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אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הִשְׁכִּים וְנָפַל פָּסוּק לְתוֹךְ פִּיו — הֲרֵי זֶה נְבוּאָה קְטַנָּה. תָּנוּ רַבָּנַן, שְׁלֹשָׁה מְלָכִים הֵם: הָרוֹאֶה דָּוִד בַּחֲלוֹם — יְצַפֶּה לַחֲסִידוּת. שְׁלֹמֹה — יְצַפֶּה לְחׇכְמָה. אַחְאָב — יִדְאַג מִן הַפּוּרְעָנוּת.
Rabbi Yoḥanan a dit : Celui qui s’est réveillé le matin et qu’un verset immédiatement lui tombe dans la bouche, c’est une petite prophétie. Les Sages ont enseigné : Il y a trois rois dont l’apparition en rêve est significative. Celui qui voit David en rêve doit s’attendre à la piété ; celui qui voit Salomon doit s’attendre à la sagesse ; et celui qui voit Achab doit craindre une calamité.
שְׁלֹשָׁה נְבִיאִים הֵם: הָרוֹאֶה סֵפֶר מְלָכִים — יְצַפֶּה לִגְדוּלָּה. יְחֶזְקֵאל — יְצַפֶּה לְחׇכְמָה. יְשַׁעְיָה — יְצַפֶּה לְנֶחָמָה. יִרְמְיָה — יִדְאַג מִן הַפּוּרְעָנוּת.
Il y a aussi trois livres des Prophètes dont l’apparition dans un rêve est significative : Celui qui voit le livre des Rois doit s’attendre à la grandeur, à la royauté ; celui qui voit le livre d’Ézéchiel doit s’attendre à la sagesse, car la configuration du Char divin y est décrite ; celui qui voit le livre d’Isaïe doit s’attendre à la consolation ; et celui qui voit le livre de Jérémie doit craindre la calamité, parce que Jérémie a longuement prophétisé au sujet d’une calamité imminente.
שְׁלֹשָׁה כְּתוּבִים גְּדוֹלִים הֵם: הָרוֹאֶה סֵפֶר תְּהִלִּים — יְצַפֶּה לַחֲסִידוּת, מִשְׁלֵי — יְצַפֶּה לְחׇכְמָה, אִיּוֹב — יִדְאַג מִן הַפּוּרְעָנוּת.
De même, il y a trois grands livres des Écrits dont l’apparition dans un rêve a une signification particulière : Celui qui voit le livre des Psaumes doit s’attendre à la piété ; celui qui voit le livre des Proverbes doit s’attendre à la sagesse ; celui qui voit le livre de Job doit se préoccuper du malheur.
שְׁלֹשָׁה כְּתוּבִים קְטַנִּים הֵם: הָרוֹאֶה שִׁיר הַשִּׁירִים בַּחֲלוֹם — יְצַפֶּה לַחֲסִידוּת. קֹהֶלֶת — יְצַפֶּה לְחׇכְמָה. קִינוֹת — יִדְאַג מִן הַפּוּרְעָנוּת. הָרוֹאֶה מְגִלַּת אֶסְתֵּר — נֵס נַעֲשָׂה לוֹ.
Il y a aussi trois petits livres des Écrits dont l’apparition dans un rêve est significative : Celui qui voit le Cantique des Cantiques en rêve doit s’attendre à la piété, car il décrit l’amour de Dieu pour Israël ; celui qui voit l’Ecclésiaste doit s’attendre à la sagesse ; celui qui voit les Lamentations doit craindre un malheur ; et celui qui voit le rouleau d’Esther, c’est un signe qu’un miracle sera accompli en sa faveur.
שְׁלֹשָׁה חֲכָמִים הֵם: הָרוֹאֶה רַבִּי בַּחֲלוֹם — יְצַפֶּה לְחׇכְמָה. רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה — יְצַפֶּה לַעֲשִׁירוּת. רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בֶּן אֱלִישָׁע — יִדְאַג מִן הַפּוּרְעָנוּת.
Il y a trois Sages dont l’apparition dans un rêve est significative : Celui qui voit Rabbi Yehuda HaNasi dans un rêve doit s’attendre à la sagesse ; celui qui voit Rabbi Elazar ben Azarya doit s’attendre à la richesse, car il était particulièrement riche ; et celui qui voit Rabbi Yishmael ben Elisha doit craindre un malheur, car il fut l’un des dix martyrs exécutés par les Romains.
שְׁלֹשָׁה תַּלְמִידֵי חֲכָמִים הֵם: הָרוֹאֶה בֶּן עַזַּאי בַּחֲלוֹם — יְצַפֶּה לַחֲסִידוּת. בֶּן זוֹמָא — יְצַפֶּה לְחׇכְמָה. אַחֵר — יִדְאַג מִן הַפּוּרְעָנוּת.
Il y a trois érudits de la Torah qui, malgré leur grandeur dans la Torah, n'ont jamais reçu le titre de Rabbi, et dont l'apparition en rêve est significative : Celui qui voit Ben Azzai en rêve doit s'attendre à la piété ; celui qui voit Ben Zoma doit s'attendre à la sagesse ; et celui qui voit Aḥer, Elisha ben Avuya, doit craindre un malheur, car il s'est écarté du chemin de la droiture.
כׇּל מִינֵי חַיּוֹת יָפוֹת לַחֲלוֹם, חוּץ מִן הַפִּיל וְהַקּוֹף וְהַקִּפּוֹד. וְהָאָמַר מָר, הָרוֹאֶה פִּיל בַּחֲלוֹם פֶּלֶא נַעֲשָׂה לוֹ! לָא קַשְׁיָא, הָא דִּמְסָרַג, הָא דְּלָא מְסָרַג.
La Guemara dit : Toutes les sortes d’animaux sont des signes auspicieux pour un rêve, sauf un éléphant, un singe et un singe à longue queue. La Guemara demande : Le Maître n’a-t-il pas dit : Un miracle sera accompli pour celui qui voit un éléphant en rêve ? La Guemara répond : Cela n’est pas difficile. Cette déclaration selon laquelle la vision d’un éléphant est de bon augure se rapporte à un cas où il est sellé, tandis que cette déclaration selon laquelle ce n’est pas de bon augure se rapporte à un cas où il n’est pas sellé.
כׇּל מִינֵי מַתֶּכֶת יָפִין לַחֲלוֹם, חוּץ מִמָּר, פְּסָל, וְקַרְדּוֹם. וְהָנֵי מִילֵּי דַּחֲזַנְהוּ בְּקַתַּיְיהוּ. כׇּל מִינֵי פֵּירוֹת יָפִין לַחֲלוֹם, חוּץ מִפַּגֵּי תְמָרָה. כׇּל מִינֵי יְרָקוֹת יָפִין לַחֲלוֹם, חוּץ מֵרָאשֵׁי לְפָתוֹת. וְהָאָמַר רַב: לָא אִיעַתַּרִי עַד דַּחֲזַאי רָאשַׁי לְפָתוֹת! כִּי חֲזָא — בְּכַנַּיְיהוּ חֲזָא. כׇּל מִינֵי צִבְעוֹנִין יָפִין לַחֲלוֹם, חוּץ מִן הַתְּכֵלֶת. כׇּל מִינֵי עוֹפוֹת יָפִין לַחֲלוֹם, חוּץ מִן קַרְיָא וְקִפּוֹפָא וְקוּרְפְּרַאי.
De même, la Guemara dit : Toutes sortes d’ustensiles en métal sont des signes auspicieux pour un rêve, sauf une houe, un ciseau et une hache, car ce sont des instruments de destruction. La Guemara note que cela s’applique spécifiquement lorsqu’ils sont vus sur leurs manches. Dans le même esprit, la Guemara dit : Toutes sortes de fruits sont des signes auspicieux pour un rêve, sauf les dattes non mûres. Toutes sortes de légumes sont auspicieux pour un rêve, sauf les têtes de navet. La Guemara objecte : Rav n’a-t-il pas dit : Je ne suis pas devenu riche avant d’avoir vu des têtes de navet dans mon rêve ? Apparemment, les têtes de navet sont de bon augure. La Guemara répond : Lorsque Rav les a vues, il les a vues sur leurs tiges ; si quelqu’un voit des têtes de navet déjà cueillies, c’est un mauvais présage. De même, toutes sortes de couleurs sont des signes auspicieux pour un rêve, sauf le bleu ciel [tekhelet]. Toutes sortes d’oiseaux sont auspicieux dans un rêve sauf un hibou grand-duc, et une chouette, et un kurferai, qui sont tous nocturnes et ont une apparence étrange et effrayante.
(הַגּוּף, הַגּוּף, מֵעֵין, מְשִׁיבִין, וּמַרְחִיבִין, סִימָן).
Les mots : Le corps, le corps, microcosme, aisance, et confort sont des mnémoniques pour des sujets que la Guemara abordera, chacun représentant une liste de qualités communes, semblable aux listes citées ci-dessus.
שְׁלֹשָׁה נִכְנָסִין לַגּוּף, וְאֵין הַגּוּף נֶהֱנֶה מֵהֶן: גּוּדְגְּדָנִיּוֹת, וְכַפְנִיּוֹת, וּפַגֵּי תְמָרָה. שְׁלֹשָׁה אֵין נִכְנָסִין לַגּוּף, וְהַגּוּף נֶהֱנֶה מֵהֶן, אֵלּוּ הֵן: רְחִיצָה, וְסִיכָה, וְתַשְׁמִישׁ. שְׁלֹשָׁה מֵעֵין הָעוֹלָם הַבָּא, אֵלּוּ הֵן: שַׁבָּת, שֶׁמֶשׁ, וְתַשְׁמִישׁ.
La Guemara dit : Trois aliments entrent dans le corps, mais le corps n’en tire aucun bénéfice : les cerises, les mauvaises dattes et les dattes non mûres. En revanche : Trois choses n’entrent pas dans le corps, mais le corps en bénéficie, à savoir : le lavage, l’onction et l’usage [tashmish], couramment employé comme euphémisme pour les relations conjugales. Trois choses sont des microcosmes du Monde à venir, à savoir : le Chabbat, le soleil et l’usage.
תַּשְׁמִישׁ דְּמַאי? אִילֵּימָא תַּשְׁמִישׁ הַמִּטָּה — הָא מִכְחָשׁ כָּחֵישׁ! אֶלָּא תַּשְׁמִישׁ נְקָבִים.
La Guemara demande : L’usage de quoi profite au corps et constitue un microcosme du Monde à venir ? Si tu dis qu’il s’agit des relations conjugales, cela n’affaiblit-il pas le corps ? Plutôt, il s’agit de l’usage de ses orifices, c’est-à-dire se soulager.
שְׁלֹשָׁה מְשִׁיבִין דַּעְתּוֹ שֶׁל אָדָם, אֵלּוּ הֵן: קוֹל, וּמַרְאֶה, וָרֵיחַ. שְׁלֹשָׁה מַרְחִיבִין דַּעְתּוֹ שֶׁל אָדָם, אֵלּוּ הֵן: דִּירָה נָאָה, וְאִשָּׁה נָאָה, וְכֵלִים נָאִים.
Trois choses apaisent l’esprit d’une personne, et ce sont : la voix, la vue et l’odorat, lorsqu’ils sont agréables et esthétiques. Trois choses apportent du réconfort à une personne, et ce sont : une belle demeure, une belle épouse et de beaux ustensiles.
חֲמִשָּׁה וְשִׁשָּׁה וַעֲשָׂרָה סִימָן: חֲמִשָּׁה אֶחָד מִשִּׁשִּׁים, אֵלּוּ הֵן: אֵשׁ, דְּבַשׁ, וְשַׁבָּת, וְשֵׁינָה, וַחֲלוֹם. אֵשׁ — אֶחָד מִשִּׁשִּׁים לְגֵיהִנָּם. דְּבַשׁ — אֶחָד מִשִּׁשִּׁים לַמָּן. שַׁבָּת — אֶחָד מִשִּׁשִּׁים לָעוֹלָם הַבָּא. שֵׁינָה — אֶחָד מִשִּׁשִּׁים לַמִּיתָה. חֲלוֹם — אֶחָד מִשִּׁשִּׁים לַנְּבוּאָה.
Les nombres cinq, six et dix sont des moyens mnémotechniques pour les catégories qui suivent. La Guemara dit : Il y a cinq choses dans notre monde qui sont un soixantième de leurs manifestations les plus extrêmes. Ce sont : le feu, le miel, le Chabbat, le sommeil et un rêve. La Guemara précise : Notre feu est un soixantième du feu de la Géhenne ; le miel est un soixantième de la manne ; le Chabbat est un soixantième du Monde à venir ; le sommeil est un soixantième de la mort ; et un rêve est un soixantième de la prophétie.
שִׁשָּׁה דְּבָרִים סִימָן יָפֶה לַחוֹלֶה, אֵלּוּ הֵן: עִטּוּשׁ, זֵיעָה, שִׁלְשׁוּל, קֶרִי, וְשֵׁינָה, וַחֲלוֹם. עִטּוּשׁ — דִּכְתִיב: ״עֲטִישׁוֹתָיו תָּהֵל אוֹר״. זֵיעָה — דִּכְתִיב: ״בְּזֵעַת אַפֶּיךָ תֹּאכַל לֶחֶם״. שִׁלְשׁוּל — דִּכְתִיב: ״מִהַר צֹעֶה לְהִפָּתֵחַ וְלֹא יָמוּת לַשַּׁחַת״. קֶרִי — דִּכְתִיב: ״יִרְאֶה זֶרַע יַאֲרִיךְ יָמִים״. שֵׁינָה — דִּכְתִיב: ״יָשַׁנְתִּי אָז יָנוּחַ לִי״. חֲלוֹם — דִּכְתִיב: ״וְתַחֲלִימֵנִי וְהַחֲיֵנִי״.
Six choses sont de bons présages pour le malade : l’éternuement, la sueur, la diarrhée, une émission séminale, le sommeil et un rêve. Toutes sont évoquées dans la Torah : L’éternuement, comme il est écrit : « Ses éternuements font jaillir la lumière » (Job 41:10), indiquant que, par le moyen d’un éternuement, on en vient à voir la lumière du monde. La sueur, comme il est écrit : « C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain » (Genèse 3:19). La diarrhée, comme il est écrit : « Celui qui est courbé sera promptement délié, et il ne descendra pas mourant dans la fosse » (Isaïe 51:14). Une émission séminale, comme il est écrit : « Qu’il voie sa descendance, qu’il prolonge ses jours » (Isaïe 53:10). Le sommeil, comme il est écrit : « J’aurais dormi ; alors j’aurais été en repos » (Job 3:13). Un rêve, comme il est écrit : « C’est pourquoi tu me rétablis [vataḥalimeni] et me fais vivre » (Isaïe 38:16) ; vataḥalimeni est interprété comme étant étymologiquement semblable à ḥalom, rêve.
שִׁשָּׁה דְּבָרִים מְרַפְּאִין אֶת הַחוֹלֶה מֵחׇלְיוֹ וּרְפוּאָתוֹ רְפוּאָה, אֵלּוּ הֵן: כְּרוּב, וּתְרָדִין, וְסִיסִין יְבֵשִׁין, וְקֵיבָה, וְהֶרֶת, וְיוֹתֶרֶת הַכָּבֵד. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: אַף דָּגִים קְטַנִּים. וְלָא עוֹד, אֶלָּא שֶׁדָּגִים קְטַנִּים מַפְרִין וּמַבְרִין כׇּל גּוּפוֹ שֶׁל אָדָם.
Six choses guérissent une personne malade de sa maladie, et leur guérison est une guérison efficace. Les voici : le chou, les betteraves, le foley séché, une plante médicinale, l’estomac, le placenta et le diaphragme d’un animal. Certains disent que les petits poissons possèdent également ces qualités. De plus, les petits poissons font prospérer tout le corps de la personne et le rendent sain.
עֲשָׂרָה דְּבָרִים מַחֲזִירִין אֶת הַחוֹלֶה לְחׇלְיוֹ, וְחׇלְיוֹ קָשֶׁה, אֵלּוּ הֵן: הָאוֹכֵל בְּשַׂר שׁוֹר, בָּשָׂר שָׁמֵן, בְּשַׂר צָלִי, בְּשַׂר צִפֳּרִים, וּבֵיצָה צְלוּיָה, וְתִגְלַחַת, וְשַׁחֲלַיִם, וְהֶחָלָב, וְהַגְּבִינָה וְהַמֶּרְחָץ. וְיֵשׁ אוֹמְרִים אַף אֱגוֹזִים. וְיֵשׁ אוֹמְרִים אַף קִשּׁוּאִים.
En revanche, il y a dix choses qui font qu’une personne malade qui s’est rétablie subit une rechute de sa maladie, et sa maladie est encore plus grave, et les voici : manger de la viande de bœuf, manger de la viande grasse en général, manger de la viande rôtie, manger de la volaille, manger un œuf rôti, se raser, manger du cresson, boire du lait, manger du fromage, et se baigner dans un bain public. Et certains disent manger des noix, et certains disent même manger des concombres.
תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: לָמָּה נִקְרָא שְׁמָן קִשּׁוּאִים — מִפְּנֵי שֶׁהֵן קָשִׁין לַגּוּף כַּחֲרָבוֹת. אִינִי, וְהָכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר ה׳ לָהּ שְׁנֵי גוֹיִם בְּבִטְנֵךְ״: אַל תִּקְרֵי ״גּוֹיִם״ אֶלָּא ״גֵּיִים״, וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: אֵלּוּ אַנְטוֹנִינוּס וְרַבִּי, שֶׁלֹּא פָּסַק מִשֻּׁלְחָנָם לֹא צְנוֹן וְלֹא חֲזֶרֶת וְלֹא קִשּׁוּאִין, לֹא בִּימוֹת הַחַמָּה וְלֹא בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים.
Il a été enseigné dans la maison d’étude de Rabbi Yishmael : Pourquoi les appelle-t-on concombres [kishu’im] ? Parce qu’ils sont aussi nuisibles [kashim] au corps que des épées. La Guemara demande : Est-ce vraiment le cas ? N’est-il pas écrit : « Et le Seigneur lui dit : Deux nations [goyim] sont dans ton ventre » (Genèse 25:23), et la Guemara dit : Ne lis pas cela comme goyim, mais lis-le comme gayim, les grands. Et Rav Yehuda a dit que Rav a dit : Ce verset s’est accompli en ces deux grands personnages issus de Rebecca : Antoninus et Rabbi Yehuda HaNasi, dont les tables, en raison de leur richesse, ne manquaient jamais de radis, de laitue ou de concombres, ni en été ni pendant la saison des pluies. Apparemment, les concombres sont bons et sont même un mets de rois.
לָא קַשְׁיָא: הָא בְּרַבְרְבֵי, הָא בְּזוּטְרֵי.
La Guemara répond : Ce n’est pas difficile. Cela qui dit qu’ils sont nuisibles au corps fait référence aux grands, tandis que cela qui dit qu’ils étaient toujours servis à la table de Rabbi Yehouda HaNassi et d’Antonin fait référence aux petits.
תָּנוּ רַבָּנַן: מֵת בַּבַּיִת — שָׁלוֹם בַּבַּיִת. אָכַל וְשָׁתָה בַּבַּיִת — סִימָן יָפֶה לַבַּיִת. נָטַל כֵּלִים מִן הַבַּיִת — סִימָן רַע לַבַּיִת. תַּרְגְּמַהּ רַב פָּפָּא בִּמְסָאנָא וְסַנְדָּלָא. כֹּל דְּשָׁקֵיל שָׁכְבָא — מְעַלֵּי, בַּר מִמְּסָאנָא וְסַנְדָּלָא. כׇּל דְּיָהֵיב שָׁכְבָא — מְעַלֵּי, בַּר מֵעַפְרָא וְחַרְדְּלָא.
En ce qui concerne les rêves, les Sages ont enseigné : Celui qui rêve qu’il voit un cadavre dans sa maison, c’est un signe de paix dans sa maison. Si le cadavre a mangé et bu dans la maison, c’est un bon présage pour la maison. Si le cadavre a emporté des ustensiles de la maison, c’est un mauvais présage pour la maison, car cela suggère que le cadavre emmène quelqu’un de la maison avec lui. Rav Pappa a expliqué que cela ne s’applique que si le rêve concernait une chaussure et une sandale, car cela indique que quelqu’un de la maison est sur le point d’entreprendre un long voyage. Comme l’ont dit les Sages : Tout ce qu’un cadavre prend dans un rêve est un présage favorable sauf une chaussure et une sandale ; tout ce qu’un cadavre donne dans un rêve est un présage favorable sauf la poussière et la moutarde, qui ressemble à la poussière, car elles annoncent un enterrement.
מָקוֹם שֶׁנֶּעֶקְרָה מִמֶּנּוּ עֲבוֹדָה זָרָה. תָּנוּ רַבָּנַן: הָרוֹאֶה מַרְקוּלִיס, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ … שֶׁנָּתַן אֶרֶךְ אַפַּיִם לְעוֹבְרֵי רְצוֹנוֹ״. מָקוֹם שֶׁנֶּעֶקְרָה מִמֶּנּוּ עֲבוֹדָה זָרָה, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ … שֶׁעָקַר עֲבוֹדָה זָרָה מֵאַרְצֵנוּ. וּכְשֵׁם שֶׁנֶּעֶקְרָה מִמָּקוֹם זֶה כֵּן תֵּעָקֵר מִכׇּל מְקוֹמוֹת יִשְׂרָאֵל, וְהָשֵׁב לֵב עוֹבְדֵיהֶם לְעׇבְדֶךָ״. וּבְחוּץ לָאָרֶץ אֵין צָרִיךְ לוֹמַר ״וְהָשֵׁב לֵב עוֹבְדֵיהֶם לְעׇבְדֶךָ״ מִפְּנֵי שֶׁרוּבָּהּ גּוֹיִים. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אַף בְּחוּץ לָאָרֶץ צָרִיךְ לוֹמַר כֵּן, מִפְּנֵי שֶׁעֲתִידִים לְהִתְגַּיֵּיר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אָז אֶהְפֹּךְ אֶל עַמִּים שָׂפָה בְרוּרָה״.
Nous avons appris dans la michna que celui qui voit un endroit d’où l’idolâtrie a été éradiquée doit réciter la bénédiction : Béni…Qui a éradiqué l’idolâtrie de notre terre. À ce sujet, les Sages ont enseigné dans la Tosefta : Celui qui voit l’idole appelée Mercure [Markulis] récite : Béni…qui a fait preuve de patience envers ceux qui transgressent Sa volonté, car chaque jour de nouvelles pierres étaient jetées sur le tas construit en l’honneur de Mercure (Tosafot). Celui qui voit un endroit d’où l’idolâtrie a été éradiquée doit réciter : Béni…Qui a éradiqué l’idolâtrie de notre terre. Et de même qu’elle a été éradiquée de cet endroit, qu’elle le soit aussi de tous les lieux d’Israël, et ramène le cœur de ses adorateurs à T’adorer. En dehors d’Eretz Yisrael, il n’est pas nécessaire de réciter : Et ramène le cœur de ses adorateurs à T’adorer, car elle est majoritairement peuplée de gentils. Rabbi Shimon ben Elazar dit : Même en dehors d’Eretz Yisrael il faut réciter cette formule parce que à la fin des temps toutes les nations se convertiront, comme il est dit : « Car alors Je donnerai aux peuples une langue pure, afin qu’ils invoquent tous le Nom du Seigneur, pour Le servir d’un commun accord » (Sophonie 3:9).
דָּרַשׁ רַב הַמְנוּנָא: הָרוֹאֶה בָּבֶל הָרְשָׁעָה צָרִיךְ לְבָרֵךְ חָמֵשׁ בְּרָכוֹת. רָאָה בָּבֶל, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ … שֶׁהֶחֱרִיב בָּבֶל הָרְשָׁעָה״. רָאָה בֵּיתוֹ שֶׁל נְבוּכַדְנֶצַּר, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ … שֶׁהֶחֱרִיב בֵּיתוֹ שֶׁל נְבוּכַדְנֶצַּר הָרָשָׁע״. רָאָה גּוֹב שֶׁל אֲרָיוֹת אוֹ כִּבְשַׁן הָאֵשׁ, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ … שֶׁעָשָׂה נִסִּים לַאֲבוֹתֵינוּ בַּמָּקוֹם הַזֶּה״. רָאָה מַרְקוּלִיס, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ … שֶׁנָּתַן אֶרֶךְ אַפַּיִם לְעוֹבְרֵי רְצוֹנוֹ״. רָאָה מָקוֹם שֶׁנּוֹטְלִין מִמֶּנּוּ עָפָר, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ … אוֹמֵר וְעוֹשֶׂה גּוֹזֵר וּמְקַיֵּים״.
La Guemara poursuit la discussion sur les bénédictions spéciales instituées par les Sages, à réciter lorsqu’on voit des scènes extraordinaires. Rav Hamnouna a enseigné : Celui qui voit la Babylonie impie doit réciter cinq bénédictions. La Guemara précise :
Celui qui a vu les ruines de Babylonie récite : Béni…Celui qui a détruit la Babylonie impie.
Celui qui a vu les ruines de la maison de Nabuchodonosor récite : Béni…Celui qui a détruit la maison du méchant Nabuchodonosor.
Celui qui a vu la fosse aux lions dans laquelle Daniel fut jeté (voir Daniel ch. 6) ou la fournaise dans laquelle Hanania, Mishaël et Azaria furent jetés (voir Daniel ch. 3), récite : Béni…Celui qui a accompli des miracles pour nos ancêtres en ce lieu.
Celui qui a vu Mercure récite : Béni…Celui qui a fait preuve de patience envers ceux qui transgressent Sa volonté.
Celui qui a vu un endroit d’où l’on prend de la terre, car au fil des générations on a pris de la terre de certains endroits et on l’a utilisée comme engrais ou pour la construction dans les environs, récite : Béni…Celui qui parle et agit, décrète et accomplit.
רָבָא כִּי הֲוָה חָזֵי חֲמָרֵי דְּשָׁקְלִי עַפְרָא, טָרֵיף לְהוּ יְדָא עַל גַּבַּיְיהוּ, וְאָמַר: רְהוּטוּ צַדִּיקֵי לְמֶעְבַּד רְעוּתָא דְמָרַיְיכוּ. מָר בְּרֵיהּ דְּרָבִינָא כִּי הֲוָה מָטֵי לְבָבֶל הֲוָה שָׁקֵיל עַפְרָא בְּסוּדָרֵיהּ וְשָׁדֵי לְבַרָּא, לְקַיֵּים מַה שֶּׁנֶּאֱמַר ״וְטֵאטֵאתִיהָ בְּמַטְאֲטֵא הַשְׁמֵד״. אָמַר רַב אָשֵׁי: אֲנָא, הָא דְּרַב הַמְנוּנָא לָא שְׁמִיעַ לִי, אֶלָּא מִדַּעְתַּאי בָּרֵיכְתִּינְהוּ לְכוּלְּהוּ.
La Guemara rapporte que lorsque Rava voyait des ânes transportant de la terre depuis Babylone, il leur frappait le dos de la main et disait : Courez, justes, et accomplissez la volonté de votre Maître. Lorsque Mar, fils de Ravina, arrivait en Babylonie, il prenait de la terre dans son mouchoir et la jetait dehors, afin d’accomplir ce qui est dit : « Et je la balaierai avec le balai de la destruction » (Isaïe 14:23). Rav Ashi dit : Je n’ai jamais entendu la déclaration de Rav Hamnuna, selon laquelle celui qui voit la Babylonie impie doit réciter cinq bénédictions. Cependant, sur la base de mon propre raisonnement, j’ai récité toutes les bénédictions.

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