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הָא דִּמְסָרַג, הָא דְּלָא מְסָרַג. הָרוֹאֶה הוּנָא בַּחֲלוֹם — נֵס נַעֲשָׂה לוֹ. חֲנִינָא, חֲנַנְיָא, יוֹחָנָן — נִסֵּי נִסִּים נַעֲשׂוּ לוֹ. הָרוֹאֶה הֶסְפֵּד בַּחֲלוֹם — מִן הַשָּׁמַיִם חָסוּ עָלָיו וּפְדָאוּהוּ. וְהָנֵי מִילֵּי בִּכְתָבָא.
Cet avis, selon lequel voir un éléphant est de bon augure, se rapporte à un cas où l’on l’a vu sellé, tandis que cet avis, selon lequel c’est de mauvais augure, se rapporte à un cas où l’éléphant n’est pas sellé. Celui qui voit un homme nommé Huna en rêve, c’est un signe qu’un miracle sera accompli pour lui, car la lettre noun dans le nom Huna représente le mot nes, miracle. Celui qui voit un homme nommé Ḥanina, Ḥananya ou Yoḥanan, c’est un signe que de nombreux miracles seront accomplis pour lui, puisque la lettre noun apparaît deux fois dans ces noms. Celui qui voit une oraison funèbre en rêve, c’est un signe que les cieux ont eu pitié de lui et l’ont épargné d’une sentence divine de mort, et il n’y aura pas besoin de prononcer une oraison funèbre pour lui en réalité. La Guemara restreint cette affirmation et dit que cela ne s’applique que s’il a vu l’oraison funèbre écrite et pas encore prononcée.
הָעוֹנֶה ״יְהֵא שְׁמֵיהּ רַבָּא מְבָרַךְ״ — מוּבְטָח לוֹ שֶׁהוּא בֶּן הָעוֹלָם הַבָּא. הַקּוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע — רָאוּי שֶׁתִּשְׁרֶה עָלָיו שְׁכִינָה, אֶלָּא שֶׁאֵין דּוֹרוֹ זַכַּאי לְכָךְ.
Celui qui répond dans un rêve : Que Son grand nom soit béni du kaddish a l’assurance qu’il est de ceux qui ont une place dans le Monde à venir. Celui qui se voit réciter le Shema dans un rêve est digne que la Présence divine repose sur lui, mais sa génération en est indigne, et, par conséquent, la Présence divine ne repose pas réellement sur lui.
הַמַּנִּיחַ תְּפִילִּין בַּחֲלוֹם — יְצַפֶּה לִגְדוּלָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְרָאוּ כׇּל עַמֵּי הָאָרֶץ כִּי שֵׁם ה׳ נִקְרָא עָלֶיךָ וְגוֹ׳״. וְתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הַגָּדוֹל אוֹמֵר: אֵלּוּ תְּפִילִּין שֶׁבָּרֹאשׁ. הַמִּתְפַּלֵּל בַּחֲלוֹם — סִימָן יָפֶה לוֹ. וְהָנֵי מִילֵּי דְּלָא סַיֵּים.
Celui qui se voit mettre des phylactères en rêve doit s’attendre à la grandeur, comme il est dit : « Et tous les peuples de la terre verront que le nom du Seigneur est invoqué sur toi ; et ils te craindront » (Deutéronome 28:10). Et il a été enseigné dans une baraita que Rabbi Eliezer le Grand dit : Que le Nom du Seigneur est invoqué sur toi fait référence aux phylactères de la tête, car ils représentent le nom de Dieu sur l’homme. Celui qui se voit prier en rêve, c’est un présage favorable. Cependant, la Guemara ajoute une réserve et dit : Cela ne s’applique que dans le cas où il a vu en rêve qu’il n’avait pas encore terminé sa prière et qu’il est donc encore proche de Dieu. Si, dans le rêve, il avait déjà terminé sa prière, ce n’est pas un présage.
הַבָּא עַל אִמּוֹ בַּחֲלוֹם — יְצַפֶּה לְבִינָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי אִם לַבִּינָה תִקְרָא״. הַבָּא עַל נַעֲרָה מְאוֹרָסָה — יְצַפֶּה לְתוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״תּוֹרָה צִוָּה לָנוּ מֹשֶׁה מוֹרָשָׁה קְהִלַּת יַעֲקֹב״, אַל תִּקְרֵי ״מוֹרָשָׁה״ אֶלָּא ״מְאוֹרָשָׂה״. הַבָּא עַל אֲחוֹתוֹ בַּחֲלוֹם — יְצַפֶּה לְחׇכְמָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֱמֹר לַחׇכְמָה אֲחֹתִי אָתְּ״. הַבָּא עַל אֵשֶׁת אִישׁ בַּחֲלוֹם — מוּבְטָח לוֹ שֶׁהוּא בֶּן הָעוֹלָם הַבָּא. וְהָנֵי מִילֵּי דְּלָא יָדַע לַהּ וְלָא הַרְהַר בַּהּ מֵאוּרְתָּא.
Celui qui voit qu’il a eu des relations avec sa mère [em] dans un rêve doit s’attendre à atteindre la compréhension, comme il est dit : « Oui, si [im] tu appelles l’intelligence » (Proverbes 2:3), et dans cette interprétation homilétique im est considéré comme l’équivalent de em. Celui qui voit qu’il a eu des relations avec une jeune femme fiancée dans un rêve, doit s’attendre à la Torah, comme il est dit : « Moïse nous a ordonné la Torah, un héritage [morasha] de l’assemblée de Jacob » (Deutéronome 33:4). Ne lis pas cela comme morasha ; mais plutôt, lis-le comme me’orasa, fiancée. Celui qui voit qu’il a eu des relations avec sa sœur dans un rêve doit s’attendre à la sagesse, comme il est dit : « Dis à la sagesse : Tu es ma sœur » (Proverbes 7:4). Celui qui voit qu’il a eu des relations avec une femme mariée dans un rêve a l’assurance d’être de ceux qui ont une place dans le Monde à venir. Il reçoit sa place ainsi que celle d’une autre personne dans le Jardin d’Éden, car la femme mariée représente une part appartenant à quelqu’un d’autre. Cependant, la Guemara ajoute une réserve et dit : Cela ne s’applique que dans le cas où il ne la connaissait pas et ne pensait pas à elle ce soir-là ; il a plutôt vu par hasard une femme non identifiée dans son rêve.
אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: הָרוֹאֶה חִטִּים בַּחֲלוֹם — רָאָה שָׁלוֹם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הַשָּׂם גְּבוּלֵךְ שָׁלוֹם חֵלֶב חִטִּים יַשְׂבִּיעֵךְ״. הָרוֹאֶה שְׂעוֹרִים בַּחֲלוֹם — סָרוּ עֲוֹנוֹתָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְסָר עֲוֹנֶךָ וְחַטָּאתְךָ תְּכֻפָּר״. אָמַר רַבִּי זֵירָא: אֲנָא לָא סְלַקִי מִבָּבֶל לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל עַד דַּחֲזַאי שְׂעָרֵי בְּחֶלְמָא.
Rabbi Ḥiyya bar Abba a dit : Celui qui voit du blé en rêve a vu la paix, comme il est dit : « Il met la paix à tes frontières ; Il te rassasie de la graisse du blé » (Psaumes 147:14). Et celui qui voit de l’orge [se’orim] en rêve a reçu un signe que ses iniquités sont ôtées, comme il est dit : « Et ton iniquité est ôtée [vesar avonekh], et ton péché expié » (Isaïe 6:7) ; se’orim est un acronyme de sar avon. Rabbi Zeira a dit : Je ne suis pas monté de Babylonie en Eretz Yisrael avant d’avoir vu de l’orge dans mon rêve.
הָרוֹאֶה גֶּפֶן טְעוּנָה בַּחֲלוֹם — אֵין אִשְׁתּוֹ מַפֶּלֶת נְפָלִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֶשְׁתְּךָ כְּגֶפֶן פֹּרִיָּה״. שׂוֹרֵקָה — יְצַפֶּה לַמָּשִׁיחַ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֹסְרִי לַגֶּפֶן עִירֹה וְלַשֹּׂרֵקָה בְּנִי אֲתֹנוֹ״.
Celui qui voit une vigne chargée de raisins en rêve, c’est un présage que sa femme ne fera pas de fausse couche, comme il est dit : « Ta femme sera comme une vigne féconde, dans les parties les plus intérieures de ta maison » (Psaumes 128:3). Celui qui voit un sarment de vigne planté en rêve doit attendre le Messie, comme il est dit : « Attachant son ânon à la vigne et le petit de son ânesse au sarment » (Genèse 49:11).
הָרוֹאָה תְּאֵנָה בַּחֲלוֹם — תּוֹרָתוֹ מִשְׁתַּמֶּרֶת בְּקִרְבּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״נוֹצֵר תְּאֵנָה יֹאכַל פִּרְיָהּ״. הָרוֹאֶה רִמּוֹנִים בַּחֲלוֹם, זוּטְרֵי — פָּרֵי עִסְקֵיהּ כְּרִמּוֹנָא, רַבְרְבֵי — רָבֵי עִסְקֵיהּ כְּרִמּוֹנָא. פַּלְגֵי, אִם תַּלְמִיד חָכָם הוּא — יְצַפֶּה לְתוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַשְׁקְךָ מִיַּיִן הָרֶקַח מֵעֲסִיס רִמֹּנִי״. וְאִם עַם הָאָרֶץ הוּא — יְצַפֶּה לְמִצְוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כְּפֶלַח הָרִמּוֹן רַקָּתֵךְ״. מַאי רַקָּתֵךְ — אֲפִילּוּ רֵיקָנִין שֶׁבָּךְ, מְלֵאִים מִצְוֹת כְּרִמּוֹן.
Celui qui voit un figuier en rêve, c’est un signe que sa Torah est préservée en lui, comme il est dit : « Celui qui garde le figuier mangera de son fruit » (Proverbes 27:18). Celui qui voit des grenades en rêve, si elles étaient petites, ses affaires prospéreront comme les graines de la grenade, qui sont nombreuses ; et si elles étaient grosses, ses affaires augmenteront comme une grenade. Celui qui a vu des tranches de grenade dans son rêve, s’il est un érudit de la Torah, il doit s’attendre à la Torah, comme il est dit : « Je te ferais boire du vin aromatisé, du jus de ma grenade » (Cantique des Cantiques 8:2), ce qui est traditionnellement compris comme une allusion à la Torah. Et si le rêveur est un ignorant, il doit s’attendre à des mitzvot, comme il est dit : « Tes tempes sont comme une moitié de grenade » (Cantique des Cantiques 4:3). Comme la Guemara l’a interprété précédemment de manière homilétique : Quel est le sens du mot « Tes tempes [rakatekh] » ? Même les plus ignorants [reikanin] parmi vous, Israël, sont pleins de mitzvot comme une grenade.
הָרוֹאֶה זֵיתִים בַּחֲלוֹם, זוּטְרֵי — פָּרֵי וְרָבֵי וְקָאֵי עִסְקֵיהּ כְּזֵיתִים. וְהָנֵי מִילֵּי פֵּרֵי, אֲבָל אִילָנֵי — הָוְיִין לֵיהּ בָּנִים מְרוּבִּין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בָּנֶיךָ כִּשְׁתִלֵי זֵיתִים וְגוֹ׳״. אִיכָּא דְּאָמְרִי הָרוֹאֶה זַיִת בַּחֲלוֹם — שֵׁם טוֹב יוֹצֵא לוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״זַיִת רַעֲנָן יְפֵה פְרִי תֹאַר קָרָא ה׳ שְׁמֵךְ״. הָרוֹאֶה שֶׁמֶן זַיִת בַּחֲלוֹם — יְצַפֶּה לִמְאוֹר תּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְיִקְחוּ אֵלֶיךָ שֶׁמֶן זַיִת זָךְ״. הָרוֹאֶה תְּמָרִים בַּחֲלוֹם — תַּמּוּ עֲוֹנוֹתָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״תַּם עֲוֹנֵךְ בַּת צִיּוֹן״.
Celui qui voit des olives en rêve, et qu’elles étaient petites, c’est un signe que son commerce prospérera, augmentera et sera durable comme les olives. Cependant, la Guemara ajoute une réserve, disant que cela ne s’applique que lorsqu’il voit le fruit d’un olivier ; mais celui qui voit des oliviers, c’est un signe qu’il aura beaucoup d’enfants, comme il est dit : « Tes enfants comme des plants d’olivier, autour de ta table » (Psaumes 128:3). Certains disent que celui qui voit un olivier en rêve, c’est un signe qu’une bonne réputation se répandra à son sujet, comme il est dit : « Le Seigneur a appelé ton nom olivier verdoyant, beau, chargé de beaux fruits » (Jérémie 11:16). Celui qui voit de l’huile d’olive en rêve doit s’attendre à la lumière de la Torah, comme il est dit : « Qu’on t’apporte de l’huile d’olive pure concassée pour le luminaire » (Exode 27:20). Celui qui voit des palmiers [temarim] en rêve a vu un signe que ses transgressions ont cessé, comme il est dit : « Ton iniquité a pris fin, fille de Sion » (Lamentations 4:22), car la Guemara rapproche temara, datte, de tam ra, le mal a cessé.
אָמַר רַב יוֹסֵף, הָרוֹאֶה עֵז בַּחֲלוֹם — שָׁנָה מִתְבָּרֶכֶת לוֹ, עִזִּים — שָׁנִים מִתְבָּרְכוֹת לוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְדֵי חֲלֵב עִזִּים לְלַחְמְךָ״. הָרוֹאֶה הֲדַס בַּחֲלוֹם — נְכָסָיו מַצְלִיחִין לוֹ. וְאִם אֵין לוֹ נְכָסִים — יְרוּשָּׁה נוֹפֶלֶת לוֹ מִמָּקוֹם אַחֵר. אָמַר עוּלָּא, וְאָמְרִי לַהּ בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: וְהוּא דַּחֲזָא בְּכַנַּיְיהוּ. הָרוֹאֶה אֶתְרוֹג בַּחֲלוֹם — הָדוּר הוּא לִפְנֵי קוֹנוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״פְּרִי עֵץ הָדָר כַּפֹּת תְּמָרִים״. הָרוֹאֶה לוּלָב בַּחֲלוֹם — אֵין לוֹ אֶלָּא לֵב אֶחָד לְאָבִיו שֶׁבַּשָּׁמַיִם.
Rav Yosef dit : Celui qui voit une chèvre en rêve, c’est un signe que son année sera bénie ; celui qui voit des chèvres, ses années seront bénies, comme il est dit : « Et il y aura assez de lait de chèvres pour ta nourriture, pour la nourriture de ta maison ; et de quoi faire vivre tes servantes » (Proverbes 27:27). Celui qui voit du myrte en rêve, c’est un signe que ses biens prospéreront. Et s’il n’a pas de biens, c’est un signe qu’il recevra un héritage. Ulla a dit, et certains disent que cela a été enseigné dans une baraita : Cela s’applique exclusivement à un cas où il les a vus sur leur tige. Celui qui voit un cédrat [etrog] en rêve a vu un signe qu’il est honoré [hadur] devant son Créateur, comme il est dit au sujet du cédrat : « Le fruit des beaux arbres [hadar], des branches de palmiers » (Lévitique 23:40). Celui qui voit une branche de palmier [lulav] en rêve, c’est un signe qu’il n’a qu’un seul cœur pour son Père qui est aux cieux.Lulav est interprété de manière homilétique comme lo lev, il a un cœur.
הָרוֹאֶה אַוּוֹז בַּחֲלוֹם — יְצַפֶּה לְחׇכְמָה שֶׁנֶּאֱמַר: ״חׇכְמוֹת בַּחוּץ תָּרֹנָּה״. וְהַבָּא עָלֶיהָ הָוֵי רֹאשׁ יְשִׁיבָה. אָמַר רַב אָשֵׁי: אֲנִי רְאִיתִיהָ, וּבָאתִי עָלֶיהָ, וּסְלֵקִית לִגְדוּלָּה.
Celui qui voit une oie en rêve doit s’attendre à la sagesse, comme il est dit : « Les sagesses crient dans les rues, elle fait entendre sa voix sur les places » (Proverbes 1:20) ; les oies ont tendance à faire entendre leur voix. Celui qui rêve qu’il a des relations avec l’oie deviendra chef de la yeshiva. Rav Ashi a dit : J’ai vu une oie et j’ai eu des relations avec elle dans mon rêve et je me suis élevé à la grandeur et je suis devenu chef de la yeshiva.
הָרוֹאֶה תַּרְנְגוֹל בַּחֲלוֹם — יְצַפֶּה לְבֵן זָכָר. תַּרְנְגוֹלִים — יְצַפֶּה לְבָנִים זְכָרִים. תַּרְנְגוֹלֶת — יְצַפֶּה לְתַרְבִּיצָה נָאָה וְגִילָה. הָרוֹאֶה בֵּיצִים בַּחֲלוֹם — תְּלוּיָה בַּקָּשָׁתוֹ. נִשְׁתַּבְּרוּ — נַעֲשֵׂית בַּקָּשָׁתוֹ. וְכֵן אֱגוֹזִים, וְכֵן קִשּׁוּאִים, וְכֵן כׇּל כְּלֵי זְכוּכִית, וְכֵן כׇּל הַנִּשְׁבָּרִים כָּאֵלּוּ.
Celui qui voit un coq en rêve doit s’attendre à un enfant mâle. Celui qui voit plusieurs coqs doit s’attendre à des enfants mâles. Celui qui voit une poule [tarnegolet] doit s’attendre à un beau jardin et une raison de se réjouir [tarbitza na’a vegila], car tarnegolet est interprété comme un acronyme de tarbitza na’a vegila. Celui qui voit des œufs en rêve, c’est un signe que sa demande est en attente, car œuf en araméen se dit beya, ce qui ressemble au terme pour demande. S’il a vu que les œufs se sont brisés, c’est un signe que sa demande a déjà été accordée, car ce qui était caché à l’intérieur de la coquille a été révélé. Il en va de même pour les noix, il en va de même pour les concombres, il en va de même pour tous les récipients en verre, et il en va de même pour toute chose tout aussi fragile qui s’est brisée dans son rêve ; c’est un signe que sa demande a été accordée.
הַנִּכְנָס לַכְּרַךְ — נַעֲשׂוּ לוֹ חֲפָצָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיַּנְחֵם אֶל מְחוֹז חֶפְצָם״. הַמְגַלֵּחַ רֹאשׁוֹ בַּחֲלוֹם — סִימָן יָפֶה לוֹ. רֹאשׁוֹ וּזְקָנוֹ — לוֹ וּלְכׇל מִשְׁפַּחְתּוֹ.
Celui qui rêve qu’il est entré dans une ville, c’est un signe que ses désirs seront accomplis, comme il est dit : « Et Il les conduisit au port de leur désir » (Psaumes 107:30). Celui qui se rase la tête en rêve, c’est un bon présage pour lui, car l’élimination des poils indésirables est un signe de renouveau et de grandeur. S’il s’est rasé la tête et la barbe en rêve, c’est un bon présage pour lui et toute sa famille.
הַיּוֹשֵׁב בַּעֲרֵיבָה קְטַנָּה — שֵׁם טוֹב יוֹצֵא לוֹ. בַּעֲרֵיבָה גְּדוֹלָה — לוֹ וּלְכׇל מִשְׁפַּחְתּוֹ. וְהָנֵי מִילֵּי דְּמִדַּלְיָה דַּלּוֹיֵי.
Celui qui s’assoit dans un petit bateau en rêve, c’est un signe qu’une bonne réputation se répandra pour lui. S’il se voit assis dans un grand bateau en rêve, une bonne réputation se répandra pour lui et pour toute sa famille. La Guemara note que cela ne s’applique que lorsque le bateau flottait haut sur les vagues.
הַנִּפְנֶה בַּחֲלוֹם — סִימָן יָפֶה לוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מִהַר צֹעֶה לְהִפָּתֵחַ״. וְהָנֵי מִילֵּי דְּלָא קַנַּח.
Celui qui défèque dans un rêve, c’est un bon présage pour lui, comme il est dit : « Celui qui est courbé sera bientôt délivré ; il ne descendra pas mourant dans la fosse, et son pain ne lui manquera pas » (Isaïe 51:14). La Guemara note que cela ne s’applique que lorsqu’il ne s’essuie pas et ne se salit pas les mains.
הָעוֹלֶה לַגַּג בַּחֲלוֹם — עוֹלֶה לִגְדוּלָּה. יָרַד — יוֹרֵד מִגְּדוּלָּתוֹ. אַבָּיֵי וְרָבָא דְּאָמְרִי תַּרְוַויְיהוּ: כֵּיוָן שֶׁעָלָה — עָלָה. הַקּוֹרֵעַ בְּגָדָיו בַּחֲלוֹם — קוֹרְעִים לוֹ גְּזַר דִּינוֹ. הָעוֹמֵד עָרוֹם בַּחֲלוֹם, בְּבָבֶל — עוֹמֵד בְּלֹא חֵטְא. בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל — עָרוֹם בְּלֹא מִצְוֹת. הַנִּתְפָּס לְסַרְדְּיוֹט — שְׁמִירָה נַעֲשֵׂית לוֹ. נְתָנוּהוּ בְּקוֹלָר — הוֹסִיפוּ לוֹ שְׁמִירָה עַל שְׁמִירָתוֹ. וְהָנֵי מִילֵּי בְּקוֹלָר, אֲבָל חַבְלָא בְּעָלְמָא — לָא.
Celui qui monte sur le toit dans un rêve, c’est un signe qu’il s’élèvera à la grandeur. Si, après être monté, il est redescendu en bas, c’est un signe qu’il descendra de la grandeur qu’il a atteinte. Abaye et Rava ont tous deux dit : Une fois qu’une personne est montée sur le toit dans son rêve, elle est montée, et même si elle rêve qu’elle est redescendue, cela reste un bon présage pour elle. Celui qui déchire ses vêtements dans un rêve, c’est un signe qu’on déchire sa sentence. Celui qui se tient nu en Babylonie dans un rêve, c’est un signe qu’il se tient libre de transgression. Bien que vivre hors d’Israël soit en soi une transgression, sa nudité symbolise qu’il a été absous de cette faute. Si quelqu’un a rêvé qu’il se tenait nu en Eretz Yisrael, c’est un signe qu’il est nu de mitzvot. Celui qui rêve qu’il a été appréhendé et gardé par un soldat [sardeyot], c’est un signe qu’une protection lui a été accordée par le ciel. S’il voit qu’il porte une chaîne au cou [kolar], c’est un signe qu’on a accru son niveau de protection. Cependant, la Guemara note que cela ne s’applique qu’à un cas où son cou a été placé dans une chaîne au cou ; si son cou a simplement été placé dans un nœud coulant, cela n’indique pas une protection céleste.
הַנִּכְנָס לַאֲגַם בַּחֲלוֹם — נַעֲשֶׂה רֹאשׁ יְשִׁיבָה. לְיַעַר — נַעֲשֶׂה רֹאשׁ לִבְנֵי כַלָּה.
Celui qui entre dans un marécage en rêve, c’est un signe qu’il deviendra chef d’une yeshiva, car il semble se tenir seul, avec tous les roseaux, grands et petits, l’entourant, comme le chef d’une yeshiva autour duquel tous les étudiants se rassemblent. Celui qui rêve qu’il est entré dans une forêt et ne voit autour de lui que de grands arbres, c’est un signe qu’il sera nommé à la tête seulement des étudiants avancés [kalla], où il expliquera les leçons uniquement aux étudiants les plus remarquables de la yeshiva, chacun d’eux étant lui-même un grand arbre, distinct des autres.
רַב פָּפָּא וְרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ חֲזוֹ חֶלְמָא: רַב פָּפָּא דְּעָיֵיל לְאַגְמָא — נַעֲשָׂה רֹאשׁ יְשִׁיבָה. רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ דְּעָיֵיל לְיַעַר — נַעֲשָׂה רֹאשׁ לִבְנֵי כַּלָּה. אִיכָּא דְּאָמְרִי תַּרְוַויְיהוּ לְאַגְמָא עָיְילִי, אֶלָּא רַב פָּפָּא דִּתְלֵי טַבְלָא — נַעֲשָׂה רֹאשׁ יְשִׁיבָה, רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ דְּלָא תְּלֵי טַבְלָא — נַעֲשָׂה רֹאשׁ לִבְנֵי כַּלָּה. אָמַר רַב אָשֵׁי: אֲנָא עֲיַילִית לְאַגְמָא וּתְלַאי טַבְלָא וְנַבַּחִי בַּהּ נַבּוֹחֵי.
La Guemara raconte : Rav Pappa et Rav Houna, fils de Rav Yehoshua, chacun vit un rêve : Rav Pappa, qui vit qu’il entrait dans un marais dans son rêve, fut nommé à la tête d’une yeshiva. Rav Houna, fils de Rav Yehoshua, qui vit qu’il entrait dans une forêt dans son rêve, fut nommé à la tête des étudiants avancés. Certains disent que tous deux rêvèrent qu’ils entraient dans un marais, mais Rav Pappa, qui rêva qu’un tambour était suspendu à son cou, fut nommé à la tête de la yeshiva, car battre du tambour symbolise le chef d’une yeshiva qui fait entendre sa voix en public. Rav Houna, fils de Rav Yehoshua, qui ne rêva pas qu’un tambour était suspendu autour de son cou, fut seulement nommé à la tête des étudiants avancés. Rav Ashi dit : Moi, j’ai rêvé que j’entrais dans un marais, que je suspendais un tambour et que je le battais, et Rav Ashi devint chef de la yeshiva.
תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: הַמַּקִּיז דָּם בַּחֲלוֹם — עֲוֹנוֹתָיו מְחוּלִין לוֹ.
Le tanna qui a récité des mishnayot devant Rav Naḥman bar Yitzḥak a enseigné : Celui qui se fait saigner dans un rêve, c’est un signe que ses transgressions ont été pardonnées, car le rouge, la couleur du sang, est une métaphore du péché : « Quand vos péchés seraient comme l’écarlate… quand ils seraient rouges comme le cramoisi » (Isaïe 1:18). Par conséquent, la saignée peut symboliser le départ de ses transgressions.
וְהָתַנְיָא: עֲוֹנוֹתָיו סְדוּרִין לוֹ! מַאי סְדוּרִין — סְדוּרִין לִימָּחֵל.
La Guemara demande : N’a-t-on pas enseigné dans une baraita : Celui qui voit en rêve qu’il se fait une saignée, c’est un signe que ses transgressions sont énumérées devant lui ? La Guemara répond : Que signifie énumérées ? Cela signifie qu’elles sont énumérées pour être pardonnées.
תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב שֵׁשֶׁת: הָרוֹאֶה נָחָשׁ בַּחֲלוֹם פַּרְנָסָתוֹ מְזוּמֶּנֶת לוֹ. נְשָׁכוֹ — נִכְפְּלָה לוֹ. הֲרָגוֹ — אָבְדָה פַּרְנָסָתוֹ. אֲמַר לֵיהּ רַב שֵׁשֶׁת: כׇּל שֶׁכֵּן שֶׁנִּכְפְּלָה פַּרְנָסָתוֹ. וְלָא הִיא, רַב שֵׁשֶׁת הוּא דַּחֲזָא חִוְיָא בְּחֶלְמֵיהּ וְקַטְלֵיהּ.
Le tanna qui a récité des mishnayot devant Rav Sheshet a enseigné : Celui qui voit un serpent en rêve, c’est un signe que sa subsistance lui est accessible, tout comme la poussière est facilement accessible à un serpent. Si quelqu’un a vu que le serpent l’a mordu dans son rêve, c’est un signe que sa subsistance doublera. S’il a tué le serpent, c’est un signe qu’il perdra sa subsistance. Rav Sheshet dit au tanna : Au contraire, si quelqu’un a rêvé qu’il avait tué le serpent, c’est un signe que d’autant plus sa subsistance doublera. La Guemara remarque : Mais ce n’est pas le cas. Rav Sheshet a vu un serpent dans son rêve et l’a tué, il a donc cherché à interpréter son rêve positivement.
תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל מִינֵי מַשְׁקִין יָפִין לַחֲלוֹם חוּץ מִן הַיַּיִן, יֵשׁ שׁוֹתֵהוּ וְטוֹב לוֹ, וְיֵשׁ שׁוֹתֵהוּ וְרַע לוֹ. יֵשׁ שׁוֹתֵהוּ וְטוֹב לוֹ — שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְיַיִן יְשַׂמַּח לְבַב אֱנוֹשׁ״, וְיֵשׁ שׁוֹתֵהוּ וְרַע לוֹ — שֶׁנֶּאֱמַר: ״תְּנוּ שֵׁכָר לְאוֹבֵד וְיַיִן לְמָרֵי נָפֶשׁ״.
Le tanna qui récitait des mishnayotdevant Rabbi Yoḥanan enseigna : Celui qui voit n’importe quelle sorte de boisson dans un rêve, c’est un signe favorable, sauf le vin, car il y a celui qui en boit dans un rêve et c’est un signe favorable pour lui, et il y a celui qui en boit dans un rêve et c’est un signe défavorable pour lui. La Guemara précise : Il y a celui qui boit du vin et c’est un signe favorable pour lui, comme il est dit : « Et le vin qui réjouit le cœur de l’homme » (Psaumes 104:15), et il y a celui qui en boit dans un rêve et c’est un signe défavorable pour lui, comme il est dit : « Donnez des boissons fortes à celui qui va périr et du vin à ceux qui ont l’amertume dans l’âme » (Proverbes 31:6).
אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְתַנָּא: תְּנִי: תַּלְמִיד חָכָם לְעוֹלָם טוֹב לוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לְכוּ לַחֲמוּ בְלַחֲמִי וּשְׁתוּ בְּיַיִן מָסָכְתִּי״.
Rabbi Yoḥanan dit au tanna : Tu dois enseigner que, pour un érudit de la Torah, un rêve de vin est toujours un signe favorable, comme il est dit : « Venez, mangez de mon pain et buvez du vin que j’ai mêlé » (Proverbes 9:5).

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