רַב אָשֵׁי אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא צְדָדִין מוּתָּרִין, כָּל דְּבַהֲדֵי גַּבַּהּ — כְּגַבַּהּ דָּמֵי.
Rav Ashi a dit : Même si vous dites que les côtés sont permis en général, il n’y a pas de preuve d’ici, puisque tout ce qui est proche du dos de l’animal est considéré comme son dos. Par conséquent, poser les mains sur la tête de l’animal revient à les poser sur l’animal lui-même, par opposition à ses côtés.
מַתְנִי׳ בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מְבִיאִין שְׁלָמִים, וְאֵין סוֹמְכִין עֲלֵיהֶם, אֲבָל לֹא עוֹלוֹת. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מְבִיאִין שְׁלָמִים וְעוֹלוֹת, וְסוֹמְכִין עֲלֵיהֶם.
MICHNA :Beit Shammaï disent : On peut apporter des sacrifices de paix lors d’une fête, parce que tant les propriétaires que les prêtres en prennent part, mais on ne peut pas poser les mains sur eux, sur les sacrifices de paix avant de les offrir. Cependant, on ne peut pas apporter des holocaustes du tout, parce qu’ils ne sont pas mangés, et le travail n’est permis pendant les fêtes que pour la préparation de nourriture pour les êtres humains. Et Beit Hillel disent : On peut apporter des sacrifices de paix et aussi des holocaustes, et on pose les mains sur les deux .
עֲצֶרֶת שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּעֶרֶב שַׁבָּת, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: יוֹם טְבוֹחַ אַחַר הַשַּׁבָּת. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אֵין יוֹם טְבוֹחַ אַחַר הַשַּׁבָּת. וּמוֹדִים שֶׁאִם חָלָה לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת, שֶׁיּוֹם טְבוֹחַ אַחַר הַשַּׁבָּת.
Si la fête de Shavouot a lieu la veille de Chabbat, Beit Shammaï disent : Le jour de l’abattage est après Chabbat, le dimanche. C’est le jour où les animaux apportés en l’honneur de la fête de pèlerinage sont abattus, car ils soutiennent que l’holocauste de la fête n’est pas offert le jour même de la fête mais le lendemain, et tous les holocaustes voués par des particuliers sont reportés au lendemain. Et Beit Hillel disent : Le jour de l’abattage n’est pas après Chabbat. Puisque l’abattage peut être effectué le jour même de la fête, il n’est pas nécessaire de le reporter. Mais ils reconnaissent que siShavouota lieu un Chabbat, le jour de l’abattage est après Chabbat.
אֵין כֹּהֵן גָּדוֹל מִתְלַבֵּשׁ בְּכֵלָיו, וּמוּתָּרִין בְּהֶסְפֵּד וּבְתַעֲנִית, שֶׁלֹּא לְקַיֵּים דִּבְרֵי הָאוֹמְרִין: עֲצֶרֶת אַחַר הַשַּׁבָּת.
La michna rapporte que, lorsque le jour de l’abattage tombait un dimanche, le Grand Prêtre ne revêtait pas ses vêtements de fête, mais portait ses habits ordinaires. Et tous étaient autorisés à prononcer des éloges funèbres et à jeûner ce jour-là. Cela était fait afin de ne pas soutenir ni renforcer l’opinion des sadducéens, qui disaient : Chavouot doit toujours tomber après le Chabbat. Comme le jour de l’abattage tombait un dimanche, il était nécessaire de montrer que nous n’acceptons pas l’opinion des sadducéens et que ce jour n’est pas une fête.
גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: מִנַּיִין לָעֲצֶרֶת שֶׁיֵּשׁ לָהּ תַּשְׁלוּמִין, כָּל שִׁבְעָה — שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּחַג הַמַּצּוֹת וּבְחַג הַשָּׁבוּעוֹת וּבְחַג הַסּוּכּוֹת״, מַקִּישׁ חַג הַשָּׁבוּעוֹת לְחַג הַמַּצּוֹת: מָה חַג הַמַּצּוֹת יֵשׁ לָהּ תַּשְׁלוּמִין כָּל שִׁבְעָה — אַף חַג הַשָּׁבוּעוֹת יֵשׁ לָהּ תַּשְׁלוּמִין כָּל שִׁבְעָה.
GUEMARA :Rabbi Elazar a dit que Rabbi Oshaya a dit : D’où est-il déduit que les offrandes de Shavouot peuvent être compensées, c’est-à-dire que les offrandes obligatoires de la fête peuvent être sacrifiées pendant les sept jours suivant la fête ? Comme il est dit : « Trois fois par an, tous tes mâles paraîtront…à la fête de Pessa'h, à la fête de Shavouot, et à la fête de Soukkot » (Deutéronome 16:16). Le verset compare la fête de Shavouot à la fête de Pessa'h par analogie : De même qu’on peut compenser le fait de ne pas avoir apporté l’offrande à la fête de Pessa'h pendant les sept jours de la fête, de même, à la fête de Shavouot, on peut compenser le fait de ne pas avoir apporté l’offrande pendant les sept, c’est-à-dire Shavouot et les six jours qui le suivent.
וְאֵימָא: מַקִּישׁ לְחַג הַסּוּכּוֹת, מָה חַג הַסּוּכּוֹת יֵשׁ לָהּ תַּשְׁלוּמִין כָּל שְׁמוֹנָה — אַף חַג הַשָּׁבוּעוֹת יֵשׁ לָהּ תַּשְׁלוּמִין כָּל שְׁמוֹנָה! שְׁמִינִי רֶגֶל בִּפְנֵי עַצְמוֹ הוּא.
La Guemara soulève une difficulté : Mais peut-être faut-il dire plutôt que le verset compare Chavouot à la fête de Soukkot par analogie : De même que le jour de la Fête de Soukkot peut être compensé pendant les huit jours, puisque Chemini Atséret fait partie de la Fête, de même la fête de Chavouot peut être compensée pendant les huit jours. La Guemara répond : Le Huitième Jour d’Assemblée est une fête de pèlerinage indépendante et n’est pas considéré comme faisant partie de Soukkot.
אֵימוֹר דְּאָמְרִי[נַן] שְׁמִינִי רֶגֶל בִּפְנֵי עַצְמוֹ הוּא — הָנֵי מִילֵּי לְעִנְיַן פָּזֵ״ר קֶשֶׁ״ב. אֲבָל לְעִנְיַן תַּשְׁלוּמִין — תַּשְׁלוּמִין דְּרִאשׁוֹן הוּא. דִּתְנַן: מִי שֶׁלֹּא חָג בְּיוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן שֶׁל חַג — חוֹגֵג אֶת כָּל הָרֶגֶל, וְיוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן.
La Guemara continue de demander : On peut dire que, lorsque ils ont dit que le Huitième Jour d’Assemblée est une Fête de pèlerinage indépendante, cela ne s’applique qu’à la question de peh, zayin, reish, kuf, shin, beit, un acronyme pour les six halakhot qui distinguent le Huitième Jour d’Assemblée de la fête de Souccot. Mais en ce qui concerne le rattrapage des offrandes de la Fête, il est considéré comme un jour de rattrapage pour le premier jour de la Fête, comme nous l’avons appris dans une michna (9a) : Celui qui n’a pas célébré en offrant les sacrifices de la Fête le premier jour de lafête de Souccot peut célébrer en les offrant pendant toute la Fête de pèlerinage de Souccotet le dernier jour de cette Fête. Si tel est le cas, la question demeure : Pourquoi ne comparons-nous pas Chavouot à Souccot et ne permettons-nous pas que ses offrandes soient complétées pendant les huit jours ?
תָּפַשְׂתָּ מְרוּבֶּה לֹא תָּפַשְׂתָּ, תָּפַשְׂתָּ מוּעָט תָּפַשְׂתָּ.
La Guemara répond en appliquant le principe suivant : Si tu as saisi beaucoup, tu n’as rien saisi ; si tu as saisi peu, tu as saisi quelque chose. En d’autres termes, lorsqu’il faut choisir entre un plus petit nombre et un plus grand, il y a davantage de certitude à choisir le plus petit. Même si ce choix s’avère erroné, il est préférable au plus grand, puisqu’il y est inclus. Dans ce cas, sept est inclus dans huit. Il est donc préférable de comparer Chavouot aux sept jours de Pessa'h plutôt qu’aux huit jours de Souccot.
אֶלָּא, לְמַאי הִלְכְתָא כַּתְבֵיהּ רַחֲמָנָא לְחַג הַסּוּכּוֹת? לְאַקּוֹשֵׁי לְחַג הַמַּצּוֹת: מָה חַג הַמַּצּוֹת טָעוּן לִינָה — אַף חַג הַסּוּכּוֹת טָעוּן לִינָה.
La Guemara demande : Mais si nous ne comparons pas Chavouot à Souccot, pour quelle halakha le Miséricordieux a-t-Il écrit la fête de Souccot dans ce contexte ? Les lois de toutes les Fêtes avaient déjà été énumérées, donc la Torah a nécessairement mentionné de nouveau leurs noms afin de les comparer pour une raison particulière. La Guemara répond : la fête de Souccot a été mentionnée afin de la comparer par analogie à la fête de Pessa'h, de la manière suivante : De même que la fête de Pessa'h exige de passer la nuit à Jérusalem après la conclusion de la Fête, car on ne peut pas partir cette nuit-là, de même la fête de Souccot exige de passer la nuit à Jérusalem après la fin de Souccot.
וְהָתָם מְנָלַן?
La Guemara demande : Et là-bas, en ce qui concerne Pessa'h lui-même, d'où déduisons-nous qu'il nécessite de passer la nuit ?