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הַנּוֹדֵר מִן הַבָּשָׂר מוּתָּר בִּבְשַׂר דָּגִים וַחֲגָבִים.
Et celui qui fait un vœu que la viande lui est interdite est autorisé à manger la viande de poisson et de sauterelles.
גְּמָ׳ הָא עוֹף אָסוּר מִדְּאוֹרָיְיתָא, כְּמַאן? דְּלָא כְּרַבִּי עֲקִיבָא, דְּאִי רַבִּי עֲקִיבָא – הָאָמַר: חַיָּה וָעוֹף אֵינוֹ מִן הַתּוֹרָה.
GUEMARA : Puisque la michna ne fait pas de distinction entre la viande des animaux et celle des oiseaux, on peut par conséquent en déduire que la viande de volaille cuite dans du lait est interdite par la loi de la Torah, tout comme la viande des animaux. Selon l’opinion de qui cette décision est-elle rendue ? Elle n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Akiva, car, si vous dites qu’elle est conforme à l’opinion de Rabbi Akiva, n’a-t-il pas dit que l’interdiction de la viande des animaux non domestiqués et des oiseaux cuite dans du lait n’est pas d’origine toranique ?
אֵימָא סֵיפָא: הַנּוֹדֵר מִן הַבָּשָׂר – מוּתָּר בִּבְשַׂר דָּגִים וַחֲגָבִים, הָא עוֹף אָסוּר, אֲתָאן לְרַבִּי עֲקִיבָא, דְּאָמַר: כֹּל מִילֵּי דְּמִימְּלִיךְ עֲלֵיהּ שָׁלִיחַ – בַּר מִינֵיהּ הוּא.
La Guemara continue : Mais considère la clause finale de la michna : Celui qui fait un vœu selon lequel la viande lui est interdite a le droit de manger la chair de poisson et de sauterelles. On peut par conséquent en déduire qu’il lui est interdit de manger de la volaille. Si tel est le cas, ici nous arrivons à l’opinion de Rabbi Akiva, qui a dit : Toute chose au sujet de laquelle un agent envoyé acheter un article donné demanderait, parce qu’il n’est pas certain qu’elle soit considérée comme relevant de ce type d’article, est considérée comme de son type.
דְּתַנְיָא: הַנּוֹדֵר מִן הַיָּרָק, מוּתָּר בַּדִּלּוּעִין, וְרַבִּי עֲקִיבָא אוֹסֵר. אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי עֲקִיבָא: וַהֲלֹא אוֹמֵר אָדָם לִשְׁלוּחוֹ ״קַח לָנוּ יָרָק״, וְהוּא אוֹמֵר ״לֹא מָצָאתִי אֶלָּא דִּלּוּעִין״!
Comme cela est enseigné dans une michna (Nedarim 54a) : Celui qui fait un vœu selon lequel les légumes lui sont interdits a le droit de manger des courges, car les gens ne considèrent généralement pas les courges comme un type de légume, mais Rabbi Akiva considère qu’il lui est interdit de manger des courges. Les Sages dirent à Rabbi Akiva : Mais il arrive couramment qu’une personne dise à son agent : Achète-nous des légumes, et l’agent, après ne pas avoir trouvé de légumes, revienne et dise : Je n’ai trouvé que des courges. Cela indique que les courges ne sont pas considérées comme des légumes.
אָמַר לָהֶן: כֵּן הַדָּבָר, כְּלוּם אוֹמֵר ״לֹא מָצָאתִי אֶלָּא קִטְנִית״?! אֶלָּא שֶׁדִּלּוּעִין בִּכְלַל יָרָק, וְאֵין קִטְנִית בִּכְלַל יָרָק. רֵישָׁא רַבָּנַן, וְסֵיפָא רַבִּי עֲקִיבָא!
Rabbi Akiva leur dit : Il en est ainsi, et cela prouve que mon opinion est correcte. Est-ce que l’agent revient et dit : Je n’ai trouvé que des légumineuses ? Au contraire, il est évident que les courges sont incluses dans la catégorie des légumes, bien qu’elles diffèrent des autres légumes, et, par conséquent, l’agent explique qu’il n’a trouvé que des courges et demande s’il doit les acheter. Mais les légumineuses ne sont pas incluses dans la catégorie des légumes, et c’est pourquoi un agent ne demanderait même pas à leur sujet. Par conséquent, Rabbi Akiva devrait aussi soutenir que celui qui fait un vœu selon lequel la viande lui est interdite a l’interdiction de manger des volailles. Et si tel est le cas, la première clause de la michna est conforme à l’opinion des Sages, qui sont en désaccord avec Rabbi Akiva, et la dernière clause est conforme à l’opinion de Rabbi Akiva.
אָמַר רַב יוֹסֵף: רַבִּי הִיא, וְנָסֵיב לַהּ אַלִּיבָּא דְתַנָּאֵי, בִּנְדָרִים סָבַר לַהּ כְּרַבִּי עֲקִיבָא, בְּבָשָׂר בְּחָלָב סָבַר לַהּ כְּרַבָּנַן.
Rav Yossef dit : Cela ne pose pas de difficulté. Toute la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi, et il formule la michna selon les opinions de différents tanna’im. Dans la dernière clause, en ce qui concerne les vœux, il suit l’opinion de Rabbi Akiva, tandis que dans la première clause, en ce qui concerne la viande cuite dans le lait, il suit l’opinion des Sages.
רַב אָשֵׁי אָמַר: כּוּלַּהּ רַבִּי עֲקִיבָא הִיא, וְהָכִי קָאָמַר: כׇּל הַבָּשָׂר אָסוּר לְבַשֵּׁל בְּחָלָב, מֵהֶן מִדִּבְרֵי תוֹרָה וּמֵהֶן מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים, חוּץ מִבְּשַׂר דָּגִים וַחֲגָבִים, שֶׁאֵינָם לֹא מִדִּבְרֵי תוֹרָה וְלֹא מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים.
Rav Ashi a dit une explication différente : Toute la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Akiva, comme l’indique la clause finale, concernant les vœux. Et quant à la première partie de la michna, voici ce qu’elle dit : Il est interdit de cuire toute viande cuite dans du lait, certains types de viande selon la loi de la Torah, c’est-à-dire celle des animaux domestiques, et certains types de viande selon la loi rabbinique, c’est-à-dire celle des animaux non domestiques et des oiseaux. Cette interdiction s’applique à tous les types de viande sauf la viande de poisson et de sauterelles, qui ne sont pas interdits, ni par la loi de la Torah ni par la loi rabbinique.
וְאָסוּר לְהַעֲלוֹת [וְכוּ׳]. אָמַר רַב יוֹסֵף: שְׁמַע מִינַּהּ בְּשַׂר עוֹף בְּחָלָב דְּאוֹרָיְיתָא, דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ דְּרַבָּנַן – אֲכִילָה גּוּפַהּ גְּזֵירָה, וַאֲנַן נִגְזַר הַעֲלָאָה אַטּוּ אֲכִילָה?
§ La michna enseigne en outre : Et il est interdit de placer toute viande avec du fromage sur une même table. Rav Yossef a dit : Conclus de cette clause que manger de la viande de volaille cuite dans du lait est interdit par la Torah. Car, si tu penses que l’interdiction d’en manger ne s’applique que par loi rabbinique, ce serait parce que la consommation de viande de volaille cuite dans du lait est elle-même un décret rabbinique, de peur qu’on n’en vienne à manger de la viande d’un animal avec du lait. Et décréterions-nous contre le fait de placer de la volaille avec du fromage sur une même table en raison de la possibilité de consommation, qui est elle-même un décret ? Les Sages ne promulguent pas un décret pour empêcher la violation d’un autre décret.
וּמְנָא תֵּימְרָא דְּלָא גָּזְרִינַן גְּזֵירָה לִגְזֵירָה? דִּתְנַן: חַלַּת חוּצָה לָאָרֶץ
La Guemara demande : Et d’où dis-tu que nous ne promulguons pas un décret rabbinique pour empêcher la violation d’un autre décret rabbinique ? La source est comme nous l’avons appris dans une michna (‘Halla 4:8) : ‘Halla de l’extérieur d’Eretz Israël, qui doit être mangée par un prêtre,

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