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וַאֲפִילּוּ ״עֲטָרוֹת וְדִיבֹן״. שֶׁכָּל הַמַּשְׁלִים פָּרָשִׁיּוֹתָיו עִם הַצִּבּוּר מֵאֲרִיכִין לוֹ יָמָיו וּשְׁנוֹתָיו.
Cela s’applique à chaque verset, même à un verset comme : « Atarot et Divon et Yazer et Nimra et Ḥeshbon et Elaleh et Sevam et Nevo et Beon » (Nombres 32:3). Bien que ce verset soit entièrement composé de noms de lieux identiques en hébreu et en araméen, il faut néanmoins lire le verset deux fois et sa traduction une fois, car celui qui achève ses portions de Torah avec la congrégation est récompensé en ce que ses jours et ses années sont prolongés.
רַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי סָבַר לְאַשְׁלוֹמִינְהוּ לְפָרָשְׁיָיתָא דְּכֹלָּא שַׁתָּא בְּמַעֲלֵי יוֹמָא דְכִפּוּרֵי, תְּנָא לֵיהּ חִיָּיא בַּר רַב מִדִּפְתִּי: כְּתִיב: ״וְעִנִּיתֶם אֶת נַפְשֹׁתֵיכֶם בְּתִשְׁעָה לַחֹדֶשׁ בָּעֶרֶב״.
Rav Beivai bar Abaye pensa terminer toutes les portions de la Torah de toute l’année, qu’il n’avait pas pu achever en leur temps, la veille de Yom Kippour, lorsqu’il aurait le temps de le faire. Mais Ḥiyya bar Rav de Difti lui enseigna : Il est écrit au sujet de Yom Kippour : « Et vous affligerez vos âmes le neuvième jour du mois, au soir, d’un soir à l’autre vous observerez votre sabbat » (Lévitique 23:32).
וְכִי בְּתִשְׁעָה מִתְעַנִּין?! וַהֲלֹא בַּעֲשָׂרָה מִתְעַנִּין! אֶלָּא לוֹמַר לְךָ כָּל הָאוֹכֵל וְשׁוֹתֶה בִּתְשִׁיעִי, מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ מִתְעַנֶּה תְּשִׁיעִי וַעֲשִׂירִי.
La Guemara s’interroge : Jeûne-t-on donc le neuvième de Tichri ? Ne jeûne-t-on pas le dixième de Tichri, comme le dit la Torah au début de ce passage : « Cependant, le dixième jour de ce septième mois est le Jour de l’Expiation ; il y aura pour vous une sainte convocation, et vous affligerez vos âmes » (Lévitique 23:27) ? Au contraire, ce verset vient t’enseigner ceci : Celui qui mange et boit le neuvième de Tichri en préparation du jeûne du lendemain, le verset lui attribue du mérite comme s’il avait jeûné à la fois le neuvième et le dixième de Tichri. Ḥiyya bar Rav de Difti cita ce verset à Rav Beivai bar Abaye pour lui enseigner que la veille de Yom Kippour est consacrée au manger et au boire, et non au rattrapage des portions de la Torah qu’on aurait pu manquer au cours de l’année.
סָבַר לְאַקְדּוֹמִינְהוּ, אָמַר לֵיהּ הָהוּא סָבָא, תְּנֵינָא: וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יַקְדִּים וְשֶׁלֹּא יְאַחֵר.
Lorsque Rav Beivai entendit cela, il pensa à lire les portions de la Torah plus tôt, avant qu’elles ne soient lues par la communauté. Un certain ancien non nommé lui dit : nous avons appris que, tant qu’on ne lit pas les portions de la Torah ni plus tôt ni plus tard que la congrégation. Il faut les lire avec la congrégation.
כְּדַאֲמַר לְהוּ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי לִבְנֵיהּ: אַשְׁלִימוּ פָּרָשְׁיוֹתַיְיכוּ עִם הַצִּבּוּר שְׁנַיִם מִקְרָא וְאֶחָד תַּרְגּוּם.
Comme Rabbi Yehoshua ben Levi l’a dit à ses fils : Complétez vos portions avec la congrégation, le texte de la Torah deux fois et la traduction une fois.
וְהִזָּהֲרוּ בִּוְרִידִין כְּרַבִּי יְהוּדָה, דִּתְנַן: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁיִּשְׁחוֹט אֶת הַוְּרִידִין.
Il leur a également conseillé : Faites attention aux veines jugulaires, conformément à l’opinion de Rabbi Yehuda, comme nous l’avons appris dans une michna concernant les lois de l’abattage rituel : Rabbi Yehuda a dit : Couper la trachée et l’œsophage lors de l’abattage rituel d’un oiseau ne rend pas l’oiseau casher jusqu’à ce qu’il abatte les veines jugulaires également. Bien que cela ne soit pas requis sur le plan halakhique, il est approprié de le faire afin d’éviter que des quantités importantes de sang ne restent dans l’oiseau.
וְהִזָּהֲרוּ בְּזָקֵן שֶׁשָּׁכַח תַּלְמוּדוֹ מֵחֲמַת אוֹנְסוֹ. דְּאָמְרִינַן: לוּחוֹת וְשִׁבְרֵי לוּחוֹת מוּנָּחוֹת בָּאָרוֹן.
Rabbi Yehoshua ben Levi conseilla en outre : Et prends garde à continuer de respecter un ancien qui a oublié sa connaissance de la Torah en raison de circonstances indépendantes de sa volonté. Même s’il n’est plus un érudit de la Torah, il doit encore être respecté pour la Torah qu’il possédait autrefois. Comme nous le disons : Les tables de l’Alliance ainsi que les tables brisées sont placées dans l’Arche de l’Alliance dans le Temple. Même si les premières tables ont été brisées, leur sainteté oblige à ne pas les traiter avec mépris. Un ancien qui a oublié la connaissance de la Torah qu’il possédait autrefois est comparé à ces tables brisées.
אָמַר לְהוּ רָבָא לִבְנֵיהּ: כְּשֶׁאַתֶּם חוֹתְכִין בָּשָׂר, אַל תַּחְתְּכוּ עַל גַּב הַיָּד. אִיכָּא דְאָמְרִי: מִשּׁוּם סַכָּנָה. וְאִיכָּא דְאָמְרִי: מִשּׁוּם קִלְקוּל סְעוּדָה.
Rava dit à ses fils trois conseils : Lorsque vous coupez de la viande, ne la coupez pas sur votre main. La Guemara propose deux explications à cela. Certains disent : En raison du danger qu’on pourrait se couper accidentellement la main, et certains disent : En raison du fait que cela pourrait gâcher le repas, car même si l’on ne se coupait que légèrement, cette petite quantité de sang pourrait tout de même abîmer la viande et la rendre répugnante à manger.
וְאַל תֵּשְׁבוּ עַל מִטַּת אֲרַמִּית, וְאַל תַּעַבְרוּ אֲחוֹרֵי בֵּית הַכְּנֶסֶת בְּשָׁעָה שֶׁהַצִּבּוּר מִתְפַּלְּלִין. וְאַל תֵּשְׁבוּ עַל מִטַּת אֲרַמִּית, אִיכָּא דְאָמְרִי לָא תִּגְנוֹ בְּלָא קְרִיאַת שְׁמַע, וְאִיכָּא דְאָמְרִי דְּלָא תִּנְסְבוּ גִּיּוֹרְתָא. וְאִיכָּא דְאָמְרִי, אֲרַמִּית מַמָּשׁ.
Et Rava a également conseillé : Ne t’assieds pas sur le lit d’une femme araméenne, et ne passe pas devant une synagogue lorsque la communauté prie. La Guemara explique : Certains disent : Ne t’assieds pas sur le lit d’une femme araméenne signifie que l’on ne doit pas aller dormir sans réciter le Shema, car en agissant ainsi, c’est comme si l’on dormait dans le lit d’une non-Juive, puisque sa conduite ne convient pas à un Juif. D’autres disent : Cela signifie que l’on ne doit pas épouser une femme convertie, et qu’il vaut mieux épouser une femme née juive. Et certains disent : Cela signifie littéralement qu’il ne faut pas s’asseoir sur le lit d’une Araméenne, c’est-à-dire d’une femme non juive.
וּמִשּׁוּם מַעֲשֶׂה דְרַב פָּפָּא. דְּרַב פָּפָּא אֲזַל לְגַבֵּי אֲרַמִּית, הוֹצִיאָה לוֹ מִטָּה. אָמְרָה לוֹ: שֵׁב! אָמַר לָהּ: אֵינִי יוֹשֵׁב, עַד שֶׁתַּגְבִּיהִי אֶת הַמִּטָּה. הִגְבִּיהָה אֶת הַמִּטָּה וּמָצְאוּ שָׁם תִּינוֹק מֵת. מִכָּאן אָמְרוּ חֲכָמִים: אָסוּר לֵישֵׁב עַל מִטַּת אֲרַמִּית.
Ce conseil a été donné à la suite d’un incident impliquant Rav Pappa. Rav Pappa alla rendre visite à une femme araméenne. Elle sortit un lit et lui dit : Assieds-toi. Il lui dit : Je ne m’assiérai pas tant que tu n’auras pas soulevé les draps couvrant le lit. Elle le fit, et ils y trouvèrent un bébé mort. Si Rav Pappa s’était assis sur le lit, il aurait été accusé d’avoir tué le bébé. À partir de cet incident, les Sages dirent : Il est interdit de s’asseoir sur le lit d’une femme araméenne.
וְאַל תַּעַבְרוּ אֲחוֹרֵי בֵּית הַכְּנֶסֶת בְּשָׁעָה שֶׁהַצִּבּוּר מִתְפַּלְּלִין — מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי. דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: אָסוּר לוֹ לְאָדָם שֶׁיַּעֲבוֹר אֲחוֹרֵי בֵּית הַכְּנֶסֶת בְּשָׁעָה שֶׁהַצִּבּוּר מִתְפַּלְּלִין.
Et le troisième conseil de Rava était : ne passe pas derrière une synagogue pendant que l’assemblée prie. Cette déclaration appuie l’opinion de Rabbi Yehoshua ben Levi, car Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : Il est interdit de passer derrière une synagogue pendant que l’assemblée prie parce qu’on le soupçonnera de ne pas vouloir prier, et cela constitue une marque de mépris envers la synagogue.
אָמַר אַבָּיֵי: וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלֵיכָּא פִּתְחָא אַחֲרִינָא, אֲבָל אִיכָּא פִּתְחָא אַחֲרִינָא — לֵית לָן בַּהּ. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלֵיכָּא בֵּי כְנִישְׁתָּא אַחֲרִינָא, אֲבָל אִיכָּא בֵּי כְנִישְׁתָּא אַחֲרִינָא — לֵית לָן בַּהּ. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא דָּרֵי טוּנָא, וְלָא רָהֵיט, וְלָא מַנַּח תְּפִילִּין, אֲבָל אִיכָּא חַד מֵהָנָךְ — לֵית לַן בַּהּ.
Abaye a présenté plusieurs réserves à la déclaration de Rabbi Yehoshua ben Levi et a dit :
Nous n’avons dit cette interdiction que s’il n’y a pas d’autre entrée à la synagogue, mais s’il y en a une autre, puisqu’il est possible qu’il utilise simplement la seconde entrée, ils ne le soupçonneront pas, et l’interdiction ne s’applique pas.
Et nous n’avons dit cette interdiction que s’il n’y a pas d’autre synagogue dans la ville, mais s’il y a une autre synagogue, l’interdiction ne s’applique pas.
Et nous n’avons dit cette interdiction que lorsqu’il ne porte pas de charge, ne court pas et ne porte pas de phylactères. Mais si l’un de ces facteurs s’applique, l’interdiction ne s’applique pas. S’il porte une charge ou court, il est clair qu’il est occupé par son travail. S’il porte des phylactères, il est évident que c’est une personne craignant Dieu et ils ne le soupçonneront pas.
תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: בִּשְׁלֹשָׁה דְבָרִים אוֹהֵב אֲנִי אֶת הַמָּדִיִּים, כְּשֶׁחוֹתְכִין אֶת הַבָּשָׂר — אֵין חוֹתְכִין אֶלָּא עַל גַּבֵּי הַשּׁוּלְחָן, כְּשֶׁנּוֹשְׁקִין — אֵין נוֹשְׁקִין אֶלָּא עַל גַּב הַיָּד, וּכְשֶׁיּוֹעֲצִין — אֵין יוֹעֲצִין אֶלָּא בַּשָּׂדֶה.
La Guemara cite une déclaration tirée d’une baraita, dans le même esprit que le conseil de Rava de s’abstenir de couper de la viande sur ses mains : Rabbi Akiva a dit : Dans trois aspects de leur conduite, j’apprécie les Mèdes, et nous devrions apprendre de leurs pratiques. Lorsqu’ils coupent de la viande, ils ne la coupent que sur la table et non sur leurs mains ; lorsqu’ils embrassent, que ce soit en signe d’affection ou d’honneur, ils n’embrassent que le dos de la main et ne donnent pas à la personne embrassée une sensation désagréable ; et lorsqu’ils tiennent conseil, ils ne le tiennent que dans le champ afin que d’autres n’entendent pas leurs secrets.
אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: מַאי קְרָאָה ״וַיִּשְׁלַח יַעֲקֹב וַיִּקְרָא לְרָחֵל וּלְלֵאָה הַשָּׂדֶה אֶל צֹאנוֹ״.
Rav Adda bar Ahava a dit : De quel verset cela est-il dérivé ? Du verset, « Jacob envoya appeler Rachel et Léa aux champs, vers son troupeau » (Genèse 31:4) ; ce fut seulement là, dans les champs, qu’il tint conseil avec elles.
תַּנְיָא אָמַר רַבָּן גַּמְלִיאֵל: בִּשְׁלֹשָׁה דְבָרִים אוֹהֵב אֲנִי אֶת הַפַּרְסִיִּים: הֵן צְנוּעִין בַּאֲכִילָתָן, וּצְנוּעִין בְּבֵית הַכִּסֵּא, וּצְנוּעִין בְּדָבָר אַחֵר.
Il a été enseigné dans une baraita : Rabban Gamliel a dit : Dans trois aspects de leur conduite, j’aime les Perses : C’est un peuple modeste ; ils sont modestes dans leur manière de manger, ils sont modestes aux toilettes, et ils sont modestes dans une autre chose, c’est-à-dire les relations sexuelles.
״אֲנִי צִוֵּיתִי לִמְקֻדָּשָׁי״, תָּנֵי רַב יוֹסֵף: אֵלּוּ הַפַּרְסִיִּים הַמְקוּדָּשִׁין וּמְזוּמָּנִין לְגֵיהִנָּם.
Bien qu’ici ils aient été loués concernant certains aspects spécifiques de leur conduite, la Guemara propose ensuite une autre perspective sur les Perses à partir d’un verset décrivant la destruction de Babylone par les armées perse et mède : « J’ai ordonné à Mes consacrés ; J’ai aussi appelé Mes vaillants pour Ma colère, même Mes orgueilleux triomphants » (Isaïe 13:3). Rav Yosef a enseigné une baraita : Ce sont les Perses qui sont consacrés et destinés à la Géhenne, car ils ont été envoyés par Dieu pour accomplir Sa mission de colère, et ils seront envoyés à la Géhenne.
רַבָּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר וְכוּ׳: אָמַר רַב יְהוּדָה, אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל.
La Guemara revient pour expliquer la michna, dans laquelle nous avons appris que Rabban Gamliel dit : On peut réciter le Shema jusqu’à l’aube. Rav Yehouda a dit que Shmouel a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabban Gamliel.
תַּנְיָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי אוֹמֵר פְּעָמִים שֶׁאָדָם קוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע שְׁתֵּי פְּעָמִים בַּלַּיְלָה, אַחַת קוֹדֶם שֶׁיַּעֲלֶה עַמּוּד הַשַּׁחַר וְאַחַת לְאַחַר שֶׁיַּעֲלֶה עַמּוּד הַשַּׁחַר, וְיוֹצֵא בָּהֶן יְדֵי חוֹבָתוֹ אַחַת שֶׁל יוֹם וְאַחַת שֶׁל לַיְלָה.
Il a été enseigné dans une baraita : Sur la base de la décision de Rabban Gamliel, Rabbi Shimon ben Yoḥai a dit : Parfois, on récite le Shema deux fois la nuit, une fois juste avant l’aube et une fois juste après l’aube, et il s’acquitte ainsi de son obligation de réciter le Shema, une pour le jour et une pour la nuit. Selon Rabban Gamliel, le Shema qu’il a récité avant l’aube remplit son obligation du soir, et le Shema qu’il a récité après l’aube remplit son obligation du matin.
הָא גוּפָא קַשְׁיָא, אָמְרַתְּ: פְּעָמִים שֶׁאָדָם קוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע שְׁתֵּי פְּעָמִים בַּלַּיְלָה, אַלְמָא לְאַחַר שֶׁיַּעֲלֶה עַמּוּד הַשַּׁחַר לֵילְיָא הוּא, וַהֲדַר תָּנֵי: יוֹצֵא בָּהֶן יְדֵי חוֹבָתוֹ אַחַת שֶׁל יוֹם וְאַחַת שֶׁל לַיְלָה, אַלְמָא יְמָמָא הוּא!
CetteToseftase contredit elle-même. Au début, tu as dit : Parfois, on récite le Shema deux fois la nuit. Apparemment, le moment juste après l’aube est encore la nuit. Puis tu as enseigné : Ce faisant, il s’acquitte de son obligation de réciter le Shemaune fois de jour et une fois de nuit. Apparemment, le moment en question est considéré comme jour, sinon il ne se serait pas acquitté de son obligation de réciter le Shema pendant le jour. Il y a une contradiction interne quant au statut du moment juste après l’aube. Est-il considéré comme le jour ou comme la nuit ?
לָא — לְעוֹלָם לֵילְיָא הוּא. וְהָא דְּקָרֵי לֵיהּ ״יוֹם״ — דְּאִיכָּא אִינָשֵׁי דְּקָיְימִי בְּהַהִיא שַׁעְתָּא.
La Guemara répond : Non, il n’y a pas de contradiction. En réalité, le moment juste après l’aube, lorsqu’il fait encore sombre, est considéré comme la nuit, et le fait qu’il soit appelé ici jour s’explique parce qu’il y a des gens qui se lèvent de leur sommeil à ce moment-là et, si le besoin s’en fait sentir, cela peut être qualifié de bekumekha, quand tu te lèves, malgré le fait qu’il fasse encore nuit.
אָמַר רַב אַחָא בַּר חֲנִינָא, אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי.
Rav Aḥa bar Ḥanina a dit que Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : Lahalakhaest conforme à l’opinion de Rabbi Shimon ben Yoḥai.
אִיכָּא דְּמַתְנֵי לְהָא דְּרַב אַחָא בַּר חֲנִינָא אַהָא. דְּתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי עֲקִיבָא: פְּעָמִים שֶׁאָדָם קוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע שְׁתֵּי פְּעָמִים בַּיּוֹם, אַחַת קוֹדֶם הָנֵץ הַחַמָּה, וְאַחַת לְאַחַר הַנֵּץ הַחַמָּה, וְיוֹצֵא בָּהֶן יְדֵי חוֹבָתוֹ, אַחַת שֶׁל יוֹם וְאַחַת שֶׁל לַיְלָה.
Certains enseignent cette déclaration de Rav Aḥa bar Ḥanina, dans laquelle il a statué que la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon ben Yoḥai, à l’égard de cette halakha, qui est stylistiquement semblable à la halakha précédente. Comme il a été enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon ben Yoḥai a dit au nom de Rabbi Akiva : Parfois, on récite le Shema deux fois pendant la journée, une fois juste avant le lever du soleil et une fois juste après le lever du soleil, et l’on s’acquitte ainsi de sa double obligation de réciter le Shema : L’une, celle qu’il récite après le lever du soleil, le Shema du jour, et l’une, celle qu’il récite avant le lever du soleil, le Shema de la nuit.
הָא גוּפָא קַשְׁיָא. אָמְרַתְּ פְּעָמִים שֶׁאָדָם קוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע שְׁתֵּי פְּעָמִים בַּיּוֹם, אַלְמָא קוֹדֶם הָנֵץ הַחַמָּה יְמָמָא הוּא, וַהֲדַר תָּנֵי יוֹצֵא בָּהֶן יְדֵי חוֹבָתוֹ אַחַת שֶׁל יוֹם וְאַחַת שֶׁל לַיְלָה, אַלְמָא לֵילְיָא הוּא!
Cettebaraita est contradictoire en elle-même. Au début, tu as dit : « Parfois, on récite le Shema deux fois pendant la journée. » Apparemment, le moment juste avant le lever du soleil est considéré comme le jour. Puis tu as enseigné : « Il s’acquitte ainsi de sa double obligation de réciter le Shema, une fois pour le jour et une fois pour la nuit. » Apparemment, le moment en question est considéré comme la nuit, car sinon, il ne pourrait pas ainsi s’acquitter de son obligation de réciter le Shema pendant la nuit.

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