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אִי נֵימָא לֹא שָׁבַת מֵחֲמַת מְלָאכָה אֲפִילּוּ מִמְּלָאכָה דְּהֶתֵּירָא, וְהָתַנְיָא: אוּר שֶׁל חַיָּה וְשֶׁל חוֹלֶה — מְבָרְכִין עָלָיו!
Si nous disons que ne s’est pas reposé signifie qu’il ne s’est pas reposé du travail, même d’un travail permis ? N’a-t-on pas enseigné dans une baraita qu’au sujet d’une lumière allumée pendant Chabbat pour une femme en train d’accoucher ou pour une personne gravement malade, pour lesquelles il est permis d’accomplir un travail autrement interdit pendant Chabbat, on peut réciter une bénédiction lors de la havdala à la conclusion de Chabbat ?
אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מַאי ״שָׁבַת״ — שֶׁשָּׁבַת מֵחֲמַת מְלֶאכֶת עֲבֵירָה. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: עֲשָׁשִׁית שֶׁהָיְתָה דּוֹלֶקֶת וְהוֹלֶכֶת כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ, לְמוֹצָאֵי שַׁבָּת מְבָרְכִין עָלֶיהָ.
Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Que signifie s’est reposée ? Une lumière qui s’est reposée du travail de transgression pendant le Chabbat. Cependant, si la lumière a brûlé pendant tout le Chabbat ou a été allumée pendant le Chabbat d’une manière permise, on peut réciter une bénédiction sur elle. Cette halakha a également été enseignée dans une baraita : Une lanterne qui est restée allumée continuellement pendant toute la journée de Chabbat, on peut réciter une bénédiction sur elle à la conclusion du Chabbat.
תָּנוּ רַבָּנַן: גּוֹי שֶׁהִדְלִיק מִיִּשְׂרָאֵל, וְיִשְׂרָאֵל שֶׁהִדְלִיק מִגּוֹי מְבָרְכִין עָלָיו. גּוֹי מִגּוֹי — אֵין מְבָרְכִין עָלָיו.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Un gentil qui a allumé une bougie à partir d'une bougie qui était en la possession d'un Juif, ou si un Juif a allumé une bougie à partir d'un gentil, on peut réciter une bénédiction sur elle à la conclusion du Chabbat. Cependant, si un gentil a allumé une bougie à partir d'un gentil, on ne peut pas réciter une bénédiction sur elle.
מַאי שְׁנָא גּוֹי מִגּוֹי דְּלָא — מִשּׁוּם דְּלֹא שָׁבַת? אִי הָכִי, יִשְׂרָאֵל מִגּוֹי נָמֵי הָא לֹא שָׁבַת!
La Guemara demande : Quelle différence y a-t-il pour une bougie qu'un non-Juif a allumée à partir d’un non-Juif, pour que l’on ne puisse pas réciter une bénédiction sur elle ? Parce que la lumière ne s’est pas reposée pendant Chabbat. Si c’est le cas, la lumière d’un Juif qui a allumé une bougie à partir d’un non-Juif ne s’est pas reposée non plus pendant Chabbat.
וְכִי תֵּימָא הַךְ אִיסּוּרָא אֲזַל לֵיהּ, וְהָא אַחֲרִינָא הוּא, וּבִידָא דְיִשְׂרָאֵל קָא מִתְיַלְדָא — אֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: הַמּוֹצִיא שַׁלְהֶבֶת לִרְשׁוּת הָרַבִּים — חַיָּיב. אַמַּאי חַיָּיב? מַה שֶּׁעָקַר לֹא הִנִּיחַ, וּמַה שֶּׁהִנִּיחַ לֹא עָקַר!
Et si tu dis que cette flamme interdite s’en est allée et que cette flamme est une nouvelle et différente, qui est venue à l’existence en la possession d’un Juif, car une flamme n’est pas un objet concret et statique, mais se recrée constamment ; cependant, cettehalakha qui a été enseignée dans une Tosefta du traité Shabbat déclare : Celui qui transporte une flamme du domaine privé au domaine public pendant Shabbat est passible pour avoir transporté d’un domaine à un autre. Si la flamme se recrée constamment, pourquoi est-il passible ? Cette flamme qu’il a soulevée du domaine privé, il ne l’a pas déposée dans le domaine public, et celle qu’il a déposée, il ne l’a pas soulevée. On n’est passible pour transport pendant Shabbat que si l’on a soulevé un objet d’un domaine et déposé ce même objet dans un autre domaine. Puisque celui qui transporte une flamme pendant Shabbat est considéré comme passible, il est évident que, malgré tout changement qu’elle peut subir, la flamme est essentiellement considérée comme une seule entité.
אֶלָּא לְעוֹלָם דְּאִיסּוּרָא נָמֵי אִיתֵיהּ, וְכִי קָא מְבָרֵךְ — אַתּוֹסֶפְתָּא דְּהֶתֵּירָא קָא מְבָרֵךְ, אִי הָכִי, גּוֹי מִגּוֹי נָמֵי!
Au contraire, en réalité cette flamme interdite existe encore elle aussi, et lorsqu’on récite la bénédiction, on la récite sur l’ajout permis à cette flamme. La Guemara demande : Si tel est le cas, même si un non-Juif a allumé une bougie à partir d’un autre non-Juif également, la flamme devrait être considérée comme essentiellement nouvelle ; on devrait pouvoir réciter une bénédiction sur l’ajout.
אֵין הָכִי נָמֵי, גְּזֵירָה מִשּׁוּם גּוֹי רִאשׁוֹן וְעַמּוּד רִאשׁוֹן.
La Guemara répond : Oui, il en est bien ainsi. Fondamentalement, il n’y a aucune raison de l’interdire. Cependant, les Sages ont décrété un décret à cause du premier non-Juif, qui n’a pas allumé la flamme à partir d’un autre non-Juif, et de la première colonne de flamme qui a été allumée pendant le Chabbat. Par conséquent, ils ont interdit tous les cas quelque peu similaires, y compris lorsqu’un non-Juif allume une flamme à partir d’un autre non-Juif.
תָּנוּ רַבָּנַן: הָיָה מְהַלֵּךְ חוּץ לַכְּרַךְ וְרָאָה אוּר, אִם רוֹב גּוֹיִם — אֵינוֹ מְבָרֵךְ, אִם רוֹב יִשְׂרָאֵל — מְבָרֵךְ.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Si quelqu’un marchait à l’extérieur de la ville et y voyait du feu, et voulait réciter la béniction sur celui-ci dans le cadre de la havdala, si la ville a une majorité de gentils, il ne peut pas réciter la bénédiction sur le feu, mais si la ville a une majorité de Juifs, il peut réciter la bénédiction.
הָא גוּפָא קַשְׁיָא, אָמְרַתְּ אִם רוֹב גּוֹיִם — אֵינוֹ מְבָרֵךְ, הָא מֶחֱצָה עַל מֶחֱצָה — מְבָרֵךְ, וַהֲדַר תָּנֵי אִם רוֹב יִשְׂרָאֵל — מְבָרֵךְ, הָא מֶחֱצָה עַל מֶחֱצָה — אֵינוֹ מְבָרֵךְ!
La Guemara note : La chose elle-même est difficile dans cette baraita. Tu as dit dans la baraita que, si la ville a une majorité de gentils, il ne peut pas réciter la bénédiction. Par inférence, si la population de la ville était moitié gentils et moitié Juifs, on peut réciter une bénédiction. Et ensuite tu enseignes que si la ville a une majorité de Juifs, il peut réciter la bénédiction. Par inférence, si la population de la ville était moitié gentils et moitié Juifs, on ne peut pas réciter une bénédiction. Les inférences tirées de deux sections de la baraita sont contradictoires.
בְּדִין הוּא דַּאֲפִילּוּ מֶחֱצָה עַל מֶחֱצָה נָמֵי מְבָרֵךְ, וְאַיְּידִי דִּתְנָא רֵישָׁא ״רוֹב גּוֹיִם״, תְּנָא סֵיפָא ״רוֹב יִשְׂרָאֵל״.
La Guemara répond : À proprement parler, la baraita aurait dû enseigner que même si la population de la ville était pour moitié des gentils et pour moitié des Juifs, on peut réciter une bénédiction, mais puisque dans la première proposition elle enseignait : La majorité est composée de gentils, dans la dernière proposition elle a employé la même expression et enseigné : La majorité est composée de Juifs.
תָּנוּ רַבָּנַן: הָיָה מְהַלֵּךְ חוּץ לַכְּרַךְ וְרָאָה תִּינוֹק וַאֲבוּקָה בְּיָדוֹ, בּוֹדֵק אַחֲרָיו; אִם יִשְׂרָאֵל הוּא — מְבָרֵךְ, אִם נָכְרִי הוּא — אֵינוֹ מְבָרֵךְ.
Et les Sages ont enseigné : Celui qui marchait à l’extérieur de la ville à la fin du Chabbat et vit un enfant avec une torche à la main, il doit vérifier son origine. Si l’enfant est juif, il peut réciter une bénédiction sur cette flamme, mais si l’enfant est non-juif, il ne peut pas réciter une bénédiction sur elle.
מַאי אִירְיָא תִּינוֹק? אֲפִילּוּ גָּדוֹל נָמֵי!
La Guemara demande : Pourquoi cela a-t-il été enseigné spécifiquement au sujet d’un enfant ? Même s’il s’agissait d’un adulte, il faudrait aussi vérifier s’il était juif ou non-juif afin de déterminer s’il peut ou non réciter une bénédiction sur le flambeau.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: הָכָא בְּסָמוּךְ לִשְׁקִיעַת הַחַמָּה עָסְקִינַן. גָּדוֹל, מוֹכְחָא מִילְּתָא דְּוַדַּאי נָכְרִי הוּא. תִּינוֹק, אֵימַר יִשְׂרָאֵל הוּא, אִקְּרִי וּנְקֵיט.
Rav Yehouda a dit que Rav a dit : Ici, nous traitons d’un cas où, bien que ce fût la fin de Chabbat, c’était encore peu après le coucher du soleil. Par conséquent, dans le cas d’un adulte, il est évident qu’il est un gentil, car un Juif ne serait pas si prompt à prendre du feu dans sa main immédiatement après Chabbat. Dans le cas d’un enfant, cependant, dis que peut-être il est juif et il est arrivé qu’il ait pris le flambeau.
תָּנוּ רַבָּנַן: הָיָה מְהַלֵּךְ חוּץ לַכְּרַךְ וְרָאָה אוּר, אִם עָבֶה כְּפִי הַכִּבְשָׁן — מְבָרֵךְ עָלָיו. וְאִם לָאו אֵינוֹ מְבָרֵךְ עָלָיו.
Et les Sages ont enseigné : Celui qui marchait hors de la ville à la fin du Chabbat et vit un feu, si le feu est au moins aussi épais que l’ouverture d’un four, on peut réciter une bénédiction sur lui, car un feu de ce type est aussi allumé pour la lumière qu’il produit. Et si ce n’est pas au moins de cette épaisseur, on ne peut pas réciter une bénédiction sur lui.
תָּנֵי חֲדָא: אוּר שֶׁל כִּבְשָׁן מְבָרְכִין עָלָיו, וְתַנְיָא אִידַּךְ: אֵין מְבָרְכִין עָלָיו!
Il a été enseigné dans une baraita : Pendant la havdala, on peut réciter une bénédiction sur le feu d’un four; et il a été enseigné dans une autre baraita : On ne peut pas réciter une bénédiction sur le feu d’un four. Il y a une contradiction apparente entre les baraitot.
לָא קַשְׁיָא: הָא בַּתְּחִלָּה, הָא לְבַסּוֹף.
La Guemara répond : Ce n’est pas difficile, car cettebaraita qui interdit de réciter la bénédiction parle du début, lorsque le four vient juste d’être allumé et que le feu est destiné uniquement à chauffer les objets dans le four ; cette autrebaraita, qui permet de réciter la bénédiction, parle de la fin, lorsque le feu n’est plus nécessaire pour chauffer les objets dans le four, et que sa lumière est utilisée à d’autres fins.
תָּנֵי חֲדָא: אוּר שֶׁל תַּנּוּר וְשֶׁל כִּירַיִם מְבָרְכִין עָלָיו, וְתַנְיָא אִידַּךְ: אֵין מְבָרְכִין עָלָיו!
La Guemara cite une contradiction similaire entre des baraitot : Il a été enseigné dans une baraita : Pendant la havdala, on peut réciter une bénédiction sur le feu d’un four ou d’un poêle ; et il a été enseigné dans une autre baraita : On ne peut pas réciter une bénédiction dessus.
לָא קַשְׁיָא: הָא בַּתְּחִלָּה, הָא לְבַסּוֹף.
La Guemara répond : Cela n’est pas difficile, car on peut proposer une distinction semblable entre les baraitot. Cette baraita, qui interdit de réciter la bénédiction, parle du début, lorsque le four ou le poêle vient d’être allumé et que le feu est destiné uniquement à chauffer les objets sur le poêle ou dans le four ; cette autre baraita, qui permet de réciter la bénédiction, parle de la fin, lorsque le feu n’est plus nécessaire pour chauffer les objets sur le poêle ou dans le four, et que sa lumière est utilisée à d’autres fins.
תָּנֵי חֲדָא: אוּר שֶׁל בֵּית הַכְּנֶסֶת וְשֶׁל בֵּית הַמִּדְרָשׁ מְבָרְכִין עָלָיו, וְתַנְיָא אִידַּךְ: אֵין מְבָרְכִין עָלָיו!
La Guemara cite une autre contradiction : Il a été enseigné dans une baraita : Pendant la havdala, on peut réciter une bénédiction sur la lumière d’une synagogue ou d’une maison d’étude ; et il a été enseigné dans une autre baraita : On ne peut pas réciter une bénédiction dessus.
לָא קַשְׁיָא: הָא דְּאִיכָּא אָדָם חָשׁוּב, הָא דְּלֵיכָּא אָדָם חָשׁוּב.
La Guemara répond : Ce n’est pas difficile, car cettebaraita, qui interdit de réciter la bénédiction, parle d’un cas où il y a une personne importante dans la synagogue et où le feu est allumé en son honneur et non pour fournir de la lumière ; cette autrebaraita, qui permet de réciter la bénédiction, parle d’un cas où il n’y a pas de personne importante présente et où le feu est allumé pour fournir de la lumière.
וְאִי בָּעֵית אֵימָא הָא וְהָא דְּאִיכָּא אָדָם חָשׁוּב, וְלָא קַשְׁיָא: הָא דְּאִיכָּא חַזָּנָא, הָא דְּלֵיכָּא חַזָּנָא.
Et si tu le souhaites, dis plutôt que cettebaraita et cette autrebaraita parlent d’un cas où une personne importante est présente dans la synagogue, et cela n’est pas difficile, car la contradiction peut être résolue ainsi : Cettebaraita, qui permet de réciter la bénédiction, parle d’un cas où il y a un gardien dans la synagogue qui utilise la lumière ; cette autrebaraita, qui interdit de réciter la bénédiction, parle d’un cas où il n’y a pas de gardien et la lumière est allumée à des fins d’honneur.
וְאִי בָּעֵית אֵימָא הָא וְהָא דְּאִיכָּא חַזָּנָא, וְלָא קַשְׁיָא: הָא דְּאִיכָּא סֵהֲרָא, וְהָא דְּלֵיכָּא סֵהֲרָא.
Et si tu le souhaites, dis plutôt que cettebaraita et cette autrebaraita se réfèrent toutes deux à un cas où un préposé est présent dans la synagogue, et cela ne pose pas de difficulté, car la contradiction peut être résolue ainsi : Cettebaraita, qui interdit de réciter la bénédiction, parle d’un cas où il y a du clair de lune, de sorte que le préposé n’a pas allumé le feu pour fournir de la lumière, puisque le clair de lune suffit ; cette autrebaraita, qui permet de réciter la bénédiction, parle d’un cas où il n’y a pas de clair de lune, et le préposé allume le feu pour fournir de la lumière.
תָּנוּ רַבָּנַן: הָיוּ יוֹשְׁבִין בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ וְהֵבִיאוּ אוּר לִפְנֵיהֶם, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: כׇּל אֶחָד וְאֶחָד מְבָרֵךְ לְעַצְמוֹ. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אֶחָד מְבָרֵךְ לְכוּלָּן — מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּרׇב עָם הַדְרַת מֶלֶךְ״.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Des personnes étaient assises dans la maison d’étude et on apporta du feu devant elles à la conclusion du Chabbat. Beit Shammai disent : Chaque individu récite une bénédiction pour lui-même ; et Beit Hillel disent : Une seule personne récite une bénédiction au nom de tous et les autres répondent amen. Le raisonnement de Beit Hillel est comme il est dit : « La splendeur du Roi est dans la multitude du peuple » (Proverbes 14:28). Lorsque tous s’unissent pour entendre la bénédiction, le nom de Dieu est glorifié.
בִּשְׁלָמָא בֵּית הִלֵּל מְפָרְשִׁי טַעְמָא, אֶלָּא בֵּית שַׁמַּאי מַאי טַעְמָא? קָסָבְרִי מִפְּנֵי בִּיטּוּל בֵּית הַמִּדְרָשׁ.
La Guemara demande : Soit, Beit Hillel, ils expliquent leur raisonnement, mais quelle est la raison de l’opinion de Beit Shammai d’interdire la récitation communautaire de la bénédiction ? La Guemara répond : Ils soutiennent que cela est interdit en raison du fait que cela entraînera une suspension de l’étude dans la salle d’étude. Attendre que quelqu’un récite la bénédiction interrompra l’étude de la Torah pendant plusieurs minutes.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: שֶׁל בֵּית רַבָּן גַּמְלִיאֵל לֹא הָיוּ אוֹמְרִים ״מַרְפֵּא״ בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ, מִפְּנֵי בִּיטּוּל בֵּית הַמִּדְרָשׁ.
Ce souci de perturber l’étude de la Torah a également été enseigné dans une baraita : Les membres de la maison de Rabban Gamliel ne disaient pas « à vos souhaits » lorsque quelqu’un éternuait dans la salle d’étude, en raison du fait que cela entraînerait la suspension de l’étude dans la salle d’étude.
אֵין מְבָרְכִין לֹא עַל הַנֵּר וְלֹא עַל הַבְּשָׂמִים שֶׁל מֵתִים. מַאי טַעְמָא? נֵר — לְכָבוֹד הוּא דַּעֲבִידָא, בְּשָׂמִים לְעַבּוֹרֵי רֵיחָא הוּא דַּעֲבִידִי.
Nous avons appris dans la michna : On ne peut réciter une bénédiction ni sur la bougie ni sur les aromates destinés à honorer le mort. La Guemara explique : Quelle en est la raison ? Parce qu’une bougie du mort est allumée pour le but d’honorer le mort, et non pour éclairer ; les aromates servent à neutraliser la mauvaise odeur, et non pour leur parfum agréable.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: כֹּל שֶׁמּוֹצִיאִין לְפָנָיו בַּיּוֹם וּבַלַּיְלָה — אֵין מְבָרְכִין עָלָיו. וְכֹל שֶׁאֵין מוֹצִיאִין לְפָנָיו אֶלָּא בַּלַּיְלָה — מְבָרְכִין עָלָיו.
Et Rav Yehuda a dit que Rav a dit : Tout défunt devant qui l’on sort une bougie de jour comme de nuit, il est évident que la bougie sert à honorer le défunt ; par conséquent, on ne peut pas réciter une bénédiction sur elle. Et tout défunt devant qui l’on sort une bougie seulement la nuit, il est évident que le but de la bougie est uniquement sa lumière, et on peut réciter une bénédiction sur elle.
אָמַר רַב הוּנָא: בְּשָׂמִים שֶׁל בֵּית הַכִּסֵּא, וְשֶׁמֶן הֶעָשׂוּי לְהַעֲבִיר אֶת הַזּוּהֲמָא — אֵין מְבָרְכִין עָלָיו.
De même, Rav Huna a dit : Sur des aromates utilisés pour désodoriser les toilettes et de l’huile parfumée destinée à enlever la saleté, on ne peut pas réciter une bénédiction, car ils ne sont pas utilisés pour leur parfum agréable.
לְמֵימְרָא דְּכֹל הֵיכָא דְּלָאו לְרֵיחָא עֲבִידָא לָא מְבָרְכִין עִלָּוֵיהּ? מֵתִיבִי: הַנִּכְנָס לַחֲנוּתוֹ שֶׁל בַּשָּׂם וְהֵרִיחַ רֵיחַ, אֲפִילּוּ יָשַׁב שָׁם כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ אֵינוֹ מְבָרֵךְ אֶלָּא פַּעַם אַחַת. נִכְנַס וְיָצָא, נִכְנַס וְיָצָא — מְבָרֵךְ עַל כׇּל פַּעַם וּפַעַם. וְהָא הָכָא דְּלָאו לְרֵיחָא הוּא דַּעֲבִידָא, וְקָמְבָרֵךְ!
La Guemara demande : Cela veut-il dire que dans tout cas où cela n’est pas utilisé pour son agréable parfum, on ne peut pas réciter une bénédiction dessus ? La Guemara soulève une objection à partir de la Tosefta : Celui qui entre dans la boutique d’un parfumeur et sent un parfum, même s’il y reste toute la journée, ne récite la bénédiction qu’une seule fois. Cependant, s’il est entré et sorti, entré et sorti, il récite une bénédiction à chaque fois. N’est-ce pas un cas ici où les épices ne sont pas destinées au parfum, puisqu’elles ne sont pas utilisées pour améliorer l’odeur dans la boutique, et, néanmoins, on récite une bénédiction ?
אִין, לְרֵיחָא נָמֵי הוּא דַּעֲבִידָא, כִּי הֵיכִי דְּנֵירְחוּ אִינָשֵׁי וְנֵיתוּ וְנִזְבּוֹן מִינֵּיהּ.
La Guemara répond : Oui, dans ce cas, les épices sont également destinées au parfum ; elles sont utilisées pour produire une odeur dans le magasin afin que les gens les sentent et viennent acheter chez lui.
תָּנוּ רַבָּנַן: הָיָה מְהַלֵּךְ חוּץ לַכְּרַךְ וְהֵרִיחַ רֵיחַ, אִם רוֹב גּוֹיִם — אֵינוֹ מְבָרֵךְ, אִם רוֹב יִשְׂרָאֵל — מְבָרֵךְ. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֲפִילּוּ רוֹב יִשְׂרָאֵל — נָמֵי אֵינוֹ מְבָרֵךְ, מִפְּנֵי שֶׁבְּנוֹת יִשְׂרָאֵל מְקַטְּרוֹת לִכְשָׁפִים.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Celui qui marchait à l’extérieur d’une ville et sentit une odeur ; si la majorité des habitants de la ville sont des gentils, il ne peut pas réciter une bénédiction sur l’odeur, mais si la majorité sont des Juifs, il peut réciter une bénédiction. Rabbi Yossei dit : Même si la majorité sont des Juifs, on ne peut pas réciter une bénédiction, car les filles d’Israël brûlent de l’encens pour la sorcellerie et les épices ont certainement été préparées pour la sorcellerie, et non pour leur parfum.
אַטּוּ כּוּלְּהוּ לִכְשָׁפִים מְקַטְּרָן?! — הָוֵה לַהּ מִיעוּטָא לִכְשָׁפִים, וּמִיעוּטָא נָמֵי לְגַמֵּר אֶת הַכֵּלִים. אִשְׁתְּכַח רוּבָּא דְּלָאו לְרֵיחָא עֲבִיד, וְכׇל רוּבָּא דְּלָאו לְרֵיחָא עֲבִיד לָא מְבָרֵךְ.
La Guemara demande : Cela veut-il dire qu’ils brûlent tous de l’encens pour la sorcellerie ? Au contraire, il y a une minorité de personnes qui brûlent de l’encens pour la sorcellerie, et une autre minorité qui brûle des aromates afin de parfumer leurs vêtements avec de l’encens. Il existe donc une majorité qui ne l’utilise pas pour son parfum, et dans un cas où la majorité ne l’utilise pas pour son parfum, on ne récite pas de bénédiction.
אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַמְהַלֵּךְ בְּעַרְבֵי שַׁבָּתוֹת בִּטְבֶרְיָא וּבְמוֹצָאֵי שַׁבָּתוֹת בְּצִפּוֹרִי וְהֵרִיחַ רֵיחַ, אֵינוֹ מְבָרֵךְ, מִפְּנֵי שֶׁחֶזְקָתוֹ אֵינוֹ עָשׂוּי אֶלָּא לְגַמֵּר בּוֹ אֶת הַכֵּלִים.
De même, Rabbi Ḥiyya bar Abba a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Celui qui marche la veille de Chabbat à Tibériade ou à l’issue de Chabbat à Tzippori, et a senti l’odeur de l’encens, ne peut pas réciter une bénédiction, car la présomption est que cela était destiné à parfumer des vêtements.
תָּנוּ רַבָּנַן: הָיָה מְהַלֵּךְ בַּשּׁוּק שֶׁל עֲבוֹדָה זָרָה נִתְרַצָּה לְהָרִיחַ — הֲרֵי זֶה חוֹטֵא.
Dans le même ordre d’idées, la Guemara cite ce qui suit : Les Sages ont enseigné dans une baraita : Celui qui marchait dans le marché des idolâtres et a délibérément senti l’encens qui s’y répandait, c’est un pécheur, car il n’aurait pas dû avoir l’intention de le sentir.

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