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לָא יָדַעְנָא כַּמָּה, קָא מַשְׁמַע לַן דְּרַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא.
Je ne saurais pas combien de jours de compensation il y a. La Guemara, par conséquent, nous enseigne, à partir de la déclaration selon laquelle Rabbi Elazar a dit que Rabbi Oshaya a dit, qu’il y a sept jours de compensation.
וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: ״וְחַג הַקָּצִיר״, אֵיזֶהוּ חַג שֶׁאַתָּה חוֹגֵג וְקוֹצֵר בּוֹ — הֱוֵי אוֹמֵר זֶה עֲצֶרֶת. אֵימַת? אִילֵּימָא בְּיוֹם טוֹב — קְצִירָה בְּיוֹם טוֹב מִי שְׁרֵי? אֶלָּא לָאו לְתַשְׁלוּמִין.
Et Reish Lakish dit, apportant une preuve différente : Du nom même du jour : « Et la fête de la moisson » (Exode 23:16), nous pouvons apprendre ce qui suit : À quelle fête célèbres-tu et moissonnes-tu ? Tu dois dire que c’est Chavouot. Quand exactement cela s’applique-t-il ? Si nous disons que c’est le jour même de la fête, la moisson est-elle permise un jour de fête ? Au contraire, n’est-ce pas une référence au jour de rattrapage ?
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֶלָּא מֵעַתָּה, ״חַג הָאָסִיף״: אֵי זֶהוּ חַג שֶׁיֵּשׁ בּוֹ אֲסִיפָה — הֱוֵי אוֹמֵר זֶה חַג הַסּוּכּוֹת, אֵימַת? אִילֵּימָא בְּיוֹם טוֹב — מְלָאכָה בְּיוֹם טוֹב מִי שְׁרֵי? אֶלָּא בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד. חוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד מִי שְׁרֵי? אֶלָּא — חַג הַבָּא בִּזְמַן אֲסִיפָה, הָכָא נָמֵי — חַג הַבָּא בִּזְמַן קְצִירָה.
Rabbi Yoḥanan dit à Reish Lakish : Cependant, si c’est le cas, tu devrais dire de même au sujet de « la fête de la récolte » (Exode 23:16) : Lors de quelle fête y a-t-il récolte ? Tu dois dire que c’est la fête de Souccot. Quand exactement ? Si nous disons que c’est le jour même de la fête, le travail est-il permis pendant une fête ? Plutôt, cela fait référence aux jours intermédiaires de la fête. Mais pendant les jours intermédiaires de la fête, aussi, est-ce permis ? On ne peut accomplir qu’un travail qui, s’il était négligé, entraînerait une perte irréparable. Plutôt, tu dois expliquer que « la fête de la récolte » fait référence à la saison de l’année, c’est-à-dire à la fête qui a lieu pendant le temps de la récolte. Ici aussi : « la fête de la moisson » signifie une fête qui a lieu pendant le temps de la moisson.
מִכְּלָל דְּתַרְוַיְיהוּ סְבִירָא לְהוּ דְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד אָסוּר בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה.
§ La Guemara commente : Puisque Reish Lakish ne conteste pas l’exactitude de la déclaration de Rabbi Yoḥanan, on peut déduire de leurs déclarations que tous deux soutiennent que l’accomplissement d’un travail pendant les jours intermédiaires de la fête est interdit par la Torah.
מְנָהָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״אֶת חַג הַמַּצּוֹת תִּשְׁמוֹר שִׁבְעַת יָמִים״ — לִימֵּד עַל חוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד שֶׁאָסוּר בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה, דִּבְרֵי רַבִּי יֹאשִׁיָּה. רַבִּי יוֹנָתָן אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, קַל וָחוֹמֶר: וּמָה רִאשׁוֹן וּשְׁבִיעִי שֶׁאֵין קְדוּשָּׁה לִפְנֵיהֶן וּלְאַחֲרֵיהֶן — אָסוּר בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה, חוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד שֶׁיֵּשׁ קְדוּשָּׁה לִפְנֵיהֶן וּלְאַחֲרֵיהֶן — אֵינוֹ דִּין שֶׁיְּהֵא אָסוּר בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה.
La Guemara poursuit et demande : D’où ces éléments sont-ils dérivés ; quelle est la source dans la Torah de cette interdiction ? Comme les Sages l’ont enseigné : « Tu observeras la fête de Pessa'h pendant sept jours » (Exode 23:15). Cela enseigne que l’accomplissement d’un travail est interdit pendant les jours intermédiaires de la fête, car « observeras » indique un commandement négatif ; telle est la déclaration de Rabbi Yoshiyya. Rabbi Yonatan dit : Cette preuve n’est pas nécessaire, car elle n’est pas conforme au sens simple du verset. Au contraire, cela s’apprend par un raisonnement a fortiori, comme suit : Si l’accomplissement d’un travail le premier et le septième jours de Pessa'h, qui ne sont ni précédés ni suivis de sainteté, puisque les jours avant le premier jour et après le septième jour sont des jours ordinaires, est néanmoins interdit, n’est-il pas juste que pendant les jours intermédiaires de la fête, qui sont précédés et suivis de sainteté, c’est-à-dire les premier et dernier jours de la fête, l’accomplissement d’un travail soit interdit ?
שֵׁשֶׁת יְמֵי בְרֵאשִׁית יוֹכִיחוּ, שֶׁיֵּשׁ קְדוּשָּׁה לִפְנֵיהֶן וּלְאַחֲרֵיהֶן, וּמוּתָּרִין בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה! מָה לְשֵׁשֶׁת יְמֵי בְּרֵאשִׁית שֶׁאֵין בָּהֶן קׇרְבַּן מוּסַף, תֹּאמַר בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד שֶׁיֵּשׁ בּוֹ קׇרְבַּן מוּסַף. רֹאשׁ חֹדֶשׁ יוֹכִיחַ, שֶׁיֵּשׁ בּוֹ קׇרְבַּן מוּסַף, וּמוּתָּר בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה! מָה לְרֹאשׁ חֹדֶשׁ שֶׁאֵין קָרוּי ״מִקְרָא קֹדֶשׁ״, תֹּאמַר בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד שֶׁקָּרוּי ״מִקְרָא קֹדֶשׁ״, הוֹאִיל וְקָרוּי ״מִקְרָא קֹדֶשׁ״ — דִּין הוּא שֶׁאָסוּר בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה.
La Guemara remet en question cette conclusion : Les six jours de la Création, c’est-à-dire les jours de la semaine, le prouveront, puisqu’ils sont précédés et suivis par la sainteté du Chabbat, et pourtant l’accomplissement d’un travail y est permis. La Guemara rejette cette difficulté : Qu’en est-il du fait que les six jours de la Création sont des jours ordinaires où il n’y a pas d’offrande additionnelle ; peux-tu dire la même chose au sujet des jours intermédiaires de la fête, où il y a une offrande additionnelle, conférant à ces jours une certaine mesure de sainteté ? La Guemara rétorque : La nouvelle lune le prouvera, puisqu’elle a une offrande additionnelle, et l’accomplissement d’un travail y est néanmoins permis. La Guemara réfute cet argument : Qu’en est-il du fait que la nouvelle lune n’est pas appelée « convocation sainte » ; peux-tu dire la même chose au sujet des jours intermédiaires de la fête, qui sont appelés « convocation sainte » ? Puisqu’ils sont appelés « convocation sainte », il est logique que l’accomplissement d’un travail y soit interdit.
תַּנְיָא אִידַּךְ: ״כׇּל מְלֶאכֶת עֲבוֹדָה לֹא תַעֲשׂוּ״ — לִימֵּד עַל חוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד שֶׁאָסוּר בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״אֵלֶּה מוֹעֲדֵי ה׳ וְגוֹ׳״. בַּמָּה הַכָּתוּב מְדַבֵּר? אִם בָּרִאשׁוֹן — הֲרֵי כְּבָר נֶאֱמַר ״שַׁבָּתוֹן״, אִם בַּשְּׁבִיעִי — הֲרֵי כְּבָר נֶאֱמַר ״שַׁבָּתוֹן״. הָא אֵין הַכָּתוּב מְדַבֵּר אֶלָּא בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד, לְלַמֶּדְךָ שֶׁאָסוּר בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה.
Il est enseigné dans une autre baraita sur le même sujet : En ce qui concerne le premier jour de Pessa'h et Soukkot, le verset déclare : « Vous ne ferez aucune sorte de travail pénible » (Lévitique 23:35), suivi de : « pendant sept jours, vous présenterez une offrande consumée par le feu au Seigneur », ce qui enseigne que l’accomplissement d’un travail est interdit pendant les jours intermédiaires de la fête ; telle est la déclaration de Rabbi Yossei le Galiléen. Rabbi Akiva dit : Cela n’est pas nécessaire, puisqu’il est dit plus tôt dans ce chapitre : « Voici les fêtes fixées du Seigneur, saintes convocations, que vous proclamerez en leur temps fixé » (Lévitique 23:4). De quoi le verset parle-t-il ? S’il se réfère au premier jour de la fête, il a déjà déclaré explicitement « repos solennel » (Lévitique 23:39) à propos de ce jour ; s’il se réfère au septième, il a déjà déclaré « repos solennel » (Lévitique 23:39) à propos de ce jour également. Par conséquent, le verset ne peut parler que des jours intermédiaires de la fête, t’enseignant que l’accomplissement d’un travail y est interdit.
תַּנְיָא אִידַּךְ: ״שֵׁשֶׁת יָמִים תֹּאכַל מַצּוֹת וּבַיּוֹם הַשְּׁבִיעִי עֲצֶרֶת לַה׳״, מָה שְׁבִיעִי עָצוּר — אַף שֵׁשֶׁת יָמִים עֲצוּרִין. אִי: מָה שְׁבִיעִי עָצוּר בְּכׇל מְלָאכָה — אַף שֵׁשֶׁת יָמִים עֲצוּרִין בְּכׇל מְלָאכָה.
Il est enseigné dans une autrebaraita : Le verset déclare : « Pendant six jours tu mangeras des pains sans levain, et le septième jour il y aura une assemblée solennelle pour le Seigneur ton Dieu ; tu n’y feras aucun travail » (Deutéronome 16:8). Si tel est le cas, de même que le septième jour de la fête est exclu de l’accomplissement de tout travail, de même les six jours intermédiaires de la fête sont exclus, puisque le mot « et » dans l’expression « et le septième jour » le relie aux jours précédents. Si tel est le cas, peut-être : De même que le septième jour est exclu de l’accomplissement de tout travail, de même les six jours intermédiaires sont exclus de l’accomplissement de tout travail, même ceux dont l’accomplissement empêche une perte irréparable.
תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבַיּוֹם הַשְּׁבִיעִי עֲצֶרֶת״, הַשְּׁבִיעִי עָצוּר בְּכׇל מְלָאכָה, וְאֵין שִׁשָּׁה יָמִים עֲצוּרִין בְּכׇל מְלָאכָה. הָא לֹא מְסָרָן הַכָּתוּב אֶלָּא לַחֲכָמִים, לוֹמַר לָךְ אֵי זֶה יוֹם אָסוּר וְאֵי זֶה יוֹם מוּתָּר, אֵי זוֹ מְלָאכָה אֲסוּרָה וְאֵי זוֹ מְלָאכָה מוּתֶּרֶת.
Le verset, par conséquent, déclare : « Et le septième jour, il y aura une assemblée solennelle, » littéralement, une pause. Cela indique que seul le septième jour est exclu de l’accomplissement de tout travail, mais les autres six jours ne sont pas exclus de l’accomplissement de tout travail, mais seulement de certaines formes de travail. Puisque la Torah ne précise pas quels types de travail sont interdits, le verset a donc confié la question exclusivement aux Sages, pour te dire en quel jour le travail est interdit et en quel jour il est permis, et de même quel travail est interdit et quel travail est permis.
וּמוּתָּרִין בְּהֶסְפֵּד וְתַעֲנִית, שֶׁלֹּא לְקַיֵּים אֶת דִּבְרֵי הָאוֹמְרִין עֲצֶרֶת אַחַר הַשַּׁבָּת. וְהָאִיתְּמַר: מַעֲשֶׂה וּמֵת אֲלֶכְּסָא בְּלוֹד, וְנִכְנְסוּ כׇּל יִשְׂרָאֵל לְסוֹפְדוֹ, וְלֹא הִנִּיחָם רַבִּי טַרְפוֹן, מִפְּנֵי שֶׁיּוֹם טוֹב שֶׁל עֲצֶרֶת הָיָה.
§ La michna a enseigné : Tous étaient autorisés à prononcer des éloges funèbres et à jeûner les jours d’abattage, afin de ne pas soutenir l’opinion des sadducéens, qui disaient : Chavouot doit toujours tomber après Chabbat. La Guemara soulève une difficulté : Mais n’a-t-on pas enseigné : Un incident s’est produit lorsque Alexa mourut à Lod, et tout Israël se rassembla pour faire son éloge funèbre, mais Rabbi Tarfon ne le leur permit pas parce que c’était le jour de fête de Chavouot ?
יוֹם טוֹב סָלְקָא דַּעְתָּךְ? אִי בְּיוֹם טוֹב, מִי קָאָתוּ? אֶלָּא אֵימָא: מִפְּנֵי שֶׁיּוֹם טְבוֹחַ הָיָה! לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּיוֹם טוֹב שֶׁחָל לִהְיוֹת אַחַר הַשַּׁבָּת, כָּאן בְּיוֹם טוֹב שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת.
La Guemara analyse ce passage : Peux-tu concevoir de dire que c’était un jour de fête ? Si cela avait été un jour de fête, seraient-ils venus ? Certainement, ils ne se seraient pas rassemblés pour faire l’éloge funèbre de quelqu’un le jour même de la fête. Dis plutôt qu’il leur était interdit de faire des éloges funèbres parce que c’était le jour d’abattage de la fête. La Guemara répond : Cela n’est pas difficile, car ici, l’incident de Lod fait référence à une fête qui a lieu après Chabbat, dont le jour d’abattage ne tombe pas un dimanche. Le jour d’abattage conserve une certaine mesure de la sainteté de Chavouot grâce à l’offrande des sacrifices de la fête et doit donc être traité comme une fête. Là-bas, en revanche, la michna fait référence à une fête qui a lieu pendant Chabbat. Puisque, dans ce cas, le jour d’abattage tombe un dimanche, il ne peut pas être observé comme une fête, afin de contrer l’opinion des sadducéens.
Après avoir discuté de nombreuses questions sans rapport avec le sujet principal du traité, la Guemara commence maintenant à traiter du sujet de la pureté rituelle et le fera pendant le reste du traité. Ces halakhot sont pertinentes pour les fêtes de pèlerinage, car tous sont tenus de se purifier afin d’entrer dans le Temple et d’offrir des sacrifices.

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