָל אֶחָד סוֹפֵר וְאֶחָד בּוּר – סוֹפֵר מְבָרֵךְ וּבוּר יוֹצֵא.
La Guemara note : Cettehalakhaest également enseignée dans une baraita : Si seulement deux personnes ont mangé, c’est une mitzva pour elles de se séparer. Dans quel cas cette déclaration est-elle dite ? Elle est dite lorsqu’ils étaient tous deux scribes, c’est-à-dire des érudits de la Torah, qui savent réciter correctement la Bénédiction après les repas. Mais si l’un d’eux était un scribe et l’un était un ignorant, le scribe récite la Bénédiction après les repas et l’ignorant s’acquitte de son obligation en écoutant le scribe.
תָּנוּ רַבָּנַן: נְטִילַת יָדַיִם לְחוּלִּין – עַד הַפֶּרֶק, לִתְרוּמָה –
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Pour le lavage des mains en vue de la consommation d’aliments non sacrés, il faut verser l’eau sur la zone qui s’étend jusqu’à l’articulation des doigts. Pour le lavage des mains en vue de la consommation de terouma,